Santa & cie – Alain Chabat : le retour de la bonne comédie française

0411882.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxCela doit faire des mois (des années) que je ne suis pas allée voir une comédie française au cinéma. Déjà que je suis difficile avec l’humour (coucou A.A. you’re the one), je crois bien que le dernier film comique français à m’avoir tiré un rire (plusieurs pour le coup) c’est Mission Cléopâtre. Et oui, ça date sacrément beaucoup. Mais voilà, c’était Alain Chabat. Aussi, quand j’ai vu son grand retour avec, en plus, un film de Noël. Comment dire… Je me suis « Mais oui ! Pourquoi pas ? Il va me réconcilier avec la comédie française ! Ou en tout cas me permettre de faire une màj sur ma dernière comédie française aimée » Alors c’est en tout confiance (ou presque) que je me suis laissée entraînée vers le cinéma pour le nouveau film d’Alain Chabat.

Synopsis : Rien ne va plus à l’approche du réveillon : les 92 000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps ! C’est un coup dur pour Santa (Claus), plus connu sous le nom de Père Noël… il n’a pas le choix : il doit se rendre d’urgence sur Terre avec ses rennes pour chercher un remède. À son arrivée, il devra trouver des alliés pour l’aider à sauver la magie de Noël. (Allociné)

Alors bon, soyons honnête d’emblée, le synopsis ne casse pas trois pattes à un canard, c’est du revu, du réchauffé : le Père Noël est dans la merle (oui, merle.), il doit sauver Noël ! Mais en vrai, est-ce que c’est vraiment ce qu’on demande à un film de Noël, d’être « original » ? Pas vraiment. L’important dans la grande équation de ce film c’est :  de 1 Alain Chabat (je ne me répéterai jamais assez), de 2 une comédie française (enjeu discutable) et de 3 les effets spéciaux français (qui laissent souvent à désirer selon moi). Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : l’équation fonctionne. Alain Chabat l’a résolu sans aucun problème !

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Dès les premières images, on peut déjà juger de la qualité des effets spéciaux et franchement c’est une réussite. Une tellement bonne réussite que je me demande pourquoi on ne fait pas plus de films fantastiques en France. C’est vrai que quand on regarde les programmes TV, on se dit que les français n’aiment que les polars et les thrillers. Bien dommage… Alain Chabat (revenons-en à nos lutins) a réussi à créer un univers fabuleux entre la maison du Père Noël et l’usine de fabrication des jouets au cœur d’une boule de Noël géante. Les détails sont recherchés, on sent toute la réflexion derrière, le spectateur se régale de chaque plan où il découvre un détail génial. J’ai eu l’impression de passer le premier quart d’heure à m’extasier devant à peu près tout.

Côté comédie, je pouvais sans aucun soucis faire confiance à Alain Chabat. Certes, on a pas mal de blagues, on en a pas non plus tous le temps, pourtant le comique de situation demeure jusqu’aux double dé pour sortir de prison et la conversation téléphone entre Santa et un de ses rennes (qui se passe en fond de scène principale surtout et entre, de fait, dans les détails qui comptent).

Voir ou ne pas voir : Santa & cie réalisé par Alain Chabat ?

Si comme moi, vous avez perdu foi dans les comédies française, que vous ne jurez que par Alexandre Astier et Mission Cléopâtre (ou la Cité de la peur, ça marche aussi), je peux déjà vous dire que même si vous n’allez pas vous réconcilier avec ce genre en perdition, vous passerez au moins un bon moment de cinéma. Ce n’est clairement pas un chef d’oeuvre mais le film a énormément de charmes. On sent qu’Alain Chabat a voulu se faire totalement plaisir. Et ce plaisir est communicatif. Mention spéciale pour le soucis de chaque détails qui fait briller les yeux quand on les remarques. Comment vous dire… Ce film finira inévitablement dans ma dvdthèque pour être vu régulièrement en décembre, un peu comme le Grinch !

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Blade Runner – Ridley Scott : un film noir mais futuriste

330370.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’automne prochain verra la sortie tant attendue de Blade Runner 2049, suite du Blade Runner d’origine. Comme je n’avais encore jamais vu l’original en entier, je me suis dit qu’il était temps de m’y mettre pour de bon, d’autant qu’il fait partie des indispensables à voir pour tout bon cinéphile et surtout amateurs des univers imaginaires. En plus avec Harrison Ford dans le rôle principal, autant vous dire que le devoir ne fut pas une torture. Pourtant, en visionnant le film, je me suis clairement souvenue la raison qui a fait que je n’avais vu que des morceaux épars jusqu’à présent, je vous explique pourquoi…

Synopsis : Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d’hommes et de femmes partent à la conquête de l’espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d’esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d’un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés « hors la loi ». Quatre d’entre eux parviennent cependant à s’échapper et à s’introduire dans Los Angeles. Un agent d’une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d’exécution, mais de retrait… (Allociné)

Vous l’avez compris, avec Blade Runner, on est en plein dans la science-fiction. Librement inspiré d’une nouvelle de Philip K. Dick (maître du genre), le film propose une version de la terre quasi post-apocalyptique. Et pour cause, on ne retrouve presque plus rien, ou alors tout ensemble : des néons, une pluie incessante, des ruelles sordides, des voitures volantes, une nuit éternelle, des écrans publicitaires à tous les coins de rue, des immeubles de tous les âges… Bref, les bases d’une ville futuriste, la noirceur en plus.

Justement, peut-être parce que Blade Runner joue les pionniers en la matière, j’ai eu beaucoup de mal à visualiser un ensemble géographique, un univers cohérent. Peut-être justement parce qu’il ne l’est pas volontairement, mais j’avoue avoir besoin de bases solides dans un univers de science-fiction et savoir pourquoi l’univers en est arrivé là, c’est ce qui me permet de me projeter, d’appréhender. Je me permets de faire une comparaison avec l’univers du Cinquième Elément, mon film de science-fiction préféré (c’est générationnel aussi), dans lequel je trouve justement l’univers et la ville futuriste plus claire, pas en terme d’ambiance, ça n’a rien à voir, mais en terme de quartiers, de fonctionnement des immeubles, de la circulations, des bas-fonds etc… Je pense que c’est pour cette raison que je n’avais pas réussi à voir le film en entier lorsque j’étais plus jeune.

Collection Christophel

Pourtant, en dehors de ce ressenti « brouillon » de la ville (mais visuellement et esthétiquement très beau), c’est avant tout l’intrigue et l’aspect de film noir qui est intéressant et passionnant. Notre héro est un blade runner que l’on peut facilement associer à l’image d’un détective privé américain des années 50. Harrison Ford est parfait dans le rôle et s’il n’avait pas l’identité de Han Solo ou Indiana Jones qui lui collent à la peau, j’aurais pu dire que le rôle était fait pour lui et ses petits sourires en coin. Comme quoi, on peut être beau et être un grand acteur (Blade Runner semble les catalyser puisque dans 2049, on retrouvera Ryan Gosling).

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La thématique traitée dans le film est un grand classique de la science-fiction : l’IA. L’intelligence artificielle. Les robots qui deviendraient capables de sentiments humains. Et c’est un sujet qui m’a toujours fait froid dans le dos et même me fait peur. Peut-être parce que je suis persuadée que c’est possible, et que cela finira par être le cas même si je ne serai plus là pour le voir. Dans tous les cas, cela pose clairement le problème de la robotique poussée à son extrême pour ressembler à l’humain et comment une machine peut-elle penser comme l’humain ? De fait, la machine devient un être sensible et réfléchi et doit être traité ainsi…? Un sujet que je trouve fascinant autant qu’effrayant.

Voir ou ne pas voir : Blade Runner de Ridley Scott ?

Bien évidement, si vous aimez l’imaginaire et notamment la science-fiction, si vous aimez le Cinquième Elément, si vous aimez le cinéma et ses grands classiques, Blade Runner est à voir. Ayant vu le Final Cut, je ne ferai pas de comparaison avec la version cinéma, mais ce que j’ai vu est un film avec une réelle identité. On adhère ou pas, mais c’est pour ça que certains films traversent les âges et que l’on se souvient d’eux. Quand ils marquent le cinéma mais aussi les esprits. Alors n’hésitez plus si vous ne l’avez toujours pas vu, et si vous l’avez déjà vu, un visionnage supplémentaire ne peut pas être de trop !

D’autres chroniques : New Strum

blade runner real: redley scott harrisson ford edward james olmost

L’heure du bilan | Mars

Coucou les booklovers,

Le mois de mars prend fin tandis que je suis dans le train qui m’amène à Metz pour le week-end. Ce fut un mois assez dense même si les premières semaines n’étaient pas chargées, je préparais le poste de libraire Milady pour le salon du livre de Paris histoire de mieux connaître le catalogue. Je vous ai d’ailleurs proposé certains livres en chronique mais j’ai fait l’impasse sur 4 d’entre eux que je n’ai pas terminé et dont je ne voyais pas l’intérêt de parler car ils ne font pas partis de mes genres de prédilection. Il faut dire que j’ai du aussi les abandonner faute de temps pour tous les lire, je me suis arrêtée à 100 pages en me disant que c’était suffisant pour pouvoir parler du livre (ce que je confirme totalement). J’appréhendais un peu le salon du livre pour tout dire, notamment parce que je connaissais beaucoup moins le catalogue romance que le catalogue imaginaire mais au final tout s’est bien passé. Je me donne un point d’honneur à ne jamais mentir aux lecteurs sur un livre pour la simple raison de devoir vendre et je dois dire que ça marche. Moi lectrice, je souhaite avoir à faire à des libraires de ce genre et c’est pour ça que j’adopte cette politique qui au final crée un lien entre le libraire et le lecteur. Plus que de la vente, c’est un réel échange et c’est pour ça que j’adore ce travail.

Et sur le blog ? Et bien même si mon temps a été accaparé par le festival du cinéma et par la préparation du salon du livre, j’ai quand même trouvé du temps pour partager aussi avec vous. Le livre qui vous a fait le plus réagir est Ronces Blanches et Roses Rouges de Laetitia Arnould, un livre qui inaugure les éditions Magic Mirror et que j’ai eu grand plaisir à découvrir. Le film qui vous a fait le plus réagir est, sans trop de surprise, La Belle et la Bête qui était un peu l’événement cinématographique du mois et qui a réveillé en moi mon âme d’enfant. Mais il y a eu bien d’autres chroniques…

Livres :
Throne of Glass #1 de Sarah J. Maas en lecture commune avec La Tête en Claire, Book Oui Oui et Faith in words. Toutes les 4, nous prévoyons d’ailleurs la lecture du tome 2 courant avril ! J’ai hâte !
Ephémère (Le dernier jardin #1) de Lauren DeStefano dont la lecture m’a agréablement surpris et que je prévois de continuer en avril aussi.
Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper de Phaedra Patrick en lecture commune avec June & cie. Je crois nous n’avons pas de chance toutes les deux quand on s’engage dans une lecture à deux, on tombe sur des livres pas vraiment transcendants. Je n’ai pas terminé ce livre car il ne correspondait pas du tout à mes genres aimés et je ne suis pas arrivée à rentrer dans le livre ni à apprécier le personnage principal.
La dernière impératrice de Daisy Goodwin qui a été un vrai délice. J’ai beaucoup aimé retrouver le personnage de Sissi, ici plus proche de la réalité historique car énigmatique et envoutante. La plume est d’une fluidité incroyable ce qui rend la lecture vraiment agréable.
Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley. Une vieille chronique que je tenais à partager avec vous sur Pause Earl Grey car c’est un classique qui me tient à coeur.
Le manuscrit perdu de Jane Austen de Syrie James. Une lecture en demi-teinte, agréable à lire car la plume est fluide et le postulat de base très intéressant, mais un peu décevant pour une puriste de Jane Austen comme moi. Avec du recul, je me dis que je suis peut-être un peu sévère car c’est agréable de prolonger l’univers austenien de cette façon.

Films :
T2 Trainspotting de Danny Boyle. Un film que j’attendais avec beaucoup d’impatience car j’ai grandi avec les acteurs de ce casting. Ewan McGregor notamment dont je suis la carrière avec assiduité et qui ne me déçoit jamais. Et Danny Boyle un réalisateur de talent. Pas déçue une seconde par cette suite destinée aux fans de la première heure.
Princess Bride de Rob Reiner. Une grosse surprise que ce film. Je l’ai vraiment adoré en y retrouvant la patte de Mel Brooks, réalisateur comique dont j’adore les parodies des grands films du cinéma. Un film à avoir dans sa dvdthèque sans aucun doute !

Pas de book haul pour ce mois-ci. Je m’en suis procurée pas mal mais avec ceux de préparation pour le salon du livre, je me suis emmêlée les pinceaux. Promis, pour le mois prochain, je fais une liste et je m’y tiens ! Bien que, à priori, il ne devrait pas y en avoir beaucoup car je dois réellement faire descendre un peu ma PAL avant un nouveau craquage. J’ai un livre à me procurer ce mois d’avril et je dois n’acheter QUE celui-ci ! J’ai également habillé le blog pour les beaux jours, normalement ce sera le design Printemps/Eté, sauf si une subite inspiration graphique me prend ou que je découvre que j’ai une super belle photo dans mon appareil photo. J’espère qu’il vous plaît, je voulais apporter un peu de fraîcheur au noir & blanc de l’hiver dernier.

En attendant, je vous souhaite un bon mois d’avril, des poissons, du chocolat et surtout le soleil et le printemps qui redonnent le sourire et l’envie de faire plein de choses (ne serait-ce que lire au soleil ^-^). A très vite !

La La Land – Damien Chazelle : vivre la vie en musique

Enfin, enfin, enfin. Je suis allée voir La La Land ce week-end et malgré tous les articles qui encensaient le film et mes attentes élevées par la même occasion, je n’ai pas été déçue. C’est un coup de coeur. De la légèreté mais aussi une bonne dose de vie, tout simplement. Et comme disait la chanson « Il en faut peu…pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux… » Le scénario ne paye pas de mine. Pas d’emphase. La simplicité suffit. Et des acteurs dont le jeu a une profondeur réelle… Mais détaillons tout ça.

Synopsis : Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent… Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ? (Allociné)

La vie en musique

Les comédies musicales au cinéma, ça ne court plus vraiment les rues. Passé de mode ? Les compétences demandées aux acteurs ne sont plus les même ? Cela demanderait sûrement une analyse de l’évolution de ce 7e art que je me garderai bien de faire. Pourtant, c’est une constatation… Et c’est bien dommage car je verrai bien des Moulin Rouge et des La La Land tous les jours au cinéma.

Avant, je n’étais pas vraiment comédies musicales. Pourquoi ? Bonne raison. Je connaissais surtout les versions françaises qui ne m’ont jamais beaucoup accroché malgré des chansons qui restent bien trop en tête. Et puis j’ai découvert Moulin Rouge de Baz Lurhman, j’ai redécouvert Marry Poppins et toutes ces comédies musicales qui font rêver avec Fred Astaire, Gene Kelly, Audrey Hepburn et Judy Garland. J’ai toujours été une grande fan du Magicien d’Oz avec cette dernière par contre. (Semble-t-il j’avais des prédispositions à la chanson anglaise). Le fait est qu’aujourd’hui j’aime beaucoup et j’ai de suite voulu voir La La Land… d’autant que j’adore Emma Stone et Ryan Gosling.

J’avais un peu d’appréhension toutefois. Faut dire qu’ils sont de très (excellents) acteurs mais aujourd’hui on ne demande pas forcément aux acteurs de savoir chanter et danser. Danser ça s’apprend, chanter façon comédie musicale…c’est différent. Mais je leur ai fait confiance… et j’ai bien fait. Parce que même s’ils ne sont clairement pas des chanteurs, Ryan et Emma, j’ai apprécié qu’on ne modifie pas leur voix sous prétexte qu’elles sont un peu « faiblardes », les voix de ces deux acteurs en sont d’autant plus authentiques et pleines de charmes et d’émotions. J’ai adoré ! (Et ça m’a donné envie d’apprendre les claquettes. Oui!)

Le petit (énorme) + : Ryan Gosling n’a absolument pas été doublé pour jouer au piano, c’est bien lui que l’on voit durant tout le film. Il s’est entraîné avec acharnement apparemment et le résultat est stupéfiant (et totalement envoûtant!) Obligée de craquer pour lui !

Un scénario simple mais efficace et réaliste

Vous avez pu le constater vous-même, le synopsis ne paye pas de mine. C’est simple, voire complètement réchauffé et pourtant cela ne nuit en aucun cas au bonheur que l’on ressent devant les images. Le réalisateur a fait le choix de mêler sans arrêt un style rétro à l’époque moderne, à tel point qu’à des moments je me demandais en quelle année se situait l’action. Mais non, une voiture ultra moderne passait alors et pas de doute. J’ai beaucoup aimé ce va-et-vient entre les deux époques, j’y ai vu un hommage aux anciennes comédies musicales hollywoodiennes et c’était vraiment sympa de ce point de vue-là. Pourtant, un des messages du films est d’évoluer avec son temps, on peut prendre de l’ancien parce qu’on l’aime tout en l’enrichissant d’idées nouvelles et modernes. Le film en parle pour le jazz que Sebastian adore dans son style traditionnel mais au final, je trouve que cette idée peut être vue également pour ce genre de comédie musicale ayant un côté un peu has been aujourd’hui pour certain mais qui peuvent évoluer grâce à de la nouveauté.

Je ne vous spoilerai pas le final mais je dois dire qu’il m’a totalement dérouté. Je ne m’attendais absolument pas à ça mais j’ai trouvé le message tellement magnifique que je n’ai pas pu m’empêcher de verser ma larmichette (ok y’en a pas eu qu’une, j’avoue.) Le film arrive donc à nous surprendre même en reprenant des codes classiques. Un exploit.

Ce film est un véritable coup de coeur. Doux, frais, un peu naïf mais pas trop non plus, des personnages simples mais d’une profondeur extrême et un magnifique duo qui fonctionne vraiment bien à l’écran. Autant dire que La La Land mérite son succès !

Ma note : 20/20

Pour le plaisir des yeux et des oreilles, je vous laisse sur cette belle vidéo qui j’espère vous donnera envie de vous plonger dans La La Land si ce n’est pas encore fait (ou alors d’y replonger). De mon côté, je m’en vais acheter la BO immédiatement.

Snowden – Oliver Stone : les coulisses du monde

Ayant des places de cinéma valables jusqu’au 12 novembre, il a fallu émerger de sous le plaid pour y aller vendredi dernier. Au prix des places, ça m’aurait fait mal de les laisser périmer. Sauf que le 11 novembre, les films que je voulais voir sont pour beaucoup plus en salle, soit pas encore en salle. Dur. Dur. Et puis finalement, c’était Miss Peregrine ou Snowden. Au vue des critiques que j’ai pu lire sur Miss Peregrine, je me suis dit que je le verrai à l’occasion quand il sera sur Netflix. J’ai donc choisi Snowden. Et je ne regrette rien.

Synopsis : Patriote idéaliste et enthousiaste, le jeune Edward Snowden semble réaliser son rêve quand il rejoint les équipes de la CIA puis de la NSA. Il découvre alors au cœur des Services de Renseignements américains l’ampleur insoupçonnée de la cyber-surveillance. Violant la Constitution, soutenue par de grandes entreprises, la NSA collecte des montagnes de données et piste toutes les formes de télécommunications à un niveau planétaire.
Choqué par cette intrusion systématique dans nos vies privées, Snowden décide de rassembler des preuves et de tout divulguer. Devenu lanceur d’alerte, il sacrifiera sa liberté et sa vie privée.
En juin 2013, deux journalistes prennent le risque de le rencontrer dans une chambre d’hôtel à Hong Kong. Une course contre la montre s’engage pour analyser les preuves irréfutables présentées par Snowden avant leur publication.
Les révélations qui vont être faites dans cette pièce seront au cœur du plus grand scandale d’espionnage de l’histoire des États-Unis. (Allociné)

Comme vous le savez peut-être déjà, Snowden est un biopic, comme c’est la mode actuellement (on en a pour tous les goûts). Autant je ne suis pas très films prise de tête de ce type, autant là, ça touche un sujet intéressant, familier à tout le monde : la vie privée sur internet. En 2013, l’information diffusée par Snowden et la presse avait fait le buzz, et il y a de quoi. J’avais été sidérée mais je n’avais pas suivi l’affaire pour autant à cause d’une vie un peu chaotique cette année-là. L’avantage avec ce film, c’est que j’ai rattrapé tout mon retard à propos de cette actualité, et j’en suis plutôt contente. Même si cela fait plutôt froid aux yeux.

Froid aux yeux de voir à quel point un individu lambda tel que vous et moi peut être abusé par des gens « de pouvoir » au nom de la « sécurité ». Oui, entre guillemets car c’est plutôt relatif selon les arguments. Le film d’Oliver Stone montre les choses telles qu’elles sont. Je n’ai pas eu l’impression d’un parti pris à travers sa réalisation : le spectateur est simplement témoins de faits qui les fait autant tiquer que ce pauvre employé du gouvernement US.

Ce fait est simple : on est tous surveillé. Parce-qu’untel l’est et que l’on est en contact avec l’ami de l’ami de l’ami de l’ami. Ce n’est pas plus complexe. Même notre pc, nos caméras, ne sont pas neutres selon Snowden. D’où l’usage de plus en plus massif des pastilles et autres déco magiques pour cacher l’objectif des webcam intégrées aux PC et mac. Le constat est affligeant. La liberté et la vie privée ne sont que des notions qui volent à présent quelque part dans l’éther. Soyons franc, on vit dans une société ultra connectée et à moins de vivre dans la montagne et d’élever des chèvres pour manger du fromage, c’est dur d’éviter tout ça et de passer entre les mailles du filet. Pour moi, il faut surtout être conscient de ces choses-là et d’utiliser les réseaux sociaux et le net suffisamment raisonnablement en se disant que ce que j’y écris sera lu, peu importe par combien ou par qui, on choisi d’être visible.

Le casting du film est excellent. Joseph Gordon-Levitt plante un Snowden pas forcément sympathique mais au moins attachant. Shailene Woodley (aka Lindsay Mills) récupère le rôle de la petite amie, un personnage vraiment fort donc les choix sont tout à fait louables dans ce contexte. Mon petit plaisir, ce fut de voir sur l’écran Rhys Ifans, un acteur que j’aime beaucoup même si, ici, son personnage est exécrable, ça ne l’empêche pas de très bien jouer. Dois-je mentionner la présence honnorable de Zachary Quinto et de Nicolas Cage (que je n’avais pas vu depuis longtemps) ? La fin du film réserve d’ailleurs une merveilleuse surprise, touchante, qui me donne un peu d’espoir dans ce monde de brutes. Oliver Stone termine par l’actualité la plus fraîche sur la situation, les décisions d’Obama suite à la révélation et ce qu’il en est aujourd’hui du sort de Snowden. Un vrai film-docu bien fait et qui fait réfléchir.

Franchement, je n’ai rien à redire sur ce film qui porte sur un sujet qui touche autant notre génération hyper-connectée. Moi-même en sortant du film, j’ai réfléchi à mon usage des réseaux sociaux et notamment de facebook, seul site où j’avais encore un profil personnel. Après mûre réflexion, j’ai décidé de le transformer en semi-personnel, semi-pro pour Pause Earl Grey (de toute façon, mon usage depuis quelques années se résumait à ça). En effet, en terme de communication, il est difficile d’abandonner les RS car c’est un outil pratique indéniable, toutefois, on peut réfléchir à l’usage qu’on en a et ce que l’on veut partager. Je crois que c’est ça, la motivation de ce film, sensibiliser les gens à leur usage de l’ordinateur, d’internet et des réseaux sociaux. Si déjà ce film amène une réflexion, un pas en avant est franchi.

Ma note : 19/20

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