Blade Runner – Ridley Scott : un film noir mais futuriste

330370.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’automne prochain verra la sortie tant attendue de Blade Runner 2049, suite du Blade Runner d’origine. Comme je n’avais encore jamais vu l’original en entier, je me suis dit qu’il était temps de m’y mettre pour de bon, d’autant qu’il fait partie des indispensables à voir pour tout bon cinéphile et surtout amateurs des univers imaginaires. En plus avec Harrison Ford dans le rôle principal, autant vous dire que le devoir ne fut pas une torture. Pourtant, en visionnant le film, je me suis clairement souvenue la raison qui a fait que je n’avais vu que des morceaux épars jusqu’à présent, je vous explique pourquoi…

Synopsis : Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d’hommes et de femmes partent à la conquête de l’espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d’esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d’un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés « hors la loi ». Quatre d’entre eux parviennent cependant à s’échapper et à s’introduire dans Los Angeles. Un agent d’une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d’exécution, mais de retrait… (Allociné)

Vous l’avez compris, avec Blade Runner, on est en plein dans la science-fiction. Librement inspiré d’une nouvelle de Philip K. Dick (maître du genre), le film propose une version de la terre quasi post-apocalyptique. Et pour cause, on ne retrouve presque plus rien, ou alors tout ensemble : des néons, une pluie incessante, des ruelles sordides, des voitures volantes, une nuit éternelle, des écrans publicitaires à tous les coins de rue, des immeubles de tous les âges… Bref, les bases d’une ville futuriste, la noirceur en plus.

Justement, peut-être parce que Blade Runner joue les pionniers en la matière, j’ai eu beaucoup de mal à visualiser un ensemble géographique, un univers cohérent. Peut-être justement parce qu’il ne l’est pas volontairement, mais j’avoue avoir besoin de bases solides dans un univers de science-fiction et savoir pourquoi l’univers en est arrivé là, c’est ce qui me permet de me projeter, d’appréhender. Je me permets de faire une comparaison avec l’univers du Cinquième Elément, mon film de science-fiction préféré (c’est générationnel aussi), dans lequel je trouve justement l’univers et la ville futuriste plus claire, pas en terme d’ambiance, ça n’a rien à voir, mais en terme de quartiers, de fonctionnement des immeubles, de la circulations, des bas-fonds etc… Je pense que c’est pour cette raison que je n’avais pas réussi à voir le film en entier lorsque j’étais plus jeune.

Collection Christophel

Pourtant, en dehors de ce ressenti « brouillon » de la ville (mais visuellement et esthétiquement très beau), c’est avant tout l’intrigue et l’aspect de film noir qui est intéressant et passionnant. Notre héro est un blade runner que l’on peut facilement associer à l’image d’un détective privé américain des années 50. Harrison Ford est parfait dans le rôle et s’il n’avait pas l’identité de Han Solo ou Indiana Jones qui lui collent à la peau, j’aurais pu dire que le rôle était fait pour lui et ses petits sourires en coin. Comme quoi, on peut être beau et être un grand acteur (Blade Runner semble les catalyser puisque dans 2049, on retrouvera Ryan Gosling).

Blade runner Blade runner 1982 Ridley Scott Harrison Ford

La thématique traitée dans le film est un grand classique de la science-fiction : l’IA. L’intelligence artificielle. Les robots qui deviendraient capables de sentiments humains. Et c’est un sujet qui m’a toujours fait froid dans le dos et même me fait peur. Peut-être parce que je suis persuadée que c’est possible, et que cela finira par être le cas même si je ne serai plus là pour le voir. Dans tous les cas, cela pose clairement le problème de la robotique poussée à son extrême pour ressembler à l’humain et comment une machine peut-elle penser comme l’humain ? De fait, la machine devient un être sensible et réfléchi et doit être traité ainsi…? Un sujet que je trouve fascinant autant qu’effrayant.

Voir ou ne pas voir : Blade Runner de Ridley Scott ?

Bien évidement, si vous aimez l’imaginaire et notamment la science-fiction, si vous aimez le Cinquième Elément, si vous aimez le cinéma et ses grands classiques, Blade Runner est à voir. Ayant vu le Final Cut, je ne ferai pas de comparaison avec la version cinéma, mais ce que j’ai vu est un film avec une réelle identité. On adhère ou pas, mais c’est pour ça que certains films traversent les âges et que l’on se souvient d’eux. Quand ils marquent le cinéma mais aussi les esprits. Alors n’hésitez plus si vous ne l’avez toujours pas vu, et si vous l’avez déjà vu, un visionnage supplémentaire ne peut pas être de trop !

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23 réflexions sur “Blade Runner – Ridley Scott : un film noir mais futuriste

  1. C’est vraiment marrant. Je l’ai vu assez jeune, et je n’ai pas vraiment aimé. Il y avait Harrison Ford, mais les androïdes m’effrayée… Pui s ensuite, je l’ai revu et je l’ai trouvé génial!
    Je suis de ton avis. Blade Runner est un film à voir!

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  2. Ton avis me donne envie de le revoir. Je l’avais vue assez jeune, et je pense que je n’avais pas tout compris ! Du coup je le mets dans ma liste de films à voir / revoir 😉

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  3. Ton article donne vraiment envie de découvrir le film ! Je vois dans les commentaires qu’un livre existe, je ferai peut-être en sorte de le lire d’abord… Merci pour cette belle découverte 🙂

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  4. J’ai fait comme toi, il y a deux mois, j’ai voulu également découvrir un classique du cinéma SF. Je n’ai pas été déçue et j’ai bien envie d’aller voir celui qui sortira en fin d’année.

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    • Totalement, je me suis dis que je comprendrai mieux l’histoire et effectivement je pense que j’ai bien fait (et toi aussi du coup) car c’est le genre de film dont le propos n’est pas totalement explicité et laisse le spectateur décoder ce qu’il voit à l’écran !

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  6. J’avais trouvé le film relativement un peu étrange et un peu lent. Par contre, j’ai beaucoup aimé le bouquin, qui garde la même ambiance mais qui est quand même bien différent, je te le conseille ! 🙂
    ~Kara

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  7. Pingback: L’heure du bilan | Juillet | Pause Earl Grey

  8. Je viens de chroniquer le film en le comparant notamment au roman de Philip K. Dick dont il est librement inspiré pour ceux que cela pourrait intéresser.

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