Le restaurant de l’amour retrouvé – Ito Ogawa : l’envie de prendre son temps

51T8vFXVuPL._SX321_BO1,204,203,200_On se retrouve enfin pour une petite chronique littéraire. Mine de rien, ça faisait un moment ! Ce mois d’octobre, j’avance difficilement dans mes lectures mais j’ai réussi à terminer Le restaurant de l’amour retrouvé d’Ito Ogawa. Et pour cause, c’est un livre court et vraiment facile à lire aussi en trois jours, j’avais dégusté, savouré et digéré ce roman gourmand. Je l’avais déjà repéré depuis longtemps sans jamais avoir l’occasion de me le procurer, et finalement on me l’a prêté de manière spontanée en septembre alors je n’ai pas mis beaucoup de temps à concrétiser cette lecture. De temps en temps, l’écriture japonaise permet de souffler je trouve, comme un bol d’air frais dans la jungle des univers littéraires.

Résumé : Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.

Étrangeté peu réaliste et dégoût de végétarien

Je commence par ce qui m’a le plus dérangé dans le roman. D’abord, la rupture amoureuse qui m’a laissé totalement sceptique voire hermétique à la douleur ressentie par l’héroïne. Je suis pourtant d’un naturel assez empathe (que je cache beaucoup) mais alors là… la réaction de Rinco m’a paru tellement surréaliste que j’ai eu du mal à y croire. Je ne vous spoile pas car c’est au tout début du roman : lorsque le petit copain s’en va sans crier gare avec la totalité du mobilier, de la bouffe, des économies (bref absolument tout, elle peut commencer les visites de location immédiatement) et qu’elle ne fait rien du tout pour le retrouver et récupérer son dû, qu’elle fuit sans aucune forme de protestation ou résistance, ça m’a fait un peu bizarre. Elle se tait, accepte et s’en va. Ok. J’aurais peut-être aimé un léger sentiment d’injustice au fil des pages mais même pas et c’est un peu dommage.

Ensuite, il m’a fallu sauter des pages à deux reprises car elles étaient pour moi insupportables. Malheureusement, je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas vous spoiler mais c’est en rapport avec les animaux et la souffrance animale me touche particulièrement (à tel points que je ne peux ni les voir sur écran ni les lire, je suis obligée de me cacher les yeux ou de sauter les passages en causes, ça me retourne et me donne la nausée). J’avoue que cela a contribué à casser mon rythme de lecture. J’étais un peu perturbée de devoir le faire d’ailleurs parce que le roman est d’une douceur extrême à côté de ça… Mais on arrive justement au meilleur.

La douceur de l’instant présent

Malgré ces défauts qui ne sont pas rédhibitoires, le roman nous happe dans une poésie « à la japonaise » que je ne retrouve que dans cette littérature. Ito Ogawa prend un malin plaisir à savourer l’instant, savourer chaque bonheur, chaque bouchée et le lecteur le ressent complètement. L’autrice voulait nous faire comprendre que l’on peut guérir de tous les maux (ou presque) grâce à de la nourriture, de bons petits plats cuisinés avec beaucoup d’amour, le reste de l’histoire n’est finalement qu’un prétexte à nous faire comprendre ce simple message. Quand Rinco cuisine, elle choisit ses ingrédients avec minutie, local, de saison et surtout en fonction de l’état d’esprit de ses clients. Aussi, elle parvient à soigner un deuil, une timidité amoureuse, un lapin anorexique… Et toujours avec un ingrédient magique : la bienveillance. Rinco ne parle pas mais elle écoute. C’est peut-être ce qui nous fait le plus défaut dans notre société aujourd’hui : le manque d’écoute de l’autre. Rinco parvient ainsi à faire des merveilles malgré un passé compliqué (qui remonte à bien plus loin que l’idiot qui lui a tout pris et qui est parti sans rien dire : oui, lui on ne le digère pas bien).

A côté de l’amour pour la nourriture et les sentiments humains, Le restaurant de l’amour retrouvé nous ouvre les portes de la pleine conscience. Lorsque Rinco redécouvre son village, le climat, ses habitants, les paysages, le lecteur inspire l’air frais avec elle. Lorsque Rinco cueille ses ingrédients, le lecteur ressent le dur travail de la nature et de l’homme derrière le futur aliment. Et c’est tout à l’honneur d’Ito Ogawa de faire prendre conscience de cela. Le lecteur en éprouve une profonde gratitude face à ce que la terre lui offre pour se nourrir.

Lire ou ne pas lire : Le restaurant de l’amour retrouvé d’Ito Ogawa ?

Malgré des défauts, Le restaurant de l’amour retrouvé est un plaisir qui se savoure. Quelques pages par ci, quelques pages par là, le lecteur appréciera de se laisser emporter par la magie de la nature et de la nourriture qu’elle produit, par le pouvoir de la cuisine, de la gourmandise (car même le cochon apprivoisé sait reconnaître un bon pain pétri avec amour). Ce roman est un plaisir simple, sans chichis. Avec ses qualités et ses défauts. Pas de prétention. L’amour simple. La traduction est fluide et se lit agréablement bien. De quoi souffler, faire une pause, se reconnecter aux bonnes choses, mais aux choses simples, peut-être avec un tchaï latte bien chaud et des guimauves fondantes pour vous accompagner dans votre lecture…

Connaissez-vous ce roman ? Avez-vous déjà lu des livres d’Ito Ogawa ? J’ai vu qu’elle en avait écrit plusieurs. Et sinon, est-ce que la littérature japonaise vous parle ou vous n’en lisez jamais ?

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FILM | Joker – Todd Phillips : la descente aux Enfers

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PAS DE SPOILERS | Encore un film, allez-vous dire ? C’est que j’en perdrais mes bonnes habitudes de lecture ! Mais il y a une raison. Vous ne deviez pas lire cette chronique aujourd’hui, mais bien un retour de lecture. Seulement voilà, impossible de laisser passer trop de temps pour vous parler du Joker car c’est un film qui fait parler (on le voit bien depuis sa présentation et son sacre à Venise). Parce qu’il est violent, difficile et montre des choses que nous refusons souvent de voir. Parce que j’ai besoin d’écrire mon ressenti dessus. Joker renferme plusieurs thématiques : la folie (bien évidemment) et la misère sociale et économique en tête de liste. De vastes sujets qui dans ce film s’entremêlent montrant constamment les conséquences de l’une sur l’autre.

Synopsis : (Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement) Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société.

Une société sclérosée : Gotham, un reflet de nos villes

Je vais commencer par le sujet du film qui fait le plus débat : le message social extrêmement puissant qui est montré. Si vous avez la chance de vivre dans une communauté où l’entraide est importante, tant mieux pour vous et peut-être que le monde décrit par Todd Phillips ne sera qu’une fiction sur grand écran. Mais ce n’est pas le cas partout. Dans des villes où le voisin n’ouvre sa porte à personne (comment peut-on lui en vouloir quand on voit le nombre de démarchage en porte-à-porte ?), dans des villes où l’on détourne le regard de ceux qui ont faim (car pour eux aussi ce n’est pas évident), dans des villes où une femme ne peut pas sortir le soir sans récolter une remarque qu’elle n’a jamais demandée peu importe sa tenue… le Gotham de Todd Phillips n’est pas si loin que ça. Certes, c’est un extrême mais honnêtement, je me suis crue très facilement dans la réalité alors que le nom de Gotham city n’était jamais prononcé.

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C’est dur. Vue par les yeux de cet homme qui tombe dans une spirale destructrice car abandonné de la société, des administrations, de ses proches. Oui, le constat est glaçant. Surtout lorsque cette petite voix dans ma tête me disait que des cas comme le sien pouvent exister dans la réalité. Dans ma réalité. Dans notre monde.

Le film ne cache pas son message politique. Comment dire qu’il n’en a pas lorsque l’on regarde Arthur confronté à chaque maux de notre société : coupes budgétaires dans le social, suivi et réinsertion des personnes psy, recrudescence des incivilités, choix de la violence gratuite comme réponse à tous type de situation, irrespect des minorités, harcèlement, sexisme et face à tout ça ? Le silence radio de ceux qui ont le pouvoir : les riches, les gens pour qui tout est toujours si simple, ceux qui n’ont jamais connu d’emmerdes et n’ont jamais compté les sous sur leurs comptes en banque (à quoi bon, y’en aura toujours). Joker est un film politique et cruellement actuel dans le monde entier, particulièrement dans les pays du nord économique. (Il ne manque que le sujet brûlant de l’urgence climatique pour compléter le tableau).

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Bien traité ou pas… C’est peut-être là qu’il y a un manque de la part des scénaristes et du réalisateurs. Ce film montre un constat glaçant. L’image d’un monde à un instant T. Très bien. La majorité sauront sans doute analyser ça et prendre du recul. Mais peut-être pas tous. Et ici, aucune réponse n’est donnée à part se laisser sombrer dans la folie… Peut-être, peut-être… ce film peut-il mettre le feu aux poudres (déjà sur le point de s’enflammer).

La folie : Joaquin Phoenix touché par la grâce

Comment ne pas saluer la performance magistrale de Joaquin Phoenix qui endosse ce si difficile rôle du Joker. Je ne sais plus où j’ai lu que l’on reprochait à Todd Phillips d’avoir voulu faire un héros du Joker. Je ne sais pas du tout à quoi est due cette remarque. Pas une seule fois je n’ai envisagé Joker comme un héros. Certes il est le « héros » du film puisqu’il en est le personnage principal mais il n’est pas montré une seule fois comme un héros. Enfin si, deux fois pour être exacte, mais n’importe quel spectateur peut avoir le recul nécessaire pour constater que l’effet voulu est l’inverse. C’est un film de réflexion, ne le cachons pas. Même s’il est présenté comme un blockbuster.

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Cet aspect mis à part, je tire ma révérence à l’acteur qui m’a mise un nombre incalculable de fois mal-à-l’aise. Humoriste méprisé, incapable de poursuivre son rêve à cause d’un handicap terriblement gênant pour ce métier, on ne le laisse pas s’exprimer, on l’humilie, on refuse de le comprendre, de lui laisser du temps, de patienter pour lui. Oui, j’ai ressenti de la compassion pour le Joker de Phoenix. J’ai eu de la peine, j’ai été triste. Je me suis dit que dans un monde plus bienveillant, il ne serait pas devenu ce qu’il est. Car on ressent la souffrance, la volonté de bien faire, jusqu’à ne plus pouvoir lutter et basculer à chaque étape un peu plus dans la folie. Devenant l’homme cruel et odieux qu’est le Joker.

J’ai eu des sentiments pour Arthur Fleck. De la compassion. Et pourtant, je n’excuse aucun de ses gestes non plus. (Bon, j’ai aussi tendance à bien aimer les vilains, coucou Loki-ddleston). En vérité, j’ai oscillé durant tout le film entre la compassion et le dégoût pour ce personnage. La totalité du film est ambivalent tout en tournant autour de ce personnage tout aussi ambivalent. Un nombre important de scènes auraient faire rire tout le monde dans n’importe quel autre film, ici, on n’ose pas rire, on n’a pas du tout envie de rire, on regarde, terrifié, une scène qui devrait susciter le rire mais qui nous glace. Et c’est fort. C’est puissant. Et impressionnant.

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Voir ou ne pas voir : Joker de Todd Phillips ?

Je pense que vous l’avez compris en me lisant, j’ai adoré ce film. La noirceur de DC

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Comics est au service du Joker, seul et unique personnage presque. Omniprésent à l’écran, dans nos esprits, dans notre champ de vision, à nos oreilles. Ce rire entre folie et larmes donne froid dans le dos. Todd Phillips et Joaquin Phoenix nous bousculent et créent la confusion dans nos sentiments. A côté de cette incroyable performance, on saluera la critique sociale immanquable faisant complètement oublier Gotham City et presque Batman lui-même si une partie de l’intrigue ne tournait pas autours des Wayne. Un film à voir sur grand écran tout comme à avoir dans sa dvdthèque le moment venu. Je n’en suis pas sortie indemne en tant qu’hypersensible, en tant qu’autrice, en tant que citoyenne du monde.

Avez-vous vu le film ou êtes-vous curieux.se.s de le voir ? Connaissez-vous bien l’univers DC Botman au cinéma ? Pour ma part, j’ai vu les films mais je suis tout de même néophyte dans le genre.

source photos : @allociné

FILM | Downton Abbey : comme un air de nostalgie

5790766.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxCela faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de film par ici mais excepté durant la semaine de festival de ma ville, j’y vais assez rarement et je choisis avec énormément de soin ce que je vais voir. Pourtant s’il y avait bien un seul film que je ne voulais rater sous aucun prétexte cette année, c’est bien le film de Downton Abbey. Peu importe les appréhensions du passage du petit écran au grand, je me devais d’aller le voir. Point noir le jour de la sortie : il n’est pas dans TOUTES les salles ! Sacrilège ! J’ai donc écumé tous les cinémas loin mais pas trop et j’ai pu finalement jeter mon dévolu dessus. Ouf ! L’honneur est sauf !

Synopsis : Les Crawley et leur personnel intrépide se préparent à vivre l’événement le plus important de leur vie : une visite du roi et de la reine d’Angleterre. Cette venue ne tardera pas à déclencher scandales, intrigues amoureuses et manigances qui pèseront sur l’avenir même de Downton. 

Cette séance a été un véritable bonheur. J’ai souri, je dois dire assez bêtement, pendant la totalité du film. Et je n’ai vraiment pas boudé mon plaisir de retrouver les Grantham, leur personnel et l’immense et majestueux domaine de Downton Abbey.

Je ne vais pas vous mentir : l’intrigue n’est pas fifolle. Celle qui sous-tend la totalité du film est la visite royale. Pas de point culminant, le déroulé n’est clairement pas celui d’un film mais il est parsemé de multiples incidents plus ou moins rapidement résolus et qui font intervenir chacun des personnages que l’on adore (à savoir tous). Pour autant, le film n’est pas mauvais du tout, c’est juste différent de ce que l’on voit habituellement et je me demande s’il n’ouvrirait pas une voie à un nouveau type de films où les tensions dramatiques sont nombreuses et pas forcément à couper le souffle. Peut-être que cela fonctionne parce que je connaissais la série et que j’étais déjà sous le charme ? Mais je pense sincèrement qu’il peut plaire également à celleux qui ne connaissent pas. Je vous renvoie à la chronique de June and cie qui développe très bien cet aspect là.

Le film est un petit bonbon doux-amer. Doux car l’on retrouve avec bonheur ces personnages qui nous ont fait vibrer par leurs histoires durant six saisons, amer parce que l’on sent que c’est une conclusion. Les arcs narratifs de tous les personnages se terminent, chacun trouve un certain bonheur, un objectif, une vie stable ou de nouveaux horizons. Pour preuve une réplique échangée entre Lord et Lady Grantham à la fin qui m’a tiré une petite larme. Pour autre preuve, les plans amoureux sur le château de Downton Abbey comme un majestueux au revoir.

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Je n’ai pas tant que cela à dire sur ce film mais je me devais de dire au revoir à mon tour à ce bel univers créé par Julian Fellowes. Enfin… je parle d’au revoir mais je pense bien me procurer les dvd de la série car le film m’a terriblement donné envie de m’y replonger. Dans tous les cas, il ne décevra aucun de ceux qui ont aimé la série car il répond à nos attentes dans le même état d’esprit que l’on peut l’être : la réalisation est nostalgique, nous rend nostalgique et rien que pour ça, je tire mon chapeau car ce n’était pas un exercice évident.

Connaissez-vous la série ? Prévoyez-vous de voir le film ? Si vous l’avez vu, qu’en avez-vous pensé ? Je suis curieuse de savoir si mon avis est partagé.

source photos : @allociné

Lectures Prévues | Octobre 2019

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Coucou les Earl Grey’s,

On se retrouve pour notre rendez-vous mensuel : la pile-à-lire du mois ! J’en profite pour vous dresser un rapide bilan du mois dernier qui s’est plutôt bien déroulé niveau lecture. Excepté Le Tigre Blanc, j’ai tout lu (ou commencé -Je suis encore dans Queen of Shadows– ). N’ayant pas reçu les services presse dont je vous avais parlé, ma sélection n’en a pas été perturbée. Par contre, je les ai reçu il y a peu et donc le mois d’octobre sera sous le signe du partenariat. Mais trêve de blabla, je vous montre immédiatement mes futures lectures !

La machine de Léandre – Alex Evans

41Hymbjgu+L._SX342_BO1,204,203,200_Un de mes services presse des éditions ActuSF. Je suis franchement très très enthousiaste à l’idée de pouvoir découvrir ce livre, je n’ai entendu que du bien de cette autrice dont le livre Sorcières et Associées m’attend dans ma PAL numérique (c’est le problème du numérique, j’ai toujours du mal à en sortir les livres – étant donné que je croule sous ma PAL papier ahah -) Bref, j’ai hâte de m’attaquer à cette lecture !

Résumé : Constance Agdal, excentrique professeur de sciences magiques, n’aspire qu’à une chose : se consacrer à ses recherches et oublier son passé. Malheureusement, son collègue disparaît alors qu’il travaillait sur une machine légendaire. La jeune femme le remplace au pied levé et fait la connaissance de Philidor Magnus, un inventeur aussi séduisant qu’énigmatique. Bientôt, une redoutable tueuse et un richissime industriel s’intéressent à ses travaux, sans oublier son assistant qui multiplie les maladresses et un incube un peu trop envahissant… 

Dans l’ombre de Paris – Morgan of Glencoe

c_9782366294750-9782366294750_1Deuxième service de presse pour les éditions ActuSF que je remercie sincèrement. Le résumé de ce roman m’a rendu immédiatement très curieuse et couplé avec la sublime couverture que nous propose les éditions, j’ai été totalement conquise par l’emballage. J’ai vraiment hâte aussi de découvrir ce récit dont l’univers me parle énormément !

Résumé : Depuis des siècles, les humains traitent les fées, dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux. Lorsque la princesse Yuri reçoit ,une lettre de son père lui enjoignant de quitter le Japon pour le rejoindre, elle s’empresse d’obéir. Mais à son arrivée, elle découvre avec stupeur qu’elle a été promise à l’héritier du trône de France ! Dès lors, sa vie semble toute tracée… jusqu’à ce qu’une femme lui propose un choix : rester et devenir ce que la société attend d’elle ou partir avec cette seule promesse : « on vous trouvera, et on vous aidera. » Et si ce « on » était la dernière personne que Yuri pouvait imaginer ? 

Contes du vampire – traduction de Louis Renou

41kmEuK+HwL._SX317_BO1,204,203,200_On passe du côté de ma PAL spécial Inde qui s’est étoffée de deux nouveaux livres dont celui-ci. Étant donné qu’il y aura une part de fantastique dans mon roman, j’ai trouvé très intéressant de découvrir la façon dont le surnaturel et la monstruosité peuvent être vus par les indiens. Du coup, à la place de rattraper mon retard avec Le Tigre Blanc, j’ai décidé de lire celui-ci immédiatement !

Résumé : Les Contes du Vampire, après avoir couru l’Inde de bouche à oreille, se divulguèrent, à partir d’une version sanskrite, sous forme de traductions et d’adaptations, dans la plupart des vernaculaires. L’illustre indianiste Louis Renou, qui traduisit déjà les Hymnes spéculatifs du Véda, a choisi la version de Somadeva, brâhmane cachemirien qui vivait au XIᵉ siècle. Nous sommes dans l’Inde des six ou sept premiers siècles de notre ère, période qui eut son apogée avec la dynastie des Guptas ; la religion est constamment à l’arrière-plan : il s’agit d’une forme de tantrisme qui repose sur un yoga réduit à des formes magiques élémentaires. L’histoire est celle d’un roi qui accroîtra sa dignité quand il aura surmonté les épreuves que lui impose le vampire, et qu’il aura enfin mis à mort l’ennemi qui se jouait de lui, en l’espèce un moine mendiant. Mais qu’on ne s’attende pas à des récits trop édifiants : l’Inde n’est pas toujours conforme à l’image erronée que nous en voulons prendre. Imprégnée de la «spiritualité» indienne, cette prose narrative est pourtant réaliste, voire cynique, et nous propose de vifs tableaux de mœurs. Chacune des situations invite le vampire à poser au roi une sorte d’énigme, et ce n’est pas l’un des moindres charmes de ces récits que d’inviter le lecteur français à y répondre pour soi-même, avant de savoir quelle sera la solution proposée par le roi indien. 

Taltos – Anne Rice

31yHgVis5kL._SX303_BO1,204,203,200_La fin de l’année approche, octobre est également le mois de Samhain, j’ai donc décidé de terminer (enfin) la trilogie des sorcières d’Anne Rice. Si vous me suivez sur instagram, vous savez que les 2 premiers tomes m’ont traumatisée mais je tiens à terminer la série, d’autant que Taltos est plus court et écrit plus gros. Le calvaire devrait être moins important. Dans tous les cas, je vous parlerais de cette série dans un article dédié (je préférais ça à un article sur chaque tome).

Résumé : Qui est donc l’étrange Mr Ash, géant calme et d’une infinie douceur, collectionneur de poupées anciennes et philanthrope ? À la tête d’un immense empire financier, est-il vraiment le seul survivant de l’espèce légendaire des Taltos ? Il a toute raison de le croire. Mais bientôt il apprend par un mystérieux informateur que l’on a signalé l’un des siens en Écosse, sur les lieux mêmes où, des siècles plus tôt, avant l’arrivée des Romains, il dirigeait son clan. Ses investigations le propulsent aussitôt dans l’univers de Rowan Mayfair et de sa famille de sorcières, tourmentée de toute éternité par fantômes et démons. Des femmes dotées de tempérament de feu et de pouvoirs exceptionnels, qui ne sont pas sans lien avec l’héritage des Taltos… 

Le restaurant de l’amour retrouvé – Ito Ogawa

51T8vFXVuPL._SX321_BO1,204,203,200_Voilà un roman très court que l’on m’a prêté récemment. Il n’est pas du tout dans ma thématique actuelle mais comme je crois beaucoup aux signes et convergences d’événements, je suis persuadée que c’est le bon moment pour découvrir cette histoire dont j’ai déjà entendu parler (et qui était dans ma wishlist). Merci à ma yogini-faë pour cette découverte !

Résumé : Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies. Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour. 

Voilà une belle sélection, du moins c’est l’impression que j’ai. Je ne suis pas certaine que je pourrais en venir à bout mais je me laisse jusqu’à mi-novembre pour terminer ce que je souhaitais lire en septembre et octobre avant de passer à des lectures de Noël (comme j’aime ça ^^). Mais d’abord, place à l’imaginaire ! Je vous souhaite un très beau mois d’octobre et de belles découvertes littéraires !

Connaissez-vous certains de ces livres ? En avez-vous lu ? Êtes-vous intrigué ? Que prévoyez-vous de lire en octobre ? Dites-moi tout !

Six of Crows (La duologie) – Leigh Bardugo : rendez-vous dans le Barrel

Non, vous ne rêvez pas. Je l’ai enfin fait ! J’ai réussi à donner la priorité au deuxième et dernier tome de Six of Crows ! Je l’aurais considéré comme un terrible échec si je l’avais encore laissé traîné alors j’ai profité du fait que ma Pile à Lire de septembre n’était pas perturbée par une réception livresque et je m’y suis collée. Et je ne regrette rien ! Juste de ne pas l’avoir lu plus tôt. Je partage donc enfin avec vous mon avis sur cette duologie de voyous.

Résumé du tome 1 : Les bas-fonds de Ketterdam s’organise en gangs rivaux. L’homme le plus ambitieux et le plus jeune de la pègre est Kaz Brekker. Aussi brillant que mystérieux, aussi charismatique que dangereux, et surtout, connu pour être un voleur hors pair. Prêt à tout pour de l’argent, il accepte la mission du riche marchand Van Eck : délivrer un savant du palais de Glace, réputé imprenable. Ce prisonnier est l’inventeur du jurda parem, une drogue multipliant sans limite les pouvoirs surnaturels de la caste des magiciens : les Grishas. Une drogue, qui, tombée dans les mauvaises mains, risque d’engendrer un chaos irréversible.

Comme vous me l’aviez dit, ce deuxième tome est tout particulièrement réussi. Je ne sais pas si cela vient du contexte, de l’environnement, de mon humeur au moment de la lecture mais je me souviens avoir eu beaucoup de difficultés à rentrer dans l’histoire, à m’attacher aux personnages dans le premier volet de cette duologie. Résultat, cette série que tout le monde encensait me laissait un peu de marbre. C’était bien, mais sans plus. Ça fait d’ailleurs peut-être partie des raisons pour lesquelles j’ai mis tant de temps à m’attaquer à cette suite…

Je ne dirais pas que La cité corrompue a fait chavirer mon cœur, mais je dois dire que je me suis énormément attachée aux personnages cette fois. Leur but n’est plus un vol mais une vengeance, on touche à leur personne, leurs faiblesses, leur intimité et c’est ce qui fait toute la force de cette suite. Contrairement au premier tome, je me suis très rapidement attachée à tous les personnages. Tous. Sans exception. Ils ont beau être nombreux, ils sont tous extrêmement différents et ont des blessures personnelles qui leurs sont propres. Je crois que plus j’avance dans ma vie de lectrice, spectatrice et écrivaine plus je me rends compte que ce qui me touche réellement ce sont les personnages plus que l’histoire. Une intrigue peut être simple ou complexe, je m’en contrefiche, ce n’est qu’un cadre d’exploitation pour l’âme et les individus. C’est par les personnages qu’une fiction parviendra à me toucher et je précise tous les personnages, en particulier les secondaires. Je peux donner comme exemple l’éternel Seigneur des Anneaux en littérature, Hwarang en série (qui m’a bluffé par la qualité des personnages secondaires) et c’est ce à quoi j’aspire dans mon écriture.

Pour moi, cette duologie est un peu inégale dans ce sens-là. La différence aussi importante d’objectif personnel entre le tome 1 et le tome 2 a fait que je n’ai pas vraiment accroché à l’un mais pris beaucoup de plaisir à l’autre. C’est aussi ce qui fait toute l’originalité de la série à mon sens car l’on passe d’une bande de jeunes malfrats à une bande de jeunes plein de problèmes à régler. Certes, l’aspect « voyou » est conservé dans le deuxième livre mais il n’est pas abordé de la même façon. Il n’empêche que je reconnais qu’il s’agit d’une excellente duologie qui me donne envie de découvrir la trilogie Grisha et tout l’univers autours du Grishaverse.

Lire ou ne pas lire : Six of Crows de Leigh Bardugo ?

Si vous aimez le young adult et les héros torturés plus mauvais que bons, alors vous aimerez forcément Six of Crows. J’y ai retrouvé un petit air de Locke Lamora d’ailleurs (dont il faut que je lise le troisième tome un jour!). C’est le même genre d’environnement et d’histoire. Malgré une inégalité d’attachement du lecteur (selon mon unique expérience), cette série offre un panel de personnalités intéressants et sait exploiter les faiblesses de ses personnages pour en faire une véritable force. Avec du recul, j’ai aimé cette série, surtout grâce au tome 2 ! Plus qu’à découvrir Grisha à présent !

Avez-vous lu Six of Crows (je suis sûre que oui pour beaucoup d’entre vous) ? Qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous ressenti une inégalité entre le tome 1 et le 2 ou avez-vous absolument tout adoré (ou détesté) ? Dites-moi tout !