Le miroir des illusions – Vincent Engel : De surprises en surprises

Depuis sa sortie en mai dernier, Le miroir des illusions de Vincent Engel me faisait de l’oeil. Cette fiction historique me rendait très curieuse. Alors quand je l’ai vu lors de la Masse Critique de Babelio, autant dire qu’il a fini directement dans ma sélection. J’ai été vraiment contente d’être choisie pour chroniquer ce livre et je remercie Babelio et les Editions Les Escales pour cette belle occasion.

Résumé : Genève, 1849. Le jeune Atanasio, tout juste arrivé d’un petit village de Toscane, apprend le décès de son protecteur de toujours, Don Carlo. Le notaire lui remet une lettre cachetée du défunt, accompagnée de cinq portraits : trois femmes, deux hommes. C’est le legs d’un père à celui qui ignorait être son fils. Un legs doublé d’une mission : venger Don Carlo par-delà la mort, en tuant tous ceux et celles qui ont empoisonné son existence.
Venise, 1800. Une enfant naît dans un palais en ruine : Alba. Radieuse et sauvage, elle grandit en se moquant des hommes comme de la morale, et n’entend pas changer de vie en épousant le prince Giancarlo Malcessati, alias Don Carlo.
Une nuit, au coin d’une rue mal famée, surgit Wolfgang. L’Allemand s’éprend aussitôt d’Alba. Entre eux, pourtant, il s’agira moins d’adultère que de crime…(Babelio).

La vengeance : un leitmotiv

Dès le prologue, le ton est donné. Atanasio n’aura l’héritage de Don Carlo que s’il accompli sa vengeance. Pourtant, après ces quelques pages, on ne retrouve Atanasio et sa mission que dans la troisième et dernière partie du roman. Durant les deux premières, Vincent Engel s’attarde à décrire une histoire, celle d’une femme frivole, d’un amant ambitieux et d’un mari trahi. Rien que ça. Normal qu’il y ait une histoire de vengeance dans tout ça. Une ? C’est sous-estimer l’auteur. Chaque personnage du livre est au final animé par sa propre vengeance et son propre honneur, bien différents les uns des autres. C’est en alternant les points de vue que Vincent Engel nous donne peu à peu les miettes de ces vengeances qui se croisent et s’entremêlent.

Je n’ai pas lu beaucoup de livres traitant du sujet de la vengeance, hormis les incontournables : Shakespeare et Monte-Cristo. Mais je dois dire que ce livre n’enlève rien au côté romanesque de la vengeance avec un grand V. Les personnages se manipulent et c’est à celui qui sera le plus malin. Dès lors, on va de surprises en surprises dans ce livre et ce jusqu’au dernier chapitre. Et c’est très agréable d’être surpris jusqu’à la fin. J’avais beau me dire « y’a quelque chose, y’a quelque chose », impossible de mettre le doigt dessus jusqu’à cette dernière lettre où je suis restée sur les fesses. Well done Vincent Engel.

Le fond et la forme

Si l’intrigue m’a beaucoup plu avec tout ce suspense, j’ai aussi beaucoup apprécié la plume de l’auteur. Il a un style fluide qui se lit très bien. La preuve en est ma vitesse de lecture : 4 jours pour lire ce livre. Rien que cette donnée me permet de dire que c’est un bon livre et qu’il est bien écrit car pour moi la fluidité d’un style joue beaucoup sur ma rapidité de lecture.

J’ai particulièrement aimé le découpage du roman en trois parties bien distinctes. La première s’attache à nous raconter la vie (et du même coup le point de vue) d’Alba jusqu’à une période charnière dans la trame de vie des personnages. Ensuite, on se retrouve du côté de Wolfgang avec en parallèle des éléments sur l’éducation d’Atanasio (qui on le voit est particulièrement difficile). Enfin la troisième partie qui jongle un peu plus rapidement avec les différents points de vue. Cela rend le récit suffisamment dynamique tout en laissant le temps à l’intrigue de se poser et au lecteur d’appréhender les différentes personnalités.

Lire ou ne pas lire : Le miroir des illusions de Vincent Engel ?

Si ce n’est pas mon coup de coeur de l’année, Le miroir des illusions se place quand même dans le haut de la pile de mes préférés 2016 pour le moment. J’ai été vraiment surprise par la trame narrative et, au final, bien plus que les personnages qui se manipulent entre eux, c’est Vincent Engel qui manipule son lecteur avec beaucoup d’efficacité. Je ne peux que conseiller ce livre à tous les amateurs de fictions historiques et si vous avez aimé Monte-Cristo, vous aimerez forcément Le miroir des illusions.

Une vraie bonne surprise pour moi, à consommer sans modération!

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