Le Guide Steampunk – Etienne Barillier & Arthur Morgan : un guide pour les amateurs autant que pour les novices curieux

51NpcYp41vL._SX304_BO1,204,203,200_Avant toutes choses, je remercie les éditions ActuSF et Jérôme Vincent pour la découverte du Guide Steampunk.

Je crois que vous commencez à me connaître. Il suffit d’agiter le mot « steampunk » sous mon nez pour que mon imagination frétille. C’était une assez grande évidence que je finisse par tomber en amour de ce genre littéraire quand on regarde mes goûts et mes passions depuis ma tendre enfance. Alors forcément un GUIDE steampunk ? Je suis intriguée. Certes, je suis fan du genre, mais je suis aussi loin de tout connaître. Je suis de celles qui aiment butiner leur plaisir de temps à autres et savourer les nouveautés plutôt que ne vivre que de ça. Oui, je suis comme ça. Une butineuse. (Tiens, je viens de trouver mon costume steampunk !) Mais suivez-moi, je vous en dis plus sur le Guide…

Résumé : Des machines gigantesques mues par la vapeur, des héros en hauts-de-forme et monocles, des héroïnes en crinolines et ombrelles… L’imagerie du steampunk ne cesse de fasciner depuis la création du genre dans les années 1980. Mais, quelles en sont les origines ? Quelles sont les oeuvres majeures en littérature, au cinéma ou en bande dessinée ? Comment créer son propre look steampunk ?
Rédigé par Étienne Barillier, spécialiste incontournable du genre, et Arthur Morgan, cofondateur de la communauté French Steampunk, ce guide dresse un état des lieux du steampunk aujourd’hui autour, notamment, de rencontres avec Tim Powers, K. W. Jeter, James Blaylock, Greg Broadmore ou Mathieu Gaborit.

Pour être honnête, concevoir un guide sur le steampunk en livre papier classique, c’est plutôt risqué. Et finalement, le livre pêche à l’endroit exact où il veut appuyer : le visuel, l’artistique, le style. Parce que le steampunk c’est avant tout voir. Les auteurs décrivent le genre, les éléments qui le conçoivent arguant qu’il est si difficile de qualifier ce mouvement. Alors que quand on voit, on comprend immédiatement. Mais même si pour moi, cela manquait sacrément d’illustration, c’est tout de même un bon ouvrage de référence. Pourquoi ? Parce que les auteurs en ont fait une mine d’or où aller butiner.

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Acrylique de Didier Graffet, intitulée La Tour, et datée de 2014. source : 20minutes

Pour les curieux qui ne connaissent pas bien le genre et ne savent pas par où commencer, ce guide saura vous aider et se poser en petite bible des références steampunk sur votre table de chevet. Même pour les moins néophytes telles que votre humble rédactrice, d’ailleurs. Eh oui, dans ce Guide steampunk, les auteurs répertorie une liste assez longue de romans relevant du genre : on passe par le proto-steampunk comme ils l’appellent, les romans avant l’invention du terme par Jeter, et on découvre les trois grands auteurs Powers, Jeter et Blaylock qui représentent le début du mouvement, jusqu’aux grands noms français qui laissent leur empreinte de rouage et de vapeur dans ce mouvement.

Si la littérature représente 75% de l’ouvrage, les auteurs ne se sont pas contentés de la liste de fiches de lecture (très pratique cela dit en passant). Ils s’attardent notamment sur le cinéma et la télévision, mais aussi sur la musique. Oui, oui. Le steampunk se retrouve en musique. La preuve :

Pas mal, hein ? J’ai donc découvert un genre musical et qui me parle bien, rien que pour ça, merci au Guide steampunk !

On trouve également une partie sur les costumes, les artistes… De quoi allez visiter des sites internet inspirants de créations vestimentaires et artisanales. J’avoue que la partie sur les festivals de steampunk m’ont bien donné envie, surtout celui dans le nord de l’Angleterre, mais vu le budget pour le costume puis pour le voyage… ce ne sera pas pour demain (je me contenterai d’en écrire, hihi).

Comme il s’agit d’un Guide et non d’un roman, je ne vous mets pas de résumé spécifique pour savoir si je vous recommande ou pas cette histoire ni à qui elle s’adresse (j’en ai déjà parlé en plus).

Mais pour conclure cette présentation de l’ouvrage, je dirais que c’est une mine d’informations à aller piocher et picorer. Après l’avoir lu une fois pour en avoir la globalité, on y retourne forcément, quand une envie de vapeur nous prend, pour aller dénicher la nouvelle pépite qui entrera dans notre collection qu’elle soit littéraire, musicale ou artistique !

Connaissez-vous le steampunk de votre côté (peut-être à force de me voir en parler) ? Lisez-vous beaucoup de livres de ce genre ? Je me suis abstenue de donner une définition tant le Guide démontre à quel point il y en a une multitude et que tout le monde a finalement sa conception du genre, le mot qui revient le plus souvent cependant est : rétrofuturisme 😉

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Sur Pinterest : illustration de Benjamin Carré (merci Victor pour l’information !)
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Le dernier chant d’Orphée – Robert Silverberg : une réécriture poétique du célèbre mythe grec

51JJS6ianPL._SX304_BO1,204,203,200_Avant toutes choses, je remercie les éditions ActuSF et Jérôme Vincent pour la découverte de la nouvelle de Robert Silverberg, Le dernier chant d’Orphée.

Adorant le mythe d’Orphée et grande fan des films de Cocteau (son Orphée campé par un superbe Jean Marais est tout simplement sublime de poésie), je ne pouvais qu’être intéressée par une réécriture de cette histoire. En général, c’est d’ailleurs un mauvais choix pour moi car mes attentes sont hautes. Qu’en est-il avec la plume de Robert Silverberg ?

Résumé : On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son cœur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.
Robert Silverberg est l’un des derniers maîtres de la science-fiction américaine. Mais c’est dans la veine de Gilgamesh, Roi d’Ourouk que l’auteur des Monades Urbaines et du Cycle de Majipoor revient pour cette réécriture épique du mythe d’Orphée.

Dans cette nouvelle, Robert Silverberg réécrit le mythe d’Orphée mais pas seulement. Le dernier chant d’Orphée relate les faits principaux de sa vie que le poète lui-même conte à son descendant. De sa naissance à ses dernières aventures, on suit ce héros demi-dieu à travers l’Empire Hellénistique (323-30 av. J.-C.). Le récit est donc à la première personne. J’ai presque envie de dire, obligé avec un personnage d’une telle envergure. Certains héros que ce soit par leur nature ou leur charisme amènent fondamentalement à écrire à la première personne. En tant qu’autrice également, j’ai pu me rendre compte que ce n’est pas tellement l’auteur qui choisit la narration de son récit mais bien les personnages et le type de récit.

C’est ce que j’ai apprécié avec cette nouvelle : la construction du récit. Silverberg n’échappe pas à l’histoire entre Orphée et Eurydice et s’en débarrasse assez rapidement puisqu’il commence pratiquement son récit avec. Quand je parle de s’en débarrasser, c’est aussi car c’est ce que fait Orphée dans son discours, mais la poésie est bien présente et on ne sent pas le récit bâclé sur ce passage inévitable à toute réécriture d’Orphée. Cela dit, on sent que c’est particulièrement avec les Argonautes que l’auteur se régale. La quête de la Toison d’Or est ce qui donne tout le corps de son récit et j’ai aimé retrouvé ce mythe que je connaissais moins que le passage aux Enfers. Alors certes, j’aurais aimé une réécriture longue et détaillée à la recherche d’Eurydice (peut-être faut-il que je le fasse moi-même finalement), mais les choix de Silverberg n’en sont pas moins intéressants. Il s’attache principalement à l’ascendance divine d’Orphée, ce qui le rend un peu pédant parfois je le reconnais. Pourtant j’ai adoré la notion de Fatum, le destin, la volonté divine, qui transcende l’histoire et qui rend Orphée presque insensible à ce qui lui arrive « car c’est la volonté des dieux ».

C’est un sujet extrêmement intéressant qui amènerait à un débat sans fin sur la puissance du fatum que ce soit en littérature ou dans la réalité. Certaines sociétés et religions vivent au quotidien avec la même pensée qu’Orphée, je pense particulièrement à l’Inde puisque j’y suis allée récemment, contrairement à notre occident cartésien qui ne conçoit plus du tout ce fatum comme logique. Cela pose des questions ethnologiques qui m’intéressent et que j’aimerais développer par la suite avec de nouvelles lectures. Malgré le fait que la spiritualité ne soit pas spécialement au cœur du récit de Silverberg, je n’ai pas pu m’empêcher de relever ce détail.

D’un point de vue purement esthétique, j’ai aimé la poésie de l’écriture qui colle parfaitement au thème d’Orphée. Certes, un peu mise de côté avec les Argonautes mais quand même.

Lire ou ne pas lire : Le dernier chant d’Orphée de Robert Silverberg ?

Même si le récit n’est pas parfait pour tout le monde et que l’auteur a pu faire des choix qui divisent, ce texte est une évidence pour tout amateur de mythologie grecque ou d’Orphée tout simplement. J’ai aimé découvrir une nouvelle facette du mythe, une nouvelle interprétation, puisque finalement, c’est bien ce que donne à faire la mythologie antique pour les artistes d’aujourd’hui : appropriation et interprétation. Pas besoin de coller complètement au mythe, pas besoin d’écrire ce que l’on retrouve partout. Mais laisser place à l’imagination, rendre sien puis offrir à nouveau au monde ces histoires qui traverseront l’espace-temps.

Aimez-vous la mythologie ? Avez-vous des préférences ? Nordique, égyptienne, grecque, incas, japonaise…?

BD | Brindille – Frédéric Brrémaud et Federico Bertolucci : explosion de beauté naturelle

51sm85yNGjL._SX365_BO1,204,203,200_Fin mars paraissait le deuxième tome de la bande dessinée Brindille orchestrée par Frédéric Brrémaud et Federico Bertolucci. J’avais déjà repéré le premier tome de cette duologie dans mon magasin de BD favori mais n’aimant pas trop entamer de séries dessinées sans connaître le nombre de tomes, je ne m’étais pas laissée tenter (oui, je me suis fait complètement avoir pour The Ancient Magus Bride et manque de bol je suis accro maintenant…) Quand j’ai su qu’il s’agirait d’un diptyque, ma curiosité a repris le pas et j’ai attendu avec impatience la sortie de ce tome 2 pour me les offrir. Et grand bien m’en a pris.

Résumé : « Qui es-tu, jolie créature ? »
Une jeune femme se réveille dans un village du petit peuple. Elle ne se souvient de rien, ni de 51l3KBTneOL._SX365_BO1,204,203,200_son nom, ni de comment elle est arrivée ici. Alors qu’elle tente de retrouver la mémoire et découvre les habitants de ce monde, elle s’éveille peu à peu à des pouvoirs qu’elle ne contrôle pas. Est-elle une fée ? Une jeune fille ordinaire ? Une sorcière ? Les réponses à toutes ces questions se situent sans doute dans cette mystérieuse forêt qui entoure le village. Trouvera-t-elle le courage de se rendre là où personne n’a le droit d’aller ?

Les auteurs de la très belle série animalière Love nous plongent dans une aventure féérique où nous suivons le parcours initiatique d’une jeune héroïne dans sa quête d’identité. Le premier volume d’un diptyque onirique et voilé de mystère, au dessin magistral.

Je ne sais pas vraiment commencer cette chronique. J’ai mis beaucoup de temps à m’y mettre. Et aujourd’hui encore, je ne sais pas comment organiser mes pensées et mes souvenirs pour partager tous les sentiments qui m’ont traversé à la lecture de cette BD. Émerveillement devant la beauté des dessins. Curiosité quant à l’identité de Brindille. Inquiétude face aux obstacles qu’elle doit surmonter. Tristesse aussi, mélancolie transcendées par la simple beauté de la vie insufflée dans cette histoire.

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La représentation de la nature est omniprésente. C’est un thème qui me touche énormément, j’aime la nature, la vie qu’elle véhicule et la couleur verte qui la domine. Dans cette histoire, c’est donc la nature, le vert des dessins et la vie qui règnent en maîtres. Lorsque les dessins sont rouges, c’est la colère, la violence qui prend le pas sur le reste. L’orangé et le brun sont les couleurs de la mélancolie, tandis que le bleu amène à un univers aquatique. La symbolique des couleurs a une place prépondérante dans Brindille et j’y ai été particulièrement sensible. C’est fait avec beaucoup d’expressivité et j’ai adoré !

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L’histoire de Brindille pourrait se résumer à une quête d’identité, pourtant elle n’est pas que ça. Comme je le dis plus haut, c’est une ode à la vie et à la nature. Le rôle du loup, le guide de notre héroïne, est bien amené, bien dessiné, bien joué. J’ai été touchée par le message qu’il véhicule, plus encore par la quête sans relâche de ce qui fait de nous ce que nous sommes. Se trouver est primordial pour pouvoir survivre, sinon, c’est la mort de notre être, de notre essence même.

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La chute de l’histoire m’a surprise. Je dois dire que je m’y attendais un peu mais je n’arrêtais pas de me dire : « Non, ils ont pas fait ça ! » Eh bien si. Et même si cela peut être discutable, même s’il aurait pu y avoir des fins alternatives aussi bonnes, j’ai aimé qu’ils osent. C’est un vrai parti pris qui ne ravira sans doute pas tout le monde, mais le propos, le sens de la vie est là, jusqu’à la fin.

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Lire ou ne pas lire : Brindille de Frédéric Brrémaud et Federico Bertolucci ?

Pour ma part, j’ai été happée par cette histoire et totalement séduite par le graphisme. Les dessins sont beaux, parlants, émouvants, touchant. J’ai respiré la nature à chacun d’entre eux. L’effet est magique. Ces dessins sont sublimés par l’histoire de Brindille en quête d’identité qui parcourt le monde magique à la recherche de ses souvenirs perdus. Mention spéciale au Loup, mon personnage préféré (et sans doute celui de beaucoup de lecteurs qui se laisseront envoûter par ce bien joli diptyque). Vous l’avez compris, je vous le recommande fortement, si vous avez l’occasion de le lire !

Connaissiez-vous Brindille ? L’avez-vous déjà lue ? Lisez-vous de la BD surtout ?

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Lectures Prévues | Mai 2019

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Hello les Earl Grey’s,

On est déjà en mai ! Le temps passe vite ! Mais je suis plutôt satisfaite de mon mois d’avril côté lecture car j’ai à peu près respecté ma PAL prévue. Il n’y a qu’un livre que je n’ai pas lu (La confrérie de la dague noire #1) remplacé par des services de presse reçus entre temps. Pour ce mois de mai, je vois les choses en grand ! Bon, il y a 2 livres très courts donc ça peut paraître beaucoup mais en nombre de pages, finalement, je pense que je reste dans ma moyenne habituelle. Toujours pas envie de retourner dans de la littérature sans imaginaire… Voyons voir…

Le dernier chant d’Orphée – Robert Silverberg

51JJS6ianPL._SX304_BO1,204,203,200_Je suis une inconditionnelle du mythe d’Orphée. Si je ne devais choisir qu’un seul personnage, qu’une seule histoire dans la mythologie grecque, ce serait celui-ci. J’en aime la douceur, la poésie, l’aventure, le dépassement de soi mais surtout et avant tout l’humanité et ses faiblesses. Pour moi, ce mythe est une synthèse de tout ce qui fait l’Homme grand et petit à la fois. Alors forcément, quand les éditions ActuSF me l’ont proposé en service presse, je n’ai pas hésité bien longtemps. J’ai hâte de découvrir cette réécriture et ce sera aussi ma première lecture du mois.

Résumé : On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

Le Guide Steampunk – Morgan Barillier & Arthur Etienne

51NpcYp41vL._SX304_BO1,204,203,200_Steampunk ? Vous avez dit steampunk ? Présente ! Oui, bon, vous commencez sans doute à me connaître pour la plupart d’entre vous. Je suis incapable de résister à l’appel d’un engrenage londonien. Du coup, je suis particulièrement curieuse d’en apprendre toujours plus sur ce genre que j’affectionne énormément avec Le Guide !

Résumé : Des machines gigantesques mues par la vapeur, des héros en hauts-de-forme et monocles, des héroïnes en crinolines et ombrelles… L’imagerie du steampunk ne cesse de fasciner depuis la création du genre dans les années 1980. Mais, quelles en sont les origines ? Quelles sont les uvres majeures en littérature, au cinéma ou en bande dessinée ? Comment créer son propre look steampunk ?
Rédigé par Étienne Barillier, spécialiste incontournable du genre, et Arthur Morgan, cofondateur de la communauté French Steampunk, ce guide dresse un état des lieux du steampunk aujourd’hui autour, notamment, de rencontres avec Tim Powers, K. W. Jeter, James Blaylock, Greg Broadmore ou Mathieu Gaborit.

L’origine (Amber Farrell #0) – Mark Henwick

51KcHXpHRSLSi vous vous souvenez, le tome 1 de la saga bit-lit Amber Farrell était dans ma PAL du mois d’avril. Eh bien, je l’ai lu, j’ai aimé et j’ai décidé de lire la suite. D’abord parce-que je me pose bien des questions sur l’héroïne en passe de devenir vampire, ensuite parce que j’ai aimé l’univers vampire créé par l’auteur, assez différent de ce que l’on connaît. Ici, je ne m’attaque pas à la suite mais au préquel que j’avais eu en cadeau en achetant le tome 1, mais c’est pour mieux avancer par la suite, chers amis !

Résumé : Découvrez en exclusivité la première aventure d’Amber Farrell, ex-militaire, policière en herbe, et future vampire…
« J’avais perdu toute mon équipe avant de frôler la mort à mon tour. D’une certaine manière, j’étais morte cette nuit-là, et je me retrouvais aujourd’hui dans cette situation précaire, à marcher sur une corde raide entre la traque de créatures prétendument imaginaires et le risque de finir enfermée si j’en devenais une. »
Seule survivante d’une attaque meurtrière qui décime son unité, Amber Farrell est contrainte de quitter les forces spéciales pour s’enrôler dans la police de Denver. Mais si elle a échappé de justesse à la mort, l’armée ne la laissera pas s’en tirer si facilement. Car sa vie et sa liberté dépendent de sa véritable mission : si elle ne parvient pas à prouver l’existence des vampires et à retarder sa propre transformation, c’est le retour en cellule qui l’attend… Lorsqu’une série de morts suspectes frappe la ville, Amber se voit obligée de choisir entre devoir et instinct, entre ce que lui imposent ses obligations et ce que lui dicte sa conscience. Amber fait à présent partie d’un monde nouveau, et il n’est plus possible de revenir en arrière…

L’heure des sorcières – Anne Rice

41lyMadZWbL._SX303_BO1,204,203,200_J’en ai mis du temps pour venir à bout du tome 1. En cause : le fait que ce soit un gros pavé mais surtout que la taille de la police d’écriture soit minuscule, qu’il faille tirer les pages pour pouvoir lire les mots au centre du livre… Bref. Ergonomie de mon édition ZERO (les vieilles de fleuve noir, je ne sais pas s’ils ont amélioré ça avec les nouvelles couvertures). Heureusement que je suis fan d’Anne Rice, que sa plume me transporte chaque fois que je la lis ! Et j’ai adoré ! Je vous en parlerai mieux dans un article que je dédierai à la trilogie. En attendant, j’ai hâte d’entamer le deuxième volet de la trilogie des sorcières !

Résumé : ATTENTION SPOILERS DU TOME 1, si vous souhaitez tout de même lire le résumé, n’hésitez pas à sélectionner le texte entre guillemets pour une meilleure visibilité.
« C’est un démon irrésistible et ce n’est encore qu’un enfant… Des siècles durant, les sorcières de la famille Mayfair ont dû lutter pour survivre et fuir les persécutions. Aujourd’hui, elles vivent en paix à La Nouvelle-Orléans. Mais Lasher, l’esprit qui les hante depuis des générations, rage de les voir peu à peu se détourner de la magie. Lorsque Rowan, la treizième sorcière, puissante héritière des pouvoirs, enceinte, est sur le point d’accoucher, Lasher sent que son heure est venue et rassemble tous ses pouvoirs pour s’incarner dans le nouveau-né. La nuit de Noël, Rowan donne naissance à un enfant prodigieux : en quelques heures, il acquiert sa taille adulte, parle et marche. La famille Mayfair pourra-t-elle faire face à cet esprit infantile, jaloux et diaboliquement intelligent qui rêve de devenir le plus grand sorcier de tous les temps ?« 

Six of Crows #2 – Leigh Bardugo

51+3AI9ewjL._SX349_BO1,204,203,200_Ayant lu le tome 1 avant de partir en Inde (oula, ça remonte !), il est temps de me remettre à cette duologie avec le second livre. J’avais été un peu déçue par le premier tome. Il n’était pas mauvais mais j’avais lu tellement d’avis disant que c’était une merveille absolue que je m’attendais à avoir les yeux qui explosent d’amazingness, mais non. J’espère que ce second livre saura me faire changer d’avis !

Résumé : Après avoir réussi à s’enfuir du Palais des Glaces, Kaz et ses compagnons se sentent invulnérables. Un revirement de situation va cependant changer la donne d’une partie mortelle que devront jouer les jeunes prodiges du crime. Alors que les grandes puissances Grisha s’organisent pour leur mettre la main dessus, Kaz imagine un plan, entre vengeance et arnaque, qui leur assurera la gloire éternelle en cas de réussite, et provoquera la ruine de leur monde s’ils échouent.

La Fée, la pie et le printemps – Elisabeth Ebory

51NuwCrpeiL._SX348_BO1,204,203,200_A l’occasion de la sortie poche de ce livre (le 2 mai, demain !), je me suis dit qu’il était grand temps que je sorte mon grand format de ma PAL. Je me le réserve pour la semaine à 1.000 du Petit Pingouin vert, je pense que c’est une très bonne lecture pour l’occasion. Et puis, j’ose espérer que le printemps sera là pour de bon lorsque je le lirais à la fin du mois !

Résumé : En Angleterre, les légendes ont été mises sous clé depuis longtemps. La fée Rêvage complote pour détruire cette prison et retrouver son pouvoir sur l’humanité. Elle a même glissé un changeling dans le berceau de la reine…
Mais Philomène, voleuse aux doigts de fée, croise sa route. Philomène fait main basse sur une terrible monture, des encres magiques, un chaudron d’or et même cette drôle de clé qui change de forme sans arrêt. Tant pis si les malédictions se collent à elle comme son ombre… Philomène est davantage préoccupée par ses nouveaux compagnons parmi lesquels un assassin repenti et le pire cuisinier du pays. Tous marchent vers Londres avec, en poche, le secret le plus précieux du royaume.
Des personnages empreints d’une légèreté désespérée, une aventure aussi féerique que profondément humaine. Élisabeth Ebory renoue avec le merveilleux des anciens récits, sans nier leur part d’obscurité.

Voilà pour les prévisions du mois de mai ! J’espère pouvoir tout lire car pas un seul me fait moins envie qu’un autre ! En connaissez-vous certains ? Qu’en avez-vous pensé ?

Je vous souhaite un beau mois de mai !

Le songe d’une nuit d’Octobre – Roger Zelazny : rendez-vous à Samhain

41DvHyjEsiL._SX304_BO1,204,203,200_Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions ActuSF et Jérôme pour la découverte de ce livre. Forcément, quand on me parle Londres, XIXe siècle, Sherlock Holmes, Frankenstein, Jack l’éventreur and co, mes neurones frétillent comme les moustaches d’un chat devant une boîte de thon. Et c’est plutôt rare quand tous ces superbes ingrédients ne font pas bon ménage (lisez : j’ai peu de chance d’être déçue quand on me vend ça). Effectivement, une nouvelle fois (ça devient une manie avec ActuSF) je n’ai pas été déçue du voyage. Mais avant de m’étendre plus que ça sur le pourquoi du comment, je vous laisse découvrir la 4e de couverture.

Résumé : Octobre. Dans 31 jours, le portail s’ouvrira et les Grands Anciens déferleront sur le monde. Dracula, Sherlock Holmes, Raspoutine, le docteur Frankenstein… Ils seront tous là. Mais feront-ils partie des ouvreurs avides de pouvoir, ou seront-ils des fermeurs qui s’opposeront aux horreurs indicibles ?
Les familiers de ces personnages seront eux aussi impliqués dans cette murder party ésotérique riche en rebondissements. Tout particulièrement Snuff, un chien dont le maître, Jack, aime se promener la nuit dans Londres avec son grand couteau…
Le Jeu va commencer.
Quel sera votre camp ?

Peut-être connaissez-vous déjà Roger Zelazny, auteur de la saga des Neuf Princes d’Ambre ? Personnellement, je ne connaissais que de nom et j’avoue n’avoir jamais croisé son œuvre en librairie, personne ne me l’a jamais conseillé et je n’ai jamais eu l’occasion de le lire. Autant d’arguments qui m’ont, semble-t-il, fait passer à côté d’un grand nom de la littérature de l’imaginaire. Mon erreur est à moitié réparée à présent que j’ai lu Le songe d’une nuit d’Octobre dans lequel il rend directement hommage à l’univers sombre et glauque de Lovecraft, non sans un brin d’humour qui m’a fait sourire à plusieurs reprises.

Malgré le titre français qui pourrait faire penser à un hommage à Shakespeare, Le songe d’une nuit d’Octobre est en fait inspiré de l’univers de Lovecraft. D’après l’avant-propos, on y retrouve plusieurs références au fil du texte et même si j’ai lu quelques nouvelles HPL, je ne connais pas suffisamment pour les avoir toutes repérées. Difficile toutefois de passer à côté de l’allusion à Cthulhu avec les tentacules d’un certain monstre !

Si j’ai aimé tous les ingrédients à la sauce victorienne car ce sont des choses que j’apprécie de base, je n’en ai pas moins été agréablement surprise par la narration. Il arrive souvent de voir ce type de point de vue dans des nouvelles et autres exercices littéraires, c’est un peu plus rare dans les romans et j’avoue que je n’en ai personnellement jamais croisé en littérature de l’imaginaire. Mais quoi ? quoi ? quoi ? Eh bien tout simplement : le narrateur est un chien. Le familier de Jack. Ami de pleins d’autres familiers. J’ai juste adoré l’astuce ! Cela draine facilement le côté humoristique du texte et c’est très bien dosé par Zelazny. Et puis moi, tout ce qui est animalier, je suis pour. Se mêle sorcellerie et occultisme autour d’un jeu étrange dont les participants découvrent les détails au fil du mois tout comme le lecteur découvre les règles avec Snuff. Et finalement le mystère autour de ce jeu nous tient en haleine jusqu’à la fin nous forçant à nous demander comment toute cette embrouille va bien pouvoir finir ! On rit avec Snuff, on ricane avec lui, on souffre et on rage. Un bel exercice que ce Songe en plein cœur du mois d’octobre.

Lire ou ne pas lire : Le songe d’une nuit d’Octobre de Roger Zelazny ?

Comme j’ai été emballée par ce roman, je ne peux que vous le conseiller. Tous les amateurs du Londres victorien, des personnages fictifs ou réels qu’alimente cet imaginaire y trouveront leur compte. Si vous avez aimé Sleepy Hollow, Lovecraft, Sherlock Holmes et Frankenstein, c’est une lecture à ne pas rater. Vous plongerez dans l’ambiance glauque et frissonnante de Zelazny et passerez un mois d’octobre fabuleux !

Petit conseil : un chapitre par jour à lire entre le 1e et le 31 octobre !