Le Dieu dans l’Ombre – Megan Lindholm alias Robin Hobb : une ode à la vie et à la nature (+Concours)

41-dn3SLuPLTout d’abord, je tiens à remercier les éditions ActuSF pour la découverte de ce roman de Robin Hobb dont je n’avais encore jamais entendu parler jusque-là.

L’Assassin Royal, saga de la même autrice, avait été pour moi une révélation, un coup de cœur, une magie s’était mise en route dès le premier tome et ne m’avait pas quitté jusqu’au dernier. Je m’attaque d’ailleurs dans le mois à la saga parallèle des Aventuriers de la mer que je suis impatiente de lire depuis déjà longtemps. Alors forcément, quand les éditions ActuSF me propose un Robin Hobb que je ne connais pas dans le cadre de notre partenariat, eh bien je suis curieuse. Avec Le Dieu dans l’Ombre, on est pourtant bien loin de la fantasy assez classique que l’autrice nous propose… à des années-lumières même… Je ressors de ma lecture soufflée par ce que je viens de lire. J’ai à la fois adoré et détesté. Mais on peut dire qu’on ne ressort pas sans mot de cette lecture.

Résumé : Evelyn a 25 ans, un époux, une belle famille et un enfant de 5 ans.Quand elle était jeune fille, elle avait la compagnie des forêts de l’Alaska, de la poésie de la nature et de Pan, un faune mystique. Un jour, il disparut. Elle n’aurait jamais cru que la créature irréelle surgirait à nouveau dans sa vie et agiterait en elle ces émotions fantasmatiques et sensuelles. A mi-chemin entre la civilisation et la nature, sous le couvert des arbres glacés, Evelyn devra faire face à des choix terribles. Trouvera-t-elle son chemin dans l’ombre ? Légende de la fantasy, Megan Lindholm, alias Robin Hobb (L’Assassin Royal, Le Soldat chamane), tisse ici un chemin de vie d’une humanité sensible, où le fantasme de la nature se mêle aux désirs sombres et inquiétants qui grouillent au fond de nous.

L’appel de la nature

S’il y a bien un thème majeur dans le roman, c’est la nature. Et plus particulièrement l’appel de la nature dans les deux premiers tiers. Comme le chant d’un cor, comme les premières lueurs du soleil au petit jour, comme une faim insatiable, la nature est omniprésente et hante l’héroïne depuis son enfance où elle courait déjà dans les bois. C’est la nature sous toutes ses formes : la douceur de l’appel, le besoin végétal mais aussi la brutalité et la cruauté animale. Même le caractère de l’héroïne semble aussi sauvage et instable que la nature.

Robin Hobb repousse les limites du supportable pour l’être humain et de fait, certaines choses peuvent gêner le lecteur. Ayant beaucoup de mal avec la cruauté, les épisodes de chasse étaient particulièrement difficiles à lire pour moi alors que j’ai adoré les passages où elle décrit les changements de saisons et les petits détails de la nature. Les scènes de sexes mi-homme, mi-bête, peuvent choquer aussi mais font transparaître toute cette animalité recherchée par Evelyn. Si je devais qualifier ce roman en quelques mots, c’est cette ode à la nature, un retour à la vie sauvage, simple mais difficile, la dualité des hommes qui souhaiteraient y revenir mais qui ne sont pas adapté à cette vie là (ou ne le sont plus depuis bien trop de siècles). La nature envahit chaque page, presque chaque phrase et c’est ce qui surprend sans doute le plus.

Un hymne à la vie

Au delà de la nature, l’héroïne est présentée sous différents aspects : l’enfant, la femme et la mère avant d’évoquer la vieille femme. C‘est le cycle de la vie qui est représenté dans sa totalité à travers Evelyn mais aussi par la nature avec les saisons qui se succèdent. La narratrice, comme le lecteur, perd le fil du temps établi comme nous le connaissons, nous perdons le compte des mois, des jours, des heures pour suivre les saisons, la lune et le soleil. Robin Hobb nous ramène une nouvelle fois à l’essentiel, à l’essence de toutes choses, à la nature, loin des inventions humaines, loin de toutes interventions de l’homme sur la nature.

Si le résultat est fascinant, il est aussi un peu angoissant car le lecteur est complètement coupé de l’humanité pendant un assez long moment dans la narration. La vie en est à sa source et poursuit son chemin loin de l’homme, au cœur de la forêt, au sommet d’une montagne. On en vient même à se demander si l’humanité n’est pas synonyme de mort et la nature de vie en poussant l’interprétation de ce qu’il se passe lorsqu’Evelyn se trouve parmi les humains ou dans la forêt. Dans tous les cas, le cycle de la vie est inévitable et c’est ce qui transparaît dans le roman avec beaucoup de force.

L’apprentissage de la maternité

Evelyn est un personnage vraiment particulier. J’ai eu beaucoup de mal à m’y attacher malgré les points communs nous pouvons avoir elle et moi. A vrai dire, je l’ai trouvé d’une morosité, d’un pessimisme, d’une négativité tels que j’ai failli fermer le livre au bout de 100 pages. Ma lecture a été vraiment très pénible jusqu’à environ 150 pages où j’ai enfin pu m’immerger dans l’histoire. C’est sans doute à partir de ce moment-là que Pan prend un peu plus de place et qu’elle cesse de ne faire QUE se morfondre sur un sort qu’elle a finalement elle-même choisi. (Ce que j’ai particulièrement adoré dans ce livre c’est que l’héroïne prend elle-même ses décisions. Je regrette du coup qu’elle ne les assume pas tous par la suite. Mais l’être humain est inconstant.)

L’autre thématique qui revient régulièrement dans le roman, c’est la maternité et les changements que cela entraîne dans une vie de couple, dans l’esprit d’une femme, dans son rapport à l’homme, la vie conjugale, son enfant. Sans être aussi présent que la nature, ces sujets sont sous-entendus avec régularité, revenant sur le devant des pages avant de s’éclipser pour mieux revenir encore. S’il y a bien une chose qu’Evelyn apprend dans le roman, c’est à être mère. Elle ne l’accepte pas totalement, jamais vraiment, pourtant les instincts et les pulsions sont là. La nature est à l’œuvre. Et si d’un côté la nature l’appelle et qu’elle en ressent le besoin, de l’autre côté, elle la rejette aussi un peu.

Lire ou ne pas lire : Le Dieu dans l’Ombre de Megan Lindholm/Robin Hobb ?

Le Dieu dans l’Ombre n’est pas le genre de roman que l’on adore ou que l’on déteste. C’est un roman qui soulève de nombreux questionnements sur la nature humaine, la vie, l’amour et la mort. Malgré un début de lecture compliqué pour moi (j’ai vraiment trouvé le début lent, long et ennuyeux), la suite a été une vraie découverte et j’ai été fascinée par l’écriture de Robin Hobb. Si vous aimez la nature en tant que réflexion philosophique mais aussi le rapport de l’homme à la nature, Le Dieu dans l’Ombre est un point de vue vraiment intéressant à découvrir. Je pense conserver encore longtemps des traces de cette lecture tout à fais particulière et j’ai encore plus hâte de me plonger dans Les aventuriers de la mer.

Que pensez-vous de la thématique de la nature dans les romans ? Aimez-vous lorsqu’un roman soulève des questions philosophiques voire existentielles ?

CONCOURS – DU 11 JUILLET AU 18 JUILLET 2019

Et comme j’ai reçu 2 exemplaires du roman, je vous propose de gagner le votre en partenariat avec les éditions ActuSF.
Lot : 1 exemplaire du roman Le Dieu dans l’Ombre de Megan Lindholm (alias Robin Hobb)
Modalités de participation : Remplir le formulaire ci-dessous et être abonné à mon blog Pause Earl Grey. (Prévenez-moi dans la dernière case du formulaire si vous ne pouvez pas répondre à vos mail à la fin du concours : absences, vacances, détox internet…)
Concours du 11/07/2019, 8h au 18/07/2019, 23h59. Le/La gagnant.e sera contacté.e par email (assurez-vous d’en fournir une valable). Envoi par la poste. Ouvert aux pays de l’UE uniquement. Je ne pourrais être tenue responsable en cas de perte ou de détérioration du colis.

CONCOURS TERMINE – Le.a gagnant.e sera contacté.e par mail dans les prochains jours ! Merci à tous pour votre participation !

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The Wicked Deep – Shea Ernshaw : sorcières noyées et ville maudite

51HOKI6qpDL._SX343_BO1,204,203,200_Malgré le chamboulement de mes lectures prévues pour juin, j’ai tout de même tenu à découvrir The Wicked Deep de Shea Ernshaw qui me faisait tant envie depuis quelques temps. Et cette lecture fut déroutante. Il m’a fallu plusieurs jours pour parvenir à écrire ma chronique dessus car l’ambiance est tout à fait singulière : ni bit-lit, ni horrifique, ni poétique, ni romantique… Ce livre est au carrefour de tout ces genre sans vraiment vouloir appartenir à l’un ou à l’autre. Étrange. Autant que la malédiction des Swan Sisters.

Résumé : C’est une histoire de vengeance… Il y a près de deux siècles, Marguerite, Aurora et Hazel Swan, trois jeunes femmes belles, libres et indépendantes, furent accusées de sorcellerie par les habitants de la ville de Sparrow. Des pierres accrochées aux chevilles, les trois sœurs furent noyées. Exécutées. Depuis ce jour, chaque année au mois de juin, les sœurs Swan sortent des eaux de la baie pour choisir trois jeunes filles, trois hôtes. Dans le corps de ces adolescentes, Marguerite, Aurora et Hazel reviennent se venger. Et cette année encore, Penny le sait, alors que les touristes afflueront, on retrouvera des cadavres de jeunes hommes sur la plage… Car cette malédiction, rien ne semble pouvoir l’arrêter.
Une fiction d’une force envoûtante aux frontières de la sorcellerie et de la magie. Êtes-vous prêts à rencontrer les Swan Sisters.

Commençons par le plus désagréable (et encore, ça n’est pas forcément dérangeant) : le twist plot. J’avoue que personnellement, c’est quelque chose qui ne me dérange absolument pas de « deviner » la fin bien avant la révélation. Certes quand je ne l’ai pas trouvée, je me dis que c’est original, mais quand je la trouve je ressens toujours beaucoup de satisfaction en mode « deal with it ». Ici, il ne faut pas être Archimède pour sentir que quelque chose ne tourne pas totalement rond et savoir ce que c’est. Pas d’effet de surprise donc. Mais comme je l’ai dit, ce n’est pas non plus dérangeant car il le fallait bien, ne serait-ce que pour l’avancée de l’histoire.

Sur le coup, en refermant le livre, je ne savais pas trop si j’avais aimé ou pas. Je n’avais pas détesté, ça c’était sûr. Mais aimé… Et puis en réfléchissant, j’ai découvert pourquoi : je ne suis pas habituée à ce mélange des genres. En général, je lis des livres faciles à classer dans les diverses catégories littéraires qui existent et ici ce n’est pas le cas. L’autrice a pris un malin plaisir à brouiller les cartes pour un résultat surprenant. L’intrigue flirte avec le fantastique sans jamais répondre vraiment à la question de la sorcellerie et de la magie latente. S’il y a un sentiment qui se dégage et imprègne la totalité du roman, c’est la mélancolie. Sans vous dévoiler l’intrigue, sachez que ce n’est pas anodin.

Résultat, j’ai beaucoup aimé The Wicked Deep qui frise le coup de cœur mais ne l’attend pas à cause de ce léger décalage que j’ai ressenti (et qui fait pourtant toute la saveur de ce roman young adult). Penny est un personnage terriblement attachant, surtout pour moi car je n’ai pas pu m’empêcher de m’identifier un peu à son histoire et même si les personnages secondaires manquent un peu de saveur : Penny, Bo et les Swan Sisters sont suffisamment développés pour tenir le lecteur au creux des pages de ce livre.

Lire ou ne pas lire : The Wicked Deep de Sea Ernshaw ?

Ce roman young adult est une réussite. Il est déstabilisant par les genres qu’il effleure du bout des mots sans jamais totalement s’y complaire. Il est attachant pour ses personnages principaux au passé complexe. La ville aurait pu être un personnage à part entière de l’histoire mais c’est surtout la malédiction des trois sœurs qui occupe tous les esprits. Même si la narration au présent n’est pas ce que je préfère, le sentiment de mélancolie qui se dégage de l’histoire donne à ce choix narratif une fluidité étonnante. Bref, si vous aimez le young adult, les malédictions, les villes étranges, les atmosphères mélancoliques et poétique, vous aimerez probablement vous aussi The Wicked Deep !

Avez-vous déjà craqué pour ce livre ? Pensez-vous le faire ? Aimez-vous les histoires de sorcières et de malédiction ?

Là où chante l’étoile – Olivia Zeitline : danser sur le chemin des étoiles

51Z6nx5UCpL._SX342_BO1,204,203,200_Avant tout je tiens à remercier Madame Kotoba, Olivia Zeitline et Solar éditions pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

J’étais particulièrement impatiente de découvrir ce second roman signé Olivia Zeitline car son premier Et j’ai dansé pieds nus dans ma tête avait été un véritable coup de cœur pour moi, à tel point que je l’ai fait lire à ma mère qui elle-même l’a offert à plein de personnes autour d’elle. C’est donc avec plaisir que j’ai commencé cette lecture dès que je l’ai reçue dans le courant du mois de juin et que je l’ai savouré. On y retrouve le thème de prédilection de l’autrice : l’intuition, et son héroïne Charlotte dans sa nouvelle vie consacrée à la danse.

Résumé : À 34 ans, Charlotte a enfin la vie qu’elle a tant désirée. Elle a intégré la troupe d’un célèbre chorégraphe, Asar, et a trouvé son équilibre dans sa relation amoureuse avec Tom. Quand Asar annonce que son prochain spectacle se montera à Los Angeles, elle est prête à le suivre, poussée par des rêves étranges dans lesquels une ombre familière lui apparaît. Arrivée à Los Angeles, la ville de tous les possibles mais aussi des mirages, Charlotte est en proie au doute. A-t-elle fait les bons choix ? Alors que l’ombre mystérieuse continue de la visiter dans son sommeil, son amie Théa, initiée aux rêves télépathiques et à la culture amérindienne, lui ouvre de nouvelles pistes pour écouter les signes que lui apporte la nuit. De la scène artistique de L.A. aux canyons de Californie, ce voyage en terre inconnue va la conduire au-delà de ce qu’elle n’aurait imaginé.
Un roman qui nous relie à l’intuition de la nuit, là où l’étoile chante en chacun de nous.

Là où chante l’étoile. Peut-on déjà commencer par parler de ce titre absolument magnifique ? Moi qui ai tant de mal à trouver un titre à peu près correct et évocateur, quand je lis ce genre de titres, je reste sur les fesses, admirative de la simple poésie qu’il évoque, de toute l’ambiance qu’il transporte avec lui.

Je ne sais pas si c’est l’effet « suite » qui m’a perturbé mais Là où chante l’étoile n’est pas le coup de cœur auquel je m’attendais. J’ai adoré ma lecture mais le fait est que je n’ai pas eu l’effet surprise et découverte que j’avais eu avec le premier. Je pense vraiment que c’est dû au fait que ce soit une suite : on connaît l’héroïne, on a déjà vu une évolution de son caractère, on connait déjà sa passion pour la danse. C’est un peu dommage mais cela n’enlève rien à toutes les qualités du roman car si j’ai commencé par vous parler de ce petit point négatif, il est largement contrebalancé par les positifs qui suivent.

Charlotte poursuit son intuition très loin cette fois, jusqu’aux USA, jusqu’à Los Angeles. Et comme souvent lorsque l’on prend des décisions aussi radicales que la sienne, on ressent une période de doutes incroyables : ai-je fait le(s) bon(s) choix ? Ne me suis-je pas complètement trompée ? Faut-il continuer dans cette voie ? En changer ? Mais comment ? Bref, c’est l’angoisse. Charlotte n’y coupe pas. Même si elle vit des périodes plus épanouie que par le passé, ce démon du doute ne l’a pas complètement quitté. La sérénité pas autant au rendez-vous qu’elle l’avait espéré.

Cette fois, c’est par les rêves que son intuition la guide. Des rêves récurrents, des symboles, des notes, des personnes qui reviennent sans cesse lui porter un message qu’elle ne parvient pas à décrypter. Olivia Zeitline nous parle bien du pouvoir des rêves dans ce roman. Les intuitions peuvent venir de l’environnement mais aussi de son propre inconscient et même plus. Toujours armée de sa plume douce et délicate, l’autrice nous entraîne dans le sillage de Charlotte qui poursuit son chemin terriblement humain avec les doutes et les erreurs. Cette sensibilité à l’être humain et à ses faiblesses est une des grandes forces d’Olivia qui parvient à transmettre son message avec beaucoup de bienveillance.

Lire ou ne pas lire : Là où chante l’étoile d’Olivia Zeitline ?

Si vous avez lu et aimé Et j’ai dansé pieds nus dans ma tête, vous aimerez forcément Là où chante l’étoile. S’il manque un brin de fantaisie à cause des doutes qui assaillent le personnage principal, l’histoire n’en est pas moins apaisante pour le lecteur. Olivia Zeitline nous invite à nous pencher sur nos rêves, les noter au réveil, apprendre à les décrypter pour comprendre ce qu’ils nous disent. Elle nous invite aussi à assumer nos choix, bons ou mauvais, ils sont fait et certains engagent notre responsabilité. Mais avant tout l’autrice ne juge pas, conseille à peine, suggère un peu plus en nous donnant des pistes de réflexion sur notre propre vie et rapport au monde. Ce deuxième roman est un pari réussi et je peux dire officiellement que c’est une autrice que je vais aimer suivre.

Lectures Prévues | Juillet 2019

Hello les Earl Grey’s !

Si je vous dis que le mois de Juin en lecture a été une vraie catastrophe, vous me croyez ? D’abord, je n’ai lu que 2 des 5 livres que j’avais prévus ! J’ai lu 3 autres livres qui n’étaient pas au programme : Vikings, la saga scandinave avec lequel j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la civilisation viking au delà des mythes nordiques, le dernier livre d’Olivia Zeitline dont je vous parlerais bientôt et Perséphone que j’ai bien l’intention de chroniquer aussi car j’ai beaucoup apprécié l’ouvrage. J’ai également cru que ma panne de lecture était revenue à cause de ma lecture en cours mais finalement non, ouf !
Donc ! Ce mois-ci, je ne vous présente que les livres que je suis sûre et certaine de lire. Mes autres lectures seront soient des livres déjà présentés (le 2e tome de Six of Crows ? Un jour peut-être !), soient au feeling selon mes envies car c’est ce qui s’est produit pas plus tard que ce week-end.

Le Dieu dans l’ombre – Megan Lindholm alias Robin Hobb

41-dn3SLuPLIl s’agit de ma lecture en cours. Un service de presse des éditions ActuSF que j’ai cru abandonner jusqu’à ce que le livre deviennent une véritable addiction. L’effet est un peu étrange, c’est la première fois de ma vie que je change radicalement d’avis entre le début et le milieu d’un livre (sans doute l’effet Robin Hobb dont j’apprécie beaucoup l’écriture et raison pour laquelle j’ai tenu à persister plus longtemps que d’habitude, grand bien m’en a pris). J’ai particulièrement hâte de vous en parler car il s’agit d’une lecture dont j’aurais beaucoup, beaucoup à dire.

Résumé : Evelyn a 25 ans, un époux, une belle famille et un enfant de 5 ans.Quand elle était jeune fille, elle avait la compagnie des forêts de l’Alaska, de la poésie de la nature et de Pan, un faune mystique.Un jour, il disparut.Elle n’aurait jamais cru que la créature irréelle surgirait à nouveau dans sa vie et agiterait en elle ces émotions fantasmatiques et sensuelles.A mi-chemin entre la civilisation et la nature, sous le couvert des arbres glacés, Evelyn devra faire face à des choix terribles. Trouvera-t-elle son chemin dans l’ombre ?Légende de la fantasy, Megan Lindholm, alias Robin Hobb (L’Assassin Royal, Le Soldat chamane), tisse ici un chemin de vie d’une humanité sensible, où le fantasme de la nature se mêle aux désirs sombres et inquiétants qui grouillent au fond de nous.
Légende de la fantasy, Megan Lindholm, alias Robin Hobb (L’Assassin Royal, Le Soldat chamane), tisse ici un chemin de vie d’une humanité sensible, où le fantasme de la nature se mêle aux désirs sombres et inquiétants qui grouillent au fond de nous.

Gardiens des cités perdues #1 – Shannon Messenger

51Q3tQNksaL._SX303_BO1,204,203,200_Ce choix est un reflet même de l’anarchie de mes lectures en ce moment car ce roman jeunesse n’était pas prévu avant plusieurs mois. Mais je cherchais une lecture légère, sans prise de tête, pas trop long et qui me donne envie pour une journée détente dimanche dernier. J’ai sorti plusieurs livres de chick litt mais non, j’ai zyeuté toute ma PAL sans conviction et puis j’ai opté pour celui-ci. Et j’en suis contente car j’ai bien entamé cette lecture. Même si j’appréhendais un peu car on m’avait dit que le premier tome était très jeunesse, je me régale quand même (l’écriture n’est pas si jeunesse que cela, ça passe très bien en young adult) et j’ai hâte de m’y remettre.

Résumé : Vous rêvez de visiter l’Atlantide ou la mythique cité de Shangri-la ? Suivez le guide !
Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde : depuis toujours, elle entend les pensées des gens autour d’elle. Un matin, un étrange garçon l’aborde et lui apprend qu’elle n’est pas humaine. Elle doit rejoindre l’univers qu’elle a quitté douze ans plus tôt.
De retour parmi les siens, une question l’obsède : pourquoi l’a-t-on cachée si longtemps dans le monde des humains ?

Les aventuriers de la mer (intégrale #1) – Robin Hobb

41UuSyezAYL._SX340_BO1,204,203,200_Retour à Robin Hobb qui va probablement être mon autrice phare de l’été avec la saga des Aventuriers de la mer à laquelle je m’attaque. Cela fait longtemps qu’elle est dans ma PAL et que je ne la sors pas car les intégrales sont grosses malgré mon envie réelle de les lire. Voilà, je m’y mets enfin ! Quitte à vous offrir un peu moins de chroniques de romans (mais j’ai de cours essais en stock dont je pourrais vous parler).

Résumé : La famille Vestrit connaît un revers de fortune. Il ne lui reste plus qu’un bateau en bois-sorcier, la Vivacia, que le capitaine Vestrit lègue à l’époux de sa fille aînée peu de temps avant de mourir. La fille cadette, se sentant délaissée, décide de le récupérer à n’importe quel prix.
Cette intégrale comprend les volumes initialement parus sous les titres : Le vaisseau magique, Le navire S aux esclaves et La conquête de la liberté.

En avez-vous lu certains ? Connaissez-vous Robin Hobb et sa fantastique saga L’Assassin Royal ? Je vous souhaite un très bon mois de juillet (qui, je l’espère, sera un tout petit peu moins chaud que le mois de juin).

5 livres à lire pour se rafraîchir en cas de canicule #2

Hello les Earl Grey’s !

J’avais prévu de partager avec vous un autre article aujourd’hui mais la météo de la semaine dernière m’a fait changer d’avis. J’habite le département qui a dépassé les records nationaux de températures, le Gard. Le thermomètre est monté jusqu’à 44°C chez moi et oui, c’était dur. Système D mis en route, toutes les astuces sont bonnes depuis le carrelage bien frais au bain de pieds en passant par le pain de glace ! Mais il existe une autre tactique : la lecture rafraîchissante. En 2017, je vous avais déjà proposé une sélection, en voici une autre, histoire de faire tomber un peu la température.

La mythologie viking – Neil Gaiman

51RvHY8PXJL._SX297_BO1,204,203,200_Si vous êtes déjà connaisseur de la mythologie scandinave, la narration de Neil Gaiman n’apportera rien de plus à votre moulin à eau, mais si vous ne vous êtes jamais vraiment penché sur le sujet, autant le faire avec la façon d’écrire de cet auteur. Au programme : les meilleures aventures des sagas des Dieux nordiques avec Odin, Thor et l’incroyablement rusé et malin Loki.

Résumé : La légende raconte qu’il existerait neuf mondes, reliés par Yggdrasil, le frêne puissant et parfait. C’est là le théâtre des aventures d’Odin, le plus grand et ancien dieu, Père de tout ; de son fils aîné Thor, fort et tumultueux, armé de Mjollnir, son légendaire marteau ; et de Loki, séduisant, rusé et manipulateur inégalable. Dieux trop humains, parfois sages, souvent impétueux, quelquefois tricheurs, ils guerroient, se défient et se trahissent. Jusqu’à Ragnarok, la fin de toutes choses. Voici leur histoire, rapportée par Neil Gaiman, le plus grand des conteurs.

Les racontars arctiques – Jorn Riel

41jSeaOkykL._SX341_BO1,204,203,200_Cette lecture est particulièrement idéale. Car si Les racontars arctiques sont disponibles en intégrale, ils sont également disponibles sous le format d’une vingtaine de petits ouvrages proposés à la base par l’auteur. J’ai lu Le naufrage de la Vesle Mari et autres racontars, et La vierge froide et autre racontars. Un vrai régal. Le lecteur est plongé en plein milieu du Groënland, perdu dans une nature encore sauvage, on ne sait plus où s’arrête la réalité et où commence les légendes dans le cœur de ces hommes endurcis.

Résumé : Des glaces du Groenland où il a séjourné seize ans, Jorn Riel rapporte les savoureux racontars d’une bande de joyeux drilles, chasseurs-trappeurs à leurs heures. Qu’ils soient redoutable conquistador, curé d’enfer ou écrivain sans crayon, ils ont tous une aventure déjantée ou une expérience fabuleusement absurde à raconter, aussi décapante que le tord-boyaux qu’ils avalent à grands flots. Portés par le vent d’arctique, les secrets mal gardés deviennent vite de chaleureux récits prêts à faire fondre la banquise ! 

Le livre de Dina – Herbjorg Wassmo

41jZEm3HA7L._SX349_BO1,204,203,200_Le livre de Dina nous amène tout droit en Norvège. J’ai été très surprise par ce livre dès le départ car le caractère du personnage principal est aussi aride, âpre et sauvage que le territoire sur lequel elle vit. Dina n’est pas un personnage attachant. Et pourtant, alors que c’est la qualité principale d’un livre, j’ai tout de même trouvé ce livre exceptionnel. La folie de Dina n’est pas sans rappeler celle des personnages des Hauts de Hurlevent où le paysage chaotique imprègne la totalité du livre jusqu’à l’âme des personnages.

Résumé : Sur les hauteurs sauvages de l’extrême Norvège, Dina règne en déesse obscure. Enfant coupable et délaissée, future maîtresse du domaine de Reisnes, elle grandit et traverse son destin dans un bouillonnement féroce que rien ne peut brider. Autour d’elle, le drame se noue dans le feu et la glace. Car Dina, Ève brûlante, éternelle indomptée, chevauche à travers vents sans trouver le repos… Déjà entrée au panthéon de la littérature scandinave, Herbjørg Wassmo donne vie à sa plus grande héroïne dans une trilogie incantatoire et légendaire. 

La reine des neiges – Hans Christian Andersen

51g02RHygKL._SX346_BO1,204,203,200_Quoi de mieux que de revenir à la base pour se rafraîchir un peu : lecture courte et légère pour les jours les plus horribles de la canicule où la concentration est compliquée. Nous pouvons ressortir nos livres de contes et y dénicher La reine des neiges d’Andersen pour renouer avec la première histoire et laisser de côté pour un temps Elsa et Anna. Un conte que j’ai toujours énormément apprécié depuis mon plus jeune âge.

Résumé : Pour jouer un mauvais tour aux hommes, le diable a fabriqué un miroir qui ne reflète que la laideur des choses. Atteint par un éclat de ce verre maléfique, le petit Kay se laisse entraîner par la Reine des Neiges dans son pays de glace. Gerda, son amie, est bien décidée à le retrouver. C’est le début d’un long voyage à travers le vaste monde…

Anna Karenine – Tolstoï

412-Ntw-+LL._SX307_BO1,204,203,200_Pour terminer, je vous propose de partir en Russie avec Anna Karenine. J’avais beaucoup aimé ce roman et c’est avec plaisir que je vous le conseille aujourd’hui. Dans ces pays au climat rude, la personnalité et la folie semble étroitement mêlées, l’un influençant l’autre avec une facilité déconcertante. Un livre extraordinaire qui happe le lecteur et le maintient sous son charme jusqu’aux dernières pages ravageuses.

Résumé : Anna n’est pas qu’une femme, qu’un splendide spécimen du sexe féminin, c’est une femme dotée d’un sens moral entier, tout d’un bloc, prédominant : tout ce qui fait partie de sa personne est important, a une intensité dramatique, et cela s’applique aussi bien à son amour.
Elle n’est pas, comme Emma Bovary, une rêveuse de province, une femme désenchantée qui court en rasant des murs croulants vers les lits d’amants interchangeables. Anna donne à Vronski toute sa vie.
Elle part vivre avec lui d’abord en Italie, puis dans les terres de la Russie centrale, bien que cette liaison « notoire » la stigmatise, aux yeux du monde immoral dans lequel elle évolue, comme une femme immorale. Anna scandalise la société hypocrite moins par sa liaison amoureuse que par son mépris affiché des conventions sociales.
Avec Anna Karénine, Tolstoï atteint le comble de la perfection créative.

Et vous, quelles sont vos lectures fraîches pour survivre à la canicule ? En avez-vous lu certaines ? J’espère en tout cas que vous allez bien ! Pensez à vous hydrater régulièrement ! Je vous souhaite une belle journée !