Lectures Prévues | Septembre 2019

Coucou les Earl Grey’s,

Je sais que je ne suis pas bien en avance pour vous parler de ma pile-à-lire du mois. D’aileurs, je l’ai déjà bien entamé. Enfin, si on veut… Mes lectures d’août se sont plutôt bien passées et j’ai à peu près suivi le programme. Pour ce mois-ci, je dois dire que j’ai prévu une belle sélection mais elle risque d’être fortement compromise selon quand je recevrais les services presse que j’attends (et il y en a quand même trois !). Mais comme je ne sais pas s’ils seront lu en septembre ou en octobre, je préfère attendre de les avoir entre les mains pour planifier une lecture. Pour moi, les services presse ont toujours la priorité sur le reste de ma pile-à-lire, c’est pour ça que j’en accepte moins qu’avant et que je les choisis avec soin.

Mais j’arrête de tergiverser et je vous montre ce que j’ai lu, ce que je lis et ce que je vais lire durant ce mois de septembre !

Mabon – Diana Rajchel

51mz8V5OnjL._SX352_BO1,204,203,200_Après avoir fait une pause depuis Ostara (en février), je reprends ma découverte des fêtes païennes avec Mabon (l’équinoxe d’Automne). Avec le temps qui se rafraîchit, les odeurs et la lumière qui change, j’ai toujours bien envie de célébrer les passages d’une saison à l’autre qui me permet de me reconnecter au temps qui passe et à la planète. Pour moi, cela fait partie de ma prise de conscience à propos de toutes les richesses que la Terre peut nous donner. J’ai d’ailleurs terminé ce livre et je me suis régalée avec. Il est clair et très bien expliqué à propos des origines et des fêtes actuelles ! Décidément, cette collection ne me déçoit pas !

Résumé : Mabon – aussi connu sous le nom d’Equinoxe d’Automne – est le moment où l’on rend hommage à la signification spirituelle de la récolte, du sacrifice, et de la survie. Célébrez les forces de l’air, de l’équilibre entre lumière et obscurité. Récoltez les énergies qui vous permettront de traverser l’ombre sans peine ni difficultés, pour ainsi continuer votre chemin dans la roue de l’année. Bénéficiez du savoir de la tradition païenne pour épanouir votre vie. Cet ouvrage vous guidera au travers de l’histoire passée et moderne des célébrations de Mabon et vous fera découvrir comment réaliser des rituels et des opérations magiques qui intègrent le changement d’équilibre entre la lumière et les ténèbres, qui se produit à l’équinoxe. 

L’hindouisme, anthropologie d’une civilisation – Madeleine Biardeau

51N3dZFKYXL._SX302_BO1,204,203,200_Je continue mon exploration de l’Inde. J’ai commencé celui-ci il y a quelques jours, je suis surprise de voir à quel point l’étude est claire et centrée sur l’anthropologie plutôt que sur la religion. C’est un aspect qui m’intéresse tout particulièrement pour comprendre la mentalité et la façon de voir le monde des hindous et j’ai hâte d’en découvrir chaque chapitre.

Résumé : Parmi les visions du monde et de l’homme, l’hindouisme est une des plus importantes, des plus cohérentes, des plus séduisantes. Des centaines de millions d’hommes la partagent, et même certains Occidentaux s’en réclament. Religion prédominante de l’Inde, nous ne la connaissons guère que par les figures un peu familières de Brahma, de Vishnou et de Siva, ou par la technique tantrique du yoga… L’ouvrage de Madeleine Biardeau est une remarquable initiation, qui n’exclut pas la profondeur de l’analyse. En étudiant successivement la fonction des brahmanes, les quatre buts de l’homme selon le dharma, le jeu des cosmogonies et les amours divines, en explorant le contenu des grandes épopées, le Mahâbhârata et le Râmâyana, elle nous offre une approche de l’homme hindou savante et passionnante, tout en s’interrogeant sur l’avenir de l’hindouisme. 

Queen of Shadows (Throne of Glass #4) – Sarah J. Maas

51z4o2jkXWL._SX327_BO1,204,203,200_Je ne sais pas si vous vous souvenez mais avec La Tête en Claire et Faith in words, nous avions commencé (il y a teeeellement de temps) la lecture de la série Throne of Glass de Sarah J. Maas. Eh bien, nous voilà reparties ! Nous allons poursuivre avec le tome 5 et comme je n’avais pas terminé le 4, je le reprends. Grosse différence : je le lis sur ma liseuse. Le niveau d’anglais est assez élevé (surtout le vocabulaire très pointu) dans cette série, et la lecture papier m’avait complètement découragée (d’où mon abandon). Avec la liseuse, cela me permet d’avoir le dictionnaire sous la main et je prends beaucoup plus de plaisir à cette lecture même si je suis un véritable escargot avec (d’ailleurs, je ne me force pas non plus à aller trop vite comme la dernière fois, si je vais lentement, tant pis ! Mot d’ordre : prendre du plaisir à cette lecture !)

Résumé : Everyone Celaena Sardothien loves has been taken from her. Now she returns to the empire – to confront the shadows of her past… Will she be able to defeat the king of Adarlan – once and for all? The action-packed fourth book in the New York Times bestselling Throne of Glass series has everything that fans of Leigh Bardugo and George R.R. Martin’s Game of Thrones yearn for – and more! 

Le Tigre Blanc – Aravind Adiga

41vqrZQyMZL._SX303_BO1,204,203,200_Deuxième livre de septembre sur l’Inde. Après L’hindouisme de Madeleine Biardeau, il ne me reste que des romans à lire et j’ai décidé de commencer avec Le Tigre Blanc. Il n’est pas très long, d’un auteur indien et a été primé… je pense que ce sont de bons arguments pour choisir celui-ci en premier. (Ma pile-à-lire sur l’Inde avance plutôt bien, je suis vraiment satisfaite de ma sélection pour le moment et ne manquerai pas de vous partager mes avis dans un article spécial qui est en cours de préparation !)

Résumé : Dans les  » Ténèbres « , vaste région au cœur d’une Inde miséreuse et violente, chacun sait que la Shining India ne brille pas pour tous ! Balram Halwai, surnommé le tigre blanc pour son intelligence hors norme, est pourtant décidé à conquérir sa place au soleil. Immoral et cynique, il ne reculera devant aucun moyen, quitte à y perdre son âme… Un premier roman couronné par le Booker Prize en 2008. 

Six of Crows #2 – Leigh Bardugo

51+3AI9ewjL._SX349_BO1,204,203,200_On en parle de cette private joke ? Combien de fois est-ce que je vous ai présenté ce livre dans mes Lectures Prévues ? J’ai perdu le compte… Pourtant… je persiste ! Je VEUX terminer cette duologie en 2019 !

Résumé : Après avoir réussi à s’enfuir du Palais des Glaces, Kaz et ses compagnons se sentent invulnérables. Un revirement de situation va cependant changer la donne d’une partie mortelle que devront jouer les jeunes prodiges du crime. Alors que les grandes puissances Grisha s’organisent pour leur mettre la main dessus, Kaz imagine un plan, entre vengeance et arnaque, qui leur assurera la gloire éternelle en cas de réussite, et provoquera la ruine de leur monde s’ils échouent.

Voilà pour ce mois de septembre. Certaines lectures pourront être remplacées par mes service presse dont je vous reparlerai sur instagram.
Je vous souhaite à tous et toutes un bon mois de septembre, une belle installation dans l’automne et de jolies découvertes littéraires !

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ACTUALITE | Les Tribulations d’une Princesse Faërique

Hello les Earl Grey’s !

Cela fait un petit moment que je n’ai pas posté sur le blog. Mon chat est malade depuis mi-août et je n’ai pas trouvé de temps à consacrer ici entre l’inquiétude, la surveillance et les rendez-vous chez le vétérinaire. Mais une nouvelle routine s’installe tout comme l’automne fait sentir de plus en plus fortement son arrivée. Je profite de mon actualité d’autrice pour reprendre les publications.

Eh oui, c’est aujourd’hui que sort mon premier court roman : Les Tribulations d’une Princesse Faërique aux éditions Gloriana. Il fait partie de la collection Princesse au format Vicky de la maison d’édition. Huit autrices se sont prêtées au jeu et nous avons beaucoup aimé nous amuser avec ce thème des Princesses (il paraît qu’elles ont toutes leur petit caractère d’ailleurs !). Les romans sont indépendants, vous pouvez lire les 8 comme seulement 5 ou même 1 seul.

Les Tribulations d’une Princesse Faërique

68359739_1923300857769492_3631681593669582848_n172 pages
Papier : 11€
Numérique : 1,99€

Résumé : Denaë Silentdawn est l’héritière du trône de Faëlinell, le Royaume des Faës. Forcée à un mariage politique, elle s’enfuit par un tertre avec sa dame de compagnie et meilleure amie, Séléniaë. Près de 20 ans plus tard, Denaë est devenue une médium réputée qui officie lors des soirées de Sir Allister qui l’a prise sous son aile. A Londres, tous connaissent Lady Silentdawn et le beau monde se bouscule pour la rencontrer. De loin, le cousin et enquêteur privé de Sa Majesté, August d’Este l’observe, fasciné par le mystère autour d’elle. Quand la Reine Victoria fait appel à lui à cause d’un fantôme hantant les serres royales de Kew Gardens, August s’y rend et subit une attaque de l’esprit. Il convient avec sa cousine de la nécessité de solliciter les compétences de Lady Silentdawn…

Vous pouvez commander la version papier sur Amazon mais aussi chez votre libraire (la maison d’édition est répertoriée par leur logiciel) et la version numérique sur vos plateformes habituelles !

Retrouvez les sept autres Princesses :

  • Les Tribulations d’une Princesse Rebelle – Amélie Cresson
  • Les Tribulations d’une Princesse Audacieuse – Laëtitia Arnould
  • Les Tribulations d’une Princesse Trop Frileuse – Ophélie Pemmarty
  • Les Tribulations d’une Princesse Vagabonde – Marie Laurent
  • Les Tribulations d’une Princesse Improbable – Mary G. Ash
  • Les Tribulations d’une Princesse en Fac de Lettres – Véronique Casanova
  • Les Tribulations d’une Princesse Hyperconnectée – Marine Noirfalise

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Le Musicien – Annabelle Blangier : trois ptites notes et puis s’en vont

41RJpcYKJzL._SX345_BO1,204,203,200_Je remercie les éditions Magic Mirror pour la lecture de leur nouveau roman en tant qu’Agent du Miroir cette année.

Dès les premières annonces faites par Magic Mirror à propos de cette nouvelle publication, j’ai été très enthousiaste. Il faut dire que la couverture de Mina M est particulièrement réussie et en plus de ça, le conte revisité me plaisait énormément. Forcément, je trépignais de découvrir ce qu’Annabelle Blangier avait pu tirer du Joueur de Flûte de Hamelin des frères Grimm. Sans être un coup de cœur (il va falloir que j’apprenne à modérer sérieusement mes ardeurs et mes attentes…), l’autrice nous propose un développement intéressant à l’histoire d’origine.

Résumé : Aucun village n’est aussi paisible que Hamelin. Conduits par un maire juste et protecteur, les habitants s’épanouissent en toute sérénité. Seule Lore, petite-fille du couple dirigeant, demeure frustrée de l’embargo posé sur la musique par son grand-père. Mais l’arrivée en ville d’un jeune virtuose pourrait bien faire imploser les règles sclérosées. Au rythme des cours de musique clandestins qu’il donne à Lore, Raffael va peu à peu remuer le passé inavouable de Hamelin. À mesure que les désirs de vengeance s’exacerbent et que la mélodie du violon envoûte les cœurs, les masques tombent et le village plonge dans une spirale de violence sans précédent. Lore, comme chaque habitant, sera mise face à un dilemme insoutenable. Saura-t-elle choisir entre le devoir moral qui lui incombe et la tentation du châtiment qui la ronge ? 

L’histoire est un peu lente à se mettre en place et c’est dommage. Il m’a bien fallu une centaine de pages pour découvrir que l’intrigue était plus profonde qu’elle ne paraissait. Au début, Lore est vraiment très superficielle à vouloir à tout prix son musicien au bal pour écouter de la « vraie » musique et tenter de fuir son mariage arrangé à venir. Il manque sans doute quelques indices pour susciter l’intérêt, pousser le lecteur à se dire qu’il y a bien plus. Heureusement, tout s’accélère après cela et l’on découvre complot, manipulation et intrigue politique saupoudrés d’une bonne dose de vengeance et de cruauté. J’ai aimé retrouvé l’aspect dur et humain que l’on a toujours dans les contes de Grimm et c’est d’ailleurs une des principales qualités du roman : l’on glisse d’un univers presque artificiel et lisse à une obscurité et une cruauté cette fois presque bestiale. Le Musicien porte en lui cette évolution de l’histoire. On ne sait rien de lui au début, ou en tout cas seulement l’image qu’il veut donner de lui-même, pour le découvrir lentement jusqu’à la résolution de l’intrigue.

Étrangement, mon personnage préféré est celui d’Angelika, l’aubergiste. Un personnage totalement secondaire mais auquel je me suis attachée peu à peu jusqu’à être frustrée qu’elle ne soit pas plus présente. Elle a énormément de caractère et une présence à elle seule dans tous le roman à chacune de ses apparitions, on sent de la bonté pure et de la force. (Mais si les excellents personnages secondaires ont tendance à frustrer les lecteurs, les auteur.ice.s peuvent s’amouracher de ceux-là bien qu’ils ne puissent être que secondaire pour l’histoire.) Au contraire, d’autres personnages auraient pu disparaître ou fusionner pour plus de lisibilité comme les deux amies de Lore. Je pinaille sans doute et c’est avec un point de vue extérieur que je me permets cette réflexion mais voilà, l’auteur.ice ne voit pas lui même ce genres de détails. Quant aux personnages principaux, j’ai beaucoup apprécié le Musicien (de toute façon, les mystérieux, j’aime toujours!) qui se dévoile peu à peu. Le twist plot est intéressant, je ne m’en suis doutée que quelques pages avant la révélation même si cela semble parfaitement logique, mon esprit était tourné vers d’autres aspects de l’intrigue à ce moment-là ce qui permet à la révélation de faire quand même son petit effet.

Si le début est un peu longuet, le dénouement est un véritable feu d’artifice bien écrit et bien mené par l’autrice. J’ai pris beaucoup de plaisir à la fin de ma lecture où la tension dramatique est à son paroxysme. Cela rend de fait le roman un peu inégal pour le lecteur mais on trouve bel et bien un déroulement de l’intrigue qui va crescendo. Et l’essentiel est souvent de terminer en beauté ce qui est réussi pour le coup !

Lire ou ne pas lire : Le Musicien d’Annabelle Blangier ?

Si vous aimez les contes de Grimm et que vous êtes curieux, vous pouvez vous laisser tenter par Le Musicien d’Annabelle Blangier. Malgré des coquilles (un chouilla trop) et quelques erreurs, j’ai apprécié plonger dans cet univers intemporel typique aux contes. Entre vengeance, complots et manipulations, l’autrice nous offre une jolie interprétation du joueur de flûte de Hamelin. J’ai pu trouver de belles qualités à ce roman comme le personnage du Musicien sur lequel repose l’intrigue, le rappel à l’humain (ses qualités et ses défauts) que l’on retrouve chez Grimm et l’aubergiste qui apporte bien de la douceur à l’histoire.

Lectures Prévues | Août 2019

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Coucou les Earl Grey’s !

C’est l’heure de faire un état des lieux des lectures passées, en cours et à venir. Ma panne de lecture est définitivement terminée, j’ai pu avancer comme je le souhaitais durant ce mois de juillet malgré des aléas et la canicule (qui me coupe tout moyen de concentration sur des livres). Aussi j’ai lu ce que je voulais lire, plus d’autres. Bon, je n’ai pas encore terminé l’intégrale 1 des Aventuriers de la mer mais je ne me fais pas de soucis là-dessus : avec ce genre de grosses éditions, je fais souvent des pauses pour intercaler des lectures rapides, cela me permet d’éviter la sensation de ne pas avancer dans ma PAL (et de m’angoisser avec ça !)

Du coup, en ce mois d’août, je vais finir cette première intégrale des Aventuriers de la mer, mais pas que ! Que vais-je donc lire ensuite ? Je vous laisse découvrir ça :

Le Musicien – Annabelle Blangier

41RJpcYKJzL._SX345_BO1,204,203,200_C’est le nouveau roman des éditions Magic Mirror ! Et comme cette année, j’ai l’immense privilège d’être un agent du miroir, j’ai reçu Le Musicien à découvrir ! Je suis tout particulièrement excitée car le conte revisité cette fois est celui du joueur de flûte de Hamelin. Un conte que j’apprécie énormément et qui est finalement très peu repris de nos jours. Je suis vraiment curieuse de savoir que cela va donner. Un grand merci aux éditions Magic Mirror !

Résumé : Aucun village n’est aussi paisible que Hamelin. Conduits par un maire juste et protecteur, les habitants s’épanouissent en toute sérénité. Seule Lore, petite-fille du couple dirigeant, demeure frustrée de l’embargo posé sur la musique par son grand-père. Mais l’arrivée en ville d’un jeune virtuose pourrait bien faire imploser les règles sclérosées. Au rythme des cours de musique clandestins qu’il donne à Lore, Raffael va peu à peu remuer le passé inavouable de Hamelin. À mesure que les désirs de vengeance s’exacerbent et que la mélodie du violon envoûte les cœurs, les masques tombent et le village plonge dans une spirale de violence sans précédent. Lore, comme chaque habitant, sera mise face à un dilemme insoutenable. Saura-t-elle choisir entre le devoir moral qui lui incombe et la tentation du châtiment qui la ronge ? 

Siddhartha – Hermann Hesse

512x7m+f7JL._SX302_BO1,204,203,200_Ma phase de recherches sur l’Inde était l’occasion où jamais de découvrir l’écriture d’Hermann Hesse, prix Nobel de littérature. Non que je sois très portée sur tout ce qui est prix, c’est parfois intéressant de se pencher dessus. J’en profite donc pour lire Siddhartha que je lis en ce moment même en parallèle des Aventuriers de la mer. J’ai hâte de vous en parler sur le blog !

Résumé : Un jour vient où l’enseignement traditionnel donné aux brahmanes ne suffit plus au jeune Siddhartha. Quand des ascètes samanas passent dans la ville, il les suit, se familiarise avec toutes leurs pratiques mais n’arrive pas à trouver la paix de l’âme recherchée. Puis c’est la rencontre avec Gotama, le Bouddha. Tout en reconnaissant sa doctrine sublime, il ne peut l’accepter et commence une autre vie auprès de la belle Kamala et du marchand Kamaswani. Les richesses qu’il acquiert font de lui un homme neuf, matérialiste, dont le personnage finit par lui déplaire.
Il s’en va à travers la forêt, au bord du ßeuve. C’est là que s’accomplit l’ultime phase du cycle de son évolution. Dans le cadre d’une Inde recréée à merveille, écrit dans un style d’une rare maîtrise, Siddhartha, roman d’une initiation, est un des plus grands de Hermann Hesse, prix Nobel de littérature.

La Mahabharata – Jean-Claude Carrière

51UvXYYMAnL._SX303_BO1,204,203,200_Je poursuis mon exploration de l’Inde avec la version du Mahabharata par Jean-Claude Carrière. Cette grande épopée sur les dieux indiens et les mythes est condensée dans cette version mais je pense qu’elle me permettra quand même de cerner l’essence de ce grand texte. J’avoue, j’ai hâte de découvrir de quoi il retourne.

Résumé :  » Si tu racontais cette histoire à un vieux bâton, il reprendrait feuilles et racines.  » Cette pensée d’Henri Michaux s’applique parfaitement au Mahabharata.
Voici l’un des plus grands livres du monde, un conte merveilleux qui rassemble tous les mythes, les aventures et les croyances sur lesquels repose la culture indienne.
Cet univers complexe est rendu limpide par Jean-Claude Carrière. À travers ces pages, il nous aide à saisir la quintessence d’une œuvre qui nous renvoie, quatre siècles avant notre ère, l’image d’une humanité en déroute, obsédée par l’idée de la destruction finale…

Une histoire de l’Inde – Eric Paul Meyer

41pUV1gFyNL._SX304_BO1,204,203,200_Il me fallait une base historique et j’ai opté pour le livre d’Eric Paul Meyer. Le choix n’était déjà pas énorme et financièrement, c’était aussi un des plus abordables en étant plutôt complet avec une grosse partie sur l’antiquité et le moyen-âge (qui m’intéressent tout particulièrement).

Résumé : L’Occident s’étonne aujourd’hui de voir le sous-continent indien faire son entrée sur la scène internationale. Mais en réalité, l’Inde « éternelle » et isolée du monde n’a jamais existé, elle fut une invention de l’Europe, confortée parfois par certains discours religieux des Indiens eux-mêmes. Un cinquième de l’humanité est l’héritier d’une histoire complexe, riche en ruptures et en épopées, qui couvre plus de 4000 ans, des premières cités de l’Indus à l’empire d’Ashoka, à celui des Grands Moghols, au Raj britannique, à l’Indépendance et à la Partition. Éric Paul Meyer dresse ici une fresque vivante de ce monde en mouvement. On y voit naître le bouddhisme, se transformer l’hindouisme, s’implanter l’islam, arriver d’Occident les marchands et les missionnaires.
Au-delà des indispensables repères chronologiques, l’auteur nous convie à une réflexion plus thématique, centrée sur les liens entre économie, politique et religion, et sur le rapport au passé entretenu par les Indiens. En montrant les enjeux politiques considérables mobilisés par les différentes interprétations qu’ils produisent de leur histoire, il nous aide à comprendre l’un des acteurs majeurs de la mondialisation.

La sagesse animale – Danielle McKinnon

410x6IiBg5L._SX350_BO1,204,203,200_Au cas où j’ai besoin de changer un peu de l’air indien, j’ai commencé quelques pages de La sagesse animale. Ce sera parfait pour décompresser. Je me rends de plus en plus compte que j’ai quelque chose avec les animaux qui viennent vers moi facilement et m’apprécient (autant que je les apprécie). Avec mon chat, j’ai parfois l’impression de communiquer, alors espérons que je découvre certains secrets dans ce livre !

Résumé : Développez avec les animaux qui vous entourent une relation plus profonde et plus positive, et enrichissez votre vie grâce à « La sagesse animale ». Tout autour de vous, les animaux font office de thérapeutes, de coaches, de mentors et d’instructeurs, si vous leur prêtez attention. Ils souhaitent vous guider vers la prochaine étape de votre évolution personnelle, et ce livre, le premier de son genre, vous montre comment les comprendre et comment profiter de ce qu’ils ont à nous apporter. Danielle MacKinnon, qui travaille intuitivement en profondeur avec des animaux depuis près de vingt ans, partage avec vous toute la richesse de la sagesse qu’elle a acquise, au travers d’outils et de techniques utiles, d’anecdotes sur des clients, et d’un processus de croissance personnelle guidé par les animaux. En gardant le cœur et l’esprit ouvert, vous développerez une nouvelle conscience et un plus grand amour de vous-même, ainsi que de ces créatures pleines de sagesse qui font partie de votre vie. 

Ce programme est peut-être un peu ambitieux mais la plupart sont des livres assez courts. J’espère même pouvoir y glisser un livre pour le challenge Hold My SFFF ! Mais en tout cas, ce sont les lectures qui me font envie pour ce mois d’août qui sera principalement sous le signe de l’Inde. Lectures plaisir mais aussi lectures utiles puisque je reprends le travail sur mon manuscrit indien. Et vous, que prévoyez-vous de lire ce mois-ci ?

Je vous souhaite à tous et toutes un beau mois d’août, de belles découvertes littéraires et surtout pleins de petits bonheurs !

La Machine à explorer le temps – Herbert George Wells : classique et précurseur du genre

41SSQq-zHqL._SX301_BO1,204,203,200_Ce mois-ci le Hold My SFFF challenge du Charmant Petit Monstre et Pretty Rosemary avait pour thème les voyages dans le temps. Ni une ni deux, je me suis procuré ce classique que je n’avais encore jamais lu : La Machine à explorer le temps de H.G. Wells. C’était l’occasion où jamais et je ne regrette pas ce choix. Non content d’être un classique, ce court roman met en place tous les codes du genre que nous connaissons, que les auteurs ont par la suite repris pour mieux s’en éloigner aujourd’hui.

Résumé : «Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s’étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d’immenses édifices s’élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée – ondoyant et s’évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d’un solstice à l’autre, en moins d’une minute, et que par conséquent j’allais à une vitesse de plus d’une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s’évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps.» 

Ce ne sera peut-être pas une très longue chronique. Les qualités de ce roman se décrivent en peu de mots finalement. Forcément, avec un regard contemporain, La Machine à explorer le temps a vieilli. Il y a quelques expressions, notamment au début, qui m’ont fait tiquer. Le XIXe siècle était ainsi fait que l’on opposait les « civilisés » des « non-civilisés ». Ce sont aujourd’hui des concepts totalement dépassés, on est d’accord. J’ai pu passer dessus assez facilement car ces expressions et sous-entendus ne reviennent pas à chaque page. En outre, le schéma narratif est classique, on sait à l’avance le déroulement des actions mais c’est une chose qui ne m’a pas dérangé. J’avoue que même dans les romans contemporains, ça ne me dérange pas plus que ça car j’attache plus d’importance aux personnages qu’à l’intrigue. Comme je sais que c’est un critère pour certain.e.s d’entre vous, je le mentionne tout de même.

En dehors de ce schéma classique, je salue tout de même la plume de H.G. Wells particulièrement agréable à lire. J’avoue que je m’attendais à plus complexe (du style de R.L. Stevenson, que j’adore mais dont on sent bien le style XIXe) mais non. Sans être totalement moderne, l’écriture est beaucoup plus fluide que d’autres auteurs du XIXe siècle avec des actions qui s’enchaînent régulièrement et qui évitent de tomber dans le catalogue qu’affectionne notre cher Jules Verne (cœur Jules). De fait, les 170 pages de lecture passent toutes seules.

H.G. Wells, tout comme Jules Verne, sont considérés comme des précurseurs de la littérature de l’imaginaire et pour cause. On retrouve dans La Machine à explorer le temps tous les ingrédients nécessaires à la thématique. Durant ma lecture, je me suis retrouvée en enfance, à l’époque où je regardais tous ces films adaptés de ces classiques de l’imaginaire. Vous y trouverez donc :

  • Le récit d’un explorateur
  • Une machine étrange et incroyable
  • Une civilisation humaine bien différente de celle que l’on connaît
  • Des créatures effrayantes qui menacent l’explorateur et sa machine
  • Un lien sentimental entre le voyageur du temps et une « autochtone »

Décidément, tout est là. J’ai été vraiment surprise de voir à quel point ce roman pouvait être une base solide en terme d’élément et de narration pour un récit de voyage temporel. Bien que plus subtils dans les Jules Verne, on les retrouve tout de même. Je crois que ce qui fait de ce roman une si belle leçon d’écriture de l’imaginaire, c’est le fait qu’il soit court. En 170 pages, il est facile de décortiquer avec précision chaque élément de construction.

Lire ou ne pas lire : La Machine à explorer le temps de Herbert George Wells ?

Si comme moi, vous aimez l’imaginaire, que vous aimez le XIXe siècle et que vous aimez les classiques, il y a assez peu de chance que vous n’aimiez pas La Machine à explorer le temps de H.G. Wells. Sauf si vous n’accrochez pas au style de l’auteur (ça arrive parfois), pour moi ce roman a eu côté régressif que j’ai savouré, me replongeant dans les récits que j’aimais enfant. Mais en tant que lectrice confirmée et autrice, il m’a fait sourire tant le schéma narratif est apparent. Vous l’avez déjà deviné, j’en suis certaine, j’ai adoré cette lecture et peut-être que je le relirais même un de ces jours !

Avez-vous déjà lu des romans de H.G. Wells ? Aimez-vous les classiques de l’imaginaire ? Lire Wells m’a donné envie de me replonger dans Jules Verne (heureusement, je n’ai pas encore tout lu !)