[Rentrée Littéraire] L’autre qu’on adorait – Catherine Cusset

Quatrième et dernier livre reçu dans le cadre des Explorateurs Lecteurs de la rentrée littéraire avec Lecteurs.com : le dernier Catherine Cusset, L’autre qu’on adorait paru aux éditions Gallimard. Et je l’ai remercie encore pour cette opportunité. N’étant pas mon style de lecture habituelle, j’ai commencé le livre sans a priori, le résumé m’intriguait mais je ne connaissais absolument pas cette auteure. Et parfois, on se retrouve face à un livre qui nous traumatise d’un auteur. Je l’ai vécu avec Une vie de Maupassant, je ne me suis toujours pas remise pour lire autre chose de lui. Et je crois bien que ce sera la même chose avec Catherine Cusset. Dur dur de se retrouver face à un livre dont on adhère absolument pas au style d’écriture…

Résumé : «Quand tu penses à ce qui t’arrive, tu as l’impression de te retrouver en plein David Lynch. Blue Velvet, Twin Peaks. Une ville universitaire, le cadavre d’un garçon de vingt ans, la drogue, la police, une ravissante étudiante, une histoire d’amour entre elle et son professeur deux fois plus âgé : il y a toute la matière pour un scénario formidable. Ce n’est pas un film. C’est ta vie.»
L’autre qu’on adorait fait revivre Thomas, un homme d’une vitalité exubérante qui fut l’amant, puis le proche ami de la narratrice, et qui s’est suicidé à trente-neuf ans aux États-Unis. Ce douzième roman de Catherine Cusset, où l’on retrouve l’intensité psychologique, le style serré et le rythme rapide qui ont fait le succès du Problème avec Jane, de La haine de la famille et d’Un brillant avenir, déroule avec une rare empathie la mécanique implacable d’une descente aux enfers. (Gallimard)

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Devant ma page blanche, je dois rédiger mon avis pour le dernier livre de Catherine Cusset et je reste muette. Je déteste dire du mal d’un livre pour la bonne et simple raison que l’art sous toutes ses formes est ressenti différemment selon la personne qui l’aborde. Quelqu’un va rester de marbre devant une toile de Turner, moi, je m’extasie, je m’écrie au génie. C’est comme ça l’art. Et la littérature en fait partie.

Je vais donc commencer par le commencement. Le premier sentiment que j’ai eu en lisant les premières pages et qui ne m’a malheureusement pas quitté tout au long de ma lecture alors que je ne demandais que ça. La narration utilisant la 2e personne du singulier. Ce « Tu » sensé avoir de grandes qualités symboliques mais qui pour moi n’apporte rien si ce n’est une impression désagréable de vouloir faire mode, alors que c’était déjà has been avant de l’avoir été. C’est un avis personnel, dur je le reconnais, mais je ne peux pas mentir. Cette narration ne m’a jamais plu, je n’ai jamais réussi à rentrer dans un texte et en saisir les qualités lorsqu’il était employé. Bref. Je fais un blocage et pourtant je rêverai de m’en défaire.

De fait, je n’ai pas réussi à rentrer dans cette histoire aussi émouvante soit-elle pour l’auteure. Je reconnais le besoin d’extérioriser des sentiments qui lui pesaient peut-être. L’écriture est aussi le moyen de surmonter les épreuves difficiles de la vie pour un auteur et il semble que ce livre en est clairement le fruit. Pourtant, je regrette tellement ce choix de narration. Le personnage principal, Thomas, m’a paru si distant alors que l’effet inverse était recherché. Le texte perd totalement en fluidité et c’est vraiment dommage car en soit, l’histoire est intéressante à raconter. Celle d’un jeune homme en proie à ses propres démons et luttant dans des sables mouvants jusqu’à la fin, fatale.

Si je retiens un sentiment après avoir tourné la dernière page du livre, c’est bien celui du regret. J’ai vraiment voulu apprécier ce livre. Mais ce détail m’est apparu de plus en plus important au fil de ma lecture et je n’ai plus vu que ça. Le nez de Cyrano. Vraiment, dommage.

Ma note : 10/20

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6 réflexions sur “[Rentrée Littéraire] L’autre qu’on adorait – Catherine Cusset

  1. Je comprends que le type de narration puisse déplaire. J’avais lu « celles qui n’avaient jamais vu la mer » avec une narration à la 1e personne du pluriel et ce « nous » ne m’avait pas plu du tout, comme le « tu » dans le roman dont tu parles. Ta critique est intéressante ; je sais que je ne lirai pas ce roman et me concentrerai sur d’autres livres de la rentrée littéraire, alors merci pour cet avis.

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    • Oui du coup si tu n’as pas aimé un livre de narration en « nous » (???), je pense que le « tu » peux être difficile aussi. Par exemple, je n’essaierais même pas de loin de lire le livre que tu as lu >_< Il y a tellement de livre pour cette rentrée, d'autres valent peut-être plus le coup d'oeil pour toi (et moi).

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  2. Oui, c’est comme les vins, parfois tu n’es pas équipé pour ou le goût te déplaït… Bon à part cela, il n’est pas dans mes goût justement littéraire, je vais passer dans tous les cas.

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