Là où chante l’étoile – Olivia Zeitline : danser sur le chemin des étoiles

51Z6nx5UCpL._SX342_BO1,204,203,200_Avant tout je tiens à remercier Madame Kotoba, Olivia Zeitline et Solar éditions pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

J’étais particulièrement impatiente de découvrir ce second roman signé Olivia Zeitline car son premier Et j’ai dansé pieds nus dans ma tête avait été un véritable coup de cœur pour moi, à tel point que je l’ai fait lire à ma mère qui elle-même l’a offert à plein de personnes autour d’elle. C’est donc avec plaisir que j’ai commencé cette lecture dès que je l’ai reçue dans le courant du mois de juin et que je l’ai savouré. On y retrouve le thème de prédilection de l’autrice : l’intuition, et son héroïne Charlotte dans sa nouvelle vie consacrée à la danse.

Résumé : À 34 ans, Charlotte a enfin la vie qu’elle a tant désirée. Elle a intégré la troupe d’un célèbre chorégraphe, Asar, et a trouvé son équilibre dans sa relation amoureuse avec Tom. Quand Asar annonce que son prochain spectacle se montera à Los Angeles, elle est prête à le suivre, poussée par des rêves étranges dans lesquels une ombre familière lui apparaît. Arrivée à Los Angeles, la ville de tous les possibles mais aussi des mirages, Charlotte est en proie au doute. A-t-elle fait les bons choix ? Alors que l’ombre mystérieuse continue de la visiter dans son sommeil, son amie Théa, initiée aux rêves télépathiques et à la culture amérindienne, lui ouvre de nouvelles pistes pour écouter les signes que lui apporte la nuit. De la scène artistique de L.A. aux canyons de Californie, ce voyage en terre inconnue va la conduire au-delà de ce qu’elle n’aurait imaginé.
Un roman qui nous relie à l’intuition de la nuit, là où l’étoile chante en chacun de nous.

Là où chante l’étoile. Peut-on déjà commencer par parler de ce titre absolument magnifique ? Moi qui ai tant de mal à trouver un titre à peu près correct et évocateur, quand je lis ce genre de titres, je reste sur les fesses, admirative de la simple poésie qu’il évoque, de toute l’ambiance qu’il transporte avec lui.

Je ne sais pas si c’est l’effet « suite » qui m’a perturbé mais Là où chante l’étoile n’est pas le coup de cœur auquel je m’attendais. J’ai adoré ma lecture mais le fait est que je n’ai pas eu l’effet surprise et découverte que j’avais eu avec le premier. Je pense vraiment que c’est dû au fait que ce soit une suite : on connaît l’héroïne, on a déjà vu une évolution de son caractère, on connait déjà sa passion pour la danse. C’est un peu dommage mais cela n’enlève rien à toutes les qualités du roman car si j’ai commencé par vous parler de ce petit point négatif, il est largement contrebalancé par les positifs qui suivent.

Charlotte poursuit son intuition très loin cette fois, jusqu’aux USA, jusqu’à Los Angeles. Et comme souvent lorsque l’on prend des décisions aussi radicales que la sienne, on ressent une période de doutes incroyables : ai-je fait le(s) bon(s) choix ? Ne me suis-je pas complètement trompée ? Faut-il continuer dans cette voie ? En changer ? Mais comment ? Bref, c’est l’angoisse. Charlotte n’y coupe pas. Même si elle vit des périodes plus épanouie que par le passé, ce démon du doute ne l’a pas complètement quitté. La sérénité pas autant au rendez-vous qu’elle l’avait espéré.

Cette fois, c’est par les rêves que son intuition la guide. Des rêves récurrents, des symboles, des notes, des personnes qui reviennent sans cesse lui porter un message qu’elle ne parvient pas à décrypter. Olivia Zeitline nous parle bien du pouvoir des rêves dans ce roman. Les intuitions peuvent venir de l’environnement mais aussi de son propre inconscient et même plus. Toujours armée de sa plume douce et délicate, l’autrice nous entraîne dans le sillage de Charlotte qui poursuit son chemin terriblement humain avec les doutes et les erreurs. Cette sensibilité à l’être humain et à ses faiblesses est une des grandes forces d’Olivia qui parvient à transmettre son message avec beaucoup de bienveillance.

Lire ou ne pas lire : Là où chante l’étoile d’Olivia Zeitline ?

Si vous avez lu et aimé Et j’ai dansé pieds nus dans ma tête, vous aimerez forcément Là où chante l’étoile. S’il manque un brin de fantaisie à cause des doutes qui assaillent le personnage principal, l’histoire n’en est pas moins apaisante pour le lecteur. Olivia Zeitline nous invite à nous pencher sur nos rêves, les noter au réveil, apprendre à les décrypter pour comprendre ce qu’ils nous disent. Elle nous invite aussi à assumer nos choix, bons ou mauvais, ils sont fait et certains engagent notre responsabilité. Mais avant tout l’autrice ne juge pas, conseille à peine, suggère un peu plus en nous donnant des pistes de réflexion sur notre propre vie et rapport au monde. Ce deuxième roman est un pari réussi et je peux dire officiellement que c’est une autrice que je vais aimer suivre.

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Le Bois-Sans-Songe – Laëtitia Arnould : au coeur d’une sombre malédiction

41rW7z3G0hL._SX346_BO1,204,203,200_Cette année, j’ai la chance d’avoir été choisie comme Agent du Miroir. Vous aurez donc droit à mes chroniques sur les parutions de l’année de Magic Mirror Edition et on commence avec Le Bois-Sans-Songe de Laëtitia Arnould, sélectionné pour le PLIB 2019. Merci à Audry et Laëtitia pour cette lecture.

Résumé : Il est des larmes qui ne sèchent pas. Il est des blessures qui restent ouvertes. Il est des êtres qui les surmontent quand d’autres finissent par sombrer. Il est ceux qui les gardent en eux. À jamais. Comment survivre quand on est la seule personne éveillée parmi des êtres en proie à des cauchemars éternels ?
Princesse héritière de Modighjem, Liv se retrouve isolée, prisonnière de son pays désormais morne, séparée du reste du monde par un bois infranchissable, né le soir de la malédiction. Jusqu’au jour où son destin erratique croise celui de ce personnage entouré de ténèbres, avec son parapluie pagode et ses airs de prince maudit…
Pourquoi continuer à vivre quand les personnes qui nous étaient chères ont été massacrées, quand une principauté entière a sombré face à la rage des hommes et que l’on est seul, le dernier représentant de son peuple ?
Lennart Leifsen a choisi la vengeance comme raison d’exister. Retranché dans son lugubre manoir, penché sur son rouet, il tisse chaque soir, à partir de ses larmes, le sort qui maintient les Modigs sous le joug de ses tourments. Jusqu’à ce que survienne cette jeune fille dépenaillée, aussi agaçante qu’inconsciente, et que les larmes providentielles se refusent à lui…

Connaissant déjà la plume de Laëtitia Arnould, je savais déjà que j’apprécierai son nouveau roman. J’ai pu y retrouver son style poétique et qui s’attache aux détails les plus infimes pour une immersion totale dans l’ambiance sombre et étrange du Bois-Sans-Songe. Un style qui colle parfaitement au genre de prédilection de l’autrice : les contes de fées. Cette fois, elle nous propose une revisite imaginative de la Belle au bois dormant. C’est tout le peuple de la Princesse qui se retrouve victime d’un sort de sommeil tandis qu’elle croise le chemin d’un mystérieux jeune homme orgueilleux, profondément triste et en colère.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Laëtitia Arnould parvient à faire agir les deux protagonistes l’un sur l’autre au fil de l’histoire. La Princesse, longtemps passive face à sa situation, a un caractère fort voire borné au début. Peu à peu, elle parvient à nuancer ses opinions, un peu comme Emma de Jane Austen. De son côté, Lennart est un jeune meurtri par son passé qui n’arrive pas à voir autre chose que son malheur. Liv lui permet également d’ouvrir les yeux sur le positif qui l’entoure.

Les choix de réécriture sont très judicieux : on retrouve le sort de sommeil, le bois inquiétant, le Prince, les marraines et même le rouet qui joue un rôle totalement différent de l’histoire d’origine. Les éléments importants sont là, ceux que j’aurais probablement notés si on m’avait demandé ce que je voudrais lire dans une réécriture du conte. Mais l’autrice s’est appropriée pleinement l’histoire en détournant de façon très intelligente et originale les détails du conte originel. Ainsi, sans vous spoiler, les marraines ne sont plus vraiment ce que l’on attend d’elles, le Prince prend plus d’importance avec un rôle de choix et mention spéciale au petit écureuil récurrent que j’ai tout simplement adoré !

Si je devais noter un petit regret c’est que j’ai eu du mal à situer l’espace-temps de l’histoire. De base, étant dans un conte de fée, mon imagination était calée sur le moyen-âge habituel de ce genre littéraire pourtant quelques mots ou objets semblent étranges au milieu de cette ambiance. Ce n’est pas très dérangeant non plus cela dit.

Malgré tout le positif, j’ai eu beaucoup de mal à terminer cette lecture. Encore maintenant, je n’arrive pas à comprendre pourquoi puisque tous les ingrédients présents sont ceux que j’aime. La seule chose que je peux en conclure est que ce n’était peut-être tout simplement pas le moment pour moi de le lire. Il y a des moments comme ça… Je le ressortirai sans faute de ma bibliothèque une prochaine fois où mon esprit sera plus en demande d’une belle revisite de La Belle au bois dormant.

Lire ou ne pas lire : Le Bois-Sans-Songe de Laëtitia Arnould ?

Si vous aimez les réécritures de contes de fées, vous trouverez dans Le Bois-Sans-Songe tous ce qu’il faut à un tel exercice. Les éléments importants sont conservés et réutilisés de manière originale. La plume de Laëtitia sublime le tout avec sa poésie naturelle. Alors forcément, je vous le conseille si vous êtes friand de magie et de contes. L’exercice est réussi malgré de légers détails qui ne gâchent en rien la lecture.

Alors, vous vous plongez dans l’inquiétant Bois-Sans-Songe ? Vous n’avez pas trop peur d’y perdre vos rêves ? Vous aimez les réécritures de contes ?

Un gentleman dans l’étang – Christy Saubesty : Flic Flac fait la grenouille

515ulypoi+L._SX319_BO1,204,203,200_Je remercie les éditions Pygmalion ainsi que Babelio pour la découverte de ce roman !

Le mois dernier, j’ai participé à la masse critique de Babelio, un peu sur un coup de tête puisque j’étais plutôt dans l’optique de limiter les services de presse afin de faire diminuer ma pile à lire papier. Mais il y avait plusieurs titres qui m’intéressaient bien et voilà que je reçois Un gentleman dans l’étang, réécriture moderne du conte La fille du roi et la grenouille. C’est Christy Saubesty qui s’atèle à cette tâche et malheureusement pour moi, la mayonnaise n’a pas pris, je suis la première à le regretter. Je vous explique pourquoi…

Résumé : « Marie épousseta son pantacourt, puis contourna l’arbre pour s’approcher de l’étang. Elle s’accroupit en grommelant, effleura la surface saumâtre de l’eau et lâcha une nouvelle bordée de jurons. Si je peux me permettre…, commença Mathieu. C’est gentil, mais non, le coupa aussitôt la jeune femme en se relevant. Il n y a plus rien à faire. Mon collier est tombé dans l’eau. C’est un bijou auquel je tiens énormément et… Mathieu posa son journal, retira sa veste et commença à rouler ses manches. » Marie se sent enfin prête à prendre la vie à bras le corps et à s’autoriser à être elle-même. La tâche serait toutefois plus simple si elle n’avait pas la fâcheuse habitude de se mettre dans des situations délicates. Gérer le Tutti-Fleuri pendant le congé maternité de sa s ur ne faisait pas partie de ses rêves de petite fille, surtout quand, comme elle, l’action passe avant la réflexion. Sa récente rencontre avec l’irritant Mathieu, gentleman barboteur et sauveteur en titre des causes perdues, va cependant changer la donne…

Une romance à l’état pur

Après cette lecture, je suis bien contrainte d’admettre que je ne suis pas une fan inconditionnelle de romance. Ou que la romance fait partie des genres où je ne suis absolument pas bon public. J’aime la romance, j’adore Jane Austen, c’est un signe non ? J’aime généralement la romance historique et…. Finalement, je me rends compte que j’aime surtout la romance lorsqu’elle est liée à un contexte historique, des événements, une thématique développée. Mais lorsqu’il ne s’agit que d’une romance pour… ben parler d’une histoire d’amour comme les téléfilms de Noël (que j’adore pourtant mais dans lesquels on trouve souvent une thématique telle que le lien social, l’importance de la famille, de son entourage, les valeurs humaines) et bien je manque cruellement d’intérêt. Malheureusement, c’est ce qu’il s’est produit avec cette lecture. Toutes celles et ceux qui aiment la romance de manière générale et sans critère, vous aimerez. Pour celleux qui recherchent un petit truc en plus, ce n’est pas ce livre qu’il vous faut.

La réécriture de conte : La fille du roi et la grenouille

Je déteste ne pas aimer un livre. Encore plus quand l’autrice est française. J’aime soutenir les auteurs et autrices de mon pays mais je dois aussi reconnaître que parfois, je me plante totalement et que je ne fais pas partie de la cible des lecteurs de tel ou tel livre. C’est totalement le cas ici. J’ai apprécié le fait que Pygmalion ait placé le conte à la fin de l’ouvrage (quoique, je l’ai lu avant pour bien me remettre le conte en tête) mais du coup, cela incite le lecteur à comparer énormément le conte et la réécriture. C’est ce qui m’est arrivée. J’ai été déçue de certains choix de l’autrice et surtout, j’ai trouvé qu’elle s’en éloignait beaucoup. Déjà que le placer à une époque moderne est déstabilisant (mais très intéressant), je pense qu’elle aurait pu reprendre plus d’éléments du conte afin de mieux rendre l’aspect conte. Vous me direz, ce n’est que mes goûts personnels, et c’est vrai. Le fait est que pour moi, le récit n’est pas allé assez loin dans l’attachement au conte de Grimm.

Lire ou ne pas lire : Un gentleman dans l’étang de Christy Saubesty ?

Pour moi, c’est un flop. Je pense que je ne suis absolument pas la cible de cette collection. Je me suis fait avoir par le fait qu’il s’agisse d’une réécriture de conte mais on est vraiment dans de la romance pure, contemporaine, new romance. Mon amour pour l’histoire et le vintage n’a pas été satisfait. J’admets, pour moi, c’est un échec et cette collection de Pygmalion n’est pas pour moi. Mais pour le coup les amateurs de romance contemporaine et new romance se délecteront sûrement de cette histoire rafraîchissante avec une héroïne maladroite qui fond souvent en larmes.

Les Foulards Rouges, saison 1 Bagne – Cécile Duquenne : un mélange de steampunk, space opera et western réussi

IMG_20180620_154202_611Cela fait un peu trop longtemps que je ne vous ai pas proposé de steampunk par ici n’est-ce pas ? Je remédie à cette grave erreur dès aujourd’hui avec la première saison des Foulards Rouges de Cécile Duquenne ! Je suis tombée par hasard sur le livre chez Gibert Joseph, hop hop hop ni une ni deux, le précieux est à moi et j’entame la lecture de ce pas. Et aucun regret quant à cet achat, sauf peut-être celui de ne pas avoir la saison 2 sous le coude ! Mais je vous en dit plus après le résumé…

Résumé : Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel. En plus, elle fait plutôt bien son boulot on la surnomme même Lady Bang. Mais Lara n a pas obtenu ce job par hasard tout comme elle n a pas atterri dans cet enfer par hasard. Elle doit tout ça à quelqu’un en particulier, à qui elle en veut profondément et qui, pourtant, a quelque chose à lui offrir une chose qui n a pas de prix. Lara acceptera-t-elle de baisser un peu sa garde et de se lier à de dangereux criminels comme le mystérieux Renaud ? Si elle veut reprendre son destin en main et ne pas finir ses jours ici, elle n aura pas vraiment le choix.

Un univers multigenre

A vrai dire, lorsque j’ai commencé cette lecture, j’avais beau m’attendre à du steampunk original, je ne m’attendais pas à ça. Je qualifierais presque cet univers d’OVNI tant il recèle de richesses. Bien sûr, on retrouve le côté steampunk avec les armes, la technologie qui tient plus lieu du rafistolage pour nous, les vêtements parfois. Mais on plonge également en plein western avec le désert, les chevaux, une organisation en divers clans des pensionnaires de la planète-prison Bagne. L’autrice entraîne même le lecteur vers un space opéra à un moment donné. Bref, de quoi ravir ceux qui s’ennuient d’un univers au bout de 50 pages.

Une héroïne aussi badass que sensible

Vous connaissez mon amour pour les héroïne hors du commun, ou en tout cas réaliste tout en bousculant les clichés ? Et bien Lady Bang est de cette envergure : dès le début, Cécile Duquenne pose les bases d’une héroïne badass. Lady Bang est forte, a un caractère de cochon, une carapace autour d’elle qu’elle a minutieusement construite durant son séjour sur Bagne. C’est une dure à cuire. Sauf que pas seulement. Au fil des épisodes, on découvre que Lady Bang n’est pas si différente de nous toutes avec ses doutes et son cerveau qui se met rarement en pause. Lady Bang a beau faire leur compte aux criminels, elle est aussi humaine avec ses forces et ses faiblesses. J’ai adoré cette dualité en elle car au fond chaque être humain est un peu dual, moi la première (oui bon, sans le côté badass je suis d’accord).

Je pourrais aussi vous parler de Renaud, le personnage masculin principal, ou du Capitan, le leader de l’organisation des Foulards Rouges sur Bagne. Ils sont tout aussi réussi mais le personnage de Renaud repose plus dans le fait de découvrir ce qu’il est durant le récit plutôt que sa personnalité (j’ai adoré le détester même s’il ne fait rien de vraiment détestable, il n’est pas un prince charmant, loin de là, mais on s’attache quand même !) Le Capitan est peut-être une petite déception. Pas dans le sens de sa construction, mais j’aurais aimé en savoir plus sur lui, on le croise assez peu au final alors qu’il est à l’origine de ce qu’est Lady Bang telle que le lecteur la connaît. J’ai grand espoir pour la saison 2 même si…. *MUTE BECAUSE OF SPOILERS*

Lire ou ne pas lire : Les Foulards Rouges, saison 1 Bagne de Cécile Duquenne ?

Forcément, c’est un livre que je vous recommande ! Amateur de steampunk, fantasy ou science-fiction, amateur d’aventure ou de western, vous pouvez y trouver votre compte et vous régaler avec cette lecture. La bonne découverte pour moi est le format « épisode/saison » et je trouve ça intéressant. L’histoire ne souffre pas de temps morts, on ne s’ennuie pas. J’ai vraiment adoré l’héroïne Lady Bang que j’ai hâte de retrouver dans une saison 2 et une saison 3 !

Alors, on se laisse tenter par le steampunk-western-spaceop ? Vous connaissiez déjà l’autrice, Cécile Duquenne ? Qu’avez-vous lu d’elle ?

 

La quête d’Ewilan (trilogie) – Pierre Bottero : un classique jeunesse à ne pas rater

51qZrrJbNpLCe mois-ci, j’ai profité de la semaine à 1.000 pages organisée par Le Petit Pingouin vert pour lire la trilogie de La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero. C’est un auteur dont j’entends énormément parler depuis que je suis sur la blogosphère et qui m’a été recommandé par un bon nombre d’amies. Du coup, quand j’ai trouvé la trilogie chez Emmaüs, je n’ai pas vraiment hésité et je me suis jetée dessus. Après lecture, c’est une série que j’aurais adoré connaître quand j’étais plus jeune mais à mon âge, je n’ai pas pu complètement me laisser porter par l’histoire.

Résumé du tome 1 : La vie de Camille, adolescente surdouée, bascule quand elle pénètre par accident dans l’univers de Gwendalavir avec son ami Salim. Là, des créatures menaçantes, les Ts’liches, la reconnaissent sous le nom d’Ewilan et tentent de la tuer. Originaire de ce monde, elle est l’héritière d’un don prodigieux, le Dessin, qui peut s’avérer une arme décisive dans la lutte de son peuple pour reconquérir pouvoir, liberté et dignité. Épaulée par le maître d’armes de l’empereur et un vieil érudit, Camille parviendra-t-elle à maîtriser son pouvoir ?

Il y a des livres comme ça. Ils sont cultes. Ils ont laissé une empreinte indélébile chez les lecteurs qui l’ont lu au bon moment. Ils sont bons, excellents même. Mais ils passent plus difficilement à l’âge adulte. Pourquoi ? Je ne sais pas, je n’ai pas encore réussi à analyser ce phénomène mais le fait est que certains jeunesses passent très bien pour la lectrice adulte que je suis, d’autres moins. Harry Potter passe encore très bien, tout comme certains Young Adult telle la série Phobos de Victor Dixen que j’ai adoré. Mais quand j’ai voulu relire Les Royaumes du Nord de Philip Pullman, impossible. Et j’ai un peu eu le même effet ici. Je vais donc surtout m’attacher à en parler pour les lecteurs collégiens, public lecteur le mieux indiqué pour cette aventure.

Un maître mot pour La Quête d’Ewilan : l’aventure ! Au diable les sentiments bubblegum et les nuages barbe-à-papa. Ewilan, aka Camille, découvre le monde auquel elle appartient réellement et y plonge en pleine crise politique et territoriale. Accompagnée de son meilleur ami, elle rencontre des personnages haut en couleur avec qui elle va tisser un lien fort. J’ai particulièrement aimé Ellana, la marchombre et son caractère de guerrière.
Notre groupe d’aventuriers, parti en quête des parents d’Ewilan, va devoir faire face à leurs ennemis plus d’une fois, risquant la mort à chaque fois. Heureusement, le pouvoir de Camille parviendra à les sauver malgré le fait qu’elle ne le maîtrise pas encore tout à fait. Dessiner et rendre visible, tangible les choses n’est pas de tout repos mais Ewilan fait preuve d’un grand talent et apprend vite à jongler avec ses nouvelles capacités.

Avec cette première trilogie, Pierre Bottero met en place un univers singulier. Classique dans sa forme mais original dans les choix qu’il opère. Notamment dans le pouvoir que possède Ewilan que je trouve vraiment sympa, ainsi que le Pas de côté qui permet de passer d’un monde à l’autre (le monde que l’on connaît et celui dont elle est issue). Beaucoup d’éléments rendent curieux le lecteur : l’histoire de cet univers, les marchombres, le futur du meilleur ami de l’héroïne… Et j’avoue que je suis assez curieuse de tout ça. L’univers de Pierre Bottero est donc plus étendu et si cette première trilogie plaît, il est possible d’en découvrir plus avec Le Pacte des Marchombres et Les Mondes d’Ewilan.

Lire ou ne pas lire : La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero ?

Comme je le disais au début, je regrette de ne pas avoir lu cette série plus jeune car j’aurai vraiment pu avoir un coup de cœur pour l’univers de Pierre Bottero. On y trouve de l’aventure, une héroïne qui a du caractère, de la volonté et de l’ambition, un groupe d’aventuriers aussi éclectiques qu’attachants, des pistes de développement, un univers classique mais des détails originaux. De 10 à 15 ans, la Quête d’Ewilan ne pourra que plaire aux jeunes amateurs d’imaginaires, ou d’aventures autour de vous. Cela fera forcément des heureux ! J’en mets ma main à couper !

Connaissiez-vous cet auteur ? L’avez-vous lu quand vous étiez jeune ? Avez-vous cette sensation aussi avec certains livres jeunesses : excellents pour les jeunes mais plus difficiles à appréhender une fois adulte ?