Confessions d’un automate mangeur d’opium – Fabrice Colin & Mathieu Gaborit

IMG_20180402_093018_426Enfin, enfin, enfin. Je peux vous proposer une chronique de livres. Non parce que je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le mois de mars n’a pas été très riche de ce côté-là. Et pour cause. Préparation de Livre Paris, beaucoup de livres entamés, aucun terminé. Crève de cheval me faisant lire en tout et pour tout 10 pages en une semaine (c’est là où je me dis que j’étais vraiment mais vraiment à plat). Et une semaine de boulot/repos/cinéma-festival. Bref. Ma lecture de Confessions d’un automate mangeur d’opium en compagnie de Isa a été plus que chaotique et mon avis s’en ressent. Tout en ayant apprécié l’histoire, j’ai manqué d’empathie pour nos deux héros.

Résumé : Paris, 1889. Un monde en transition, où les fiacres côtoient les tours vertigineuses des usines. Une ville brumeuse envahie par les aéroscaphes, d’étranges machines volantes qui quadrillent le ciel, et des nuées d’automates cuivrés… C’est dans cet univers révolutionné par l’éther, la substance verte aux propriétés miraculeuses, que la comédienne Margaret Saunders doit résoudre le mystère de la mort de sa meilleure amie, tombée d’un aérocar en plein vol. Sur la piste d’un créateur de robots dément, Margo, secondée par Théo, médecin dans un asile d’aliénés, va découvrir au péril de sa vie les dangers cachés de l’envoûtante vapeur.

Vous connaissez mon amour pour le steampunk et notamment le Mois du Cuivre de Bragelonne, sortie en poche cette année (tout aussi soigné que les grands formats d’ailleurs), je n’ai pas pu résister à cette découverte. Manque de bol, le timing n’était pas idéal avec un sale virus qui m’a un peu plombé cette lecture.

Sur le papier (et dans le résumé), ce roman avait vraiment tout pour me plaire. En plus d’être un genre que j’affectionne, j’appréciais les bases des deux personnages principaux frère et soeur, l’un aliéniste (psychiatre), l’autre actrice et étoile montante. Pourtant, j’ai eu beau m’accrocher à chaque page, à chaque ligne, chaque chapitre… La mayonnaise n’a pas voulu prendre. A quoi est-ce dû ? La question demeure dans mon esprit et sans doute demeurera-t-elle jusqu’à ce que je décide d’une relecture dans quelques années (peut-être). Le fait est que j’aurais aimé en savoir plus sur le passé de nos deux héros qui ne partagent pas le même nom ni la même enfance (visiblement). Sont-ils orphelins ? Ont-ils des pères différents ? Quelle est vraiment leur relation qui flirte parfois avec l’ambiguïté d’un inceste ? Je ne sais pas ou alors mon cerveau malade a zappé de gros (énormes) détails importants… Honnêtement, ce sont des choses qui m’ont véritablement manqué dans l’histoire pour pouvoir éprouver une certaine empathie avec les personnages qui ne sont pas moins intéressants.

L’intrigue, quant à elle, est agréable et bien développée. On suit le fil rouge de ce meurtrier étrange, on suit les traces d’un savant fou créateur d’automate plus que réalistes dans leurs pensées, on suit une malédiction et un automate mystérieux. Le lecteur suit tout cela dans les rues de Paris, entre les allées de l’Exposition Universelle, au milieu des aéroscaphes et dirigeables. Et franchement, je pense avoir terminé ce livre grâce à cette bonne intrigue, maîtrisée par les deux auteurs.

Lire ou ne pas lire : Confessions d’un automate mangeur d’opium de Fabrice Colin et Mathieu Gaborit ?

Ecrire à quatre mains n’est sans doute pas la chose la plus évidente du monde. Encore plus du steampunk (à mon sens : un univers qui demande de la rigueur et une connaissance parfaite de son environnement et de ses personnages, c’est un genre qui ne laisse pas de place au hasard en tant qu’auteur et le moindre désaccord se ressent). Peut-être est-ce pour ça ? Ce sentiment de manque d’harmonie, manque d’osmose ? Je ne sais absolument pas. Le fait est que malgré une intrigue excellente, un univers riche et développé dont on aimerait savoir plus (notamment sur l’éther et son rôle), j’ai manqué de la matière première : les héros. J’en voulais plus, tellement plus à leur propos. Mais, comme les auteurs l’explique dans la préface de cette édition, peut-être qu’un deuxième tome verra le jour et répondra à toutes mes questions à propos de Théo et Margo !

Retrouvez l’avis de Isa : Le petit monde d’Isa

L’avez-vous déjà lu ? Quel ressenti en avez-vous eu ? Est-ce vraiment ma crève qui m’a gâché ma lecture ou y’a-t-il vraiment un petit manque côté personnages ?

 

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8 réflexions sur “Confessions d’un automate mangeur d’opium – Fabrice Colin & Mathieu Gaborit

  1. C’est vrai que la relation entre Théo et Margo est ambigüe. Par exemple, lorsqu’elle dort chez lui, il est tout gêné de la voir apparaître dans une de ces chemises…

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  2. J’ai failli, vraiment failli, craquer pour ce roman hier encore, au supermarché ! Maintenant, tu me fais hésiter et je me dis que j’ai déjà tellement d’excellents livres qui m’attendent dans ma PAL que, hé, j’attendrai plus tard pour voir si je tente celui-ci ou non un de ces quatre^^

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  3. Je suis fan de steampunk et pour avoir publier un roman du genre, tu as raison de dire que cela demande une grande maîtrise de son univers.
    Tu m’as donné envie de découvrir ce roman même s’il n’est pas aussi prometteur qu’il en a l’air. Merci !

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  4. Pas encore lu mais cela fait longtemps que je l’ai noté… Je te dirai si je trouve aussi que ça manque de détails concernant les personnages 🙂

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  5. Celui-ci je l’ai lu. Quasiment un des premiers de la collection en fait. ET je n’ai pas été emballée plus que cela. c<omme cela fait un moment, je ne pourrais te dire quoi exactement, mais j'avais un goût d'inachevé.

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  6. Tu sais, je me pose effectivement la question si le traitement que l’on prend ne risque pas d’influer sur notre comportement de lecteur. J’ai des antibiotiques depuis une semaine et je n’ai absolument pas réussi à accrocher au Golem d’Ackroyd. Je l’ai trouvé trop confus. Mais, était-ce le livre qui l’était? Ou mon esprit?

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