Devil’s lost soul #1 – Kaori Yuki : fidèle à elle-même

Quand j’ai acheté ce premier tome de Devil’s lost soul de Kaori Yuki, cela faisait un moment que je n’avait pas suivi ses sorties. D’ailleurs, j’en ai pas mal à rattraper, notamment la totalité de cette série. Mais bon avant de tous les acheter, je voulais savoir si l’histoire me plairait. Même si sincèrement, Kaori Yuki devrait travailler dur pour me décevoir. J’aime son coup de crayon, j’aime ses personnages qui se ressemblent physiquement, et j’aime par dessus tout son univers un peu glauque et gothique. Parlons plutôt de cette dernière série en date : Devil’s lost soul.

Résumé : À Tokyo, durant le faste Empire du Japon, Sorath, un orphelin qui a survécu à un tremblement de terre, est recueilli dans la résidence dite des “fleurs de sang” du baron Kamichika. Sorath tisse de puissants liens d’amitié avec Garan, le fils et héritier du baron, et Kiyora, la fiancée de Garan. Ces trois jeunes gens se jureront une amitié éternelle, mais une amitié qui sera bientôt tâchée de sang… Des sentiments dissimulés, les manœuvres du baron et la présence d’une beauté énigmatique, une jeune fille au charme fascinant et des rencontres fatales… Tout mène à la “nuit de Walpurgis”, le comble du cauchemar ! (Goodreads)

Déjà, il faut dire que la période historique choisi par Kaori Yuki n’est pas commune pour elle. On la connaissait avec le Londres du XIXe siècle, avec Comte Caïn et God Child, un univers parallèle, avec Angel Sanctuary, ou encore l’univers médiéval des contes de fées avec Ludwig Revolution, mais absolument pas avec une période historique aussi contemporaine. Pourtant, elle nous dit dans sa postface que cela faisait longtemps qu’elle voulait dépeindre cette période : l’Empire du Japon. Et le rendu n’est pas décevant même s’il manque de repères historiques un peu plus concrets.

Au delà de l’environnement historique, ce qui me plaît chez Kaori Yuki, ce sont bien évidemment ses dessins. Je suis toujours surprise par le rendu des sentiments qu’elle parvient à faire exprimer à ses personnages. La joie, la tristesse, l’angoisse, la déception, la vilenie, tout y passe et sans faire éprouver un seul doute sur ce qu’il se passe dans l’histoire. Étrangement, le personnage à cheveux longs, cette fois, est une femme. Je m’étais habituée à ce personnage excessivement androgyne qui revient chaque fois dans ses séries avec un caractère toujours très différent même s’il s’agit d’un homme (Rochel dans Angel Sanctuary, Jezabel dans Comte Caïn et Ludwig dans Ludwig Revolution). Kaori Yuki voulait du changement ! Finalement, ça ne m’a pas trop perturbé. Le personnage a un charisme aussi fort que tous ses « homologues » (appelons-les comme ça) et j’ai plutôt hâte de voir son évolution dans les prochains tomes.

Iiki-no-Ki

Au niveau de l’histoire, elle ne change pas de ses habitudes cette fois et reste dans un univers glauque où démons, diable et vilains se mêlent au gore. Si on aime pas cet univers, c’est vrai que ce n’est pas évident d’aimer l’oeuvre de Kaori Yuki. Mais ce serait dommage de passer à côté tout de même car il y a toujours beaucoup de subtilités dans ses intrigues qui se croisent. Ici, on soupçonne Sorath dès le début de ne pas vraiment être celui pour qui on le prend (pas celui pour lequel il se fait passer car il ne semble pas avoir la totalité de ses souvenirs : point d’intrigue). On s’attache beaucoup à lui que l’on suit la plupart du temps mais également à Garan qui semble-t-il va jouer un rôle assez particulier dans la suite. Les rôles féminins ne sont pas en reste, comme toujours chez Kaori Yuki et ne sont jamais téléphonés, c’est toujours appréciable.

Bref, j’attends vraiment d’en savoir plus et ce premier tome qui met rapidement les choses en place n’est au final qu’un amuse-bouche qui incite à découvrir le repas. Vous connaissiez déjà ce manga ? L’univers de Kaori Yuki vous attire-t-il ou est-ce que c’est trop violent pour vous ? Pour ma part, je suis sans doute subjective quand je la recommande chaudement…

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3 réflexions sur “Devil’s lost soul #1 – Kaori Yuki : fidèle à elle-même

  1. J’aime bien ce que fait cette auteure, mais tout comme toi, cela fait un moment que je ne suis plus les sorties de Kaori Yuki. Cette série me tente bien, alors je l’ajoute à ma wishlist. Merci pour cette (re)découverte !

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