3 Mangas à (re)découvrir : Paradise Kiss, Frau Faust & Raison et sentiments

Coucou les Earl Grey’s,

Cette semaine, je vous propose de nous pencher sur trois mangas que j’ai lu (ou relu) récemment. De temps en temps, j’aime bien me plonger dans les bulles et j’ai donc décidé de le faire une fois par mois. En tout cas, durant ces quelques premiers mois de l’année car j’ai une petite PAL en perspective (qui ne tiendra pas toute l’année), à voir par la suite donc. Commençons donc par mes lectures de décembre dernier et de ce mois de janvier : Paradise Kiss de Ai Yazawa, Frau Faust #1 de Kore Yamazaki et l’adaptation par Stacy King et Po Tse de Raison et Sentiments.

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Paradise Kiss – Ai Yazawa (l’intégrale)

51duNj1XlfL._SX346_BO1,204,203,200_Résumé : La très sérieuse lycéenne Yukari n’a qu’une obsession: réussir son entrée à l’université. Son assiduité aux études n’a d’égale que sa phobie excessive des gens. Aussi, quand un garçon tente de l’aborder, puis qu’un travesti lui barre la route, elle s’effraie au point qu’elle s’évanouit! Lorsqu’elle se réveille au « Paradise Kiss », une sorte de bar tenant lieu d’atelier de couture, elle apprend que ses « agresseurs » sont des étudiants d’une école de mode qui travaillent à leur création de fin d’année.
Isabella, le travesti, Arashi, le garçon, et Miwako, sa copine, s’activent à réaliser une robe dessinée par leur ami Georges. En raison de sa taille et de sa minceur, Yukari est pour eux le mannequin idéal pour présenter ce modèle. Quels sacrifices devra-t-elle faire pour entrer dans ce monde bizarre qui l’attire pourtant ? (Babelio)

Mon avis : Paradise Kiss était une relecture. Vous vous doutez bien que pour que je relise un manga, il fallait qu’il soit bon. Et c’est toujours le cas après des années et la fin des années folles de la jeunesse : Para Kiss est toujours aussi bien. Vous connaissez peut-être la mangaka plus connue pour sa célèbre série Nana. Ici, Paradise Kiss ne fait que 5 tomes et vous pouvez également le trouver en intégrale pour pas très cher chez Kana. On plonge dans l’univers de l’adolescence et de l’excentricité, un moment charnière où l’on ne trouve pas forcément sa voie, son identité. L’héroïne est en quête de tout ça et se lie d’amitié avec une bande d’étudiants en mode qui la prenne pour mannequin à leur défilé de fin d’études. De nouvelles expériences s’offrent à elle et bien sûr la rencontre du mystérieux étudiant au génie créateur qui l’entraîne dans une relation amoureuse assez spéciale. Les dessins sont raffinés et élégants, ce qui a fait la force de Ai Yazawa. En bref : vous pouvez vous régaler sans problème avec cette histoire!

Frau Faust #1 – Kore Yamazaki

61k-zAwKxoL._SX358_BO1,204,203,200_Résumé : Érudite, mystérieuse et dotée d’étranges pouvoirs, la jeune femme que Marion rencontre par hasard en ville semble traverser les âges et renfermer bien des secrets. Mais lorsqu’elle demande à notre héros de l’aider à pénétrer dans une église en pleine nuit pour retrouver son « chien », il ne fait plus aucun doute que Johanna s’est affranchie des règles sacrées de l’Inquisition et que l’étrange aura qui l’enveloppe revêt des allures profanes. Quel est son lien avec le docteur Faust dont parlent les légendes ? Où se trouve la frontière morale entre le bien et le mal ? Toutes les certitudes du jeune Marion s’apprêtent à être bouleversées. (Babelio)

Mon avis : Avec les mangas, je fonctionne beaucoup au visuel et quand je suis tombée sur les dessins de Kore Yamazaki, je suis rapidement devenue curieuse. Me voilà donc en train de commander au Père Noël toute son oeuvre à savoir The Ancient magus bride (dont je vous reparlerai bientôt) et le premier tome de Frau Faust sorti il y a peu. Après cette lecture, je n’ai aucun regret. Comme prévu, j’adore les dessins et l’intrigue n’est pas en reste. En s’inspirant du mythe de Faust, Kore Yamazaki transforme le Dr Faust en femme (j’ai hâte de savoir pourquoi car elle aborde son passé en tant qu’homme) et lui fait arpenter l’Allemagne avec un jeune garçon pendu à ses basques dont elle ne veut pas forcément mais qui s’incruste. Evidemment, le démon Mephistopheles n’est pas bien loin et son existence rend bien curieux pour la suite. Le tome 2 sort d’ailleurs début février, je crois que je ne pourrais pas attendre mon anniversaire pour me le procurer.

Raison et Sentiments – Po Tse & Stacy King (tiré de l’oeuvre de Jane Austen)

51ZY26VBBzL._SX362_BO1,204,203,200_Résumé : Privées de leur héritage à la mort de leur père par leur demi-frère et sa détestable épouse, Marianne et Elinor Dashwood quittent la demeure familiale avec leur mère et leur sœur pour le Devonshire. Là, elles se lient d’amitié avec la bourgeoisie locale notamment avec leurs cousins, les Middleton. Malgré tout, l’aînée, Elinor ne cesse de penser à Edward Ferrars mais leur amour semble impossible et la jeune femme fait tout pour conserver les apparences et ne pas étaler ses sentiments. L’impulsive Marianne, quant à elle, s’éprend avec passion du séduisant John Willoughby. Mais ses sentiments sont-ils vraiment partagés ? Les deux sœurs arriveront-elles à trouver le bonheur et à surmonter ces épreuves que la vie leur impose ?
Retrouvez l’adaptation du premier roman de Jane Austen dans une version manga fidèle au texte original ! Après Jane Eyre de Charlotte Brontë, c’est au tour de Raison et Sentiments de Jane Austen, un classique de la littérature anglaise, de rejoindre la collection Les Classiques en Manga. (Babelio)

Mon avis : Petite déception avec cette adaptation. Je suis assez curieuse de lire ce genre de manga, surtout lorsque j’ai lu l’oeuvre originale en premier, ça me permet de comparer la pertinence. Pour le coup, il me semble que c’est un peu raté. Si je ne suis pas complètement fan du dessin, ça passait quand même. Mais lorsque j’ai commencé ma lecture et que j’ai vu l’expression des personnages par moment, je me suis demandée dans quelle bulle ils avaient fumé un truc pas très net… Les expressions sont exagérées, ou peu adéquates, quand ils ne sont pas en train de pleurer. Si l’histoire générale est respectée, elle est rendue assez mièvre par le dessin. Honnêtement, j’aurais dû faire confiance en mon instinct qui n’était déjà pas convaincu en l’achetant, j’ai voulu laisser le bénéfice du doute. Tant pis pour moi ! Vous pouvez donc passer votre chemin sur celui-ci.

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Sherlock, Une étude en rose – Jay : le meilleur détective en manga

Entre deux voyages, je me suis accordée une petite pause littéraire en lisant l’adaptation manga de Sherlock chez Kurokawa. Adorant la série, j’étais tout à la fois sceptique mais aussi curieuse de savoir ce que cette adaptation pouvait bien donner. Faut dire que les « produits dérivés » en littérature d’un truc qui a marché bat son plein en ce moment (oui Harry Potter sens-toi visé !). Non que je sois contre, mais parfois je trouve que ça dépasse les limites et j’ai l’impression que l’on prend le lecteur pour une vache à lait. Le problème c’est quand on est fan, malheureusement, on ne compte pas, moi la première. Me voilà donc à ressortir de Cultura avec mon exemplaire de Sherlock dans les mains…

Résumé : Rapatrié d’Afghanistan à cause d’une blessure et de troubles psychologiques, le Dr. Watson retrouve un vieil ami de l’époque de la faculté de médecine qui lui présente son futur colocataire. D’un seul coup d’oeil, cette personne devine qu’il s’agit d’un médecin militaire de retour du Moyen-Orient, qu’un de ses proches est victime d’alcoolisme ou encore qu’il est suivi par un thérapeute. Le nom de ce colocataire ? Sherlock Holmes. (Babelio)

Le résumé vous dit quelque chose ? Normal. Il s’agit en fait de l’adaptation pure et simple de l’épisode 1 de la série. Je vois venir les gros yeux, les souffles déçus, les sceptiques, les rageux, les fans trahis… Mais vous savez quoi, j’étais un peu comme vous. Ce qui m’a fait l’acheter : la couverture. J’ai trouvé le dessin très ressemblant et franchement, pour une adaptation, c’est déjà un excellent point d’avoir des personnages ressemblant aux acteurs. Pour le coup, ce point positif ne s’arrête pas à la couverture car on reconnait également très bien Watson, Molly et Mme Hudson notamment. Mycroft est particulièrement réussi de profil mais sa dégaine est reconnaissable entre mille. Le seul que j’ai eu un peu de mal à reconnaître est Lestrade. Mais globalement, j’ai été très satisfaite du graphisme.

L’intrigue quant à elle ne surprendra pas les fans car il s’agit vraiment de la série et pour le coup, ça colle très bien, éludant quelques passages qui ne nuisent pas à l’équilibre de l’histoire. Ce qui diffère peut-être le plus, c’est l’appui sur un levier comique en caricaturant un peu plus Sherlock dans son excentricité pour faire d’autant plus de contraste à l’introversion de Watson. C’est un point présent dans la série mais un peu plus renforcé dans le manga. J’ai apprécié car j’ai trouvé que ça fonctionnait bien au format manga proposé, c’est réussi.

Lire ou ne pas lire : Sherlock #1 de Jay ?

Je pense que les fans peuvent y aller les yeux fermés et sans trop d’appréhension. C’est un bon travail d’adaptation qui a été fait et qui ne déçoit pas. Certes, ce n’est pas aussi génialissime que la série mais ça permet de prolonger le plaisir de cet univers sans être déçu et énervé. Ceux qui ne regardent pas la série ne seront pas en reste puisqu’il s’agit d’un premier épisode où Sherlock et Watson se rencontrent, de quoi appréhender un univers inconnu ou presque et se lancer à la conquête du monde de Sherlock Holmes.

D’autres avis : June & cie (l’experte Holmesienne)

 

Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine – Fuyumi Soryo

img_20170216_122200_887Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de bulles… que ce soit en BD ou en manga, c’est vrai que j’ai beau aimer ça, j’avais perdu l’habitude d’en lire alors que c’est très agréable. J’ai donc décidé de m’y remettre et j’ai acheté quelques bulles dont je compte bien vous parler. J’ai succombé à Orange que j’ai vu passer souvent chez les copinautes et j’ai également craqué pour celui-ci Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine de Fuyumi Soryo dont la couverture m’a totalement subjuguée. Et j’ai bien fait…

Résumé : Vienne, 1770. La jeune Antonia, fille de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, entreprend un voyage pour vivre auprès de son mari, le dauphin de France Louis-Auguste. Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus, et pourtant ils se sont juré amour et fidélité afin de réconcilier leurs nations respectives. Rapidement présentée à celui dont elle devra partager la vie, « Antoinette » se retrouve propulsée dans un nouveau monde : la cour de Versailles. C’est là, dans cet environnement aux codes si déroutants, qu’elle va apprendre à découvrir la personnalité de son époux si mystérieux : Louis XVI, futur roi de France… L’amour pourra-t-il naître d’un mariage arrangé ?

Tout en faisant quelques recherches pour cette chronique, j’ai découvert que l’auteure de Marie-Antoinette la jeunesse d’une reine n’était ni plus ni moins que celle de la série Cesare dont j’avais lu le tome 1 (je m’étais arrêté à cause du prix du tome à l’époque). J’avais été totalement conquise par les superbes dessins de Cesare, des villes italiennes, de l’architecture et des costumes. Les même réflexions que je me suis faites durant ma lecture de Marie-Antoinette… comme quoi, je dois vraiment adorer le coup de crayon de Fuyumi Soryo ! Ce qui m’a donné envie de reprendre ma lecture de Cesare…

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Mais revenons-en à Marie-Antoinette à proprement parler. Ce que j’ai directement noté (et que mon coeur d’historienne a apprécié), c’est la présence d’une bibliographie ainsi que la reproduction d’œuvres et des photos de Versailles qui ont alimenté graphiquement et scénaristiquement ce manga. Même si je n’ai pas étudié la période, je suppose que les faits historiques sur lesquels s’appuie Fuyumi Soryo sont réels. De Marie-Antoinette, nous connaissons surtout les dernières années et le sentiment négatif que le peuple français avait pour elle. A creuser sans aucun doute si on est un peu curieux sur le sujet (et d’ailleurs ce manga m’a rendu curieuse sur la vie de Marie-Antoinette, donc si vous avez des ouvrages historiques à me conseiller sur elle, je suis preneuse !)

Ici, le sujet n’est pas Marie-Antoinette, reine de France, mais bien Marie-Antoinette, dauphine de France. Fuyumi Soryo s’est attachée à raconter comment un mariage princier peut se faire, arrangé bien sûr, pour des raisons politiques, et comment un amour peut naître (ou pas) d’un tel mariage, comment aussi une jeune femme expatriée parvient à vivre dans un pays aux coutumes totalement différentes, encore plus à la cour royale ?… Autant de questions que l’on s’est souvent posé et que l’on se pose encore. Je pense notamment aux films de Sissi l’impératrice par exemple qui se retrouve dans le même cas de figure. Je ne vais pas vous cacher que l’histoire n’est pas le point le plus fort du manga même s’il tient à peu près la route, ce n’est pas d’une originalité foudroyante.

Le gros point positif (qui m’a complètement séduite) ce sont bien les dessins. Avec une histoire correcte, si les dessins sont magnifiques, l’ouvrage prend immédiatement énormément de points. Les bâtiments et le château de Versailles, les décorations des pièces, les détails des vêtements… j‘ai été scotchée et c’était un vrai régal pour les yeux.

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Ce manga en un seul tome a été commandé par le château de Versailles lui-même, les éditions Glenat ainsi que les éditions Kodansha à Fuyumi Soryo. C’est un bon moyen, je trouve, de faire connaître un peu d’histoire aux gens et si ce n’est pas le manga de l’année, c’est en tout cas une jolie réussite agréable à lire ! 

Ma note : 18/20

Devil’s lost soul #1 – Kaori Yuki : fidèle à elle-même

Quand j’ai acheté ce premier tome de Devil’s lost soul de Kaori Yuki, cela faisait un moment que je n’avait pas suivi ses sorties. D’ailleurs, j’en ai pas mal à rattraper, notamment la totalité de cette série. Mais bon avant de tous les acheter, je voulais savoir si l’histoire me plairait. Même si sincèrement, Kaori Yuki devrait travailler dur pour me décevoir. J’aime son coup de crayon, j’aime ses personnages qui se ressemblent physiquement, et j’aime par dessus tout son univers un peu glauque et gothique. Parlons plutôt de cette dernière série en date : Devil’s lost soul.Lire la suite »

Comte Caïn et God Child – Kaori Yuki

2964118505_1_3_xaIhNtMaJ’ai déjà lu ce manga il y a quelques années de cela, mais depuis quelques semaines, j’ai envie de lire des bandes dessinées et des mangas. Comme ce genre de choses ne sont pas vraiment données, j’ai décidé de reprendre les mangas que j’avais. Ce sont essentiellement les mangas de Kaori Yuki car j’aime beaucoup son travail. Je me souviens avoir lu les premier Death Note, des Black Butler aussi, j’ai lu Paradise Kiss, mais la mangaka que je suis vraiment c’est elle. J’aime ses influences du XIXe anglais, ma période historique préférée. Comment j’aurai pu ne pas aimer son travail alors ?Lire la suite »