Mon avis sur 4 romans jeunesse Castelmore

Coucou les Earl Grey’s,

aujourd’hui je vous propose non pas un mais 4 avis sur des livres jeunesse (8-12 ans) publiés chez Castelmore. Le programme est varié mais très riche et intéressant, je vous laisse plutôt découvrir les titres ainsi que quelques phrases pour vous dire ce que j’en ai pensé. C’est parti !

Ecoute le Rossignol – Lucy Strange

51nOXB9mu3L._SX332_BO1,204,203,200_Résumé : Henrietta, surnommée Henry, emménage dans une grande maison à la campagne avec sa famille, qui est sens dessus dessous après un événement dramatique. Henry, esseulée, entreprend d’explorer les environs comme les héros de ses livres Alice au Pays des Merveilles et Moogli. Dans le bois d’à côté, elle rencontre Moth, une vieille dame étrange, qui malgré son allure de sorcière va devenir son amie et l’aider à sauver sa famille… (Babelio)

Mon avis : Quand j’ai commencé cette lecture, je m’attendais à un récit poétique et merveilleux, et je n’ai pas été déçue. L’écriture de Lucy Strange est subtile et douce, parfaite pour raconter l’histoire de Henrietta et sa famille désunie qu’elle va devoir reconstruire. Les thématiques abordées sont d’autant plus intéressantes qu’elles sont imbriquées les unes dans les autres : deuil, difficultés familiale, difficultés d’être un enfant (souvent peu écouté par les adultes), conséquences de la guerre (la Première Guerre mondiale), le tout harmonieusement traité dans l’imaginaire merveilleux de l’héroïne. Un joli livre pour petits mais aussi pour grands !

42 jours – Silène Edgar

51UXDk6klqL._SX332_BO1,204,203,200_Résumé : Sacha, douze ans, et Jacob, son petit frère, sont à la fois surpris et très contents de partir en vacances avant la fin de l’année scolaire. D’autant qu’ils auront la chance de séjourner dans la pension de leur oncle Jean, un manoir breton au bord de la mer ! Une fois sur place, ce n’est pas tout à fait la colonie qu’ils s’imaginaient : les pensionnaires sont de drôles d’adultes qui se prennent pour Victor Hugo, Louis XIV, Néfertiti… Mais les garçons ne s’y ennuient pas une minute : le manoir est plein de secrets sur lesquels enquêter. Qui fait ces bruits étranges dans le grenier ? Et que sont ces mystérieux loups qui rôdent dans les parages ? (Babelio)

Mon avis : Ce roman historique prend racine dans la période terrible de l’occupation française durant la Seconde Guerre mondiale. Le pays est divisé en deux, le nord occupé par les allemands et le sud gouverné par Pétain. Autant dire que ce n’est pas tout rose. Mais c’est une période de l’histoire française importante et qu’il ne faut pas négliger à enseigner aux enfants afin qu’ils sachent. A travers la fuite d’une famille juive de Paris et de France, le lecteur découvre en même temps que le héro ce qu’il se passe, et la dangerosité de la situation. J’ai aimé cette façon douce et cruelle à la fois (réaliste finalement) d’amener l’enfant à comprendre ce qu’il se passe. Le héro, d’abord traité comme un enfant, finit par montrer une terrible maturité (et un brin de témérité).

L’effet Matilda – Ellie Irving

51css-akEXL._SX327_BO1,204,203,200_Résumé : Matilda, douze ans, adore les sciences. Ses héros sont Léonard de Vinci et Marie Curie, et elle passe son temps à imaginer et fabriquer des inventions de toutes sortes. Quand elle perd à un concours de sciences, elle est donc furieuse, d’autant qu’elle a perdu parce qu’elle… est une fille ! Et ce qu’elle apprend bientôt sur sa grand-mère ne va pas la calmer : cette dernière, une ancienne astrophysicienne, a autrefois découvert une planète, que s’est appropriée un odieux personnage, le professeur Smocks… Pour Matilda, il est hors de question de laisser Smocks s’en tirer et gagner un prix Nobel ! Elle embarque donc sa grand-mère en bateau, en montgolfière et en cachette de ses parents dans un voyage loufoque et épique jusqu’en Suède ! (Babelio)

Mon avis : Après lecture, ce livre tend plus vers les lecteurs et lectrices de 8 ans plutôt que de 12 même si l’héroïne en a bien 12. Ou pour des lecteurs pas très bookovores. L’avantage de cette petite histoire, somme toute classique pour un tel livre, c’est qu’il insiste particulièrement sur l’importance des femmes dans la science. Un domaine particulièrement dominé par les hommes depuis toujours et dont les inventions de femmes ont parfois été accaparées par la testostérone (ce qu’explique l’auteure dans le livre). Sans donner la primauté aux femmes, Ellie Irving montre à quel point il suffit de pas grand chose pour vivre dans un monde où les hommes et les femmes sont égaux : tout simplement en étant juste et en oubliant pas les femmes de talent.

Ma vie de Bacha Posh – Nadia Hashimi

41wP-22Hw6L._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : La famille d’Obayda a subi des déboires et dû s’installer dans la campagne afghane. Mais une tante a une idée pour leur attirer la chance : faire d’Obayda, la plus jeune des quatre filles, une bacha posh, c’est-à-dire l’habiller en garçon. D’abord désemparée de renoncer à ses cheveux longs et à la danse, Obayda ? désormais appelée Obayd ? devient amie avec Rahim, une bacha posh lui aussi. Et elle va ainsi découvrir la liberté… (Babelio)

Mon avis : Lorsque j’ai commencé cette lecture, je ne savais rien de cette tradition de « Bacha Posh » en Afghanistan et pour être totalement honnête, je n’en comprenais pas la nécessité pendant une bonne partie du livre, jusqu’à ce que je me décide à faire quelques recherches. Lorsqu’une famille n’a pas de fils dans sa fratrie, c’est considéré comme une honte d’où la transformation d’une enfant en garçon avant la puberté pour éviter ce déshonneur. Les choses étant dites, le récit prend de suite plus de signification et d’ampleur concernant le rôle de la femme, sa place et son émancipation au moyen-orient (mais pas que). Faut-il vraiment être un garçon pour avoir le droit de jouer dehors après l’école ? Faut-il nécessairement être un garçon pour grimper aux arbres ? Faire des balades, explorer le monde autour de sa maison ? Ce sont les questions que posent ce livre à travers les considérations d’Obayda/Obayd. Même si l’approche de ce livre nécessite un temps d’explications sur le concept de « Bacha Posh », il n’est pas inutile de le faire lire aux filles, mais aussi aux garçons.

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Comme un battement de cœur – Sam Olzy : un premier livre bourré de suspense

couverturePour inaugurer mes partenariats auteurs, je vous propose de découvrir Comme un battement de coeur, le premier livre de Sam Olzy que je remercie pour cette belle lecture. Parce-que oui, je ne suis pas une pro du suspense comme elle, je vous le dis direct : c’était une très bonne lecture. Mais promis je vais vous en dire un peu plus une fois que nous aurons découvert le résumé…

Résumé : Lena se rend à une fête dans un entrepôt de la ville. Le lendemain matin, son appartement est occupé par une jeune fille qui lui ressemble étrangement. Cette mauvaise surprise devient un véritable cauchemar lorsque plus personne ne la reconnaît. Entre réalité et fiction, son esprit va devoir repousser les limites de l’entendement. Parviendra-t-elle à lever le voile sur ce mystère ? (Goodreads)Lire la suite »

Une voix dans la nuit – Armistead Maupin : aussi agréable qu’intrigant

IMG_20160522_145100Avec Armistead Maupin, c’est un peu une histoire de coeur. J’ai connu cet auteur avec ses Chroniques de San Francisco et c’est une saga de 9 tomes que j’ai adoré. Mais vraiment. Beaucoup. Il était donc presque évident pour moi de finir par lire Une voix dans la nuit et avec l’arrivée des beaux jours, j’ai eu envie de retrouver sa plume incisive et d’une fluidité à toute épreuve. Le roman a beau faire 400 pages, il se lit comme s’il en faisait à peine la moitié. Mais bon, parlons d’abord du contenu d’Une voix dans la nuit (parce-qu’on est là pour ça).Lire la suite »