A la découverte du sud de l’Inde | Chennai

Coucou les Earl Grey’s,

Dernière étape du voyage en Inde aujourd’hui : Chennai. Nous avons terminé notre périple de 15 jours par la plus grande ville, capitale de la région du Tamil Nadu, là où nous avons atterri et que nous avons entraperçu en pleine nuit avant d’arriver à Mahabalipuram. Les organisateurs avaient décidé de garder cette grosse ville indienne pour la fin, une fois que nous nous serions acclimatés à l’Inde et c’était sans doute la meilleure chose à faire car pour ma part, Chennai représente tout ce que j’appréhendais avant mon départ : du bruit (beaucoup), du monde (beaucoup), de la circulation (beaucoup). Je ne me suis pas sentie en sécurité dans cette ville contrairement à toutes les autres. Et même si je suis contente de l’avoir vu, je sais pertinemment que si je dois retourner en Inde, je ne m’arrêterais plus là.

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Nous avons quand même pris le temps de visiter un peu durant une journée où nous avons sillonné la ville en rickshaw. C’était très drôle même si j’avais terriblement peur et que la fumée des pots d’échappement me faisait tousser. La circulation indienne est vraiment spéciale, il faut le voir et y être pour y croire complètement je pense. A bord de nos véhicules typiques, nous sommes donc passés par le Ramakrishna Temple, impressionnant par son architecture mêlant colonnade à la porte d’entrée et toits en forme de dômes, le phare de Chennai où j’ai eu le vertige comme jamais ainsi qu’un temple hindou et la basilique de Saint Thomas. Le groupe s’est recueilli un moment sur le tombeau présumé de Saint Thomas. J’avoue que cet instant ne m’a pas vraiment touchée n’étant pas sensible à la foi chrétienne mais les autres ont semblé ravi de cette étape ! Pour celleux d’entre vous qui ont de l’intérêt pour la religion, je pense que cette visite est à faire, après tout, il s’agit d’un des apôtres du Christ !

Nous avons terminé notre séjour à Chennai par un repas en toit-terrasse d’un restaurant très agréable avant de partir à l’aéroport peu avant minuit.

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Conclusion

Nous voilà à la fin de ce merveilleux voyage en Inde et à la découverte du Tamil Nadu. Cette escapade a été extrêmement enrichissante pour moi. En tant qu’hypersensible, je savais que ce ne serait pas de tout repos (l’Inde n’est pas le pays recommandé pour les gens souffrant d’hyperesthésie -les sens très/trop développés-) mais je tenais à le faire. Je voulais tester mes limites pour savoir ce dont j’étais capable, ce que je pouvais supporter et jusqu’à quel point. Durant ce voyage, il y a eu de bons et mauvais moments pour moi, mais chacun d’entre eux a été très intense. Aujourd’hui, je sais que je peux accomplir beaucoup de choses malgré mon hypersensibilité et que grâce à elle, je les vis et ressens à 200%.
Vivement mon prochain voyage, cette fois, c’est décidé, je pars seule et je sais que je peux le faire. Rendez-vous à la prochaine escale !

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J’espère que ce petit aperçu de mon voyage vous aura plu et que vous aurez un peu voyagé avec moi. N’hésitez pas à me dire si vous souhaitez que je réitère ce genre d’articles pour mes prochaines escapades et si vous avez envie que je développe plus sur l’histoire des lieux ou mon ressenti, ou encore les bonnes adresses. Cela dit… pour les bonnes adresses, certains blogs sont spécialisés et font un meilleur boulot que je ne ferais jamais. Pour cette série d’articles, je souhaitais surtout vous amener en Inde à travers mon ressenti…

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A la découverte de l’Inde du sud | Tiruvannamalai

Coucou les Earl Grey’s,

On poursuit le périple à travers le Tamil Nadu avec Tiruvannamalai, une ville exceptionnelle dans laquelle on ressent une grande puissance spirituelle. Il faut dire que la ville est située au pied d’une montagne sacrée : Arunachala qui a abrité la retraite méditative de 12 ans d’un saint shavaïte célébré là-bas, Ramana Maharshi. Tiruvannamalai est le centre religieux de la province du Tamil Nadu et le siège du shivaïsme tamoul.

Après être arrivés dans notre guesthouse, nous avons visité l’ashram de Ramana Maharshi, le temple sacré (totalement grandiose) puis nous avons eu la chance d’être accueillis pour un déjeuner dans la famille de notre guide indien, Ashok. Un moment vraiment touchant. Le soir, nous avons fêté la shivaratrie dans un village non loin où l’on a pu assister de très près à tous le cérémoniel. C’était impressionnant ! Et je chérirais se souvenir toute ma vie ! Quelle chance d’avoir pu être présente durant cette fête (la deuxième plus importante de l’année)  !

Comme vous le savez déjà si vous avez lu les précédentes étapes de mon voyage, je n’ai pas beaucoup de photos à l’intérieur des lieux sacrés : ashram, temples, cérémonies. Les photos étaient interdites et j’ai tenu à respecter la foi des indiens. Alors certes, je ne peux pas vous montrer toutes les merveilles que j’ai vues, mais finalement, c’est aussi ce qui fait le charme de l’Inde car pour en saisir plus, il faut se rendre sur place. Les indiens sont particulièrement accueillants et bienveillants, heureux et fier de partager leur culture et leur culte.

Je termine cet article avec une dernière photo. Il s’agit d’un dessin de sable. On en trouve énormément en Inde devant l’entrée des maisons, c’est une sorte de bénédiction pour le foyer. Les femmes des villages (surtout) les dessinent dans la journée avec du sable de couleur et le rendu est vraiment très réussi souvent. Sur celui-ci, on trouve le lingam (symbole sacré du Shivaïsme) puisqu’il a été fait le jour de la shivaratrie.

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Prochaine escale : Madras/Chennai

A la découverte de l’Inde du sud| Auroville

Cette semaine, je vous amène à Auroville. C’est la ville que j’ai préféré durant ce voyage. Sans doute pour la même raison que d’autres peuvent ne pas aimer : ce n’est pas l’Inde typique. Pas de circulation compliquée, pas de bruits H24, pas de puanteur… Effectivement, Auroville est un lieu particulier formés de communauté diverses aux activités variés. On y trouve des zones de permaculture, de fabrication de textile et de vêtements, de construction et fabrications de briques de terre… On appelle ça une ville expérimentale et cela se ressent profondément. Malgré le nombre de touristes, j’ai quand même trouvé Auroville apaisante et ressourçante. Elle a été construite en 1968 par Mirra Alfassa appelée La Mère.

La Guesthouse qui nous accueillait était perdue au milieu d’un jardin de verdure où j’ai passé un temps incroyable à prendre des photos. Cachées au milieu du feuillage, on découvrait des statues de divinités hindous.

Nous avons commencé par une visite du Matrimandir, un édifice à l’architecture impressionnante où nous avons été méditer un moment. Malheureusement, les photos à l’intérieur étaient interdites (comme dans tous les temples) mais sachez que l’intérieur est tout aussi bien pensé et sobre. Deux passerelles en hélices monte vers la salle blanche de méditation. J’y ai vu une représentation de la vie et j’ai été très émue par ce moment. Le lieu était un désert avant que les premiers aurivilliens ne s’installent, aujourd’hui, le jardin autour est magnifique et structuré. Seul l’arbre (que vous pouvez voir à droite de la photo) était présent au départ. Il s’agit d’un seul arbre, oui, oui. C’est un banian, on en trouve beaucoup en Inde et certaines de ses branches plongent dans le sol créant un autre tronc. Là où l’on pense à une forêt, finalement, c’est un seul et même être vivant. Je trouve ça superbe de sens et de métaphysique.

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Nous avons aussi visité plusieurs communautés : textile, construction, jeunesse et sadhana forest.

Et c’est là-bas que j’ai pu faire faire mes chaussures sur mesure. Je les adore et je vais passer tout l’été avec ! J’ai pu voir toutes les étapes de fabrication et c’était vraiment chouette. J’ai aussi craqué la plus grande partie de mon budget achats à Auroville. Les vêtements étaient justes magnifiques et d’excellente qualité !

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Si je devais repartir en Inde, c’est une évidence, je retournerais à Auroville.

Prochaine escale : Tiruannamalai, une ville très religieuse avec ses ashrams et son grand temple tout à fait grandiose.

A la découvert de l’Inde du sud | Pondichéry

Hello les Earl Grey’s,

Cette semaine, je vous emmène à Pondichéry. La belle, magnifique, romantique Pondi. Oui enfin. Il y a l’imaginaire et la réalité. L’imaginaire : cette ancienne ville coloniale française avec tous le glam français mêlés à l’exotisme local. La réalité : une ville indienne néanmoins. Malgré la saleté, la densité de population, la circulation, la puanteur, j’ai quand même adoré cette ville dont on a à peine effleuré la richesse avec le groupe. Je l’avoue, si je devais retourner en Inde, ce serait Pondichéry avec Auroville (la prochaine escale sur le blog). Il y règne ce charme colonial qui (même si je ne cautionne pas le sort réservé aux autochtones à l’époque) me fait quand même bien rêver.

Après quelques aléas, il faut s’y habituer en Inde (mot d’ordre : flexibilité et adaptation !), nous avons pris possession de nos villas en bord de plage pour les quelques nuits que nous passions là-bas. Et je dois bien admettre que c’était très agréable d’entendre le ressac des vagues inlassablement, de se lever tôt pour admirer le lever du soleil au dessus de l’océan. Je crois bien que j’ai vécu des instants magiques et y repenser me coupe encore le souffle. Je me sens terriblement chanceuse d’avoir pu vivre ça…

Pondichéry possède une intense activité portuaire liée au coton, aussi on trouve énormément de boutique de vêtements grandes et beaucoup de petits commerçants dans les parages. Pourtant, je n’ai pas fait beaucoup de frais à ce moment-là (je crois bien qu’inconsciemment, je me réservais pour la suite). On a commencé par visiter le marché, ainsi que sa partie dédiée aux fleurs et quel bonheur ! Toutes ces fleurs sentaient merveilleusement bons ! Les fleuristes tressaient leurs colliers, couronnes, coiffes de fleurs sous nos regards brillants et nous avons eu droit à des fleurs à mettre dans nos cheveux. J’ai dû en recevoir une bonne dizaine et c’était un réel plaisir de porter ces fleurs et de voir la fierté dans les yeux des locaux quand on plaçait les fleurs dans nos cheveux.

C’est à Pondichéry que j’ai fêté mon anniversaire. Une journée dont je me souviendrai. Nous avons visité un peu plus la ville : un temple dédié à Ganesh, le dieu éléphant, la tombe de Sri Aurobindo, fondateur de la ville d’Auroville, notre destination suivante, nous y avons médité un moment avant le déjeuner, retour ensuite aux villas pour se reposer un peu avant d’aller voir un concert rock-folk (et oui, à Auroville y’a une mixité particulièrement riche !) suivie de deux danses, une danse du nord de l’Inde très expressive (qui m’a beaucoup fait pensé au théâtre japonais) et une danse plus traditionnelle (dans nos esprits). Le dîner fut pleins de surprises avec un joli cadeau de la part du groupe et un gâteau préparé par les restaurateurs indiens sans même qu’on leur demande ! (ils avaient deviné que quelqu’un fêtait son anniversaire quand les organisateurs leur ont demandé des bougies et ont pris l’initiative de me faire un gâteau. J’ai été vraiment touchée par cette attention.)

J’ai également fait du surf pour la toute première fois de ma vie à Pondichéry ! Et même si j’ai galéré très fort pour parvenir à monter sur ma planche, je suis tellement heureuse d’avoir vécu ça ! (Pour la petite anecdote : j’ai réussi à monter quelques fois sur ma planche ahah !) Je me souviendrai aussi de nos soirées sur la terrasse d’une des villa à bavarder, rigoler tout en sirotant une bière…

Pondichéry a ce charme de pouvoir créer des moments magiques.

Prochaine escale : Auroville, une ville expérimentale et magnétisante.

Comment imaginez-vous Pondichéry si vous n’y êtes pas allés ? Avez-vous cette image romantique de la ville ou pas du tout ?

VOYAGE | Maroc 2/3 : Aït Ben Haddou, une ancienne cité digne du Grand Ecran

Coucou les Earl Grey’s,

Deuxième partie de mon voyage au Maroc, aujourd’hui je vous parle de l’excursion que nous avons faite jusqu’à Aït Ben Haddou. Le village est située à environ 6 km de la Kasbah du Peintre où nous étions logées. Aussi nous avons décidé d’y aller à pieds. Notre hôte nous a conseillé de suivre la rivière et c’est ce que nous avons fait. Le chemin a été sacrément long et accidenté mais cette balade de 2h a été très agréable. En passant régulièrement de la crème solaire et armée de ma casquette, je n’ai même pas souffert du soleil (car le terrain est extrêmement dégagé du coup et peu d’endroit pour s’abriter).

Bon après cette longue marche, on a quand même pris le temps de se poser pour boire un thé. De mon côté, en tant qu’assoiffée, j’ai pris une bouteille d’1,5L que j’ai descendu assez facilement ! Pourtant j’avais prévu du ravitaillement dans mon sac mais c’est comme ça, mon organisme meurt de soif H24!

Après cette pause revigorante, on est allée visiter l’ancienne cité d’Aït Ben Haddou. C’est une étape qui vaut vraiment le coup car le paysage est absolument magnifique. J’ai eu l’impression de faire un saut dans le temps sans même avoir pris un TARDIS (arnaque ?!) En tout cas, je comprends pourquoi cette cité est souvent utilisée comme décors de cinéma : Ali Baba (avec Fernandel), Laurence d’Arabie, Gladiator, La Momie, la saison 3 de Game of Throne… autant de films/séries qui ont été tournés là-bas et encore bien d’autres ! Il faut savoir que le site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, pas étonnant !
Si vous y allez, prévoyez 10 dirhams pour l’accès à la cité (environ 1€).

Je garde encore un excellent souvenir de cette journée qui m’a beaucoup marquée. Le site est exceptionnel et la balade pour y aller était vraiment agréable. Bon, on a quand même pas tenter le retour à pieds et on a pris un taxi pour rentrer à la Kasbah, nos mollets nous ont remercié de ce choix. Si vous allez au Maroc, Aït Ben Haddou est sans aucun doute une visite à ne pas rater !

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