Phobos #3 – Victor Dixen : décidément une saga qui bouge

Il était temps, me direz-vous, de terminer enfin la saga Phobos ! Quoique… Quoique parce qu’un nouveau et dernier (normalement) devrait voir encore le jours, un séquel à cette trilogie + préquel. C’était dans l’ordre des choses semblait-il… Et encore quoique car au final, cela ne fait pas un an que j’ai découvert Phobos. Alors au final… mon introduction est bien longue pour pas grand chose. Le fait est que je tente depuis un an de terminer assez rapidement les sagas que j’ai en court même si j’ai tendance à en commencer de nouvelles régulièrement… Hum. Mais revenons-en à Phobos de Victor Dixen, une saga page-turner comme on dit et sacrément bien ficelée jusqu’à la fin.

Résumé : FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS
1 MOIS…
1 JOUR…
1 HEURE…
ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU
Ils sont les douze naufragés de Mars.
Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.
ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE
Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?
MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER. (Livraddict)

Une saga qui tient la route

Pour faire un topo général sur la saga, je trouve qu’elle est faite de manière intelligente. Une trilogie de base racontant les tribulations dramatiques de 12 jeunes gens partis pour la planète Mars. Je vous le disais déjà dans le premier tome, j’adore l’idée de faire une télé-réalité de la colonisation de la planète rouge. Sous couvert d’un premier tome plutôt porté vers la romance, on évolue au fil des tomes, laissant peu à peu les coeurs pour se focaliser sur la dystopie qui se développe, les complots, intrigues et mensonges. Une évolution vraiment bien menée.

Je me suis donc particulièrement régalée tout au long de ces 4 livres. Bien que Phobos Origines soit un préquel centré sur les personnages masculins et que la dynamique du livre est complètement différente, il passe quand même très bien si on le lit comme une annexe à la trilogie. La trilogie, elle, monte vraiment crescendo dans les mensonges et les complots. Ce tome 3 est peut-être parfois un peu too much à mon goût mais quand on a apprécié les tomes précédents, on pardonne assez facilement à Victor Dixen d’être parti dans un délire total de machiavélisme. Et pour le coup, la méchante est une vraie méchante dont on sent la folie s’accentuer au fur et à mesure pour être à son paroxysme dans le tome 3. Elle a carrément tourné la carte pour vous dire.

Léonor, l’héroïne, reste fidèle à elle-même dans ce 3e tome. Elle fait de son mieux au sein d’un groupe influençable sur une planète inconnue. Autant dire, un huis-clos. Parce qu’au final, c’est bien ce qu’est Phobos, un huis-clos sur une autre planète d’un côté, des complots et manigances sur Terre. De quoi faire bouillir les sangs. Gros twist d’ailleurs dans ce tome que je ne soupçonnais pas (à vrai dire je m’attendais à totalement autre chose et j’en ai été d’autant plus agréablement surprise parce que quand même c’était pas bête du tout).

Un bon moment de lecture jeunesse que je ne regrette pas. D’autant qu’il s’agissait, à l’époque, d’une totale découverte de la littérature jeunesse. Je n’ai vraiment pas été déçue.

Lire ou ne pas lire : Phobos de Victor Dixen ?

Je ne pourrais que vous recommander cette saga jeunesse. Si vous souhaitez vous lancer dans ce genre littéraire, si vous aimez les dystopies, la romance et la science-fiction, il y a là de quoi satisfaire un grand nombre de lecteurs curieux. En plus de ça, la plume de Victor Dixen est efficace, totalement au service de sa construction narrative et ça rend vraiment le tout plaisant à lire. Pour tout dire, ça se lit tout seul. En plus de ça ? Impossible de poser le livre, toujours envie de découvrir la suite, lire 10 pages de plus. Autant dire qu’on arrive vite à la fin des livres. Plus qu’un dernier tome à attendre avant de connaître le fin mot de l’histoire !

Histoire : 4/5 – Personnages : 5/5 – Style : 5/5 – Originalité : 5/5
Total : 19/20

Origines (Phobos #0) – Victor Dixen

img_20170206_211759_656Pour bien débuter la semaine, faisons un petit détours par la planète Mars. Bon, façon de parler car dans ce tome là, préquel de la saga, nos protagonistes préférés ne sont pas encore dans l’espace. Oui parce qu’aux dernières nouvelles, je les avais quand même laissé là-bas avec le tome 1 et le tome 2 que j’avais lus cet été. Les autres lectures se sont enchaînées et à la sortie de ce préquel et du tome 3, je ne les ai pas lu sur le coup. Mais ce n’est pas trop tard et j’ai décidé de rattraper ce léger retard. Faisons donc connaissances avec les garçons du programme Genesis dans Phobos Origines de Victor Dixen…

Résumé : Six pionniers en apparence irréprochables. Six jeunes terriens rongés par leurs secrets. Six dossiers interdits, qui auraient dû le rester. Ils incarnent l’avenir de l’humanité.
Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis, L’émission de speed-dating la plus folle de l’histoire, Destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars. Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, Leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction. Ils dissimulent un lourd passé.
Le courage suffi t-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ? La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ? Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs Sur les  » héros de l’espace  » ?
Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu’il ne soit trop tard.

Pour celles et ceux qui me suivent depuis le début (ou presque) du blog en avril dernier, vous vous souvenez peut-être de mes chroniques sur les deux premiers tomes de Phobos de Victor Dixen. Cette saga avait été une véritable révélation pour moi qui n’osait pas encore trop me pencher sur la littérature Young Adult. Depuis j’en ai lu beaucoup d’autres et j’ai enfin décidé de continuer à découvrir cette saga qui avait été un gros coup de cœur de l’été dernier. Peu après avait suivi ce préquel puis le tome 3 (que je lirai sous peu aussi), il m’a fallu un peu de temps pour m’y remettre mais c’était hors de question que j’abandonne cette série.

Pour tout dire, c’est surtout ce préquel qui me faisait un peu peur. Dans les tomes 1 et 2, le lecteur suit l’histoire du point de vue de Léonor et donc des filles que nous connaissons beaucoup mieux que les garçons. Ce préquel s’attache donc au passé des prétendants et à la façon dont ils ont intégré le programme Genesis pour se rendre dans l’espace. Autant dire qu’avec 6 garçons, j’avais carrément peur de l’effet catalogue. Pourtant, je me suis trompée. Encore une fois, Victor Dixen m’a surprise, dans le bon sens du terme.

Alors oui, bien sûr, les 6 histoires sont séparées et individuelles, toutefois, elles sont tellement différentes et les caractères des personnages tellement aux antipodes que je n’ai à aucun moment ressenti un effet de lassitude. J’étais même plutôt curieuse de connaître les histoires de chacun au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture.

Victor Dixen répond à certaines questions que l’on se pose à la fin du tome 2 et c’est vraiment intéressant d’obtenir ses réponses dans un préquel je trouve. La construction du récit n’en est que plus riche et dynamique à mon sens. Alors ce n’est peut-être pas le livre du siècle, ni le meilleur de la série, mais selon moi, il est réussi dans le sens où l’auteur nous apporte réellement des informations concernant l’intrigue principale de la saga et que ce n’est pas juste un tome pour surfer sur la vague du succès (et si c’est le cas, c’est fait de façon intelligente).

Je ne peux donc que vous conseiller de vous lancer dans cette série si ce n’est pas encore fait car avec déjà trois livres sur quatre parus, je n’y ai pas trouvé de déception. Si ça continue comme ça, je pense que je garderai un très bon souvenir de Phobos de Victor Dixen… mais pour en être sûre, rendez-vous à la lecture du tome 3 dans pas longtemps cette fois (promis !)

Ma note : 18/20

Phobos (#1) – Victor Dixen : l’habit ne fait pas le cosmonaute

Dans ma découverte de la littérature jeunesse, on m’a très vite conseillé de lire Victor Dixen en me disant qu’il avait bien cerné ce que les jeunes avaient envie de lire. En plus l’auteur est français, ça change un peu de la multitude américaine. J’ai donc opté pour Phobos même si le résumé ne m’emballait pas trop. En fait, je n’avais pas encore entendu parler d’Animale, son autre série, tout simplement.Lire la suite »