L’apprentissage (Power Club #1) – Alain Gagnol : super-héros et télé-réalité

IMG_20170309_143051_879Une nouvelle lecture jeunesse s’ajoute à mon expérience de cette année : lire plus de littérature young adult / jeunesse. Et pour le coup, je classerai Power Club d’Alain Gagnol plus en jeunesse que young adult mais n’en a pas moins beaucoup de qualité qui peut fortement intéresser les adolescents. C’est grâce aux librairies Sauramps que j’ai pu découvrir ce livre et je les en remercie.

Résumé : Anna n’est pas née sur Krypton, pourtant elle s’apprête à devenir une super-héroïne. Jeune et riche, elle répond aux critères du Power Club© ! Les termes du contrat sont les suivants : on lui inocule des boosters, une technologie de pointe qui la rend en quelques jours surhumaine, elle entre dans la légende aux côtés des huit super-héros déjà célèbres. En échange, elle se doit d’incarner le rêve absolu, de vendre son image aux médias, aux plus grandes marques.
Et, accessoirement, elle est libre de sauver le monde. (Babelio)

Pour moi, le plus gros inconvénient de ce livre a été l’écriture. Un chouilla trop simpliste pour moi. Alors c’est plutôt à un lecteur adolescent ou pour offrir à un adolescent que je vais destiner ma chronique. Parce que quand même, c’est un livre sympathique.

Déjà, j’ai trouvé ça très intelligent de surfer sur la vague de l’engouement pour les super-héros. Finalement, est-ce que ce n’est pas un bon moyen pour faire apprécier la lecture à un ado qui ne lit pas beaucoup mais qui est fan de Captain America ? Franchement, ça peut. Et je trouve ça bien de proposer un tel récit aux ado.

Ce que j’ai apprécié dans cette thématique des super-héros, c’est la façon dont est traité le sujet. Non ce n’est pas l’histoire d’un énième Tony Stark adolescent ou d’une Natasha de 15 ans. Dans l’univers d’Alain Gagnol, les super-pouvoirs sont des capacités que l’ont achète (très cher) et non content de devoir les acheter, les super-héros sont des objets de marketing à grande échelle. C’est presque une télé-réalité, en tout cas, il y a beaucoup de superficialité dans le fait d’être un super héros chez Alain Gagnol. Pourtant, Anna va tout changer. Dans un univers dont l’image et tous les éléments et individus sont ultra contrôlés, elle va s’imposer comme un électron libre.

Au final, j’ai trouvé dans cet univers plusieurs sens de lecture. Et le 2e sens de cette lecture est intéressant dans le sens où on critique l’image donnée par les médias qui peut être victime d’édulcoration, de mensonges, de dissimulation. Apprendre à réfléchir devant ce que peut dire la télévision c’est quelque chose d’indispensable à enseigner à nos jeunes. Alors bravo à l’auteur pour ça.

Un bémol pour le moment : les autres personnages super-héroïques ne sont pas beaucoup développés. C’est un peu dommage mais je sens que ça arrivera dans le prochain tome…

Lire ou ne pas lire : Power Club #1, l’apprentissage d’Alain Gagnol ?

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre. Toutefois, en le lisant, il faut être conscient que l’écriture est vraiment très simple. Je pense quand même que c’est un livre excellent à offrir aux adolescents de votre entourage et pourquoi pas, par la suite, discuter avec lui des médias influencés, des images médiatiques utilisées, ce qui serait drôlement intéressant je pense. En plus de ça, utiliser le thème des super-héros peut parfaitement plaire aux jeunes. Associé à un rythme sympa de mise en place de l’univers, on s’identifie facilement à l’héroïne… Un bon livre donc.

Histoire : 4/5 – Personnages : 4/5 – Style : 4/5 – Originalité : 4/5
Total : 16/20

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Dr Strange – Scott Derrickson : quand la science flirte avec le spirituel

Même si je ne vais pas au cinéma très souvent, il y a des films qui sont incontournables et que je me refuse à rater sur grand écran. La plupart des Marvel en font partie, les Marvel avec Robert Downey Jr. et Benedict Cumberbatch, encore plus. Me voilà donc dans la salle obscure du Kinépolis de Nîmes pour apprécier Dr Strange de Scott Derrickson.

(N.B. : comme pour tous les films issus de comics, ma chronique est écrite d’un point de vue uniquement cinématographique car je n’ai pas lu les oeuvres originales et ne connais pas les univers complet.)

Synospsis : Doctor Strange suit l’histoire du Docteur Stephen Strange, talentueux neurochirurgien qui, après un tragique accident de voiture, doit mettre son égo de côté et apprendre les secrets d’un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives. Basé à New York, dans le quartier de Greenwich Village, Doctor Strange doit jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utilisant un vaste éventail d’aptitudes métaphysiques et d’artefacts pour protéger le Marvel Cinematic Universe. (Allociné)

La force de Marvel : un casting parfait

A force d’aller voir tous les Marvel au ciné, et de rarement être déçue, j’en suis venue à me poser des questions. Est-ce que je suis si bonne spectatrice que ça ? Ce n’est pourtant pas l’impression que j’ai de moi-même. Et puis, j’ai vu Doctor Strange et j’ai compris, en partie, sur quoi reposait cette équation quasi parfaite entre moi et les films Marvels : le casting. Déjà, ils ont commencé fort avec Iron Man qui m’a fait adhérer à l’univers : quoi de mieux pour acquérir un public que de lui coller son acteur fétiche ? Voilà qui est fait. Par la suite, l’humour m’a eu. Aujourd’hui, on me propose un film avec Benedict Cumberbatch, accessoirement (ou pas) Sherlock Holmes de la BBC et… je suis une fan de tout ce qui sort de la BBC de manière générale. Alors quoi ? Ils lisent dans ma tête ou bien ?

En plus de ça, ils me balancent Chiwetel Ejiofor que j’avais adoré dans 12 years a slave et puis bim, c’est pas fini, prends-toi Tilda Swinton, une actrice que j’admire particulièrement, et pour faire exploser ta ptite tête de fan de culture-pop, juste Mads Mikkelsen, le meilleur méchant du monde (et aussi moins méchant dans d’autres films). Bon. Ok. Ils m’ont achevé. Rien qu’en lisant le casting, je sais clairement que je vais aimer le film, quoiqu’il arrive. Parce-qu’il y a des acteurs à qui je fais confiance dans ce film. Et pas un seul. Toute une flopée.

Résultat ? Non, je n’ai pas été déçue. Oui, ces acteurs ont toujours ma confiance. Un résultat qui vaut clairement le coup d’oeil donc (et surtout que j’ai hâte d’acheter en DVD pour le voir en V.O. parce-que j’étais teeeeellement choquée de la voix française de Cumberbatch -j’ai réalisé que je n’avais jamais entrécouté la version française de Sherlock du coup-)

Mysticisme et Science : composants d’un même puzzle

Ce qui m’a particulièrement plu dans l’histoire de Doctor Strange, c’est l’explication de ses pouvoirs et de son univers. A cause de son terrible accident, il part en « pélerinage » à Katmandu pour trouver un autre moyen de guérir. Cliché me direz-vous, oui. Mais en partie seulement. Stephen Strange trouve l’aide d’un maître asiatique (plus ou moins), qui lui enseigne une voie magique. Seulement voilà, ce n’est pas juste de la magie comme ça, ce n’est pas non plus le karma, les shakras, le voodoo ou de la chamanerie. Enfin… pas seulement. Parce-que tout ça, ou presque, fait partie d’un tout explicable scientifiquement parlant et c’est ce lien entre les deux qui m’a beaucoup plus.

Les « choses » que nous pensons relever du mysticisme, au final, s’expliquent grâce à une perception plus élargie de l’univers que nous connaissons et dont nous avons la preuve scientifique. On sait que l’univers est en expansion, et la théorie des multivers est tout sauf impossible selon moi. C’est sur ce multivers que se basent les explications de ce monde de Doctor Strange. Et j’adore ça.

Aller voir ou ne pas aller voir : Doctor Strange ?

Oui, cent fois oui, mille fois oui. Si j’adore tous les Marvel, certains sortent du lot pour moi, c’est le cas d’Iron Man 1 et 2, des Avengers 1 et maintenant, c’est sûr, j’y rajoute Doctor Strange 1. Ces films ont tout ce qu’il faut : un excellent casting, l’humour marvel, une histoire qui tient la route. Il fera partie de ces films que je regarderai souvent sans me lasser. Une seule chose, accrochez-vous à votre siège, certaines scènes donnent légèrement la nausée (tellement elles sont bien faites).

Mention spéciale à la cape de Doctor Strange : sans elle, pas de film (enfin presque)!

Ma note : 20/20

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