L’étrange affaire de Spring Heeled Jack (Burton & Swinburne #1) – Mark Hodder : un mystère steampunk

DSC_0205Quoi de mieux pour bien débuter la semaine qu’un bon roman steampunk ? Non, je vois pas. Alors avec Alec à la bibliothèque on s’est lancées dans les aventures de Burton & Swinburne de Mark Hodder. Parce que le résumé est sacrément alléchant, vous trouvez pas ? Résultat, si le l’histoire n’est pas un coup de coeur pour moi, je me suis vraiment régalée à découvrir nos deux lascars et surtout l’histoire de Spring Heeled Jack.

Résumé : LONDRES, 1861
SIR RICHARD BURTON
Un grand explorateur et un érudit de talent. Sa réputation a été salie et sa carrière ruinée. Il est dans de sales draps.
ALGERNON CHARLES SWINBURNE
Un jeune poète prometteur et avide de sensations fortes, disciple du marquis de Sade. Le cognac causera sa perte. C’est le cadet de ses soucis.
Les deux hommes sont au cœur d’un empire déchiré par les conflits. D’extraordinaires machines envahissent un monde soumis à des lois des plus répressives. Tandis que certains défendent une société fondée sur le génie créateur, d’autres repoussent les limites de la conscience en ayant recours aux drogues, à la magie et à l’anarchie.
Lorsque des loups-garous terrorisent l’East End londonien et que des jeunes filles deviennent la proie d’une effroyable créature nommée Spring Heeled Jack, le duo n’a plus d’autre choix que d’agir. Au plus vite.
Tous deux se trouvent confrontés à l’un des événements les plus décisifs de cette époque. Mais la pire de leurs découvertes pourrait bien provoquer la fin du monde tel qu’ils le connaissent…
QUAND UNE POIGNÉE D’HOMMES CHANGE L’HISTOIRE, L’HISTOIRE CHANGE TOUS LES AUTRES.  (Babelio)

Jack Talons-à-Ressort aka Spring Heeled Jack, une légende urbaine

Il faut savoir que Spring Heeled Jack a vraiment existé, du moins sa légende. Il s’agissait d’un mythe qui a eu court tout au long du XIXe siècle, sous la période victorienne. Les premières apparitions de Spring Heeled Jack se seraient déroulées dans les années 1830 (1837 pour être précise). Les témoignages évoquaient un individu grand et musclé aux yeux rougeoyants se déplaçant par des sauts extraordinaire (il aurait sauté par dessus un mur de 2.70m).

Trois théories se font concurrences. Celle qui donnerait Henry Beresford, le Marquis fous, se cachant sous les traits de Jack par simple plaisanterie et envie de s’amuser. Celle qui voit en Jack un véritable diable. Enfin, celle qui dresse Jack comme un extraterrestre, théorie soutenue par des arguments tels que les sauts témoignant d’une planète à plus forte gravité.

De fait, la légende urbaine a perduré jusqu’en 1903, témoignage de sa dernière apparition. Personne n’a été suspecté et arrêté et le mystère demeure autour de cet individu particulier qui aurait pu donner naissance à la légende de Jack L’Eventreur.

Mark Hodder s’est appuyé sur cette légende pour construire un récit bien ficelé.

(source : Jack Talons-à-Ressort)

Burton, Swinburne et Spring Heeled Jack

Mark Hodder a su créé un univers vraiment particulier pour ses aventures de Burton et Swinburne. Bien évidement, on se retrouve dans le Londres victorien, mais en plus de ça, la technologie a prit une envolée et tout un tas de machines pullulent dans les rues de Londres. Je mentionnerai bien la rotochaise, une chaise hélicoptère mais également le vélocipède, vélo à moteur et bien d’autres petites choses qui égayent le roman. La grosse originalité c’est le concept d’eugénisme qui est développé. A savoir la création d’organismes génétiquement modifiés. On se retrouve donc avec des perroquets messagers mais dont l’effet secondaire est de parsemer les messages d’insultes plus vertes les unes que les autres. Je dois dire que je suis une grande fan de ces perroquets, ils m’ont marqué et j’adore !

L’intrigue est extrêmement bien menée. Même si j’ai trouvé le dénouement un peu trop tiré par les cheveux, j’ai aimé le parti pris de Mark Hodder de trouver une nouvelle théorie à la légende de Spring Heeled Jack. Je ne vous en dévoilerai pas plus pour vous laisser la surprise !

Quant à nos deux protagonistes, autant vous le dire tout de suite, ce premier tome tourne principalement autour de Richard Burton. Algernon Swinburne ne prend part que bien tard aux péripéties, mais on le découvre peu à peu, libertin, décadent, poète, l’exemple même du dandy victorien. Burton quant à lui m’a beaucoup fait pensé à Sherlock Holmes, peut-être un peu trop ? Je n’ai pas su dire. Le fait est qu’il a une logeuse, un collègue et un ami dans la police… On s’en éloigne tout de même du fait qu’il soit un explorateur travaillant pour la couronne d’Angleterre. Et ce n’est pas rien.

Lire ou ne pas lire : L’étrange affaire de Spring Heeled Jack (Burton & Swinburne #1) de Mark Hodder ?

Bien évidement, je ne peux que vous recommander cette lecture. L’intrigue est bien ficelée même si l’auteur en fait un chouilla trop, le lecteur est quand même pris par le suspense et se demande comment tout ça va bien pouvoir être dénoué. J’ai énormément apprécié le fait que Mark Hodder s’inspire d’une légende urbaine pour créer son récit et qu’il en propose une nouvelle explication. Je note un petit regret, pas de personnage féminin important dans le livre, tant pis, peut-être dans le tome 2 ? En attendant, on se régale quand même !

Découvrez la chronique d’Alec à la bibliothèque : L’étrange affaire de Spring Heeled Jack

Histoire : 5/5 – Personnage : 4/5 – Style : 4/5 – Originalité : 5/5
Total : 18/20

La trilogie steampunk – Paul Di Filippo

IMG_20170515_103440_089Vous me connaissez sans doute à présent et vous savez tout l’amour que je porte au genre steampunk. Sans être une experte dans le domaine, malheureusement je n’ai pas lu tous les livres du genre que j’aimerai, en plus j’aime aussi d’autres genres littéraires donc dur dur de tout lire, mais j’avance doucement au grès de mes envies à la découverte de cet univers fabuleux qui nous plonge dans le XIXe siècle, et tous les mythes romantiques (ou moins romantiques) qui en découlent. Me voilà donc à la découverte de La Trilogie Steampunk de Paul Di Filippo, presque un manuel pour débutant dans le genre.

Résumé : À Londres, la jeune reine Victoria a disparu alors qu’elle s’apprêtait à monter sur le trône. Seule solution pour éviter le scandale : la remplacer provisoirement par une étrange créature mi-femme mi-salamandre qui lui ressemble étrangement, fruit des recherches biologiques de Cosmo Cowperwaith. Une créature aux formidables appétits sexuels, qui n’ont pourtant rien à envier à ceux de la vraie Victoria… Ailleurs, dans le Massachusetts, le grand savant Agassiz compte bien prouver scientifiquement et définitivement la supériorité de la race blanche. Sa théorie fumeuse va pourtant être mise à mal par l’arrivée inopinée d’un marin et de sa compagne Hottentote (une aborigène d’Afrique du sud) qui ont besoin de lui pour retrouver les parties génitales de la mère de cette dernière, devenues depuis un dangereux talisman. Quand à la poétesse Emily Dickinson, il fallait qu’elle tombe amoureuse de Walt Whitman pour oser s’aventurer dans le royaume des morts, où elle va rencontrer le jeune Allen Ginsberg. (Babelio)

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Trois nouvelles pour trois univers steampunk bien différents

En effet, vous l’avez bien lu, La Trilogie steampunk est en fait la succession de trois nouvelles dont les intrigues n’ont rien à voir les unes avec les autres. Je dois dire que, vu le résumé, je ne m’y attendais pas et j’ai été très surprise au départ. Pourtant, les histoires sont bien développées et loin de sentir l’effet « nouvelle », on se trouve plutôt dans le « récit court » et ça dérangera moins les lecteurs qui ont du mal avec les nouvelles.

La grosse surprise avec ces trois courtes histoires, c’est qu’en traitant du genre steampunk, elles abordent chacune un thème différent de ce genre littéraire. Ce qui les rend extrêmement complémentaires dans l’analyse de ce genre et peut même aider les novices à trouver leur sous-thème préféré dans le steampunk. Je m’explique. Dans la première histoire, on se retrouve en plein Londres avec la Reine Victoria, on a un scientifique farfelu qui bidouille des trucs en biologie mais aussi avec cuivre et vapeur. On est en plein dedans et c’est le sous-thème le plus connu du genre.
Dans la deuxième histoire, on se retrouve avec un scientifique anglais expatrié dans le Nouveau Monde vraiment antipathique pour le coup puisqu’il considère toute autre population que européenne et américaine, inférieure à lui. Oui. Voilà. J’ai eu envie de le claquer assez régulièrement. Pour autant, est-ce invraisemblable à l’histoire ? Non. Puisqu’au XIXe siècle, on est plein dans la période coloniale et notamment la puissance de l’Empire Britannique. Un tel comportement est des plus logique. Mais du coup, comme pour les Jules Verne, ça passe assez mal dans notre société actuelle. Dans cette deuxième histoire, on aborde donc la place de l’homme dans la société avec des mystères autour d’une sorte de chamane indigène.
Enfin, la troisième histoire a pour personnages principaux deux artistes du XIXe siècle, Emily Dickinson et Walt Whitman. Dedans l’auteur développe la thématique de l’occultisme très en vogue à l’époque : appeler les fantômes, c’était nouveau, mystérieux et notamment les artistes adoraient ça. Et c’est bien la troisième forme de steampunk que l’on peut trouver : la mise en scène de personnages historiques du XIXe siècle.

Question : est-ce que La Trilogie Steampunk fonctionne ?

Oui et non. Le fait de dissocier les sous-thèmes provoque forcément un choix de préférence de la part du lecteur. Aussi, mon histoire préférée est évidemment celle de Victoria qui présente tous les éléments que je connais déjà avec des personnages loufoques et attachants. J’ai bien aimé Walt et Emily qui se passionnent pour le lien entre les mondes des vivants et l’au-delà. Mais la folie intrinsèque des personnages tient le lecteur à distance et ne permet pas de vraiment s’y attacher. Enfin, le gros gros bémol pour moi c’est cette deuxième histoire dont le personnage principal est raciste et misogyne à chaque fois qu’il prend la parole. Même si c’est logique en terme d’époque, j’ai beaucoup trop tiqué et j’ai fini par lire cette histoire en diagonale. J’avais eu un peu le même ressenti en lisant Vingt milles lieues sous les mers de Jules Verne

Lire ou ne pas lire : La trilogie Steampunk de Paul Di Fillipo ?

Si vous ne connaissez pas encore bien le genre, je pense que c’est un bon livre à découvrir. Il permet de toucher du doigt diverses thématiques du genre et de voir un peu le type d’histoires qui peut vous intéresser. Si vous savez déjà ce qui vous plaît ou pas dans le genre, ce n’est peut-être pas utile. Par contre si vous aimez tout du genre, alors vous pouvez y aller sans problème. Certes, je n’ai pas complètement aimé pour des raisons qui me sont propres mais la plume employé par Paul Di Fillipo correspond à merveilles au genre et c’est très agréable à lire.

Histoire : 3/5 – Personnages : 4/5 – Style : 5/5 – Originalité : 4/5
Total : 16/20

Mes lectures prévues | Juin

lectures

Coucou les Earl Grey’s !

Qui dit début de mois, dit préparation de la pile à lire. Bon, pour ne pas vous mentir, elle est prête depuis longtemps. Tellement que j’ai déjà commencé à préparer ma PAL de juillet/aout. Oui pour le moment, j’ai juste mis de côté ce que je voulais lire pendant l’été, on verra plus tard ce que je garde pour chaque mois. Mais bon, avant tout, il y a juin et il me faut me préparer pour la Japan Expo et le catalogue Bragelonne. C’est donc le moment où je rattrape mes lectures en retard.

Heir of fire (Throne of Glass #3) – Sarah J. Maas

9781619630673Comme tout les deux mois depuis le début de l’année, ou presque, je retrouve mes copinautes La Tête en Claire, Faith in Words et Book Oui Oui pour notre lecture commune de la saga Throne of Glass. Nous attaquons aujourd’hui même le 3e volets Heir of Fire et j’ai hâte de me replonger dans les aventures de Celaena !

Résumé : Keleana a finalement découvert qui elle était vraiment : une Fae, héritière de pouvoirs qu’elle peine à contrôler. Loin de l’homme qu’elle aime, l’assassineuse doit partir à nouveau en mission. Mais Keleana refuse d’être à nouveau la marionnette du roi. Alors qu’elle cherche un moyen de se soustraire à ses griffes, elle est approchée par le très mystérieux Rowan, Fae comme elle, lui aussi chargé d’une mission : amener Keleana auprès de sa reine, la redoutable Maeve, à n’importe quel prix. Keleana sait que les intentions de Maeve sont troubles. Mais à la Cour de la reine, elle pourra apprendre à maîtriser ses pouvoirs. (Livraddict)

L’étrange affaire de Spring Heeled Jack (Burton & Swinburne #1) – Mark Hodder

51FhQTbMgML._SX319_BO1,204,203,200_Je n’en ai jamais assez du steampunk ! Avec Alec à la bibliothèque, on a décidé de découvrir les aventures de Burton & Swinburne. Une lecture commune qui, je pense, va être pleine de discussions puisqu’on a décidé d’enchaîner les deux tomes !

Résumé : LONDRES, 1861 | SIR RICHARD BURTON Un grand explorateur et un érudit de talent. Sa réputation a été salie et sa carrière ruinée. Il est dans de sales draps. | ALGERNON CHARLES SWINBURNE Un jeune poète prometteur et avide de sensations fortes, disciple du marquis de Sade. Le cognac causera sa perte. C’est le cadet de ses soucis.
Les deux hommes sont au cœur d’un empire déchiré par les conflits. D’extraordinaires machines envahissent un monde soumis à des lois des plus répressives. Tandis que certains défendent une société fondée sur le génie créateur, d’autres repoussent les limites de la conscience en ayant recours aux drogues, à la magie et à l’anarchie.
Lorsque des loups-garous terrorisent l’East End londonien et que des jeunes filles deviennent la proie d’une effroyable créature nommée Spring Heeled Jack, le duo n’a plus d’autre choix que d’agir. Au plus vite.
Tous deux se trouvent confrontés à l’un des événements les plus décisifs de cette époque. Mais la pire de leurs découvertes pourrait bien provoquer la fin du monde tel qu’ils le connaissent…(Babelio)

L’étrange cas de l’homme mécanique (Burton & Swinburne #2) – Mark Hodder

51tTmJXB3SL._SX319_BO1,204,203,200_Et bien évidemment, je vous propose également de découvrir ce deuxième tome sur lequel nous allons enchaîner Alec à la bibliothèque et moi (si toutefois le premier nous plaît !). On reste dans l’univers steampunk, bien évidemment !

Résumé : Sir Roger Tichborne : perdu en mer. Le voici de retour pour revendiquer la fortune familiale. Mais est-ce bien lui ? Pour les classes supérieures, c’est de toute évidence un habile escroc ; pour les ouvriers de Londres, c’est le héros du peuple… Mais pour Burton, il est avant tout au centre d’un complot visant à escamoter de légendaires diamants connus sous le nom d’Yeux de Nga. L’enquête le mènera sur le domaine maudit des Tichborne… et à la rencontre du fantôme d’une sorcière !
Entre un manoir hanté et les rues de Londres secouées par des émeutes, de l’Amérique du Sud à l’Australie, d’un incroyable vol de bijoux à une possible révolution, Burton et Swinburne affrontent de terribles forces pour mettre un terme à une conspiration qui menace l’Empire britannique. Leur enquête aboutit sur un final étonnant qui les verra combattre les morts, un ennemi à naître, et entrevoir le passé préhistorique et le futur déchiré par la guerre ! (Babelio)

Les mémoires de Zeus – Maurice Druon

51JE+IcOS3L._SX328_BO1,204,203,200_Pour terminer ce joli programme, j’ai jeté mon dévolu sur la collection Stars de Bragelonne, intriguée que j’étais de découvrir la plume du grand Maurice Druon que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire avec Les Rois Maudits. Je ne sais pas pourquoi mais Zeus m’inspire plus pour commencer !

Résumé : À ceux qui pensent que vivre pour un dieu est aisé, je dis : «Détrompez-vous.» Aux mortels qui croient que notre vie n’est que volupté et délices, je dis : «Apprenez de votre erreur.» Ayant échappé à l’infanticide, j’ai grandi seul, caché sur une île. Je suis devenu homme, et, guidé par ma grand-mère Gaïa, j’ai concocté un plan afin de renverser mon père, Cronos, maître de l’Olympe. Seul, j’ai appris la vie, l’amour, la mort et la colère. J’ai levé une armée, j’ai réveillé les géants, j’ai libéré mes frères et mes sœurs. J’ai accompli mon destin ! Moi Zeus, roi des dieux, dieu des rois, je vais vous conter mon histoire… (Babelio)

Voilà un programme déjà bien chargé et qui risque même de se voir ajouter une ou deux lecture dans les parutions récentes de Bragelonne. En tout cas, je me régale d’avance de toutes ces découvertes !

Et vous que prévoyez vous de beau comme lecture ce mois-ci ?

Lady Mechanika – Joe Benitez : une héroïne steampunk que l’on n’oublie pas

Coucou les Earl Grey’s !

En ce début de semaine, et avec le retour du soleil (enfin!!), on va se pencher sur une BD Steampunk. Je vous avais dit que ce mois-ci serait steampunk… et ce n’est pas fini ! Mais revenons-en au comics de Joe Benitez qui m’a totalement ravie : Lady Mechanika. J’ai craqué dessus lors du salon Livre Paris, petite valise et petit budget, il fallait faire un choix qui s’est porté sur le stand de Glénat avec les tomes 1 et 2 qui forment une seule histoire (le tome 3 étant une autre aventure de Lady Mechanika). Autant dire que je ne regrette absolument pas !

Résumé : Dans un monde fait de magie et de science, une femme enquête sur son passé… Elle est l’unique survivante d’une terrible expérience qui l’a laissée avec deux bras mécaniques. N’ayant aucun souvenir de sa captivité ou de son existence passée, elle s’est construit une nouvelle vie d’aventurière et de détective privée. Elle use de ses capacités uniques pour agir là où les autorités en sont incapables. Mais la quête de son passé perdu ne s’arrête jamais. Les journaux l’ont appelée : “ Lady Mechanika ” ! Nouvelle pépite de Joe Benitez, Lady Mechanika raconte les chroniques d’une jeune héroïne forte mais tourmentée. Une véritable quête d’identité dans une Angleterre victorienne revisitée et très steampunk, où la magie et la superstition se confrontent aux découvertes scientifiques. Un premier arc en deux tomes. (Glénatbd.com)

Quand j’ai découvert ce comics, j’ai d’abord craqué pour le dessin. Il faut dire que c’est magnifique. L’héroïne, Lady Mechanika arbore de magnifique robes victoriennes et culottes d’homme combinées avec des lunettes rondes à verres colorés ou lunettes d’aviateur sur la tête. C’est très réussi. Pour cette série, Joe Benitez a été particulièrement inspiré par les cosplays steampunks qu’il a pu croiser à tous les festivals qu’il a parcouru et pour le coup, bien inspiré. On sent vraiment la fascination graphique et visuelle qu’il a de ce genre et c’est pour le plaisir de tout ceux qui sont autant fasciné par cet univers. Je vous laisse en juger par vous même…

Côté intrigue, Joe Benitez et sa Lady Mechanika n’ont pas à rougir des romans steampunk classiques. On retrouve tous les ingrédients qui font une bonne histoire steampunk comme on les aime : des inventions étranges avec l’ami de Lady Mechanika, de la mécanique bien évidement, des expériences biologiques, un gros vilain sur lequel plane un sacré mystère sans oublier un cirque de bohémiens qui cachent des secrets (histoire de ce faire encore plus plaisir dans le visuel). Au final, le fil conducteur de Lady Mechanika à la recherche de son passé et son créateur est bien amené également à travers l’intrigue principale.

Vous l’avez compris, ce comics est une vraie réussite. J’ai adoré le graphisme avec beaucoup de couleurs malgré l’univers sombre (ça lui est parfois reproché mais pour ma part, je suis fan), une histoire qui tient la route, un personnage principal à la fois impressionnant de charisme mais tout aussi humaine et attachante par ses réactions. Un joli combo dont j’ai hâte de lire la suite avec le tome 3 !

Et vous ? Vous vous êtes déjà laissé tenté par Lady Mechanika ? Si vous connaissez d’autres BD/comics steampunk, je suis preneuse aussi car je me suis régalée avec celui-là !

De velours et d’acier (Victorian Fantasy #2) – Georgia Caldera

IMG_20170509_134546_633Je remercie les éditions Pygmalion ainsi que Babelio pour cette lecture dans le cadre des masses critiques.

Le résumé m’avait particulièrement attirée lorsque je l’ai vu passer à sa sortie. Un univers steampunk, une héroïne forte, je ne pouvais qu’aimer. Sauf que, à la lecture de De velours et d’argent, j’ai carrément découvert un genre littéraire que je ne connaissais pas : la romance steampunk. Ouaip. Un homme, une femme, dans un lit, tout ça tout ça. Et autant c’est bizarre, autant quand on aime le contexte littéraire, ça passe de suite bien mieux !

Résumé : Dans les Bas-fonds de Néo-Londonia, Léopoldine se bat depuis des années pour survivre. Lorsque le groupe auquel elle appartient maltraite un enfant, elle décide de se rebeller, quitte à affronter la colère de la Guilde des Voleurs. Dorénavant, elle ne laissera plus rien ni personne lui barrer la route.
Augustin, lui, a toujours mené une existence fastueuse et insouciante, résigné à subir en parallèle l’écrasante emprise de sa mère, la Reine Victoria au règne sans fin. Mais il tombe de haut quand, pour la première fois, il refuse de se conformer à ses plans aussi tortueux que mystérieux. Car, s’il est un prince dont la fonction n’est que titre, c’est lui. Le jeune homme devra résister et fuir pour s’affranchir du joug de la souveraine et embrasser sa destinée.
Une rencontre qui pourrait bien tout bouleverser… mais la liberté ne s’obtient jamais sans sacrifice. (Babelio)

La romance Steampunk

Je commence par ça parce que c’est vraiment le truc qui m’a surpris dans ce livre. Une romance. De A à Z. Le couple qui se rencontre, s’attire, se déchire avant de déchirer vêtements et draps. Alors qu’à côté de ça, on a des animaux mécaniques, des pouvoirs étranges, une mythologie à en faire pâlir Zeus. Voilà. Je connaissais la romance historique, la romance contemporaine. Maintenant, je connais la romance steampunk. Je dormirai moins bête ce soir.

Pour tout vous dire, ça m’a fait super bizarre au début. Quand on aime un genre et qu’on a pas l’habitude d’y trouver ce genre de scène, ça déstabilise un brin. Mais à force, on finit par s’habituer, et comme le contexte est plus que plaisant, ben ça dévient sympathique. En plus de ça, il faut dire que cette romance est quand même très liée à l’intrigue et n’est donc pas totalement hors-sujet. Bien au contraire. Le seul bémol, c’est qu’on le sait bien tard et que j’ai lu quelques pages en me demandant si elles étaient vraiment utile à un livre de 800 pages. Dommage, mais l’essentiel c’est qu’on le sache à un moment donné. Et je dois dire bravo à Georgia Caldera pour m’avoir fait découvrir ce nouveau genre.

Des personnages riches et profonds

Autant vous le dire de suite, je suis totalement fan du prénom de l’héroïne : Léopoldine. C’est rétro tout en ayant un côté assez moderne qui colle parfaitement au genre steampunk ! En plus de ça, c’est une héroïne forte, au caractère de cochon, dont le passé est très chaotique et qui est marquée d’une rune qui lui rend tout contact impossible sous peine de tuer la personne. Tous ? Non, il reste un irréductible village… Ah non pardon, je me trompe de sujet. C’est bien sûr le héro, Augustin, un Prince pas tout à fait comme les autres, le seul qui puisse toucher Léopoldine sans décéder dans d’effroyables souffrances. Oui, c’est eux le couple. Mais je ne vous spoile pas vraiment car autant vous dire qu’il s’en passe des choses entre eux en 800 pages. De quoi écrire un livre ! Mais c’est fait ! (J’ai parfois eu envie de frapper Léopoldine malgré mon amour pour son prénom, parfois Augustin aussi et souvent les deux en même temps…)

Mais bon, j’ai du m’en remettre à Georgia Caldera et prendre mon mal en patience. De nombreuses fois. Trop nombreuses. En fait c’est juste pas humain de faire ça à ses lecteurs.

Je vous rassure, si la romance fait partie de l’histoire, on a aussi une intrigue politico-mythologique foncièrement liée à l’identité d’Augustin pour commencer, mais également de Léopoldine. Pour ça, je ne peux pas vous en dire plus sous peine de trop vous spoiler mais sachez que ça n’a rien de superficiel ni « ajouté » à la romance. Le tout s’équilibre parfaitement bien.

Lire ou ne pas lire : De velours et d’acier (Victorian Fantasy #2) de Georgia Caldera ?

Si vous aimez le steampunk, si vous aimez la romance, je crois qu’il ne faut pas vraiment hésiter à s’emparer de ce livre. Si vous aimez le steampunk, la romance passe même si parfois on se dit « mais que l’amour rend bête » (oui mais au final, c’est pas faux Karadoc!) J’ai été agréablement surprise par l’histoire avec un Néo-Londonia et une Scotia bien construites. Des pouvoirs, de la mythologie et encore des petits questionnements qui persistent (peut-être pour un 3e volet ?) En attendant, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture et peut-être que je me laisserai tenter par le premier tome !

Histoire : 4/5 – Personnages : 5/5 – Style : 4/5 – Originalité : 5/5
Total : 18/20