Vlast – Peter Higgins : une distopie étrange alliant politique, croyance et psychique

IMG_20180121_120522_930En théorie, j’aurais dû vous présenter cette lecture en compagnie de Alec à la bibliothèque et Le petit monde d’Isa mais mes copines de lecture m’ont lâchement abandonnée durant la traversée de Vlast. En cause ? La bizarrerie ambiante et l’absurde presque à son comble (pas totalement, j’ai lu plus absurde que ça). Non, non ! Ne partez pas ! Vlast n’est pas mauvais ! Loin de là. Il est juste extrêmement particulier et, de fait, ne peut pas plaire à tout le monde. Seule rescapée de l’aventure, je m’en vais donc vous conter un peu mon avis sur cet étrange roman de Peter Higgins.

Résumé : L’inspecteur Vissarion Lom est convoqué à Mirgorod, la gigantesque capitale du Vlast, afin d’arrêter un terroriste, l’insaisissable Kantor. Un état totalitaire usé par une guerre interminable doit se montrer impitoyable. Mais Lom découvre la corruption qui règne à Mirgorod, entre police secrète et révolutionnaires, cabarets et artistes maudits. En compagnie de la fille de Kantor, il dévoile une conspiration qui s’étend aux plus hautes sphères du parti. Il est temps pour lui de changer de camp…

Avec Vlast de Peter Higgins, lâchez toutes idées préconçues sur la dystopie, le thriller, le fantastique ou encore la Russie. Dès les premières pages, l’auteur choisit de laisser son lecteur décontenancé sur une bonne centaine de pages. Et pour cause, j’ai eu bien du mal à me repérer, à trouver mes marques dans ce roman. Moi qui croyait que cela se passait en Russie, que nenni. Enfin, façon de parler. Je suppose qu’il s’agit bien de la Russie, mais de la Russie que l’on connaît, il n’y a bien que la sonorité des noms. Et de fait, je n’ai réussi à prendre pieds dans cette mer informe que bien tard dans ma lecture.

Ajoutez à ça du fantastique avec des anges qui prennent possession des esprits, une pluie qui prend forme humaine, des dons psychiques étouffés par de la peau d’ange aux capacités particulièrement étranges… Sans oublier le contexte de dystopie où le gouvernement se retrouve embourbé dans une guerre et une répression interne contre un ennemi indéfini mais se rapprochant de… la nature ? Si j’ai bien tout compris. Car même après avoir terminé le livre, je reste totalement sceptique. Je n’ai clairement pas détesté ma lecture puisque j’ai terminé le livre, mais j’ai du mal encore à savoir si j’ai simplement aimé ou adoré. Vous connaissez mon goût pour les récits absurdes et poétiques où l’on ne comprend pas forcément tout du premier coup… On est à nouveau en plein dedans avec Vlast.

La seule chose qui m’a énormément déçue, c’est la fin. Autant j’étais prête à accepter de ne pas tout comprendre et de me laisser porter par le récit, de me laisser entraîner là où Peter Higgins voulait m’emmener, sans protester, autant ne pas finir un livre, c’est un peu de la fainéantise. Et je ne parle pas de fin ouverte (ce que j’aime bien lire et écrire d’ailleurs), je parle réellement d’une absence de fin. Le livre se termine sur les protagonistes qui partent s’occuper de l’objet qu’ils ont cherché pendant tout le récit. Ok. Quid de l’objet ? Quoi t’est-ce ? Comment tu l’ouvres ? Que tu fais après ?… Et bien je l’ai eu dans l’os alors que son nom de Pollandore me vendait des questions et du rêve.

Lire ou ne pas lire : Vlast de Peter Higgins ?

Si vous n’aimez pas l’absurde, si vous aimez tout comprendre de A à Z, si vous êtes cartésien, fuyez ! Pauvres fous !
Au contraire, si vous êtes d’un naturel à vous laisser porter par un récit, que vous ne tentez pas toujours de dénicher le sens des choses (ou si vous le faites, que vous n’avez pas de problème à ne pas avoir de réponse à vos questions), la curiosité peut peut-être vous faire ouvrir les pages de Vlast.
Enfin si comme moi, vous avez des problèmes avec les choses non-finies, autant vous le dire tout de suite : ne lisez pas ce livre. J’ai beau avoir quand même apprécié le développement, je regrette un peu d’avoir continué l’aventure sans Alec ni Isa car j’ai eu envie de hurler à la fin de la lecture.

L’avez-vous lu ? Si oui, je suis vraiment très curieuse de vôtre avis parce que c‘est un OVNI littéraire comme on en voit assez peu !

 

La fiancée du Tsar – Marie Laurent : Romance au cœur de la Russie

IMG_20171214_084751_980J’avais gardé cette lecture de La fiancée du Tsar de Marie Laurent exprès pour le mois de décembre. Quoi de mieux pour attendre Noël qu’une jolie romance russe ? C’était une évidence pour moi et je n’ai pas regretté cette découverte.

Résumé : Saint-Pétersbourg, 1825. La princesse Irina Apraxine, jeune fille gâtée et prétentieuse, se prend de passion pour le tsar Alexandre Ier. Mais ce dernier, époux fidèle et souverain mystique, repousse ses avances. Qu’à cela ne tienne ! Elle le suit jusqu’à Taganrog en Russie méridionale, où il meurt inopinément. Irina refuse de croire à cette disparition et entame un long périple pour le retrouver, entraînant à sa suite Anatole, un jeune soldat éperdument amoureux. Entre un idéal inaccessible et un homme de chair et de sang, qui choisira-t-elle ? (Babelio)

La fiancée du Tsar offre une belle histoire agréable à lire. J’ai découvert la plume légère de Marie Laurent et les détails apportés à propos de la culture slave. C’est sans doute ce que j’espérais dans cette lecture : être plongée dans un univers, des codes, un vocabulaire différent et le roman a répondu à mes attentes. J’ai aimé découvrir des noms de plats que je ne connaissais, ainsi que d’autres qualifiants des objets du quotidien. Cela plonge le lecteur dans l’ambiance immédiatement.

Grosse surprise : l’héroïne de l’histoire. Irina n’est vraiment pas un personnage attachant, imbue d’elle-même, hautaine, méprisante, pas spécialement bienveillante bref totalement snob avec ceux qui sont d’un rang inférieur (à savoir tout le monde puisqu’elle est une princesse). La surprise réside dans le fait que malgré ce personnage horripilant, je me suis quand même attachée à son histoire. D’habitude, j’ai du mal avec les personnages antipathique car je n’arrive pas à les comprendre mais ici, pas de problème. Avec du recul, je pense que son obsession pour le Tsar me l’a rendu plus sympathique car je la plaignais un peu… Je n’en dis pas plus pour ne pas vous spoiler.

Lire ou ne pas lire : La fiancée du Tsar de Marie Laurent ?

Il s’agit d’une belle histoire qui campe à la fois une romance et une sorte de voyage initiatique puisque l’héroïne va mûrir durant cette échappée. Je me suis retrouvée en pleine Russie et j’ai apprécié cette découverte. La plume est agréable à lire en plus de ça alors, pourquoi se priver ? La version numérique est d’ailleurs en promotion cette semaine si jamais vous êtes tenté de le lire cet hiver !

Révoltées – Carole Trébor : l’anniversaire d’Octobre rouge

cover120315-mediumMerci aux éditions RAGEOT et NetGalley pour cette splendide découverte coup de cœur.

Editions : RAGEOT
Sortie : 4 octobre 2017
Prix : 13,90€

C’est le résumé qui m’a poussé à demander ce livre. Un roman jeunesse sur les révolutions russes de 1917 ? Il y a carrément de quoi attiser ma curiosité car faire aimer l’histoire aux jeunes, ce n’est pas évident. Je suis intéressée par tous/toutes ces auteur.e.s qui tentent d’aviver cet intérêt historique. Je ne me suis rendue compte qu’après coup que Carole Trébor était aussi l’auteure d’un livre de la saga U4 (Jules) dont j’ai beaucoup entendu parler mais que je n’ai jamais lu. Elle a également écrit un livre que je comptais lire en décembre (Lumière), autant vous dire que je n’hésiterai plus beaucoup à l’acheter car Révoltées est un coup de cœur.

Résumé : RUSSIE, OCTOBRE 1917.
La révolte gronde dans les rues de Moscou. Huit mois après la chute du Tsar et la mise en place d’un gouvernement provisoire, la persistance des inégalités, le spectre de la famine et la poursuite de la guerre contre l’Allemagne rendent la situation explosive. Le 26 octobre, au lendemain de la reddition de Petrograd, passée dans le camp bolchevik, l’insurrection éclate à Moscou. L’enjeu est énorme, et l’affrontement entre les troupes du gouvernement et les insurgés bolcheviks est sans pitié. Tout se joue en une semaine de combats intenses.
Une semaine qui va radicalement changer le visage politique de l’empire russe, le cours de la Grande guerre, la vie de millions d’hommes et de femmes… et la destinée de Léna et Tatiana. (éditeur)

Le cadre historique : un récit bien ancré dans l’histoire

L’écueil dans un roman historique, notamment destiné à la jeunesse, c’est d’oublier le cadre historique choisi. Carole Trébor s’en sort ici avec brio (ce n’est pas pour rien qu’elle est Docteur en histoire et spécialiste de la Russie). L’auteure plonge totalement son lecteur au cœur de Moscou avec suffisamment de noms pour s’y croire (mais pas trop pour ne pas perdre son lecteur). Le nom des rues, des bâtiments, le nom d’un poète Maïakovksi… Rien n’est oublié.

Nos deux héroïnes se retrouvent au milieu de la semaine révolutionnaire d’Octobre 1917. D’un côté, Lena est engagée du côté des bolcheviks et met sa vie en danger sur les barricades. Durant tout le récit, j’ai senti ce personnage animé par sa cause qu’elle n’aurait trahi pour rien au monde. De l’autre côté, sa sœur Tatiana se pose des questions, elle n’est pas engagée mais son opinion transparaît lorsqu’elle intègre une troupe de théâtre pour réciter les poèmes révolutionnaires du poète Maïakovski. Deux engagements différents qui questionnent sur cette idée « d’engagement ».

Lena et Tatiana sont au cœur du récit mais aussi de cette semaine sanglante. La narration est écrite à la première personne du sujet, du point de vue de Tatiana qui voit sa sœur aller et venir, frôler la mort, durant l’insurrection. Cela plonge complètement le lecteur au cœur de l’action et de la révolution à Moscou. La narration est également au présent, ce qui entraîne encore plus le lecteur dans l’action. Un choix extrêmement judicieux pour rapprocher le lecteur d’un passé centenaire.

C’est une réussite du point de vue historique.

Résonance d’une jeunesse révoltées

J’ai trouvé dans ce récit une certaine résonance avec l’actualité. Souvent, les révolutions sont menées par la jeunesse et j’ai bien l’impression que cela couve aujourd’hui. Le choix d’une narration à la première personne du singulier ainsi qu’au présent amène forcément le lecteur à se poser des questions, à se demander « et si j’avais été là, qu’aurais-je fait ? »

Rien que pour ça, c’est un livre incroyable que tous les jeunes (et moins jeunes) devraient lire. J’ai beau avoir 29 ans, je me suis régalée. J’étais à fond dans le destin des deux jeunes femmes, dans cette révolution russe qui a changé le destin du monde.

C’est un livre qui amène une réflexion, à la fois sur l’histoire, mais aussi sur soi-même et le monde actuel. Une discussion après la lecture (notamment avec les plus jeunes) peut totalement compléter les thèmes abordés pour construire une opinion personnelle, un moi réfléchi et ouvert au monde et aux enjeux d’actualité. La publication du livre est prévue pour Octobre 2017, pour fêter le centenaire de ces révolutions russes. C’est une occasion formidable pour en parler.

Lire ou ne pas lire : Révoltées de Carole Trébor ?

Évidement, ma réponde est cent fois oui. Que ce soit pour vous ou pour offrir (dès 12 ans), l’écriture passe très bien, sans être trop complexe, elle n’est pas non plus trop simpliste, en tout cas, le style glisse tout seul. A la fin du livre, vous pourrez retrouver un glossaire pour expliquer les termes techniques qui ne font pas partis de notre vocabulaire quotidien. En plein cœur de la révolution, on suit le destin de jeunes femmes aux convictions différentes et pourtant pleines de vitalité, d’envies et de besoin de changements. Bref, une grande réussite des éditions Rageot et de l’auteure Carole Trébor. Je pense déjà à l’offrir autour de moi !

Throwback Thursday Livresque #11 – Résolutions

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Coucou les booklovers,

Pour le premier Throwback Thursday Livresque de cette année 2017, Bettie Rose a choisi un thème vaste mais non moins intéressant : Résolutions. Un livre dans lequel le héro ou l’héroïne évolue, traverse de moments difficile, ressort changé, apprends des secrets sur son passé… Bref. Un thème vaste pour lequel j’ai encore choisi un classique. Mais un classique qui m’a particulièrement plu pour tout ce qu’endure le personnage principal et sa force, si on veut. Son destin surtout.

Anna Karenine – Léon Tolstoï

Résumé : La quête d’absolu s’accorde mal aux convenances hypocrites en vigueur dans la haute société pétersbourgeoise de cette fin du XIXe siècle. Anna Karénine en fera la douloureuse expérience. Elle qui ne sait ni mentir ni tricher – l’antithèse d’une Bovary – ne peut ressentir qu’un profond mépris pour ceux qui condamnent au nom de la morale sa passion adultère. Et en premier lieu son mari, l’incarnation parfaite du monde auquel il appartient, lui plus soucieux des apparences que véritablement peiné par la trahison d’Anna. Le drame de cette femme intelligente, sensible et séduisante n’est pas d’avoir succombé à la passion dévorante que lui inspire le comte Vronski, mais de lui avoir tout sacrifié, elle, sa vie de femme, sa vie de mère. Vronski, finalement lassé, retrouvera les plaisirs de la vie mondaine. Dans son insondable solitude, Anna, qui ne peut paraître à ses côtés, aura pour seule arme l’humiliante jalousie pour faire vivre les derniers souffles d’un amour en perdition. Mais sa quête est vaine, c’est une « femme perdue ». (Livraddict)

Mon avis : En voilà un grand destin de femme. Tragique, certes. Mais quel roman cela fait. J’avais noté ce livre 18/20 à l’époque, je crois qu’avec du recul, c’est un coup de coeur. Il fait parti des romans dont on se rappelle. Anna change, évolue, fait des choix, pas toujours bon, pas toujours mauvais. Une femme prise dans les mailles d’une société stricte et rigide et qui tente, envers et contre tout, de s’épanouir, oubliant parfois l’essentiel.

J’avais énormément aimé ce livre même si j’avais eu du mal à m’y mettre car c’est un gros livre, un classique, de la littérature russe. C’est vrai qu’au départ, les apparences ne donnent pas ce livre gagnant. Mais quelle récompense pour le lecteur audacieux de découvrir la plume de Tolstoï et un univers aussi particulier dont l’héroïne est si humaine avec ses qualités et ses défauts.

L’avez-vous déjà lu ? Avez-vous autant aimé que moi ?

Retrouvez le choix de Bettie Rose sur son blog

Surprises de Noël – Andreï Kourkov

Noël est peut-être passé, mais il n’est pas interdit de garder une ambiance de magie jusqu’à la fin du mois de décembre. Bon, je l’avoue, j’ai lu le livre avant Noël mais rien ne vous empêche de le noter dans votre wishlist de Noël prochain. J’ai moi-même, au fil du mois, trouvé quelques ouvrages que je voulais lire l’an prochain (et j’en suis ravie car je n’en avais pas en tête). Mais revenons-en au livre. On va voir comment Noël se fête en Russie.

Résumé : Y a-t-il plus chouette cadeau de Noël qu’une nuit dans une isba au milieu des bois enneigés, ou bien un tour en ville sur un tank immaculé ? Cela semble parfait, féérique, tout à fait charmant. Mais dans l’Ukraine un peu folle d’Andreï Kourkov, les choses peuvent vite dégénérer, votre promise se retrouver nue sur scène, votre tour opérateur s’avérer un adepte du tourisme extrême et la Révolution orange contrecarrer vos projets pour les fêtes… Avec ces nouvelles inédites, Kourkov se joue du genre avec brio pour offrir trois fables de Noël empreintes de bizarrerie et d’optimisme. (Babelio)

Le Noël Russe

Il faut savoir que les traditions ne sont pas du tout les même en Russie pour la bonne et simple raison que ce pays a évolué sous la religion orthodoxe et non catholique (chrétiennes toutes deux mais avec des us et coutumes foncièrement différentes, sans rentrer dans les détails de qui admet quoi au niveau religieux). Ainsi, les orthodoxes fêtent donc Noël dans la nuit du 6 au 7 janvier (vous voyez, je ne suis pas si en retard que ça avec ma chronique).

De manière similaire au Noël catholique, les orthodoxes fêtent cette nuit spéciale par un repas composé de 12 plats (connaissant mon estomac, je n’y survivrais probablement pas sachant que je survis déjà difficilement à ce que l’on fait en France même si j’ai appris à dire non lorsque je n’ai plus faim, me rendant compte que faire plaisir à mes hôtes ne signifie pas me rendre malade n’en déplaise à certains). Des messes de noël sont également organisées et, bien sûr, il y a une distribution des cadeaux par Ded Moroz aka le Père Noël aka Saint Nicolas aka Santa Klaus, peu importe le nom que vous lui donnez : c’est le gentil bonhomme qui incarne le bonheur et la bienveillance lors de cette nuit de Noël.

Au final, la grosse différence réside surtout dans la date célébrée, l’église orthodoxe a conservé le calendrier julien ayant 13 jours d’écart sur le calendrier catholique (devenu civil). Les plats traditionnels sont évidemment russes avec l’inévitable koutia (un mélange de blé, pavots, noix, fruits secs et miel que je n’ai encore jamais goûté de ma vie et qui a l’air bien riche).

Surprises de Noël

Le livre se compose de 3 courtes nouvelles écrites par Andreï Kourkov se déroulant en Russie. J’avais déjà lu Le caméléon de cet auteur et autant dire qu’il s’inscrit bien dans la lignée des grands écrivains russes. Sa plume est fluide mais on entre dans un univers particulier, un monde qui nous est étranger car les traditions sont différentes. C’est dans ce genre de cas que je me dis que la religion historique d’un pays conditionne les esprits plus que de mesure. J’ai beau être agnostique, considérer Noël comme une croyance en la magie et dans le Père Noël, je me rends compte que ma compréhension du monde est différente. Et je trouve ça beau et riche (si je connaissais des russes afin de discuter de littérature russe, idem pour l’asie, et la scandinavie…).

Dans ces nouvelles de Kourkov, on est loin de retrouver de la magie au sens où je l’entends : elfes ou miracles. L’esprit de Noël est différent, il passe par une réflexion personnelle qui prend en compte son prochain et l’avenir avec lui.

Alors oui, je peux dire que j’ai été surprise par ces Surprises de Noël. J’ai découvert une autre ambiance pour ces fêtes de fin d’année avec un côté un peu sombre comme tous les livres russes que j’ai pu lire jusque là. Mais au final, cela fait aussi partie de la vie. J’ai donc passé un bon petit moment en compagnie de la plume de Kourkov dont il faudra à présent que je lise Le Pingouin (un de ses classiques avec Le caméléon).

Lire ou ne pas lire : Surprises de Noël d’Andreï Kourkov ?

Le livre est très court : trois nouvelles pour 63 pages. Il est donc rapide à lire et nous mets dans une ambiance de Noël et découvrir une mentalité un peu différente de la notre, ce qui n’est pas inutile dans les temps que l’on vit. La plume de Kourkov est très agréable à lire et la traduction ne semble donc pas être ratée dans cette édition. Bref, un bon petit moment à passer dans la russie hivernale des fêtes de fin d’années.

Ma note : 18/20