Sorcière malgré elle – Méropée Malo

Lu pour la préparation de ma semaine de travail au Salon de Montreuil, la couverture et le résumé me faisaient envie depuis déjà quelques temps. Ce fut l’occasion qui fit le larron. Mais ce fut une petite déception. Quel dommage !

Résumé : Assia, dix-neuf ans et bac en poche, rentre chez elle après des années en pension. Mais il n’y a personne pour l’attendre et elle apprend que toute sa famille est morte. La voilà seule au monde…
La jeune fille découvre alors qu’elle est l’héritière d’une lignée de sorcières. Elle va devoir apprendre à manier ses nouveaux pouvoirs avec pour unique professeur un vieux grimoire, puisque sa mère n’est plus là.
Assia n’est pas du genre à se laisse abattre : elle surmontera toutes les épreuves et éclaircira les circonstances qui ont mené à la mort des siens, parole de sorcière ! (Babelio)

Manque de bol, je suis tombée sur le genre de roman jeunesse que je n’apprécie pas plus que ça. Les personnages sont caricaturés de manière un peu trop excessive. Je ne dis pas que c’est mal la caricature, mais ça ne colle pas au genre ni au style employé, et pour le coup…le resultat n’est pas au rendez-vous pour moi qui n’aime pas les clichés.

  • L’héroïne : Parfaite, cheveux blonds, sorcière évidement, trouve un job parfait quasi immédiatement, sportive chevronnée, hackeuse à ses heures perdues, sillonnant la ville (qui semble grande) toute la journée en roller, se tapant le plus beau gosse de la ville. Et modeste par-dessus le marché. M’voyez.
  • Le héro : le beau gosse, celui-là même, membre de la famille rivale, blond, yeux bleus, super bien fait, super bon nageur, pourrait tomber toutes les nanas mais trop amoureux et fidèle pour ça. M’voyez.

Bon, je crache pas dessus mais ça m’a paru gros, réchauffé et ennuyeux. Dommage. Parce-que l’idée de base est très bonne. On ne voit pas souvent des histoires fantastiques telles que celle-là : une sorcière dans la vie moderne, dans sa vie quotidienne qui doit apprendre à maîtriser ses pouvoirs toute seule avec pour seule aide un pauvre grimoire capricieux. J’aime cette idée de base qui est, au final, bien développée malgré quelques maladresses de débutant. Parce-qu’il faut aussi le reconnaître, c’est un premier livre et, je parle d’expérience, on s’améliore grandement ne serait-ce qu’entre la page 10 et la page 100.

Pour cette raison, si ce premier tome n’est pas exactement ma tasse de thé (earl grey), j’ai quand même envie de tenter l’expérience avec le 2e tome dont on me dit souvent qu’il est bien meilleur que ce premier volet. Dans ce premier livre, on sent déjà une amélioration de la plume entre le début et la fin, je me dis que le tome suivant ne peut  effectivement qu’être encore mieux.

Affaire à suivre donc car j’aime l’univers de l’auteure.

Vous avez tenté l’expérience vous ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 14/20

Le Feu de la Sor’cière (Les bannis et les proscrits #1) – James Clemens

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Intriguée par le résumé, j’ai commencé la saga Les bannis et les proscrits de James Clemens. Et quoi de mieux que de commencer une saga en lecture commune avec Adlyn du blog Livres & petits papiers. >> Son avis <<

Résumé : Par une nuit fatale, dans le merveilleux pays d’Alasea, frappé par une malédiction, trois mages firent un ultime acte de résistance, sacrifiant tout dans l’espoir de préserver le bien. Cinq cents plus tard, au jour anniversaire de cette nuit sinistre, une petite fille hérite d’un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse comprendre son terrible don, le Seigneur Noir lance ses monstres ailés pour la capturer et lui rapporter la magie embryonnaire qu’elle détient.
Fuyant les hordes des ténèbres, Elena est précipitée vers une issue terrible… et vers la compagnie d’alliés inattendus. Formant avec eux une bande de parias et de hors-la-loi, elle va tenter de combattre les forces inexorables du mal et de secourir un empire autrefois glorieux… (Babelio)

Un univers fantasy riche et bien construit

Je crois que ce que je retiens le plus de ce livre, c’est son univers. James Clemens a réussi une chose assez fabuleuse : allier le classique pour en faire de l’original. On retrouve donc à Alasea des Ogres, des Nymphes, des Elfes… Mais pas que. On se retrouve aussi avec des métamorphes et des personnages vieux de 500 ans. Je vous rassure, tout s’explique très bien même si le nombre d’informations reçues dans ce premier tome est extrêmement dense.

Mais bon, je le savais en commençant le livre. En général, lorsque l’on démarre une saga fantasy, c’est toujours assez compliqué au début, encore plus lorsque l’univers est bien fait. Pour moi c’est synonyme que l’auteur a beaucoup de matière pour la suite de l’histoire, et ça me rassure un peu quand je sais qu’il y a quatre autres livres après ça.

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Elena. Dans ce premier tome, elle témoigne déjà de beaucoup de force de caractère mais aussi de certaines faiblesses, qui, je suppose, poseront problème dans la suite. Je me suis attaché facilement à elle même si parfois j’avais un peu envie de la secouer, je finissais par me souvenir qu’elle n’a que 13 ans dans ce premier tome et que forcément, on ne peut pas non plus espérer une maturité d’adulte. Normal. Les alliés dont elle s’entoure au fur et à mesure sont également tous attachants à leur façon, même l’ogre bâtard (je trouve l’idée totalement WTF mais géniale) et l’elfe pas forcément très sympathique au début.

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Une action qui met les gaz

Une chose est sûre : pas le temps de s’ennuyer avec Le feu de la Sor’cière ! Une action se termine qu’une autre commence aussitôt ! Pas le temps de se reposer, ni pour le lecteur, ni pour Elena qui subit un nombre incalculable de désagrément en l’espace de….48h.

C’est peut-être le seul reproche que j’ai à faire à ce livre. Tout va trop vite. Autant j’ai horreur d’un livre sans action (aussi bien soit-il, ma concentration finit par agoniser sur le macadam), autant là, c’était presque trop. Je me suis souvent dit « mais attends, elle va devenir folle la gamine ! elle mange pas, elle dort pas, il lui arrive que des merdes ! elle va se tailler les veines avec la prochaine pierre qu’elle trouve ! » Mais non ! Elena s’accroche et ne fait pas de tentative de suicide ! HALLUCINANT !

Bon, cela dit, ça ne m’a pas empêcher de finir le livre parce-que je voulais absolument connaître la fin de l’affaire (si on veut), du coup il va falloir que je lise le tome 2 ! Et je le lirai ! Pour dire comme ça passe quand même cette action infinie.

Lire ou ne pas lire : Le feu de la Sor’cière de James Clemens ?

Et bien oui ! Si vous êtes chaud pour commencer une nouvelle saga (elle n’est pas très longue : 5 tomes, tous parus chez Bragelonne et même en poche avec Milady), vous pouvez vous laisser tenter. On retrouve un personnage féminin qui s’annonce extrêmement intéressant, ça change un peu en fantasy. J’ai plutôt lu des saga masculines jusque là avec Le Seigneur des anneaux et L’assassin royal, aussi bien soient-elles. Je ne compte pas Le trône de fer qui alterne les points de vue. Bref, je trouve ça super et ça change un peu de l’ordinaire tout en gardant les codes classiques du genre.

Ma note : 17/20

L’esclave (Prince Captif #1) – C.S. Pacat : l’heure de gloire du M/M ?

IMG_20160809_102714Curieuse de nature et voyant le phénomène Prince Captif prendre de l’ampleur avec la sortie du troisième et dernier tome aux éditions Milady, je n’ai pu m’empêcher de profiter de la sortie poche pour me lancer et voir ce que ça donnait. J’étais surtout curieuse de savoir pourquoi ce livre suscitait un tel engouement. Cela ne tient souvent pas à grand chose, peut-être juste à la bonne personne qui en parle pile au bon moment. Bref, me voilà lancée dans l’aventure, n’attendant pas de la grande littérature, et n’attendant pas grand chose finalement, juste quelques réponses.Lire la suite »