5 séries coréennes historiques à regarder #1

Coucou les booklovers,

Aujourd’hui c’est un article un peu spécial que je vous propose. J’avais fait un sondage il y a quelques temps sur l’intérêt que vous aviez sur l’univers des séries asiatiques et globalement, vous ne connaissiez pas (ou pas bien) mais étiez intrigués. Je dois dire que faire un article pour expliquer le drama asiatique, je n’en ai jamais trouvé la motivation (et je m’en excuse), d’autant que cela m’amènerait à devoir expliquer l’hallyu wave (vague coréenne) qui représente en fait le développement de la culture sud-coréenne hors corée notamment (et au final cette explication simple suffit amplement). Alors certes, ce n’est pas un phénomène de mondialisation comme on a pu connaître avec les produits US par exemple, mais c’est à peu près le même principe à moindre échelle.

Le fait est que j’ai récemment regardé pas mal de drama coréens que j’ai beaucoup aimé et que j’avais envie de partager avec vous dans l’espoir d’éveiller votre curiosité parce que de mon côté, je suis totalement fan. Mais plutôt que de vous proposer 1 article = 1 drama, ce qui n’est pas forcément intéressant quand on ne connait pas bien l’univers, j’ai décidé de vous en proposer plusieurs à la fois, vous n’aurez plus qu’à piocher celui qui vous inspire le plus si vous voulez tenter l’expérience !

Pour ce premier article, j’ai décidé de vous parler de dramas historiques, car parmi la multitude que j’ai pu regarder, mes préférés sont en général de ce genre là (on ne me refera pas !). Voici donc 5 dramas coréens historiques à voir…

Jumong

Jumong c’est un peu LE grand classique en terme de drama historique. Faut dire que c’est aussi un des plus longs, donc il faut s’accrocher, qui explique la Corée avant la Corée. C’est à dire, comment Les 3 royaumes (Goguryeo, Paekche et Silla) sont devenus la Corée. Cette période s’étend à peu près du Ie siècle av. J.-C. au VIIe siècle ap. J.-C. Et c’est extrêmement intéressant. On se retrouve donc dans une série totalement épique avec des batailles, de l’amour, des trahisons…bref tout ce qui peut secouer des royaumes pendant cette période de conquêtes.

Nombre d’épisodes : 81 (c’est une exception)

Hong Gil Dong

Il s’agit d’un de mes dramas chouchous, réellement. Cela fait très longtemps que je l’ai vu mais je me souviens ne pas m’être ennuyée une seconde durant tous les épisodes. Souvent, on a quelques temps morts mais ici, absolument pas. De plus, on passe un peu par toutes les émotions : on rit, on pleure, on couine. On vit complètement avec les personnages dont il est difficile de trouver un préféré entre les deux premiers rôles… Comme dans beaucoup de drama asiatique, on retrouve l’inévitable triangle amoureux (c’est des pros dans ce domaine). Moi qui n’aime pas trop en général, on peut dire que les coréens arrivent à me surprendre très souvent là-dessus. Bien évidement, on y retrouve des intrigues de cours avec un roi légitime qui n’est pas sur le trône mais qui revient au pays…

L‘histoire de Hong Gil Dong est un peu assimilée à la version asiatique de Robin de Bois (même si à mon sens, ce n’est pas vraiment justifié) à l’époque Joseon en Corée. Cela correspond à la période de la dynastie Joseon qui y a donné son nom, elle s’étant de 1392 à 1910. La capitale de cette dynastie est Hanyang (l’actuelle Séoul).

Nombre d’épisodes : 24

Iljimae

J’ai vu ce drama à la même époque que Hong Gil Dong et même si j’ai un peu moins aimé à ce moment, je me rends compte, avec le recul, que j’aime à y repenser souvent. L’histoire se déroule à la même époque que le précédent, c’est-à-dire sous l’ère Joseon. Un jeune garçon voit son père assassiné sous ses yeux, suite à cet événement, il perd la mémoire et est adopté par une autre famille. En grandissant, ses souvenirs vont revenir et il décide de se venger. Il apprend donc à se battre, la discrétion etc… S’entremêlent toujours des histoires de politique (il me semble au niveau local pour ce drama, je ne me souviens plus des détails) et des histoires d’amour impossibles. De quoi ravir le spectateur et nous tenir en haleine jusqu’à la fin du dernier épisode !

Nombre d’épisodes : 20

Hwang Jin Yi

Changeons un peu des héros masculins car dans celui-ci, l’héroïne est bien une femme. Celle-ci est née d’un noble et d’une gisaeng (équivalent des geishas japonaises). Hwang Jin Yi va devenir célèbre (elle a vraiment existé) à cause de sa volonté de perfection de l’art de la danse. On découvre alors comment se déroule la formation des gisaeng puis leur consécration. Hwang Jin Yi se retrouve tiraillée entre 4 hommes et doit faire face à la jalousie des autres gisaeng.

L’histoire se déroule toujours à l’époque Joseon au XVIe siècle. J’ai un très bon souvenir de ce drama qui nous plonge dans un côté extrêmement culturel et artistique de la Corée. Je me souviens de scènes de danse magnifique au son d’une musique traditionnelle envoûtante. Que de bons souvenirs donc…

Nombre d’épisodes : 24

Hwarang

Pour terminer, je voulais vous parler du drama que je regarde en ce moment même et dont j’avais très envie de vous parler. Un drama fait pour fangirliser mais dont l’histoire tient quand même la route (excepté pour la création du groupe des Hwarang, pour l’instant c’est encore obscur après une douzaine d’épisodes visionnés, mais franchement…OSEF.) Dans ce drama, on retrouve la période des 3 royaumes, à mon plus grand bonheur car je suis totalement fanatique des costumes traditionnels de cette époque.

Le principe de Hwarang ? Réunir les jeunes hommes des nobles du royaume pour éviter qu’ils ne s’étripent mais surtout pour essayer de prévenir les dissensions entre les partisans de la Reine (et de sa régence) et les partisans du premier ministre (l’équivalent). Bien sûr, ce n’est pas aussi simple, le roi (jeune homme) fait surface et décide d’intégrer les Hwarang (personne ne connaît son visage). Non content de l’opposition entre la Reinge régente et le roi non couronné, il y a également ce paysan qui se retrouve propulsé chez les Hwarang en tant que fils du père de son meilleur ami mort pour avoir vu le roi (vous suivez ?). Ajoutons à cela la soeur de son meilleur ami (auprès de qui il se fait aussi passer pour son frère donc) qui commence à avoir des sentiments pour lui et lui pour elle…

Bon comme vous le voyez, l’histoire est très riche et promet de très nombreux rebondissements que j’ai hâte de découvrir ! Je vous rassure, tous les éléments ne vous sont pas jetés à la tête comme ça, dans les deux premiers épisodes, on prend le temps de tout amener tranquillement et on se retrouve rapidement complètement scotché à l’écran enchaînant les épisodes. Je fangirlise totalement sur le roi caché, je dois le dire même si j’adore également le paysan-hwarang… Vous l’avez compris, je suis déjà addicte.

Nombre d’épisodes : 20

> Après quelques recherches voici quelques liens que j’utilise moi-même où vous pouvez retrouver ces dramas : Viki (sous-titres français disponibles), Dramapassion (sous-titres français), et drama.net (sous-titres anglais)

J’espère vous avoir convaincu que l’on peut passer un très bon moment avec des séries coréennes ! Curieux sur un en particulier ?

La valse des arbres et du ciel – Jean-Michel Guenassia

img_20170106_131538_614Aujourd’hui, j’inaugure mon tout nouveau (et tout premier) partenariat avec Sauramps Librairies avec La valse des arbres et du ciel de Jean-Michel Guenassia publié aux éditions Albin Michel. Je remercie donc Sauramps pour cette occasion d’avoir pu lire ce roman qui me faisait envie lors de la rentrée littéraire de septembre dernier.

Résumé : Auvers-sur-Oise, été 1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies. Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de ces derniers jours.
Et si le docteur Gachet n’avait pas été l’ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ? Et si Van Gogh ne s’était pas suicidé ? Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux ?…
Autant de questions passionnantes que Jean-Michel Guenassia aborde au regard des plus récentes découvertes sur la vie de l’artiste. Il trouve des réponses insoupçonnées, qu’il nous transmet avec la puissance romanesque et la vérité documentaire qu’on lui connaît depuis Le Club des incorrigibles optimistes. (Babelio)

Un début en lenteur et une Marguerite à deux tranchants

J’ai un avis un peu en demi-teinte pour ce livre. J’ai adoré certains passages, mais d’autres m’ont clairement déçu. Les 100 premières pages en font partie. Autant je peux comprendre que l’histoire doit se mettre en place, et que l’on doit apprendre à connaître le personnage principal, à savoir Marguerite Gachet au tempérament de feu, autant j’ai fini par trouver le temps long avant l’arrivée de Vincent Van Gogh. A tel point que j’ai cru à un moment qu’il n’arriverait qu’à la fin du livre.

L’avantage dans cette partie, c’est que l’on découvre une Marguerite aux idées arrêtées et avec des rêves et de l’ambition. Chouette, je me suis dit, c’est un personnage qui a du peps, du répondant et je trouve ça toujours sympa un personnage féminin qui va au bout de ses rêves. Manque de bol….la folie la guette. A se demander si une femme ambitieuse devient forcément folle tôt ou tard ? Je n’en ai pas encore eu de preuve scientifique… Je trouve ça un peu dommage…

Suppositions et recherches historiques

Ce que j’ai particulièrement aimé par contre dans ce livre, ce sont les passages avec Vincent totalement dépeint comme un génie dans sa bulle, dans son monde, que peu de choses en fait sortir. Si je ne l’aurais peut-être pas fait agir de cette façon, je n’ai pas trouvé le personnage du livre en contradiction avec l’image que l’on peut en avoir et c’est agréable car on a un sentiment d’attachement très fort qui s’installe avec lui même si le personnage en soit ne l’est pas tant que ça.

Jean-Michel Guenassia développe son roman autour du mystère qui entoure le décès de Vincent Van Gogh. Officiellement suicidé, certaines preuves et témoignages semblent infirmer cette hypothèse, ce qui donne lieu à une toute nouvelle réinterprétation basée sur une histoire d’amour entre Vincent et Marguerite. Une belle idée qui méritait effectivement d’être couchée sur papier car elle donne lieu à une jolie histoire.

Lire ou ne pas lire : La valse des arbres et du ciel de Jean-Michel Guenassia ?

Oui, je vous conseille quand même ce livre. Même s’il y a des points négatifs qui m’ont un peu dérangé, l’histoire et l’intrigue n’en sont pas moins originales et très intéressantes à découvrir. Les amoureux de Van Gogh y trouveront leur compte avec de magnifiques descriptions de ces toiles et sa façon de peindre. Malgré tout, je pense que j’en garderai un bon souvenir plein de poésie sur un de mes peintres favoris.

Ma note : 15/20

 

Le cabinet de curiosités – Alexandra V. Bach & Hilda Alonso

img_20161229_113256_112Le mois dernier, je me suis laissée tenter à mettre sous mon sapin ce magnifique roman graphique publié aux éditions RIEZ : Le cabinet de curiosités par Hilda Alonso et Alexandra V. Bach. Et autant vous dire que je n’ai pas été déçue. C’était mon tout premier roman graphique et c’est une excellente première expérience que je renouvellerai sans aucun doute. Mais d’abord, je vous laisse avec le résumé qui a su me séduire (tout autant que le titre)…

Résumé : Sous ses allures bohèmes de roulotte fantôme, le Cabinet de Curiosités va par les routes, recueillant sur son passage les objets magiques brisés par l’homme. Dans cet univers clos, ce refuge bercé de lenteur, la vie en suspens, minuscule et fragile, reste menacée… Yotika, la femme-araignée, gardienne de cette arche assiégée, ne peut plus protéger les siens et assiste, impuissante, à la fin de son monde.
Mais les chemins de perdition ne sont pas ceux que l’on croit… (Babelio)

Les cabinets de curiosités dans l’histoire

Pourquoi le titre de ce roman graphique m’a séduit ? Tout simplement car j’ai toujours beaucoup aimé les cabinets de curiosités, ancêtres des musées que l’on connaît. J’ai toujours trouvé ces endroits mystérieux autant qu’intéressants et fascinants. Ces lieux renfermant des collections diverses et variées sont nés au XVIe siècle créés par des collectionneurs à la recherche d’objets les plus anciens, les plus exotiques, les plus inconnus, le plus souvent ethnologiques.

Ces lieux étaient souvent entourés d’un certain mystère suscité par le curiosité et le rêve et l’envie de voyager de ceux qui pouvaient les visiter. Autant dire qu’il n’y a qu’un pas à franchir pour établir un cabinet de curiosités « fantastique » comme l’exposition Le cabinet des Chimères présenté par Aelinel il y a quelques temps . En effet, ça fait rêver.

Le cabinet de curiosités de Hilda Alonso et Alexandra V. Bach

Ce roman graphique est une petite merveille de poésie et de beauté visuelle. En effet, les illustrations d’Alexandra V. Bach nous plonge immédiatement dans un univers sombre et étrange rempli tout autant de danger que de douceur. On découvre notamment certains des personnages de l’histoire prenant vie avec beaucoup d’élégance dans ces illustrations.

Ce visuel mystérieux est soutenu par un texte tout aussi étrange. Il s’agit plus d’une poésie de 64 pages car le choix des mots et leurs articulations m’a inspiré une sensation de flotter au-dessus de cet étrange cabinet des curiosités aux objets magiques abîmés. La chute est inattendue, pas hors de propos ni même indevinable, mais je me suis complètement laisser entraîner dans la magie sans penser à la suite et je n’avais donc pas du tout songer à une telle fin. Elle m’a fait sourire, je me suis dit que c’était d’ailleurs une excellente idée.

Lire ou pas : Le cabinet de curiosités ?

C’est un coup de coeur. J’ai adoré me laisser porter par le texte et les illustrations. Il vaut largement son prix de 20€ aux éditions RIEZ d’autant que j’ai pu bénéficier de l’offre : 3 cartes magnifiques reprenant les illustrations du livre (valable jusqu’au 15 janvier). C’est donc l’occasion d’aider une maison d’édition qui en a besoin et qui franchement le mérite pour dénicher de telles pépites.

D’autres avis : La bibliothèque d’Aelinel

Ma note : 20/20

La franc-maçonnerie – Jack Chaboud : lever les préjugés

img_20160930_114902Mon côté historienne a toujours été intrigué par les mystères. Que ce soit ceux de l’antiquité où des énigmes plus contemporaines, je suis curieuse. Sauf que finalement, je n’ai jamais pris la peine de me pencher vraiment dessus. Et puis je suis tombée sur ce petit Librio à 3€ et je me suis dit que c’était une bonne entrée en matière pour voir si l’imaginaire collectif correspondait à la réalité ou pas du tout. Me voilà donc à la recherche du secret perdu (ok, j’ai toujours rêvé d’être Indiana Jones, j’assume).

Résumé : La franc-maonnerie est-elle une philosophie, une religion, une secte? Existe-t-il un secret maçonnique? Quelles sont les véritables origines de ce mouvement?
Loin des idées reçues et des fantasmes sur le pouvoir occulte des maçons, un initié nous fait découvrir cette fraternité qui, secrète, a su définir une voie originale, à la croisée du monde ésotérique et de l’ engagement politique.
Le présent ouvrage retrace l’ histoire d’ un mouvement de pensée méconnu et propose un tour d’ horizon clair et apaisé de la question. Les obédiences, les loges, les rites et les symboles, les francs-maçons célèbres et des références utiles : voici un texte complet et précis illustré de gravures, de photographies et de dessins souvent inédits.Lire la suite »

Une saison avec Darcy – Elizabeth Aston : ou le naufrage du mythe Darcy

img_20160913_143319Rude moment que cette première lecture commune en compagnie de June&cie. Cela dit, j’étais heureuse de pouvoir en discuter avec elle, ça m’a permis de me motiver et de le terminer. Je ne suis pas certaine que j’en serai venue à bout sinon.

Pour lire la chronique de June : Une saison avec Darcy

Résumé : Ce recueil de quatre novellas nous permet de nous plonger au cœur de la famille Darcy le temps d’un Noël ou d’un week-end à Pemberley. Mr Darcy, Elizabeth Darcy, Georgiana Darcy et bien d’autres personnages imaginés par Jane Austen revivent sous la plume d’Elizabeth Aston toujours aussi fine et élégante.Lire la suite »