De velours et d’acier (Victorian Fantasy #2) – Georgia Caldera

IMG_20170509_134546_633Je remercie les éditions Pygmalion ainsi que Babelio pour cette lecture dans le cadre des masses critiques.

Le résumé m’avait particulièrement attirée lorsque je l’ai vu passer à sa sortie. Un univers steampunk, une héroïne forte, je ne pouvais qu’aimer. Sauf que, à la lecture de De velours et d’argent, j’ai carrément découvert un genre littéraire que je ne connaissais pas : la romance steampunk. Ouaip. Un homme, une femme, dans un lit, tout ça tout ça. Et autant c’est bizarre, autant quand on aime le contexte littéraire, ça passe de suite bien mieux !

Résumé : Dans les Bas-fonds de Néo-Londonia, Léopoldine se bat depuis des années pour survivre. Lorsque le groupe auquel elle appartient maltraite un enfant, elle décide de se rebeller, quitte à affronter la colère de la Guilde des Voleurs. Dorénavant, elle ne laissera plus rien ni personne lui barrer la route.
Augustin, lui, a toujours mené une existence fastueuse et insouciante, résigné à subir en parallèle l’écrasante emprise de sa mère, la Reine Victoria au règne sans fin. Mais il tombe de haut quand, pour la première fois, il refuse de se conformer à ses plans aussi tortueux que mystérieux. Car, s’il est un prince dont la fonction n’est que titre, c’est lui. Le jeune homme devra résister et fuir pour s’affranchir du joug de la souveraine et embrasser sa destinée.
Une rencontre qui pourrait bien tout bouleverser… mais la liberté ne s’obtient jamais sans sacrifice. (Babelio)

La romance Steampunk

Je commence par ça parce que c’est vraiment le truc qui m’a surpris dans ce livre. Une romance. De A à Z. Le couple qui se rencontre, s’attire, se déchire avant de déchirer vêtements et draps. Alors qu’à côté de ça, on a des animaux mécaniques, des pouvoirs étranges, une mythologie à en faire pâlir Zeus. Voilà. Je connaissais la romance historique, la romance contemporaine. Maintenant, je connais la romance steampunk. Je dormirai moins bête ce soir.

Pour tout vous dire, ça m’a fait super bizarre au début. Quand on aime un genre et qu’on a pas l’habitude d’y trouver ce genre de scène, ça déstabilise un brin. Mais à force, on finit par s’habituer, et comme le contexte est plus que plaisant, ben ça dévient sympathique. En plus de ça, il faut dire que cette romance est quand même très liée à l’intrigue et n’est donc pas totalement hors-sujet. Bien au contraire. Le seul bémol, c’est qu’on le sait bien tard et que j’ai lu quelques pages en me demandant si elles étaient vraiment utile à un livre de 800 pages. Dommage, mais l’essentiel c’est qu’on le sache à un moment donné. Et je dois dire bravo à Georgia Caldera pour m’avoir fait découvrir ce nouveau genre.

Des personnages riches et profonds

Autant vous le dire de suite, je suis totalement fan du prénom de l’héroïne : Léopoldine. C’est rétro tout en ayant un côté assez moderne qui colle parfaitement au genre steampunk ! En plus de ça, c’est une héroïne forte, au caractère de cochon, dont le passé est très chaotique et qui est marquée d’une rune qui lui rend tout contact impossible sous peine de tuer la personne. Tous ? Non, il reste un irréductible village… Ah non pardon, je me trompe de sujet. C’est bien sûr le héro, Augustin, un Prince pas tout à fait comme les autres, le seul qui puisse toucher Léopoldine sans décéder dans d’effroyables souffrances. Oui, c’est eux le couple. Mais je ne vous spoile pas vraiment car autant vous dire qu’il s’en passe des choses entre eux en 800 pages. De quoi écrire un livre ! Mais c’est fait ! (J’ai parfois eu envie de frapper Léopoldine malgré mon amour pour son prénom, parfois Augustin aussi et souvent les deux en même temps…)

Mais bon, j’ai du m’en remettre à Georgia Caldera et prendre mon mal en patience. De nombreuses fois. Trop nombreuses. En fait c’est juste pas humain de faire ça à ses lecteurs.

Je vous rassure, si la romance fait partie de l’histoire, on a aussi une intrigue politico-mythologique foncièrement liée à l’identité d’Augustin pour commencer, mais également de Léopoldine. Pour ça, je ne peux pas vous en dire plus sous peine de trop vous spoiler mais sachez que ça n’a rien de superficiel ni « ajouté » à la romance. Le tout s’équilibre parfaitement bien.

Lire ou ne pas lire : De velours et d’acier (Victorian Fantasy #2) de Georgia Caldera ?

Si vous aimez le steampunk, si vous aimez la romance, je crois qu’il ne faut pas vraiment hésiter à s’emparer de ce livre. Si vous aimez le steampunk, la romance passe même si parfois on se dit « mais que l’amour rend bête » (oui mais au final, c’est pas faux Karadoc!) J’ai été agréablement surprise par l’histoire avec un Néo-Londonia et une Scotia bien construites. Des pouvoirs, de la mythologie et encore des petits questionnements qui persistent (peut-être pour un 3e volet ?) En attendant, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture et peut-être que je me laisserai tenter par le premier tome !

Histoire : 4/5 – Personnages : 5/5 – Style : 4/5 – Originalité : 5/5
Total : 18/20