La bibliothèque des coeurs cabossés – Katarina Bivald

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Quoique de mieux qu’un livre feel good pour débuter le mois de décembre ? C’est en lecture commune avec Alec à la bibliothèque que j’ai lu La bibliothèque des coeurs cabossés, une très bonne surprise malgré quelques petits défauts qui lui font rater de peu le coup de coeur. Ce livre, vous en avez sûrement déjà beaucoup entendu parlé, tout comme moi, peut-être vous ne vous êtes pas encore laissé tenter aussi… C’est peut-être l’occasion de changer d’avis.

img_20161206_204117Résumé : Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…(Babelio)

L’avis d’Alec <

Je l’admets, j’ai commencé ce livre avec de l’appréhension. Je voulais lire un livre en commun avec Alec et comme j’avais celui-ci dans la bibliothèque familiale, je me suis dit « why not? ». Mais bon, les livres feel good, je m’en méfies car sur une dizaine, j’en apprécie en général qu’un ou deux. Pour moi, c’est un super genre littéraire mais dans lequel on trouve de tout, à tel point qu’un lecteur dont ce n’est pas le genre préféré (comme moi) peut avoir de supers bonnes surprises, comme de très mauvaises. Avec le livre de Katarina Bivald, je dois dire que j’ai passé un très bon moment de lecture.

Une fluidité incroyable d’écriture (et de traduction)

Tout d’abord, j’ai été particulièrement scotchée par la vitesse à laquelle j’ai lu ce livre. En général, un livre de 500 pages me tient une semaine. Je ne lis pas très vite, pour la simple et bonne raison que je lis dans ma tête comme je lirais à voix haute (ou presque), c’est une manière pour moi de savourer le texte. Ici, j’ai eu beau lire comme d’habitude, j’avalais les pages à une vitesse folle alors que j’avais le cerveau tout embrumé par un rhume. Pour moi, c’est clairement une preuve d’une écriture fluide combinée à une très bonne traduction. Cela rend la lecture extrêmement agréable.

Des morceaux de vie

J’ai également beaucoup apprécié découvrir les habitants de Broken Wheel. Chacun a une véritable histoire et une personnalité que l’on se surprend à trouver toujours plus intéressantes. La dernière fois que j’avais trouvé de morceaux de vie aussi sympa, c’était dans Les Chroniques de San Francisco. Je dois dire que je trouve du plaisir à lire les petits problèmes des gens qui finissent par se résoudre au fur et à mesure de l’histoire.

Il faut dire que le pitch de base est quand même bien tourné : cette jeune suédoise qui débarque pour rendre visite à une amie… qui vient de décédée. Livrée à elle-même dans une ville où elle ne connaît les gens que par lettres interposées. J’ai aimé suivre Sara et sa façon de trouver un moyen pour s’intégrer à une petite ville dont la communauté est fermée. L’écriture est simple, sans chichi. L’auteure n’en fait pas trop de ce point de vue là et c’est ce qui rend Sara et tous les autres personnages très attachants.

Le seul bémol, à mon sens, c’est l’histoire d’amour dont Sara est le centre. Elle n’est pas très bien amenée et un peu trop nunuche à mon goût. Bien heureusement, ce n’est pas l’intrigue centrale du livre mais ce bémol contribue à ne pas avoir une fin qui me laisse sur les fesses. Pas de surprise finalement. A un certain moment, on sait comment le livre va se terminer. C’est un peu dommage quand tout le reste plaît beaucoup.

Lire ou ne pas lire : La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina Bivald ?

Pour celles et ceux qui seraient encore passés entre les mailles du filet de ce livre, je dois dire que j’aurais tendance à vous le conseiller pour les beaux jours, printemps été, quand on a envie d’une lecture légère, qui ne prend pas du tout la tête. Il ne faut pas s’attendre à une histoire de fou, mais seulement à un moment agréable en compagnie de personnages attachants.

Ma note : 16/20

Throwback Thursday Livresque #7 – Candy Cane

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Coucou les booklovers,

Le jeudi c’est Bettie ! Pour ce nouveau rendez-vous du Throwback Thursday Livresque, c’est le thème « Candy Cane » qui est à l’honneur ! Bon c’est un peu vaste mais Bettie nous a précisé qu’elle entendait plutôt des livres « feel good », une expression de suite beaucoup plus parlante. Pour tout dire, ce n’est pas vraiment mon genre de lecture mais j’en ai lu quelques uns dont un qui m’a énormément marqué. Je vous en parle tout de suite après vous avoir partagé le livre Candy Cane de Bettie Rose Books.

Le plus bel endroit du monde est ici –
Francesc Miralles & Care Santos

Résumé : Iris, âgée de trente-six ans, est bouleversée par la mort de ses parents dans un accident de voiture. Par un après-midi froid et gris où rien ne semble plus avoir de sens, elle songe à commettre l’irréparable. Quand soudain, elle découvre un petit café auquel elle n’avait jamais prêté attention. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, ayant éveillé sa curiosité, elle décide de pousser la porte et d’aller s’asseoir à une table. Un jeune Italien vient bientôt l’y rejoindre, il se prénomme Luca. Ensemble, ils commencent à évoquer la vie d’Iris. Pendant six jours d’affilée, ils se retrouvent au même endroit et, progressivement, Iris semble sortir la tête de l’eau. Mais au septième jour, Luca demeure introuvable. Iris comprend qu’elle ne le reverra plus. Ce qu’elle ignore en revanche ce sont les raisons de sa disparition. Mais une chose est certaine, la semaine qui vient de s’écouler avait quelque chose de magique… Au sens propre du terme. (Babelio)

Mon avis : Certes le début du livre ne semble pas vraiment donner une ambiance feel good au livre, pourtant c’est avec beaucoup de douceur que l’espoir s’immisce dans le récit. Cet espoir redonne vie à Iris mais aussi au lecteur. C’est un livre qui n’est pas prétentieux, il se lit tout seul du haut de sa petite centaine de pages. On en ressort avec un nouvel appétit, celui de savourer chaque moment de la vie, de ne pas se laisser emporter par les vagues de malheurs qui s’acharnent parfois, l’éclaircie arrive forcément après. Ce livre correspond totalement à la philosophie de vie : prendre les choses comme elles viennent, essayer de voir le positif dans le négatif. Des choses qui ne sont pas évidentes à faire mais qui permettent de trouver enfin le bonheur par un amoncellement de moments heureux.

Et vous quelle est votre philosophie de vie ?

Bonne journée à tous !