Sous l’ombre du vampire (Octavie d’Urville #1) – Esther Brassac : fraîcheur et fantastique

IMG_20170914_160952_826Pour bien débuter la semaine, je vous propose de partir à Londres pour découvrir les aventures d’une petite fée maladroite et au caractère bien trempée. Il s’agit bien du premier tome Octavie d’Urville, Sous l’ombre du vampire de Esther Brassac. Cela faisait un moment que j’avais repéré ce livre et je suis ravie d’avoir attendue la Japan Expo pour rencontrer l’auteure et faire dédicacer mon exemplaire. Et je ne suis pas mécontente d’avoir patienté pour savourer ce roman frais qui tient drôlement la route et offre une héroïne particulièrement attachante.

Résumé : Quand on est une fée fantôme maigrichonne, de surcroît incapable de se dématérialiser avant 22 h 43, la vie n’est pas facile.
Quand, en plus, une naïade, tellement belle que c’en est choquant, a le toupet d’emménager dans un appartement adjacent au vôtre, les choses se gâtent.
Mais lorsque votre patron et ami, un vampire métamorphe au caractère de cochon, trouve le moyen de se volatiliser sans crier gare alors qu’il attend avec impatience un colis très spécial, là, ça devient franchement invivable.
Octavie d’Urville, la fée fantôme la plus complexée de Londres, est bien décidée à enquêter sur sa disparition. Heureusement, Gloria, sa meilleure amie, et Clyde, démon schizophrène, vont la soutenir.
C’est alors que, submergée par les problèmes à ne plus savoir où donner de la tête, la vie décide de mettre sur sa route un charmant rouquin aux yeux verts qui ne laissera pas notre détective débutante indifférente. (Babelio)

C’est toujours plus difficile de parler d’un livre qu’on a aimé. J’ai été confronté à de nombreuses reprises à ce phénomène et Octavie d’Urville en fait partie. J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Le résumé m’avait immédiatement emballée et en plus, c’était l’occasion pour moi de découvrir une maison d’édition, Les éditions du Chat Noir. Plusieurs autres titres me font déjà de l’oeil chez eux et c’est une évidence : dès que j’aurais réussi à faire un peu tomber ma PAL, je me fournirai chez eux. Car l’expérience avec Octavie d’Urville fut bonne, même très bonne et une agréable surprise.

Je vais d’abord vous parler de l’héroïne. Puisque le titre de la série est éponyme, autant vous dire que c’est le personnage central et que tout tourne autour d’elle. Dans un Londres où toutes les créatures surnaturelles côtoient (plus ou moins) les humains, Octavie est une jeune fée aux préoccupations somme toute matérielles : grossir (car elle fait partie de ces individus chanceux qui sont maigres et ne prennent pas de poids), trouver des vêtements qui lui vont (forcément quand on a pas de forme, difficile de bien remplir un joli décolleté dans du prêt-à-porter). Bon je dois dire que ces turpitudes me passaient au-dessus de la tête, chacune sa morpho, il faut s’adapter (ok c’est difficile et je suis la première à rager sur la mienne parfois, mais je travaille sur cette acceptation). Octavie est également en mal d’amour et ses hormones semblent la travailler quelque peu. Je reconnais que ce n’a pas été évident pour moi de m’identifier à elle, beaucoup de choses qu’elle pense, dit, ou fait ne me correspondent pas le moins du monde. J’ai fini par la voir comme une amie un peu barge me racontant ses déboires. La narration à la première personne du sujet facilitant considérablement cette tâche.

Ce que j’ai aimé par-dessus tout, c’est le ton léger du roman. Pas de prise de tête. Pas de mots abscons ni anticonstitutionnels. C’est réellement le récit d’une amie autour d’un chocolat chaud dans le café-librairie du coin. J’ai adoré. J’ai souri. Les personnages sont certes exagérés mais cela va de paire avec le ton léger et l’environnement loufoque, burlesque et un brin gothique ce qu’il faut. Parce que non content de trouver des fées, on se retrouve également avec un vampire gay maqué à un démon soooo diva. Oui, oui. Dit comme ça, vous vous dites « pfff ». Ne mentez pas, je l’entends de là où je suis. Et j’ai moi-même fait « pfff » au début. Mais une fois de plus, on s’attache à ces personnages extrêmes et c’est plaisant.

L’intrigue est parfois un peu emberlificotée, mais je dois bien dire que ça ne porte pas préjudice au sentiment général. Sur le modèle d’une enquête, Octavie découvre peu à peu tous les morceaux du puzzle qu’elle va pouvoir recoller. Sans être au centre de l’intrigue, elle ne peut s’empêcher d’y fourrer son nez et se retrouver dans les ennuis pour en ressortir grandi.

Lire ou ne pas lire : Sous l’ombre du vampire (Octavie d’Urville #1) de Esther Brassac ?

Forcément, je vous conseille ce livre. Si vous aimez le fantastique, si vous êtes en panne de lecture, si vous sortez d’un classique compliqué ou d’un pavé de 800 pages ? Ce livre est fait pour vous. De quoi détendre le cerveau tout en découvrant un univers sympathiques fait de créatures surnaturelles. C’est un vrai bol d’air frais et j’attends le tome 2 avec impatience !

Conclusion (2)

 

La Tour Sombre – Nikolaj Arcel : une nouvelle adaptation de Stephen King

019006.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxVous savez quoi ? Je n’ai encore pas lu les grands classiques de Stephen King. Pourquoi ? Peut-être parce que quand j’étais jeune, j’ai eu droit à pleins d’adaptations petit écran comme : Dead Zone (la série avec le médium qui passait sur la 6, les derniers temps de la trilogie du samedi si mes souvenirs sont bons), les Tommyknowckers (qui m’a totalement traumatisée et ce n’était pas le plus effrayant des Stephen King). Peut-être aussi parce qu’il est réputé être le maître de l’horreur et que je suis une petite nature alors j’évitais à tout prix l’horreur en question. Sauf que voilà, je suis passée à côté de La Tour Sombre du coup. Et c’était une erreur, semble-t-il. Ben le film dans tout ça ??

Synopsis : Le dernier Pistolero, Roland Deschain, est condamné à livrer une éternelle bataille contre Walter O’Dim, alias l’Homme en noir, qu’il doit à tout prix empêcher de détruire la Tour sombre, clé de voûte de la cohésion de l’univers. Le destin de tous les mondes est en jeu, le bien et le mal vont s’affronter dans l’ultime combat, car Roland est le seul à pouvoir défendre la Tour contre l’Homme en noir… (Allociné)

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Classé « Fantastique, Aventure », c’était inconcevable que je n’aille pas voir La Tour Sombre au cinéma. Je ne regrette d’ailleurs absolument pas car entre surprise, curiosité et souffle coupé, j’ai adoré me plonger dans un film d’aventure comme on en fait plus. A plusieurs reprises, j’ai pensé à L’histoire sans fin, Retour vers le futur, et tout ces films d’aventure fantastique que j’adorai quand j’étais gosse. Pour le coup, je suis totalement retombée en enfance et ça n’a été que du plaisir.

L’histoire. Comme je viens de le dire, j’ai totalement retrouvé le genre d’histoire que j’aime et que l’on trouve plus rarement au cinéma ces dernières années. Un enfant se retrouve au centre de l’attention dans un conflit, un imbroglio, il va devoir jouer un rôle primordial dans l’histoire. D’un autre côté, deux ennemis jurés que tout oppose et qui luttent pour des idéaux différents. Ils ont de forts caractères et deviennent des personnages qui marquent les esprits. Tout les ingrédients sont là pour faire un bon scénario d’aventure fantastique. Le film est réussi. Du moins, pour moi. Il remplit son contrat : me faire passer un très bon moment et en bonus me donner envie de me plonger dans la série de livres !

Le casting. S’il y a bien un nom qui m’ a convaincu d’aller voir le film c’est celui de Matthew McConnaughey. Autant Stephen King et Idris Elba ont enfoncé le clou, mais McConnaughey est celui qui a suscité mon attention. C’est un acteur particulier qui a fait énormément de chemin depuis le tout premier film dans lequel je l’ai vu : Sahara où il était cantonné au rôle du BG aventurier (aka un ersatz d’Indiana Jones). Sauf que si beau gosse, il l’est toujours, Matthew McConnaughey a su développer et montrer tout son talent depuis déjà quelques temps. Ma prise de conscience : Dallas Buyers Club. Pour le coup, son rôle dans La Tour Sombre lui va particulièrement bien exploitant à la fois son sex appeal et son talent pour les personnages étranges et complexes. Parce que ça ne fait aucun doute, si on ne sait pas grand chose sur Walter, on sent vraiment l’aura malfaisante et le passé profond de ce personnage.

Idris Elba n’est pas en reste. Le passé du pistolero est mieux exploité, mieux défini à l’écran, et Idris Elba l’incarne à la perfection : le héro déchu, que les épreuves ont épuisé mais qui reprendra finalement espoir en sa cause.
Certes, le rôle du garçon est central, Tom Taylor joue bien, sans plus. Il lui manque un peu de charisme encore qui viendra sans aucun doute avec le temps et l’expérience.
Mention spéciale à Katheryn Winnick (aka la merveilleuse Lagertha dans Vikings) qui sait être parfaite même dans un petit rôle.

Voir ou ne pas voir : La tour sombre ?

Si vous aimez les films d’aventures fantastiques, il ne faut surtout pas louper ce film. Je ne ferai pas de parallèle avec le livre que je n’ai pas lu. Mais une chose est certaine, c’est qu’il m’a clairement donné envie de le lire et de découvrir toute la série ! Je ne pense pas pouvoir résister si je tombe dessus à mon prochain passage en librairie ! L’histoire est classique mais tient la route, portée par des personnages forts et un casting compétent. J’ai adoré la magie dans cet univers qui fait de Walter (magicien) un être quasi invincible. Le seul reproche que j’aurai à faire et le manque de personnage féminin fort. Le livre a été écrit a une période où il n’y en avait pas des masses. J’espère que par la suite (des livres) il y en aura car l’univers est particulièrement intéressant.

Le monde d’Elianor – Liah Waureel

IMG_20170524_110526_256Je remercie les éditions Cyplog pour cette lecture.

On commence la semaine avec un livre fantastique (presque fantasy) paru il y a quelques jours à peine, le 26 mai dernier. Intriguée par le résumé, je ne connaissais pas du tout l’auteure, Liah Waureel, que j’ai donc découvert avec cette lecture. Et c’est une bonne surprise malgré quelques leviers scénaristiques qui ne m’ont pas plu (question de goût pour le coup), j’ai passé un bon moment de lecture.

Résumé : Élianor est une jeune fille ombrageuse et seule. Sa vie change lorsqu’elle découvre qu’elle est l’un des Gardiens du Sceau de l’Entre-Deux-Monde : un Sceau qui empêche le commun des mortels de connaître l’existence de la Réalité. Les humains n’étant pas assez évolués, trop violents, il a été décidé, en des temps lointains, de la camoufler afin d’éviter la disparition de certains peuples. Elle entame alors un long apprentissage : gérer ce puissant pouvoir. Une lourde responsabilité. Soutenue par la Guilde des Gardiens, Élianor commence à découvrir ses ennemis et débute une aventure qui lui ouvrira les portes de la Vérité sur ce Monde, mais aussi, sur de terribles secrets. (Babelio)

En écrivant cette chronique, je me rends compte que depuis quelques temps, je lis de plus en plus de littérature française, notamment en SFFF et j’en suis enchantée. Ce n’était pas une réelle volonté de ma part car j’aime beaucoup la littérature étrangère et suis plus attirée par elle à la base, mais cela signifie une chose, il y a de plus en plus d’auteurs français qui écrivent ce que j’aime lire, et ça ça fait plaisir.

Avec Le monde d’Elianor de Liah Waureel, on découvre un univers fantastique tombant peu à peu dans le fantasy très riche. Le monde connu n’est pas la réalité, c’est une image faite pour protéger l’héroïne Elianor, ce que l’on découvre rapidement durant la lecture. Je me suis sans doute un peu perdue entre la réalité et ce qui ne l’était pas (ou plus), c’est quelque chose qui n’est pas explicité dans son fonctionnement contrairement au reste de l’univers et c’est sans doute pour ça que c’est un peu confus dans mon esprit. Toutefois, l’idée est bonne et sera sûrement développée par la suite. Dans la nouvelle réalité (la vraie de vraie de l’histoire), des Gardiens liés aux éléments doivent veiller à la sécurité des diverses créatures vivants sur Terre. On trouve ici tout un bestiaire très étonnant mais que l’on a plaisir à croiser.

Le personnage d’Elianor, comme toujours ce genre de personnage, découvre son identité et son destin après une épreuve difficile, l’élément perturbateur. Pour le coup, c’est bien amené et Elianor est attachante dans sa façon de réagir un peu brute de décoffrage. Elle accepte un peu vite les choses sans trop se poser de question, mais même si on se fait la réflexion, on se dit aussi qu’il faut bien avancer dans l’histoire.

Deux choses m’ont par contre plus fait grincer des dents : le twist choisi (le big secret révélé un peu avant le dénouement)…je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas vous spoiler mais c’est LE truc trop facile par excellence pour moi, il y a également le fait que tout les garçons sont amoureux de l’héroïne à un moment ou un autre….Lol. Non. Désolée mais ça, ça ne passe pas pour moi. Le point positif c’est que ce n’est pas pendant tous le livre, du coup je n’ai pas grincé des dents toute ma lecture (et c’est ce qui m’a permis de quand même apprécier).

Lire ou ne pas lire : Le monde d’Elianor de Liah Waureel ?

Malgré quelques maladresses pardonnables et deux points que je n’aime pas lire dans un livre, j’ai trouvé que Le monde d’Elianor proposait un très bel univers, riche et qui mérite d’être approfondi, ça tombe bien, c’est le chapitre 1 ! Voilà donc un livre qui plaira sans aucun doute à vos ados qui aiment déjà des histoires de créatures, de dragons, de chevaux ailés, de petites fées et loup-garous mais aussi un brin de romance… Sincèrement, j’espère vraiment en savoir plus sur le bestiaire dans le chapitre 2.

Histoire : 4/5 – Personnages : 3/5 – Style : 4/5 – Originalité : 4/5
Total : 15/20

The paper magician – Charlie N. Holmberg : la magie du papier

img_20170209_113439_484Cela fait un bon moment que ce The paper magician traînait dans ma PAL, alors quand j’ai vu que June, le dragon allait le lire sous peu, nous en avons profité pour s’organiser une petite lecture commune avec Isa, la sorcière pour nous accompagner dans nos pérégrinations. Rien de tel pour se motiver qu’une lecture entre copines ! D’ailleurs, je vous ai mis les liens vers leur avis. En plus de ça, la couverture de ce livre est juste sublime et je compte bien me procurer le tome 2 et le tome 3 dès leur sortie avec des couv’ pareilles.

Résumé : C’est le cœur brisé que Ceony Twill, 19 ans, débarque chez le magicien Emery Thane. Sortie major de sa promotion à l’école Tagis Praff, elle se voit contrainte d’embrasser la magie du papier, elle qui rêvait de travailler le métal. Or une fois qu’elle sera liée au papier, matériau qu’elle dédaigne, elle sait que c’est pour le restant de sa vie.
Dès le début de son apprentissage chez l’excentrique mais si charmant Emery, Ceony découvre un monde merveilleux qu’elle ne soupçonnait pas : animer des créatures de papier, donner vie à des récits grâce aux images qui les illustrent, prédire l’avenir… Mais son bonheur se ternit quand elle se trouve confrontée aux dangers de la magie interdite.
Une Exciseuse – pratiquant la magie noire liée à l’élément de chair – attaque le magicien et lui arrache le cœur avant de s’enfuir avec son précieux butin. Pour le sauver, Ceony devra affronter l’horrible sorcière assoiffée de sang et se lancer dans un périlleux périple qui la mènera dans les méandres du cœur de son mentor dont elle va découvrir les lourds secrets. (Babelio)

Je pensais que j’aimerai ce livre quand j’ai lu ce résumé, ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est qu’il soit presque un coup de coeur. Déjà, la plume de Charlie N. Holmberg est fluide et se lit facilement, ni trop de fioritures, ni pas assez, bref, tout ce que j’aime dans une plume. Ajoutez à ça un univers fantastique original dans lequel les magiciens tirent leurs pouvoirs des différentes matières présentes sur terre. J’a-dore.

On s’attache assez rapidement à Ceony Twill car la pauvre doit se spécialiser dans un domaine qui ne lui plaît pas forcément, mais c’est sans compter le mystérieux magicien Emery Thane au charme particulier. Seulement voilà, le roman ne s’en tient pas seulement à l’apprentissage de Ceony sur l’art du pliage de papier. Bien évidement, un vilain (une vilaine en l’occurrence) débarque et vient mettre le bordel. Et pas qu’un peu. Ceony se retrouve donc à partir à l’aventure pour sauver la peau de son mentor et autant vous dire que ça va pas être simple qui va se perdre dans le coeur du magicien Thane…

A coup de pliage de feuilles, d’oiseaux et de cocottes en papier, grâce au soutien indéfectible d’Aneth sous chien de papier, elle va braver le danger de la magie de la chair…

J’ai aimé cette originalité, cette pointe de romance, ces personnages que l’on soupçonne d’une grande profondeur. Comme Isa, je regrette un peu la longueur du récit, j’ai trouvé l’installation un peu longue pour le nombre de pages globales, cela dit c’est aussi pour mettre en place un univers. J’ai aussi regretté ne pas plonger plus que ça dans la personnalité des personnages qui auraient mérité qu’on s’y attarde beaucoup plus. Mais franchement, je pinaille. Et je lirai la suite sans aucun problème, j’ai même hâte ! D’ailleurs le tome 2 sort en mai prochain!

Alors lire ou pas The paper magician de Charlie N. Holmberg ? Oui. Oui. Oui. Ce serait vraiment dommage de passer à côté d’un univers aussi génial et original ! Foncez !

Ma note : 19/20

Le cabinet de curiosités – Alexandra V. Bach & Hilda Alonso

img_20161229_113256_112Le mois dernier, je me suis laissée tenter à mettre sous mon sapin ce magnifique roman graphique publié aux éditions RIEZ : Le cabinet de curiosités par Hilda Alonso et Alexandra V. Bach. Et autant vous dire que je n’ai pas été déçue. C’était mon tout premier roman graphique et c’est une excellente première expérience que je renouvellerai sans aucun doute. Mais d’abord, je vous laisse avec le résumé qui a su me séduire (tout autant que le titre)…

Résumé : Sous ses allures bohèmes de roulotte fantôme, le Cabinet de Curiosités va par les routes, recueillant sur son passage les objets magiques brisés par l’homme. Dans cet univers clos, ce refuge bercé de lenteur, la vie en suspens, minuscule et fragile, reste menacée… Yotika, la femme-araignée, gardienne de cette arche assiégée, ne peut plus protéger les siens et assiste, impuissante, à la fin de son monde.
Mais les chemins de perdition ne sont pas ceux que l’on croit… (Babelio)

Les cabinets de curiosités dans l’histoire

Pourquoi le titre de ce roman graphique m’a séduit ? Tout simplement car j’ai toujours beaucoup aimé les cabinets de curiosités, ancêtres des musées que l’on connaît. J’ai toujours trouvé ces endroits mystérieux autant qu’intéressants et fascinants. Ces lieux renfermant des collections diverses et variées sont nés au XVIe siècle créés par des collectionneurs à la recherche d’objets les plus anciens, les plus exotiques, les plus inconnus, le plus souvent ethnologiques.

Ces lieux étaient souvent entourés d’un certain mystère suscité par le curiosité et le rêve et l’envie de voyager de ceux qui pouvaient les visiter. Autant dire qu’il n’y a qu’un pas à franchir pour établir un cabinet de curiosités « fantastique » comme l’exposition Le cabinet des Chimères présenté par Aelinel il y a quelques temps . En effet, ça fait rêver.

Le cabinet de curiosités de Hilda Alonso et Alexandra V. Bach

Ce roman graphique est une petite merveille de poésie et de beauté visuelle. En effet, les illustrations d’Alexandra V. Bach nous plonge immédiatement dans un univers sombre et étrange rempli tout autant de danger que de douceur. On découvre notamment certains des personnages de l’histoire prenant vie avec beaucoup d’élégance dans ces illustrations.

Ce visuel mystérieux est soutenu par un texte tout aussi étrange. Il s’agit plus d’une poésie de 64 pages car le choix des mots et leurs articulations m’a inspiré une sensation de flotter au-dessus de cet étrange cabinet des curiosités aux objets magiques abîmés. La chute est inattendue, pas hors de propos ni même indevinable, mais je me suis complètement laisser entraîner dans la magie sans penser à la suite et je n’avais donc pas du tout songer à une telle fin. Elle m’a fait sourire, je me suis dit que c’était d’ailleurs une excellente idée.

Lire ou pas : Le cabinet de curiosités ?

C’est un coup de coeur. J’ai adoré me laisser porter par le texte et les illustrations. Il vaut largement son prix de 20€ aux éditions RIEZ d’autant que j’ai pu bénéficier de l’offre : 3 cartes magnifiques reprenant les illustrations du livre (valable jusqu’au 15 janvier). C’est donc l’occasion d’aider une maison d’édition qui en a besoin et qui franchement le mérite pour dénicher de telles pépites.

D’autres avis : La bibliothèque d’Aelinel

Ma note : 20/20