Le livre perdu des sortilèges – Deborah Harkness : ou comment commencer l’année lecture en beauté

IMG_20180104_104856_875Ne tournons pas autour du pot pendant plus de 500 mots les Earl Grey’s. Aujourd’hui, nous commençons la semaine avec un gigantesque coup de cœur qui se hisse sans aucun doute à la hauteur de Anne Rice (et vous savez comme ce n’est pas gagné de se hisser à côté de Anne dans mon petit cœur de lectrice). Je le sentais déjà au bout de 100 pages, Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness vaut la peine d’oser ouvrir le livre et en tourner les pages… Je vous explique ça plus en détail mais avant :

Résumé : Diana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782.
Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret – un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont.
Un tueur, lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au cœur de la tourmente. (Babelio)

Pour tout vous dire, la 4e de couverture ne rend pas justice au livre et si je n’avais dû me fier qu’à cela, j’aurais dis « pourquoi pas » sans plus. Oui, le résumé peut rendre curieux mais on est loin de mettre l’eau à la bouche. Car Le livre perdu des sortilèges est bien fantastique, on y retrouve des sorcières, des vampires et des démons régis par un code et des tensions entre chacun des trois groupes. Cet Ashmole 782 est au centre des préoccupations dès les premières pages et durant tout le roman car il cristallise des informations à la fois sur l’origine des 3 différents groupes de créatures mais également sur Diana Bishop, notre héroïne. Je n’en dis pas plus.

Le personnage principal est une héroïne comme je les aime avec un caractère fort et historienne en prime. Elle passe la première partie du roman à faire des recherches à la Bodléienne, bibliothèque d’Oxford, et j’ai adoré ça. Notre héro ne s’en sort pas trop mal non plus : Matthew Clairmont, vampire et mystérieux que l’on découvre un peu plus à chacune de leur rencontre. J’ai rarement l’occasion de parler de bookboyfriend car depuis ma découverte de Lestat de Lioncourt au lycée, aucun personnage n’a pu arriver à sa cheville mais je dois bien avouer que Clairmont rivalise avec brio dans ce rôle-là.

Le livre a beau faire 800 pages, je ne me suis pas ennuyée une seule fois durant cette lecture. Moi qui d’habitude finit par trouver le temps long lorsque je dépasse la semaine de lecture sur un livre, ici, j’avais même l’envie de le savourer et le faire durer. Heureusement pour moi, il s’agit d’une trilogie et je me réserve le tome 2 et 3 pour février et mars. J’ai déjà hâte de retrouver Diana, et surtout Matthew d’autant que la fin du premier tome annonce au lecteur un changement tout particulier qui fait envie!

Lire ou ne pas lire : Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness ?

Forcément, je vous conseille totalement ce premier coup de cœur de l’année 2018. Si vous aimez le genre fantastique, vous aimerez Le livre perdu des sortilèges. Vous y retrouverez des sorcières, leurs covens et leurs pouvoirs magiques, des vampires avec leur immortalité et leurs caractères si spéciales mais aussi des démons, créatures que j’espère mieux découvrir dans le deuxième tome car ce que Deborah Harkness nous montre ici est déjà intéressant. Il y a beaucoup d’histoire : évidemment, une historienne et un vampire vieux de 1500 ans, ça fait pas des chocapics. Sans parler d’une intrigue qui s’étoffe au fil des pages comme un iceberg dont on découvre peu à peu ce qui se cache sous le niveau de l’eau. Un vrai régal à savourer sans modération !

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Au prix du monde (Saving Paradise #2) – Lise Syven : suite et fin d’un thriller fantastique

512qTAq0zhL._SX332_BO1,204,203,200_N’ayant pas eu le temps de poster ma chronique avant de partir pour Paris, je vous propose aujourd’hui de nous retrouver pour mon avis sur le tome 2 de Saving Paradise de Lise Syven. Je ne sais pas si vous vous souvenez de mon enthousiasme pour le premier volet l’an dernier, j’attendais cette fin de pied ferme pour connaître le dénouement de cet excellent thriller. Je n’ai pas été déçue même si ma chronique va être compliquée à rédiger car les deux tomes forment une continuité parfaite avec une seule et même intrigue.

Résumé : Le ciel est ouvert à ceux qui ont des ailes…
Faustine se réveille à l’hôpital, certaine d’avoir entendu Chevalier l’appeler. La jeune femme est très inquiète de la disparition de l’ambassadrice de la Fondation du Griffon, d’autant qu’elle est la seule à la croire en danger.
Pendant ce temps, le professeur Mésanger met tout en œuvre afin de rendre le Tumorex inoffensif, et Imago sème des cadavres sur son passage devant des autorités impuissantes face aux forces surnaturelles en présence. Seule Chevalier pourrait arrêter ce monstre, du moins s’il ne la tue pas avant…
Faustine trouvera-t-elle la force de défendre le paradis promis ? Parviendra-t-elle à convaincre Nato de la suivre sur cette voie ? Ne risque-t-elle pas de se brûler les ailes ?..(Babelio)

Ce n’est pas pour rien que Lise Syven m’expliquait qu‘elle avait conçu cette histoire en un tome unique. En lisant Au prix du monde, on sent bien que c’est un même récit coupé en deux. J’ai d’ailleurs dû retourner lire les dernières pages du premier livre pour me resituer car j’étais perdue au début du second. Heureusement, les nouveaux lecteurs n’auront pas à attendre avant de pouvoir lire l’histoire complète et tant mieux. En tout cas, c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé Faustine pour connaître le fin mot de ce thriller fantastique.

Là où le premier tome amenait progressivement les éléments fantastiques (ce que j’avais trouvé très intelligent), ici, le lecteur est totalement immergé dans le fantastique. Autant il est accepté d’office par certains personnages, d’autres ont plus de mal à s’y faire, ce détail est intéressant car nous ne sommes pas dans un univers dans lequel le fantastique est connu de tout un chacun, c’est agréable de le noter.

Comme pour le premier tome, Au prix du monde a tendance à nous faire tourner les pages sans pause. L’action se déroule très rapidement, beaucoup de chose se passe jusqu’au dénouement final. Un final d’ailleurs surprenant mais avec du recul, il me semble que c’était inévitable.

Lire ou ne pas lire : Saving Paradise #2 de Lise Syven ?

Je vais plutôt vous dire : lisez les deux tomes de Saving Paradise. Le deux va de pair avec le un pour former une histoire entière et en plus de ça, ça vaut le déplacement. J’ai adoré ce thriller fantastique et les personnages attachants que sont Faustine et Nato. Faustine apprend à reconnaître les choses essentielles de la vie (qui ne sont pas les études). On se questionne sur les croyances, l’évolution de l’humanité (ou sa régression), autant de thèmes intéressants à traiter et dont on pourrait parler pendant des heures sans s’essouffler. C’est donc toujours un coup de coeur pour moi ! J’ai hâte de découvrir les prochaines parutions de l’auteure !

Les Yeux – Slimane-Baptiste Berhoun : un thriller horrifique et fantastique

IMG_20171024_133829_216Aujourd’hui, je vous parle de ma petite lecture d’Halloween : Les Yeux de Slimane-Baptiste Berhoun. Acheté à l’occasion de la Japan Expo cet été et sa pré-vente papier, j’avais déjà en tête de me garder cette lecture pour le mois d’Octobre. Il sort d’ailleurs officiellement en papier ce 15 novembre. C’était un plongeon dans l’inconnu pour moi. Le livre est un thriller fantastique, mon tout premier du genre et ce n’est pas un échec complet. Pour être honnête, ça ne me correspond pas du tout, malgré tout beaucoup de choses m’ont plu. Mais d’abord, le résumé.

Résumé : Tout en haut du Plateau, le vent pouvait rendre fou.
On avait choisi d’y construire un asile. L’Orme : une grande bâtisse lugubre, battue par les vents et la neige. Même les bombardements de 44 n’avaient pu en venir à bout. À croire qu’il échappait à toute influence humaine.
Et des morts étranges, violentes, il y en avait toujours eu et il y en aurait encore, là-haut. D’ordinaire, personne ne venait s’en mêler. Ni la gendarmerie du Village, ni les réducteurs de tête de Paris.
Si on avait écouté les fous enfermés derrière les murs de l’Orme, on y aurait peut-être vu l’œuvre d’un monstre. Mais les fous, ça ne s’écoute pas, ça se traite. Ce que le psycho-chirurgien à la tête des affaires médicales de l’établissement sait faire d’une main de fer. À l’abri des regards. À condition de parvenir à se débarrasser définitivement de cette trop curieuse disciple de Lacan venue fouiner dans les dossiers de ses malades. (Babelio)

Je ne vais pas faire durer le suspense : je ne suis pas certaine de réitérer l’expérience de thriller fantastique ou alors seulement si quelqu’un l’a déjà lu et m’assure qu’il n’y a pas une goutte d’hémoglobine. Parce que honnêtement, ce livre était absolument parfait à lire pour Halloween. Des fous, des chirurgiens psychopathes, des gardiens tarés, disparitions, mystères, monstre caché dans le noir… tout est là pour vous faire peur et frissonner. Manque de bol, j’ai horreur de frissonner. J’ai du faire une indigestion de films d’horreur (asiatiques) il y a quelques années, depuis je n’aime plus du tout. En plus de ça, je n’ai jamais aimé les films d’horreur avec sang de partout. De façon tout à fait logique, Les Yeux n’était pas un livre fait pour moi.

Mais, mais, mais. Je suis persuadée que si j’avais aimé ce genre littéraire, j’aurai adoré ce livre. Pourquoi ? Tout simplement car j’ai terminé cette lecture, et ce n’était pas du tout une torture de la poursuivre. Et sincèrement, quand je n’aime pas, j’ai toujours un mal fou à continuer un livre. Or là, j’avais surtout très envie de connaître le fin mot de l’histoire. La plume de Slimane-Baptiste Berhoun est légère, j’ai mis quelques pages à m’y faire mais je me suis rapidement adaptée. Une légèreté qui collait bien à son récit plus lourd, dense et sombre, ce qui permettait au lecteur de respirer un peu (c’est peut-être ça d’ailleurs qui m’a permis de terminer le livre). L’intrigue est bien développée même si on sent parfois un manque de spontanéité dans le récit. Plusieurs fois je me suis fait la réflexion « ça, ça va revenir à la fin » et bim, oui. Pas vraiment de gros twist imprévisible mais le tout marche bien dans son développement.

Lire ou ne pas lire : Les Yeux de Slimane-Baptiste Berhoun ?

Si je ne suis pas la lectrice-cible d’un tel livre, je reconnais les qualités d’un livre agréable à lire. Si vous aimez vous faire peur et frissonner, si vous aimez les monstres cachés dans l’ombre et les « zombies », vous risquez fort de passer un agréable moment avec le roman de Slimane-Baptiste Berhoun. Si comme moi, vous n’êtes pas très friands d’hémoglobine et que les zombies vous font peur…. ce n’est peut-être pas une lecture prioritaire malgré ses qualités. Je ne regrette pourtant pas ma lecture, j’ai quand même apprécié le développement malgré quelques facilités, la plume est agréable. Un bon livre mais pas pour moi. D’autres se régaleront d’autant mieux !

Mois de l’imaginaire | 3 livres Fantastique à lire

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Coucou les Earl Grey’s !

Aujourd’hui, comme tous les jeudi en ce mois d’Octobre, on se retrouve une dernière fois pour fêter l’imaginaire ensemble. Cette semaine, j’ai choisi le Fantastique. Comme j’ai pu en discuter avec plusieurs lecteurs sur la sélection de Fantasy, les définitions semblent un peu diverger en la matière. Je vais donc vous prévenir immédiatement, dans cette sélection les histoires se déroulent sur la base de notre réalité avec des éléments surnaturels et fantastiques acceptés.

American Gods – Neil Gaiman (J’ai Lu)

51jRO2DbB7L._SX307_BO1,204,203,200_Je vous en ai parlé au printemps dernier lors de ma lecture, ce n’était il n’y a pas si longtemps mais comment ne pas vous conseiller un livre de Neil Gaiman dès lors que l’on met un pied dans le fantastique… No way. Alors voilà. En s’appuyant sur les croyances ethniques d’un peu partout sur la planète, Neil Gaiman a créé avec American Gods, un véritable bijou de réflexion sur la croyance aujourd’hui et ce que l’homme en a fait.

Résumé : Neil Gaiman sait redonner aux légendes établies un souffle nouveau. Celui qui, dans une nouvelle éblouissante, a osé présenter Blanche-Neige comme une criminelle sadique, se permet, dans American Gods, de mêler mythologie et conflits de l’Amérique d’aujourd’hui… Quand les anciens dieux se sont installés en Amérique, amenés par de hardis navigateurs puis par les vagues successives d’émigrants, ils pensaient trouver un territoire à la mesure de leurs ambitions. Peu à peu, cependant, leurs pouvoirs ont décliné : Anubis – l’ancien dieu des morts égyptien – en est réduit à travailler dans une entreprise de pompes funèbres ! Et de nouvelles idoles – cinéma ou Internet – se sont imposées. C’est pourtant un humain, Ombre, qui se retrouve au cœur d’un conflit titanesque : à peine sorti de prison, découvrant que sa femme est morte et que son meilleur ami était son amant, il accepte un contrat aussi dangereux qu’étrange… (Babelio)

La maison hantée – Shirley Jackson (Editions Rivages)

517QOcUkFaL._SX313_BO1,204,203,200_Conseillé par Yohan, Libraire chez Sauramps : Epuisé depuis des années, ce chef d’oeuvre est enfin réédité. C’est un roman gothique moderne, brillamment écrit, qui baigne entre fantastique, épouvante et surnaturel.

Résumé : Construite par un riche industriel au XIXe siècle, Hill House est une monstruosité architecturale, labyrinthique et ténébreuse, qui n’est plus habitée par ses propriétaires. On la dit hantée. Fasciné par les phénomènes paranormaux, le docteur Montague veut mener une enquête et sélectionne des sujets susceptibles de réagir au surnaturel. C’est ainsi qu’Eleanor arrive à Hill House avec ses compagnons. L’expérience peut commencer, mais derrière les murs biscornus, les fantômes de la maison veillent et les cauchemars se profilent…
Née il y a exactement cent ans, Shirley Jackson est considérée comme la reine du roman gothique moderne. On lui doit également le formidable « Nous avons toujours vécu au château », publié en Rivages/Noir. (Babelio)

Le faiseur d’histoire – Stephen Fry (Folio SF)

51cBIfXmGSL._SX301_BO1,204,203,200_Je n’ai encore jamais eu l’occasion de vous parler de ce roman incroyable, j’en profite donc pour le faire un peu aujourd’hui. Le narrateur se situe dans notre époque et par un fait que vous découvrirez dans le roman, il se retrouve propulsé à en Allemagne à l’époque de Hitler. Entre fantastique et uchronie, j’ai adoré me plonger dans l’univers et la plume de cette célébrité anglaise qu’est Fry car il écrit excellemment. Malgré un sujet difficile, il arrive a apporter de la légèreté grâce à sa plume. J’ai adoré.

Résumé : Michael Young est convaincu que sa thèse d’histoire va lui rapporter un doctorat, un tranquille poste académique, un vénérable éditeur universitaire et le retour de sa difficile petite amie Jane. Mais un historien devrait savoir que l’on ne peut prédire l’avenir…. Sa rencontre avec Leo Zuckermann, vieux physicien obsédé par le génocide juif va les amener à semer aux quatre vents les pages de la thèse, mais aussi à tourner celles de l’histoire… Et après leur expérience rien – primé, présent ou futur – ne sera plus jamais pareil. (Babelio)

Avez-vous lu l’un de ces livres ? Quel est le livre fantastique qui vous a marqué et que vous conseilleriez autour de vous ?

Sous l’ombre du vampire (Octavie d’Urville #1) – Esther Brassac : fraîcheur et fantastique

IMG_20170914_160952_826Pour bien débuter la semaine, je vous propose de partir à Londres pour découvrir les aventures d’une petite fée maladroite et au caractère bien trempée. Il s’agit bien du premier tome Octavie d’Urville, Sous l’ombre du vampire de Esther Brassac. Cela faisait un moment que j’avais repéré ce livre et je suis ravie d’avoir attendue la Japan Expo pour rencontrer l’auteure et faire dédicacer mon exemplaire. Et je ne suis pas mécontente d’avoir patienté pour savourer ce roman frais qui tient drôlement la route et offre une héroïne particulièrement attachante.

Résumé : Quand on est une fée fantôme maigrichonne, de surcroît incapable de se dématérialiser avant 22 h 43, la vie n’est pas facile.
Quand, en plus, une naïade, tellement belle que c’en est choquant, a le toupet d’emménager dans un appartement adjacent au vôtre, les choses se gâtent.
Mais lorsque votre patron et ami, un vampire métamorphe au caractère de cochon, trouve le moyen de se volatiliser sans crier gare alors qu’il attend avec impatience un colis très spécial, là, ça devient franchement invivable.
Octavie d’Urville, la fée fantôme la plus complexée de Londres, est bien décidée à enquêter sur sa disparition. Heureusement, Gloria, sa meilleure amie, et Clyde, démon schizophrène, vont la soutenir.
C’est alors que, submergée par les problèmes à ne plus savoir où donner de la tête, la vie décide de mettre sur sa route un charmant rouquin aux yeux verts qui ne laissera pas notre détective débutante indifférente. (Babelio)

C’est toujours plus difficile de parler d’un livre qu’on a aimé. J’ai été confronté à de nombreuses reprises à ce phénomène et Octavie d’Urville en fait partie. J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Le résumé m’avait immédiatement emballée et en plus, c’était l’occasion pour moi de découvrir une maison d’édition, Les éditions du Chat Noir. Plusieurs autres titres me font déjà de l’oeil chez eux et c’est une évidence : dès que j’aurais réussi à faire un peu tomber ma PAL, je me fournirai chez eux. Car l’expérience avec Octavie d’Urville fut bonne, même très bonne et une agréable surprise.

Je vais d’abord vous parler de l’héroïne. Puisque le titre de la série est éponyme, autant vous dire que c’est le personnage central et que tout tourne autour d’elle. Dans un Londres où toutes les créatures surnaturelles côtoient (plus ou moins) les humains, Octavie est une jeune fée aux préoccupations somme toute matérielles : grossir (car elle fait partie de ces individus chanceux qui sont maigres et ne prennent pas de poids), trouver des vêtements qui lui vont (forcément quand on a pas de forme, difficile de bien remplir un joli décolleté dans du prêt-à-porter). Bon je dois dire que ces turpitudes me passaient au-dessus de la tête, chacune sa morpho, il faut s’adapter (ok c’est difficile et je suis la première à rager sur la mienne parfois, mais je travaille sur cette acceptation). Octavie est également en mal d’amour et ses hormones semblent la travailler quelque peu. Je reconnais que ce n’a pas été évident pour moi de m’identifier à elle, beaucoup de choses qu’elle pense, dit, ou fait ne me correspondent pas le moins du monde. J’ai fini par la voir comme une amie un peu barge me racontant ses déboires. La narration à la première personne du sujet facilitant considérablement cette tâche.

Ce que j’ai aimé par-dessus tout, c’est le ton léger du roman. Pas de prise de tête. Pas de mots abscons ni anticonstitutionnels. C’est réellement le récit d’une amie autour d’un chocolat chaud dans le café-librairie du coin. J’ai adoré. J’ai souri. Les personnages sont certes exagérés mais cela va de paire avec le ton léger et l’environnement loufoque, burlesque et un brin gothique ce qu’il faut. Parce que non content de trouver des fées, on se retrouve également avec un vampire gay maqué à un démon soooo diva. Oui, oui. Dit comme ça, vous vous dites « pfff ». Ne mentez pas, je l’entends de là où je suis. Et j’ai moi-même fait « pfff » au début. Mais une fois de plus, on s’attache à ces personnages extrêmes et c’est plaisant.

L’intrigue est parfois un peu emberlificotée, mais je dois bien dire que ça ne porte pas préjudice au sentiment général. Sur le modèle d’une enquête, Octavie découvre peu à peu tous les morceaux du puzzle qu’elle va pouvoir recoller. Sans être au centre de l’intrigue, elle ne peut s’empêcher d’y fourrer son nez et se retrouver dans les ennuis pour en ressortir grandi.

Lire ou ne pas lire : Sous l’ombre du vampire (Octavie d’Urville #1) de Esther Brassac ?

Forcément, je vous conseille ce livre. Si vous aimez le fantastique, si vous êtes en panne de lecture, si vous sortez d’un classique compliqué ou d’un pavé de 800 pages ? Ce livre est fait pour vous. De quoi détendre le cerveau tout en découvrant un univers sympathiques fait de créatures surnaturelles. C’est un vrai bol d’air frais et j’attends le tome 2 avec impatience !

Conclusion (2)