Le Dieu dans l’Ombre – Megan Lindholm alias Robin Hobb : une ode à la vie et à la nature (+Concours)

41-dn3SLuPLTout d’abord, je tiens à remercier les éditions ActuSF pour la découverte de ce roman de Robin Hobb dont je n’avais encore jamais entendu parler jusque-là.

L’Assassin Royal, saga de la même autrice, avait été pour moi une révélation, un coup de cœur, une magie s’était mise en route dès le premier tome et ne m’avait pas quitté jusqu’au dernier. Je m’attaque d’ailleurs dans le mois à la saga parallèle des Aventuriers de la mer que je suis impatiente de lire depuis déjà longtemps. Alors forcément, quand les éditions ActuSF me propose un Robin Hobb que je ne connais pas dans le cadre de notre partenariat, eh bien je suis curieuse. Avec Le Dieu dans l’Ombre, on est pourtant bien loin de la fantasy assez classique que l’autrice nous propose… à des années-lumières même… Je ressors de ma lecture soufflée par ce que je viens de lire. J’ai à la fois adoré et détesté. Mais on peut dire qu’on ne ressort pas sans mot de cette lecture.

Résumé : Evelyn a 25 ans, un époux, une belle famille et un enfant de 5 ans.Quand elle était jeune fille, elle avait la compagnie des forêts de l’Alaska, de la poésie de la nature et de Pan, un faune mystique. Un jour, il disparut. Elle n’aurait jamais cru que la créature irréelle surgirait à nouveau dans sa vie et agiterait en elle ces émotions fantasmatiques et sensuelles. A mi-chemin entre la civilisation et la nature, sous le couvert des arbres glacés, Evelyn devra faire face à des choix terribles. Trouvera-t-elle son chemin dans l’ombre ? Légende de la fantasy, Megan Lindholm, alias Robin Hobb (L’Assassin Royal, Le Soldat chamane), tisse ici un chemin de vie d’une humanité sensible, où le fantasme de la nature se mêle aux désirs sombres et inquiétants qui grouillent au fond de nous.

L’appel de la nature

S’il y a bien un thème majeur dans le roman, c’est la nature. Et plus particulièrement l’appel de la nature dans les deux premiers tiers. Comme le chant d’un cor, comme les premières lueurs du soleil au petit jour, comme une faim insatiable, la nature est omniprésente et hante l’héroïne depuis son enfance où elle courait déjà dans les bois. C’est la nature sous toutes ses formes : la douceur de l’appel, le besoin végétal mais aussi la brutalité et la cruauté animale. Même le caractère de l’héroïne semble aussi sauvage et instable que la nature.

Robin Hobb repousse les limites du supportable pour l’être humain et de fait, certaines choses peuvent gêner le lecteur. Ayant beaucoup de mal avec la cruauté, les épisodes de chasse étaient particulièrement difficiles à lire pour moi alors que j’ai adoré les passages où elle décrit les changements de saisons et les petits détails de la nature. Les scènes de sexes mi-homme, mi-bête, peuvent choquer aussi mais font transparaître toute cette animalité recherchée par Evelyn. Si je devais qualifier ce roman en quelques mots, c’est cette ode à la nature, un retour à la vie sauvage, simple mais difficile, la dualité des hommes qui souhaiteraient y revenir mais qui ne sont pas adapté à cette vie là (ou ne le sont plus depuis bien trop de siècles). La nature envahit chaque page, presque chaque phrase et c’est ce qui surprend sans doute le plus.

Un hymne à la vie

Au delà de la nature, l’héroïne est présentée sous différents aspects : l’enfant, la femme et la mère avant d’évoquer la vieille femme. C‘est le cycle de la vie qui est représenté dans sa totalité à travers Evelyn mais aussi par la nature avec les saisons qui se succèdent. La narratrice, comme le lecteur, perd le fil du temps établi comme nous le connaissons, nous perdons le compte des mois, des jours, des heures pour suivre les saisons, la lune et le soleil. Robin Hobb nous ramène une nouvelle fois à l’essentiel, à l’essence de toutes choses, à la nature, loin des inventions humaines, loin de toutes interventions de l’homme sur la nature.

Si le résultat est fascinant, il est aussi un peu angoissant car le lecteur est complètement coupé de l’humanité pendant un assez long moment dans la narration. La vie en est à sa source et poursuit son chemin loin de l’homme, au cœur de la forêt, au sommet d’une montagne. On en vient même à se demander si l’humanité n’est pas synonyme de mort et la nature de vie en poussant l’interprétation de ce qu’il se passe lorsqu’Evelyn se trouve parmi les humains ou dans la forêt. Dans tous les cas, le cycle de la vie est inévitable et c’est ce qui transparaît dans le roman avec beaucoup de force.

L’apprentissage de la maternité

Evelyn est un personnage vraiment particulier. J’ai eu beaucoup de mal à m’y attacher malgré les points communs nous pouvons avoir elle et moi. A vrai dire, je l’ai trouvé d’une morosité, d’un pessimisme, d’une négativité tels que j’ai failli fermer le livre au bout de 100 pages. Ma lecture a été vraiment très pénible jusqu’à environ 150 pages où j’ai enfin pu m’immerger dans l’histoire. C’est sans doute à partir de ce moment-là que Pan prend un peu plus de place et qu’elle cesse de ne faire QUE se morfondre sur un sort qu’elle a finalement elle-même choisi. (Ce que j’ai particulièrement adoré dans ce livre c’est que l’héroïne prend elle-même ses décisions. Je regrette du coup qu’elle ne les assume pas tous par la suite. Mais l’être humain est inconstant.)

L’autre thématique qui revient régulièrement dans le roman, c’est la maternité et les changements que cela entraîne dans une vie de couple, dans l’esprit d’une femme, dans son rapport à l’homme, la vie conjugale, son enfant. Sans être aussi présent que la nature, ces sujets sont sous-entendus avec régularité, revenant sur le devant des pages avant de s’éclipser pour mieux revenir encore. S’il y a bien une chose qu’Evelyn apprend dans le roman, c’est à être mère. Elle ne l’accepte pas totalement, jamais vraiment, pourtant les instincts et les pulsions sont là. La nature est à l’œuvre. Et si d’un côté la nature l’appelle et qu’elle en ressent le besoin, de l’autre côté, elle la rejette aussi un peu.

Lire ou ne pas lire : Le Dieu dans l’Ombre de Megan Lindholm/Robin Hobb ?

Le Dieu dans l’Ombre n’est pas le genre de roman que l’on adore ou que l’on déteste. C’est un roman qui soulève de nombreux questionnements sur la nature humaine, la vie, l’amour et la mort. Malgré un début de lecture compliqué pour moi (j’ai vraiment trouvé le début lent, long et ennuyeux), la suite a été une vraie découverte et j’ai été fascinée par l’écriture de Robin Hobb. Si vous aimez la nature en tant que réflexion philosophique mais aussi le rapport de l’homme à la nature, Le Dieu dans l’Ombre est un point de vue vraiment intéressant à découvrir. Je pense conserver encore longtemps des traces de cette lecture tout à fais particulière et j’ai encore plus hâte de me plonger dans Les aventuriers de la mer.

Que pensez-vous de la thématique de la nature dans les romans ? Aimez-vous lorsqu’un roman soulève des questions philosophiques voire existentielles ?

CONCOURS – DU 11 JUILLET AU 18 JUILLET 2019

Et comme j’ai reçu 2 exemplaires du roman, je vous propose de gagner le votre en partenariat avec les éditions ActuSF.
Lot : 1 exemplaire du roman Le Dieu dans l’Ombre de Megan Lindholm (alias Robin Hobb)
Modalités de participation : Remplir le formulaire ci-dessous et être abonné à mon blog Pause Earl Grey. (Prévenez-moi dans la dernière case du formulaire si vous ne pouvez pas répondre à vos mail à la fin du concours : absences, vacances, détox internet…)
Concours du 11/07/2019, 8h au 18/07/2019, 23h59. Le/La gagnant.e sera contacté.e par email (assurez-vous d’en fournir une valable). Envoi par la poste. Ouvert aux pays de l’UE uniquement. Je ne pourrais être tenue responsable en cas de perte ou de détérioration du colis.

CONCOURS TERMINE – Le.a gagnant.e sera contacté.e par mail dans les prochains jours ! Merci à tous pour votre participation !

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Le livre perdu des sortilèges – Deborah Harkness : ou comment commencer l’année lecture en beauté

IMG_20180104_104856_875Ne tournons pas autour du pot pendant plus de 500 mots les Earl Grey’s. Aujourd’hui, nous commençons la semaine avec un gigantesque coup de cœur qui se hisse sans aucun doute à la hauteur de Anne Rice (et vous savez comme ce n’est pas gagné de se hisser à côté de Anne dans mon petit cœur de lectrice). Je le sentais déjà au bout de 100 pages, Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness vaut la peine d’oser ouvrir le livre et en tourner les pages… Je vous explique ça plus en détail mais avant :

Résumé : Diana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782.
Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret – un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont.
Un tueur, lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au cœur de la tourmente. (Babelio)

Pour tout vous dire, la 4e de couverture ne rend pas justice au livre et si je n’avais dû me fier qu’à cela, j’aurais dis « pourquoi pas » sans plus. Oui, le résumé peut rendre curieux mais on est loin de mettre l’eau à la bouche. Car Le livre perdu des sortilèges est bien fantastique, on y retrouve des sorcières, des vampires et des démons régis par un code et des tensions entre chacun des trois groupes. Cet Ashmole 782 est au centre des préoccupations dès les premières pages et durant tout le roman car il cristallise des informations à la fois sur l’origine des 3 différents groupes de créatures mais également sur Diana Bishop, notre héroïne. Je n’en dis pas plus.

Le personnage principal est une héroïne comme je les aime avec un caractère fort et historienne en prime. Elle passe la première partie du roman à faire des recherches à la Bodléienne, bibliothèque d’Oxford, et j’ai adoré ça. Notre héro ne s’en sort pas trop mal non plus : Matthew Clairmont, vampire et mystérieux que l’on découvre un peu plus à chacune de leur rencontre. J’ai rarement l’occasion de parler de bookboyfriend car depuis ma découverte de Lestat de Lioncourt au lycée, aucun personnage n’a pu arriver à sa cheville mais je dois bien avouer que Clairmont rivalise avec brio dans ce rôle-là.

Le livre a beau faire 800 pages, je ne me suis pas ennuyée une seule fois durant cette lecture. Moi qui d’habitude finit par trouver le temps long lorsque je dépasse la semaine de lecture sur un livre, ici, j’avais même l’envie de le savourer et le faire durer. Heureusement pour moi, il s’agit d’une trilogie et je me réserve le tome 2 et 3 pour février et mars. J’ai déjà hâte de retrouver Diana, et surtout Matthew d’autant que la fin du premier tome annonce au lecteur un changement tout particulier qui fait envie!

Lire ou ne pas lire : Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness ?

Forcément, je vous conseille totalement ce premier coup de cœur de l’année 2018. Si vous aimez le genre fantastique, vous aimerez Le livre perdu des sortilèges. Vous y retrouverez des sorcières, leurs covens et leurs pouvoirs magiques, des vampires avec leur immortalité et leurs caractères si spéciales mais aussi des démons, créatures que j’espère mieux découvrir dans le deuxième tome car ce que Deborah Harkness nous montre ici est déjà intéressant. Il y a beaucoup d’histoire : évidemment, une historienne et un vampire vieux de 1500 ans, ça fait pas des chocapics. Sans parler d’une intrigue qui s’étoffe au fil des pages comme un iceberg dont on découvre peu à peu ce qui se cache sous le niveau de l’eau. Un vrai régal à savourer sans modération !

Au prix du monde (Saving Paradise #2) – Lise Syven : suite et fin d’un thriller fantastique

512qTAq0zhL._SX332_BO1,204,203,200_N’ayant pas eu le temps de poster ma chronique avant de partir pour Paris, je vous propose aujourd’hui de nous retrouver pour mon avis sur le tome 2 de Saving Paradise de Lise Syven. Je ne sais pas si vous vous souvenez de mon enthousiasme pour le premier volet l’an dernier, j’attendais cette fin de pied ferme pour connaître le dénouement de cet excellent thriller. Je n’ai pas été déçue même si ma chronique va être compliquée à rédiger car les deux tomes forment une continuité parfaite avec une seule et même intrigue.

Résumé : Le ciel est ouvert à ceux qui ont des ailes…
Faustine se réveille à l’hôpital, certaine d’avoir entendu Chevalier l’appeler. La jeune femme est très inquiète de la disparition de l’ambassadrice de la Fondation du Griffon, d’autant qu’elle est la seule à la croire en danger.
Pendant ce temps, le professeur Mésanger met tout en œuvre afin de rendre le Tumorex inoffensif, et Imago sème des cadavres sur son passage devant des autorités impuissantes face aux forces surnaturelles en présence. Seule Chevalier pourrait arrêter ce monstre, du moins s’il ne la tue pas avant…
Faustine trouvera-t-elle la force de défendre le paradis promis ? Parviendra-t-elle à convaincre Nato de la suivre sur cette voie ? Ne risque-t-elle pas de se brûler les ailes ?..(Babelio)

Ce n’est pas pour rien que Lise Syven m’expliquait qu‘elle avait conçu cette histoire en un tome unique. En lisant Au prix du monde, on sent bien que c’est un même récit coupé en deux. J’ai d’ailleurs dû retourner lire les dernières pages du premier livre pour me resituer car j’étais perdue au début du second. Heureusement, les nouveaux lecteurs n’auront pas à attendre avant de pouvoir lire l’histoire complète et tant mieux. En tout cas, c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé Faustine pour connaître le fin mot de ce thriller fantastique.

Là où le premier tome amenait progressivement les éléments fantastiques (ce que j’avais trouvé très intelligent), ici, le lecteur est totalement immergé dans le fantastique. Autant il est accepté d’office par certains personnages, d’autres ont plus de mal à s’y faire, ce détail est intéressant car nous ne sommes pas dans un univers dans lequel le fantastique est connu de tout un chacun, c’est agréable de le noter.

Comme pour le premier tome, Au prix du monde a tendance à nous faire tourner les pages sans pause. L’action se déroule très rapidement, beaucoup de chose se passe jusqu’au dénouement final. Un final d’ailleurs surprenant mais avec du recul, il me semble que c’était inévitable.

Lire ou ne pas lire : Saving Paradise #2 de Lise Syven ?

Je vais plutôt vous dire : lisez les deux tomes de Saving Paradise. Le deux va de pair avec le un pour former une histoire entière et en plus de ça, ça vaut le déplacement. J’ai adoré ce thriller fantastique et les personnages attachants que sont Faustine et Nato. Faustine apprend à reconnaître les choses essentielles de la vie (qui ne sont pas les études). On se questionne sur les croyances, l’évolution de l’humanité (ou sa régression), autant de thèmes intéressants à traiter et dont on pourrait parler pendant des heures sans s’essouffler. C’est donc toujours un coup de coeur pour moi ! J’ai hâte de découvrir les prochaines parutions de l’auteure !

Les Yeux – Slimane-Baptiste Berhoun : un thriller horrifique et fantastique

IMG_20171024_133829_216Aujourd’hui, je vous parle de ma petite lecture d’Halloween : Les Yeux de Slimane-Baptiste Berhoun. Acheté à l’occasion de la Japan Expo cet été et sa pré-vente papier, j’avais déjà en tête de me garder cette lecture pour le mois d’Octobre. Il sort d’ailleurs officiellement en papier ce 15 novembre. C’était un plongeon dans l’inconnu pour moi. Le livre est un thriller fantastique, mon tout premier du genre et ce n’est pas un échec complet. Pour être honnête, ça ne me correspond pas du tout, malgré tout beaucoup de choses m’ont plu. Mais d’abord, le résumé.

Résumé : Tout en haut du Plateau, le vent pouvait rendre fou.
On avait choisi d’y construire un asile. L’Orme : une grande bâtisse lugubre, battue par les vents et la neige. Même les bombardements de 44 n’avaient pu en venir à bout. À croire qu’il échappait à toute influence humaine.
Et des morts étranges, violentes, il y en avait toujours eu et il y en aurait encore, là-haut. D’ordinaire, personne ne venait s’en mêler. Ni la gendarmerie du Village, ni les réducteurs de tête de Paris.
Si on avait écouté les fous enfermés derrière les murs de l’Orme, on y aurait peut-être vu l’œuvre d’un monstre. Mais les fous, ça ne s’écoute pas, ça se traite. Ce que le psycho-chirurgien à la tête des affaires médicales de l’établissement sait faire d’une main de fer. À l’abri des regards. À condition de parvenir à se débarrasser définitivement de cette trop curieuse disciple de Lacan venue fouiner dans les dossiers de ses malades. (Babelio)

Je ne vais pas faire durer le suspense : je ne suis pas certaine de réitérer l’expérience de thriller fantastique ou alors seulement si quelqu’un l’a déjà lu et m’assure qu’il n’y a pas une goutte d’hémoglobine. Parce que honnêtement, ce livre était absolument parfait à lire pour Halloween. Des fous, des chirurgiens psychopathes, des gardiens tarés, disparitions, mystères, monstre caché dans le noir… tout est là pour vous faire peur et frissonner. Manque de bol, j’ai horreur de frissonner. J’ai du faire une indigestion de films d’horreur (asiatiques) il y a quelques années, depuis je n’aime plus du tout. En plus de ça, je n’ai jamais aimé les films d’horreur avec sang de partout. De façon tout à fait logique, Les Yeux n’était pas un livre fait pour moi.

Mais, mais, mais. Je suis persuadée que si j’avais aimé ce genre littéraire, j’aurai adoré ce livre. Pourquoi ? Tout simplement car j’ai terminé cette lecture, et ce n’était pas du tout une torture de la poursuivre. Et sincèrement, quand je n’aime pas, j’ai toujours un mal fou à continuer un livre. Or là, j’avais surtout très envie de connaître le fin mot de l’histoire. La plume de Slimane-Baptiste Berhoun est légère, j’ai mis quelques pages à m’y faire mais je me suis rapidement adaptée. Une légèreté qui collait bien à son récit plus lourd, dense et sombre, ce qui permettait au lecteur de respirer un peu (c’est peut-être ça d’ailleurs qui m’a permis de terminer le livre). L’intrigue est bien développée même si on sent parfois un manque de spontanéité dans le récit. Plusieurs fois je me suis fait la réflexion « ça, ça va revenir à la fin » et bim, oui. Pas vraiment de gros twist imprévisible mais le tout marche bien dans son développement.

Lire ou ne pas lire : Les Yeux de Slimane-Baptiste Berhoun ?

Si je ne suis pas la lectrice-cible d’un tel livre, je reconnais les qualités d’un livre agréable à lire. Si vous aimez vous faire peur et frissonner, si vous aimez les monstres cachés dans l’ombre et les « zombies », vous risquez fort de passer un agréable moment avec le roman de Slimane-Baptiste Berhoun. Si comme moi, vous n’êtes pas très friands d’hémoglobine et que les zombies vous font peur…. ce n’est peut-être pas une lecture prioritaire malgré ses qualités. Je ne regrette pourtant pas ma lecture, j’ai quand même apprécié le développement malgré quelques facilités, la plume est agréable. Un bon livre mais pas pour moi. D’autres se régaleront d’autant mieux !

Mois de l’imaginaire | 3 livres Fantastique à lire

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Coucou les Earl Grey’s !

Aujourd’hui, comme tous les jeudi en ce mois d’Octobre, on se retrouve une dernière fois pour fêter l’imaginaire ensemble. Cette semaine, j’ai choisi le Fantastique. Comme j’ai pu en discuter avec plusieurs lecteurs sur la sélection de Fantasy, les définitions semblent un peu diverger en la matière. Je vais donc vous prévenir immédiatement, dans cette sélection les histoires se déroulent sur la base de notre réalité avec des éléments surnaturels et fantastiques acceptés.

American Gods – Neil Gaiman (J’ai Lu)

51jRO2DbB7L._SX307_BO1,204,203,200_Je vous en ai parlé au printemps dernier lors de ma lecture, ce n’était il n’y a pas si longtemps mais comment ne pas vous conseiller un livre de Neil Gaiman dès lors que l’on met un pied dans le fantastique… No way. Alors voilà. En s’appuyant sur les croyances ethniques d’un peu partout sur la planète, Neil Gaiman a créé avec American Gods, un véritable bijou de réflexion sur la croyance aujourd’hui et ce que l’homme en a fait.

Résumé : Neil Gaiman sait redonner aux légendes établies un souffle nouveau. Celui qui, dans une nouvelle éblouissante, a osé présenter Blanche-Neige comme une criminelle sadique, se permet, dans American Gods, de mêler mythologie et conflits de l’Amérique d’aujourd’hui… Quand les anciens dieux se sont installés en Amérique, amenés par de hardis navigateurs puis par les vagues successives d’émigrants, ils pensaient trouver un territoire à la mesure de leurs ambitions. Peu à peu, cependant, leurs pouvoirs ont décliné : Anubis – l’ancien dieu des morts égyptien – en est réduit à travailler dans une entreprise de pompes funèbres ! Et de nouvelles idoles – cinéma ou Internet – se sont imposées. C’est pourtant un humain, Ombre, qui se retrouve au cœur d’un conflit titanesque : à peine sorti de prison, découvrant que sa femme est morte et que son meilleur ami était son amant, il accepte un contrat aussi dangereux qu’étrange… (Babelio)

La maison hantée – Shirley Jackson (Editions Rivages)

517QOcUkFaL._SX313_BO1,204,203,200_Conseillé par Yohan, Libraire chez Sauramps : Epuisé depuis des années, ce chef d’oeuvre est enfin réédité. C’est un roman gothique moderne, brillamment écrit, qui baigne entre fantastique, épouvante et surnaturel.

Résumé : Construite par un riche industriel au XIXe siècle, Hill House est une monstruosité architecturale, labyrinthique et ténébreuse, qui n’est plus habitée par ses propriétaires. On la dit hantée. Fasciné par les phénomènes paranormaux, le docteur Montague veut mener une enquête et sélectionne des sujets susceptibles de réagir au surnaturel. C’est ainsi qu’Eleanor arrive à Hill House avec ses compagnons. L’expérience peut commencer, mais derrière les murs biscornus, les fantômes de la maison veillent et les cauchemars se profilent…
Née il y a exactement cent ans, Shirley Jackson est considérée comme la reine du roman gothique moderne. On lui doit également le formidable « Nous avons toujours vécu au château », publié en Rivages/Noir. (Babelio)

Le faiseur d’histoire – Stephen Fry (Folio SF)

51cBIfXmGSL._SX301_BO1,204,203,200_Je n’ai encore jamais eu l’occasion de vous parler de ce roman incroyable, j’en profite donc pour le faire un peu aujourd’hui. Le narrateur se situe dans notre époque et par un fait que vous découvrirez dans le roman, il se retrouve propulsé à en Allemagne à l’époque de Hitler. Entre fantastique et uchronie, j’ai adoré me plonger dans l’univers et la plume de cette célébrité anglaise qu’est Fry car il écrit excellemment. Malgré un sujet difficile, il arrive a apporter de la légèreté grâce à sa plume. J’ai adoré.

Résumé : Michael Young est convaincu que sa thèse d’histoire va lui rapporter un doctorat, un tranquille poste académique, un vénérable éditeur universitaire et le retour de sa difficile petite amie Jane. Mais un historien devrait savoir que l’on ne peut prédire l’avenir…. Sa rencontre avec Leo Zuckermann, vieux physicien obsédé par le génocide juif va les amener à semer aux quatre vents les pages de la thèse, mais aussi à tourner celles de l’histoire… Et après leur expérience rien – primé, présent ou futur – ne sera plus jamais pareil. (Babelio)

Avez-vous lu l’un de ces livres ? Quel est le livre fantastique qui vous a marqué et que vous conseilleriez autour de vous ?