La Belle et la Bête (2017) – Bill Condon : où la magie prend vie

495776.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxComme beaucoup d’entre nous, j’attendais ce film, La Belle et la Bête en real motion depuis très longtemps ! D’autant qu’il s’agit de mon conte préféré et que je connais le film de Cocteau de par coeur (je vous en parle beaucoup trop non ?), j’aime énormément Emma Watson également, alors autant vous dire que l’attente fut vraiment longue. Mais je sais faire preuve de patience, j’ai résisté à l’envie de voir tout les trailers sortis pour garder la surprise totale sur ce que j’allais voir. Et malgré mes attentes élevées… Je n’ai vraiment pas été déçue.

Synopsis (bien qu’il paraisse inutile) : Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle, mais victime d’une terrible malédiction. (Allociné)

C’est toujours très difficile de parler de quelque chose que l’on a vraiment beaucoup aimé. Analyser des sentiments positifs, c’est franchement pas évident. Mais je vais faire de mon mieux et tirer quelques arguments que j’aurai aimé lire avant de le voir.

L’adaptation. Honnêtement, j’ai eu un peu peur au début quand je me suis aperçue que, contrairement à Cendrillon (le film), il s’agit vraiment de l’adaptation du dessin animé en image. Certes, il y a un peu plus, mais tout est là. Les fans de disney ne risquent pas d’être dépaysés. Même les chansons ! Cela dit, « Bonjour, bonjour » est super bien tourné, j’ai beaucoup aimé. Rien de bien original là-dedans mais un bon travail de fait qui ne déçoit pas.

Le visuel. Quel régal ! Mais quel régal pour les yeux ! J’imagine que ça a du être un sacré challenge car beaucoup de scène reposent sur les personnages-objets et donc sur des images de synthèse mais l’équilibre est bien trouvé. Peut-être un léger déséquilibre sur la chanson « C’est la fête » mais franchement le rendu est tellement sympa que j’ai pardonné facilement. J’avais surtout peur pour la Bête, mais en fait non tout va bien, plus de peur que de mal. La danse Bête/Belle passe très bien sans choquer sur la synthèse. Les costumes sont superbes. Bref, rien à redire! On plonge totalement dans la magie Disney avec ce film et c’est très agréable.

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Les acteurs. Que dire d’un casting aussi performant ? Emma Watson occupe tout l’espace de par sa prestance et son charisme. Luke Evans me ferait presque (j’ai bien dit presque) craquer pour Gaston qu’il incarne avec une facilité et un naturel déconcertants. Je ne savais pas encore qui jouait le rôle de Maurice au moment de voir le film et quelle surprise quand j’ai vu Kevin Kline, un acteur que j’aime énormément et qui campe un papa poule formidable. Par rapport à ces trois superbes acteurs, j’ai trouvé Dan Stevens un peu en dessous du coup… peut-être parce qu’on ne le voit pas beaucoup à l’écran ? Je ne sais pas… Le fait qu’il ne m’a pas vendu plus de rêve que ça.

Les plus d’Emma. J’avais vu passer sur le net qu’Emma Watson avait tenu à ajouter des détails rendant le personnage de Belle un peu plus féministe et franchement je me demandais comment elle pourrait faire avec le dessin animé Disney de base où Belle n’est pas la plus rebelle qui soit (elle l’est beaucoup plus dans le film de Cocteau). Et bien, j’ai été vraiment agréablement surprise car elle donne énormément de puissance et de profondeur au personnage de Belle sans pour autant le dénaturer. Déjà, le détail simple mais efficace : Belle porte un pantalon-culotte sous ses jupons retroussés. ça peut paraître anodin, et pourtant pas tant que ça. Surtout quand elle fait des choses (normales pour notre époque mais) qui sont « réservées » aux hommes à l’époque du film et longtemps après. Belle prend des décisions et Belle a une histoire tout autant que la Bête.

BEAUTY AND THE BEAST

Voir ou ne pas voir : La Belle et la Bête de Bill Condon ?

Je ne peux que répondre : Foncez vite au cinéma ! Vous ne serez pas déçu-e ! Que vous soyez fan de disney, ou fan de Cocteau comme moi, ce film est un bel équilibre et montre à quel point c’est possible de faire de la magie, de faire rêver, de faire du beau, tout en montrant une image de la femme non soumise à un personnage masculin quelconque. Des films comme ça, j’en veux tous les jours ! Et vous savez quoi ? En sortant du film, j’ai passé le reste de la journée à chanter « Bonjour ».
Un conseil : si possible, le voir en VO. J’ai du le voir en VF et le doublage-chanson m’a un peu déçue. J’aurais préféré les entendre les voix originales des acteurs. Mais qu’importe, j’attendrai le DVD. Ce sera une bonne excuse pour le revoir dès que possible !

Bonne séance ?!

Beauty and the Beast

Zootopie – Le disney qui réconcilie tout le monde avec les animés

Mais pourquoi ais-je mis tant de temps à regarder Zootopie alors que déjà le trailer me plaisait à sa sortie ciné ? La question risque de demeurer un long moment dans la stratosphère, mêlé à mon regret. Parce que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas autant régalée devant un dessin animé. Et surtout autant ri.

Synopsis : Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia !
Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque … (Allociné)

Un concentré de bonne humeur

Franchement, je ne m’attendais pas à éclater de rire pendant mon visionnage. J’ai le rire difficile, vous le savez déjà, mise à part A.A. (Alexandre Astier pour ceux qui ne me connaissent pas encore), je suis dure à dérider. Mais alors là…. Je souriais, je souriais…jusqu’aux paresseux. Et LA blague. Pas drôle. Limite pitoyable si c’était un sale coup de Merlin. Mais la réalisation est géniale. Mythique.

Je vous laisserai découvrir la fameuse blague pas drôle vous-même. Le paresseux, lui, est tellement paresseux que l’information met un temps fou à monter au cerveau. Plus le temps de réaction. Et la totalité filmé. Sans coupure. Autant vous dire que les 10 premières secondes, on se dit « Allez, z’en faites trop ». A la 11e, je suis écroulée de rire pendant 5 minutes entières.

Ceci n'est pas un slowmotion. Ceci est un slothmotion.
Ceci n’est pas un slowmotion. Ceci est un slothmotion.

Mais aussi des messages importants

Zootopie, ce n’est pas seulement un dessin animé de disney. J’ai une préférence quand les dessins animés sont porteurs de messages. C’est éducatif pour les enfants, et surtout nécessaire pour les adultes (souvent). Et je trouve que c’est le cas ici.

Le pitch de base : animaux prédateurs et les autres vivent ensemble dans une belle harmonie. Pour moi, cela fait surtout écho à la diversité que peu présenter une société et la capacité des individus à vivre avec les autres individus, différents d’eux. C’est clairement un message de respect des différences mis en avant dans le film.

Des différences qui peuvent provoquer des préjugés. Les prédateurs ici. Mettez le nom de n’importe quelle minorité sociale à la place. On est bon. Et le petit lapin, Judy Hopps, lutte contre ces préjugés et souhaiterait les voir disparaître pour que tout un chacun vive ensemble. Tout ça ne vous rappelle vraiment rien ? En plus de ça, je trouve que c’est bien fait car le film souligne même la difficulté de mettre de côté ces idées préconçues et le besoin de toujours lutter contre, même pour quelqu’un qui souhaite cette paix sociale.

Ce n’est pas fini. De manière plus individuelle, Judy Hopps porte encore un autre message : celui de se battre pour réaliser ses rêves. Certes, ce message-là est un peu bateau, pourtant je le trouve de plus en plus important dans une société où justement l’empathie et le respect de l’autre a tendance à se perdre. Un rêve, une volonté. C’est très souvent possible d’y arriver pour peu que l’on s’en donne les moyens.

Voir ou ne pas voir : Zootopie de disney ?

Je ne sais pas si la question se pose vraiment sachant que je devais être une des dernières à ne pas l’avoir encore regardé. Cela dit, s’il en reste encore, je vous le conseille vraiment. C’est le genre de dessin animé pour les petits autant que pour les grands qui se regarde et reregarde à volonté.

Alors let’s go !

Ma note : 20/20