Throwback Thursday Livresque #18 – Relecture

throwback

Coucou les booklovers,

Ce jeudi, on se retrouve une nouvelle fois pour le Throwback Thursday Livresque de Bettie Rose Books, une habitude à présent, que j’apprécie tout particulièrement. Ce rendez-vous permet vraiment de parler d’ouvrages qui nous tiennent à coeur mais que nous avons lu dans le passé et que nous n’avons pas l’occasion d’aborder sur les blogs, il ruine également ma wishlist, mais ça c’est accessoire, je ne dois pas être la seule ! Dans tous les cas, après presque 20 semaines de TBT Livresque, je suis encore enthousiaste et reconnaissante de partager avec les blogueuses, blogueurs, lectrices et lecteurs ces moments chaque jeudi qui désormais comptent beaucoup pour moi. Des remerciements tout spécifiques à Bettie Rose qui a su faire de ce rendez-vous quelque chose de chaleureux et d’incontournable.

Mais revenons à nos moutons car, comme chaque semaine, il y a un thème. Aujourd’hui il s’agit de : Relecture ou si je devais relire un livre. Vaste sujet dans un univers littéraire où l’on n’a pas assez d’une vie pour lire tous les livres que l’on souhaiterait découvrir… Je pourrais (encore) vous parler de Lestat d’Anne Rice, un livre que j’ai du relire 5 ou 6 fois depuis le lycée, ou encore Harry Potter (les trois premiers tomes) que j’ai relus un nombre incalculable de fois au collège, ou bien des Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin (mais j’ai peur de trop vous en parler), ou bien, pour finir Cartographie des nuages de David Mitchel mais je vous en ai déjà parlé également. Cet exercice devient de plus en plus compliqué croyez-moi… Un coup d’oeil à ma bibliothèque… et j’ai trouvé…

La confession d’un enfant du siècle – Alfred de Musset

51zvfcke0ml

Résumé : « J’ai bien envie d’écrire notre histoire. Il me semble que cela me guérirait et m’élèverait le cœur. Je voudrais te bâtir un autel, fût-ce avec mes os… »
C’est ainsi que le 30 avril 1834, un mois après la fin du séjour mouvementé des deux écrivains-amants à Venise, Alfred de Musset faisait part à George Sand de son projet de « confession. »
Or ce roman quasi autobiographique où le badinage le cède bientôt à la tragédie intime apparaît aujourd’hui comme un des livres phares du dix-neuvième siècle français. Non qu’il constitue comme Le Génie du Christianisme un quelconque acte de naissance du mouvement romantique, mais parce qu’il situe le Romantisme à la croisée des chemins, à un moment où celui-ci tend à délaisser l’idéalisme pour s’adonner à la « curiosité du mal ». (Babelio)

Mon avis : Vous connaissez sans aucun doute tout l’amour que je porte au XIXe siècle et l’art foisonnant qui y a grandi. C’est un siècle qui me fascine totalement, d’abord en Angleterre, pour la société duale, l’attrait de l’aristocratie et des beaux vêtements mais souvent pervertie par un cadre éthique trop rigide. En France, à la même époque, c’est un peu pareil, le milieu artistique foisonne, les artistes sont souvent très pauvres et les riches très riches (tiens, ça me rappelle quelque chose cette situation sociale…). Ce qui me fascine encore plus c’est ce que l’on appelle « le mal du siècle », ce spleen dont les artistes ne se sortent pas car ils ne le peuvent (ou veulent) pas. Un état d’esprit sombre, de malaise, de malêtre, qui les poussent vers toutes les dérives dites non-éthiques. La confession d’un enfant du siècle représente pour moi tout ce malêtre dont Huysmans parlait également dans A rebours. Une époque noire mais qui pourtant a produit de magnifiques oeuvres.
C’est un des rares classiques français que j’adore et je dois dire que je me ferai une joie de le relire si ma PAL n’était pas en train de déborder. Je pense me poser un jour, peut-être cet été ? pour relire ces deux ou trois livres qui me tiennent à coeur.

Et vous, quel livre aimeriez-vous relire ? Vous avez une période historique préférée ? Laquelle, dites moi tout ! Et n’oubliez pas de passer une bonne journée !

Throwback Thursday Livresque #17 – Paysage

throwback

Coucou les booklovers,

C’est l’heure de notre rendez-vous hebdomadaire lancé par Bettie Rose Books et que j’apprécie toujours autant, j’ai nommé le grand le merveilleux le mirifique….Throwback Thursday Livresque ! Et pour cette semaine, le thème va vous faire voyager de contrées en contrées mais surtout de paysage en paysage puisque je dois vous proposer un livre évoquant l’océan, la montagne, le grand air… bref un paysage. Voyons voir ce que je vais bien pouvoir vous dégoter dans ma bibliothèque…

L’embellie – Audur Ava Olafsdottir

Résumé : Son mari l’a quittée avec le matelas et le sommier. Pour ne rien arranger, sa meilleure amie lui confie son fils de quatre ans, étrange petit bonhomme presque sourd. Cette semaine-là, elle gagne également deux fois à la loterie ! Que faire ? Partir ! Prendre des vacances d’été en hiver avec le petit Tumi, à la découverte des landes sauvages de l’Islande. (4e de couverture)

Mon avis : Comment ne pas vous proposer un livre d’Audur Ava Olafsdottir lorsque l’on parle de paysage ? Impossible. Je n’ai lu que deux de ses livres pour le moment et par rapport à Rosa Candida (fabuleux), L’embellie a bien plus un rapport avec le paysage de l’Islande. Cette jeune femme part à l’aventure dans sa voiture avec Tumi et le lecteur découvre avec elle une Islande froide, ravagée par les éléments, et pourtant propice à l’épanouissement personnel. Malgré un cadre exceptionnel et la plume d’Olafsdottir sobre mais efficace, L’embellie m’a beaucoup moins marquée que Rosa Candida à cause de l’héroïne à laquelle je n’ai pas réussi à m’attacher. Heureusement, le paysage chaotique de l’Islande et l’adorable Tumi nous prend par les sentiments et nous fait presque oublier ce point négatif.

Connaissez-vous déjà la plume d’Audur Ava Olafsdottir ? Elle vaut vraiment le détour ! Et si jamais vous ne connaissez pas, je vous conseille très particulièrement Rosa Candida qui est un coup de coeur (et dont j’espère avoir l’occasion de vous parler une prochaine fois !)

Bonne journée à tous et toutes !

Throwback Thursday Livresque #16 – Minorités

throwback

Coucou les booklovers,

Aujourd’hui, comme tous les jeudis, c’est le Throwback Thursday Livresque de Bettie Rose Books. Cette semaine, le thème est intéressant et beaucoup de livres dont j’ai déjà parlé dans des précédents TTL auraient pu totalement convenir ici. Le thème est donc Minorités, notamment LGBT mais également de tous horizons. Intéressant mais finalement pas évident de faire un choix.

J’aurai pu vous parler des Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin ou de la biographie de Christopher Isherwood… mais c’est déjà fait et je suis bien embêtée car ce sont là vraiment mes gros coups de coeur du genre. J’aurai aussi pu vous parler des Chroniques des Vampires d’Anne Rice qui sont clairement une minorité dans son univers mais je trouve ça dommage… J’ai donc farfouillé plus en profondeur dans ma bibliothèque et j’y ai déniché une petite perle qui a également été un coup de coeur.

Anything goes – John Barrowman

Je vous épargne le résumé en VO, d’autant que l’idée est très simple : il s’agit tout simplement de l’autobiographie de John Barrowman aka Captain Jack Harckness dans Doctor Who pour celles et ceux qui connaissent.

Mon avis : Cette lecture avait tout simplement été une lecture de fangirl. Jack Harckness est l’un de mes personnages favoris dans la série mythique de la BBC et John Barrowman est l’un de mes personnages people préféré également. Ouvertement gay (non ce n’est pas parce qu’il est du RU!…Enfin si…sans doute), il assume, il s’en réclame, il n’a honte de rien (et pourquoi avoir honte de toute façon!). Son livre est d’un croustillant formidable avec des anecdotes qui font vraiment rire. Il y raconte des petites choses sur son passé, son enfance bien évidemment, comment il a « découvert » qu’il était gay, mais aussi sur son tournage dans Doctor Who et sur sa relation avec Scott Gill avec qui il est pacsé depuis longtemps maintenant.

Sont-ils pas trop adorables ?!
Sont-ils pas trop adorables ?!

Ce que j’apprécie chez cet homme c’est le fait que ce soit une personnalité entière, rempli de positif, qui cherche sans arrêt à se montrer, oui mais sans jamais se prendre la tête. Bien sûr, il a du forcément vivre des moments moins drôles dans sa vie, mais son autobiographie est un condensé de bonne humeur à lire quand on a pas le moral comme un meilleur ami pourrait venir vous raconter des blagues ou ses derniers déboires pour vous remonter.

Seul bémol pour nous pauvres fans français… Le livre n’a pas été traduit, il faut donc maîtriser un minimum la langue de Shakespeare pour s’y mettre. Mais si vous maîtrisez ce minimum, le niveau de langue n’est clairement pas complexe d’autant que c’est du langage courant (les adeptes de la VO suivront forcément).

Avez-vous déjà lu des autobiographies ? Avez-vous des idoles qui vous remontent toujours le moral ?

Throwback Thursday Livresque #15 – Livre invisible

throwback

Coucou les booklovers,

Aujourd’hui, c’est le retour du jeudi (ne me jugez pas sur cette blague pourrie) et du Throwback Thursday Livresque de Bettie Rose Books. Et pour cette première semaine de février, le thème est tout particulier : Livre invisible, à savoir un livre dont personne ne parle ou trop peu. J’ai mis un peu de temps pour trouver le livre dont j’allais vous parler car beaucoup de livres mériteraient que l’on parle d’eux. Mais il faut faire une choix et je me suis tournée vers un auteur que j’adore d’amour mais qui, il me semble, n’est pas très connu.

Un homme au singulier – Christopher Isherwood

Résumé : Dans ce roman brillant, pénétrant, à la fois drôle et douloureux, Isherwood explore le sujet qui lui tient le plus à cœur. Son personnage principal est un Anglais vieillissant qui vit en Californie, un professeur que séparent de ses élèves l’âge et la nationalité, et du reste de la société son homosexualité assumée, lucide. Cet autoportrait légèrement transposé, sarcastique et amer, peinture sans fard de la condition d’un homosexuel individualiste dans un monde conformiste et grégaire, est aussi une âpre méditation sur la solitude humaine. On retrouve dans ce livre la vivacité, l’humour, mais aussi le goût des ambiguïtés sexuelles et des personnages marginaux propres à l’œuvre d’Isherwood. (Babelio)

Mon avis : J’ai du lire ce livre il y a 3 ou 4 ans mais si l’histoire et ses détails se sont estompés dans ma mémoire, j’ai le souvenir encore vivace des sentiments que j’ai pu éprouver durant ma lecture. Des sourires, légers, mais surtout une véritable mélancolie et une empathie déployée envers ce personnage principal, seul, l’assumant bien qu’il ne l’ait pas choisi.
Comme toutes les oeuvres d’Isherwood, ce roman a une tonalité légèrement autobiographique, ce qui donne, à mon sens, encore plus de sens aux sentiments et aux états d’esprit que ses personnages traversent. J’ai adoré Christopher and his kind (totalement autobiographique) pourtant, Un homme au singulier est un roman fort qui laisse une empreinte indélébile dans la mémoire des sentiments.

Est-ce que vous connaissez les romans de Christopher Isherwood ? Si les romans ne vous emballent pas suffisemment vous pouvez toujours vous rabattre sur les très bonnes adaptation ciné de Christopher and his kind (avec Matt Smith et Imogen Poots) et Un homme au singulier (avec Colin Firth plus excellent que jamais).

Throwback Thursday Livresque #14 – Once upon a time…

throwback

Coucou les booklovers,

Jeudi a sonné et le Throwback Thursday Livresque de Bettie Rose est arrivé. C’est avec un paysage tout blanc que je me suis réveillée ce matin et je suis super contente de voir la neige (en quantité car si vous me suivez sur facebook et instagram, il a déjà neigé une fois chez moi il y a deux semaines mais tout juste de quoi faire une pellicule blanche pour une jolie photo à 7h du matin avant que tout ne fonde 2h plus tard). Je vais d’ailleurs ptet prendre mon appareil photo et me faire une petite sortie…

Mais revenons-en à nos moutons et au thème de la semaine : Il était une fois…

Un thème qui me parle moi qui adore les contes de fées, et pourtant, à ce jour je n’ai pas encore beaucoup lu de réécritures (j’y travaille). J’ai tout de même immédiatement pensée à quelque chose avec ce « Il était une fois… » : le film La Belle et la Bête de Jean Cocteau. Si vous me connaissez, vous savez peut-être déjà qu’il fait partie de mes films préférés de toujours. Mais bon, c’est un film. J’ai alors pensé à son film Orphée, toujours un film… Mais, le script du film est sorti en livre sous forme de pièce de théâtre. Je vais donc en profiter pour vous en parler.

Orphée – Jean Cocteau

Résumé : L’histoire a traversé les siècles… Orphée a perdu Eurydice, mordue par un serpent. Pour la ramener sur terre, il n’hésite pas à affronter tous les périls de l’enfer. Une seule condition : lors de cette lente remontée vers le monde des vivants, il ne doit pas se retourner, ni regarder la bien-aimée. Hélas ! Cocteau relance le mythe. Parmi ses personnages, quel est le plus envoûtant ? Cet Orphée, amoureux de sa mort qui va et qui vient à travers les miroirs ? La princesse qui transgresse les lois de l’au-delà pour l’amour du poète ? Heurtebise, le messager, qui apparaît et disparaît à volonté ? Eurydice ? L’Intouchable, l’Invisible, l’Ombre ? Dans un décor surréaliste où les vivants et les morts se côtoient, le film de Cocteau prolonge encore le mystère… (Fnac)

Mon avis : Je ne connais pas tout du travail de Cocteau, loin de là, pourtant c’est un être qui me fascine par son génie poétique et certaines de ses oeuvres m’ont marqué et continuent de le faire. Orphée en fait partie. La vision que Cocteau a de ce mythe est d’une beauté à couper le souffle. L’homme dans sa plus grande faiblesse, l’homme face à la mort. Une mort qui, en l’occurrence, effraie mais fascine Orphée. J’aime les détails sur lesquels s’attardent Cocteau, cette voiture reprenant les codes radios de la guerre pour délivrer son message, les gants pour passer d’un miroir à l’autre… Et finalement, de l’autre côté du miroir, qu’est-ce qu’on y trouve ? Cocteau s’attache à des questions métaphysiques profondes que l’humain se pose, avec une poésie et une beauté qu’on lui connaît bien. Lire le texte théâtral est tout aussi fascinant…