Throwback Thursday Livresque #24 – Hello Spring !

Coucou les booklovers,

Cela fait maintenant quelques temps qu’on l’attend. Monsieur daigne montrer le bout de son nez parfois avant de repartir faire un somme en nous laissant avec vent et pluie pour revenir encore après. Le soleil joue encore les timides. Mais il semble quand même prêt à bientôt poser définitivement ses valises pour quelques mois et ça, ça fait du bien ! Le thème de cette semaine de Throwback Thursday Livresque est donc très bien choisi par Bettie Rose Books puisque aujourd’hui nous rendons hommage au printemps et au renouveau.

J’ai donc parcouru une nouvelle fois ma bibliothèque en quête de la perle rare à vous proposer : un livre sur le thème du printemps, avec une couverture y faisant penser (couleurs, titre, fleurs…) et finalement je suis tombée sur un petit bijou que j’ai lu il y a très longtemps mais auquel je repense régulièrement pour la fraîcheur qu’il apporte durant la lecture :

Park Life – Yoshida

Résumé : Ce petit roman est une bouffée d’air pur dans la vie affairée et raisonnable des citoyens du XXIe siècle que nous sommes. Un air venu du parc de Hibiya à Tokyo, où l’on pénètre sur les pas d’un jeune employé légèrement excentrique, et soudain « l’exhalaison de terre et d’herbe vous chatouille les narines ». Là, il croise une triathlonienne consommatrice de bains moussants, rencontre un vieil homme qui fait voler un capricieux aérostat rouge, rêve, médite, s’exerce à chambouler la perspective pour y voir le monde autrement. Il arrive que s’y nouent des idylles, à peine plus tangibles que le bruissement des pigeons qui s’envolent. Ce récit a le charme des parenthèses qui s’ouvrent parfois dans la vie pour laisser entrer l’enchantement, comme un léger vertige teinté de déraison. La ville n’est pas loin, les buildings cernent l’horizon, mais dans cet espace clos et protégé, se jouent les menues aventures qui donnent son goût unique à l’existence, la petite musique d’un grand parc au coeur d’une immense capitale.
Park Life a été couronné en 2002 du prix Akutagawa, le Goncourt japonais (Babelio)

Mon avis : Le résumé le dit bien, c’est une « bouffée d’air pur » et c’est exactement la sensation que j’ai eu en lisant ce cours récit qui nous plonge au milieu de la vie paisible mais active d’un parc de Tokyo. Quel bonheur de suivre le personnage principal allant déjeuner dans ce parc et observant la vie de ce poumon en plein cœur d’une ville aussi fourmillante que la capitale japonaise. Avec ce livre, on se prend à redécouvrir la satisfaction de respirer, on relâche la pression, on apprend à prendre le temps. Une lecture que je ne regrette pas, que je n’oublie pas et que je ne cesse de conseiller autour de moi…

Et vous, quel livre vous fait penser au printemps ? au renouveau ? à la nature qui s’éveille ?

Throwback Thursday Livresque #23 – Belle couverture

Coucou les booklovers,

Je reprends doucement du service sur le blog après un week-end intense à Paris et les prochains week-end tout aussi chargés. La petite nature que je suis se remet doucement mais sûrement ! De toute façon, il était hors de question que je rate le Throwback Thursday Livresque de Bettie Rose ! Me voici donc sur les rangs pour partager avec vous le thème de cette semaine : la plus belle couverture. Et pour une fois, je vais déroger à la règle de vous parler d’un livre dont je n’ai pas encore parlé sur le blog car la plus belle couverture que j’ai lu, je l’ai eu entre mes mains au début de cet hiver et je ne peux pas vous mentir en en choisissant une autre car je ne jurerai, toute ma vie, que par celle-là.

Arcadia (l’intégrale) – Fabrice Colin

Résumé : Tome 1 : Londres, 1872. Dans le monde d’Arcadia, la réalité a les couleurs du rêve : un royaume idéal, baigné de féerie arthurienne, où les ministres sont poètes et les artistes sont rois, où le futur est tabou et la mort improbable. Un jour pourtant, d’étranges présages viennent troubler la sérénité de labelle capitale. Neige bleutée, vaisseau fantôme… Le peintre Rossetti et ses amis se sentent mystérieusement concernés. Cent quarante ans plus tard, dans un Paris agonisant, quatre jeunes gens férus d’art victorien entendent le même appel, et s’apprêtent à déchirer le voile qui sépare les deux mondes.
Tome 2 : C’est un songe factice, Ellen. Le monde de rêves s’est replié sur lui-même, et un grand voile de pluie s’est déchiré sur la Terre en cataractes d’azur .
La Reine Gloriana a été enlevée ! Dans un Londres magique au bord de l’anéantissement, une poignée d’individus se battent pour arracher leur souveraine aux griffes de l’Ennemi. Sous la houlette d’un mystérieux homme en noir, le peintre Rossetti et ses chevaliers arthuriens s’enfoncent au plus profond du Songe, vers un monde intérieur baigné de souvenirs et de rêves. Mais le temps presse : le Mal s’est réveillé et entraîne le Royaume dans sa chute. Seuls les accords magiques le la musique du sommeil semblent pouvoir l’arrêter. (Babelio)

Mon avis : vous pouvez retrouver ma chronique d’Arcadia sur le blog. Mais pour vous résumer l’ouvrage ce n’est pas facile, il est parsemé de références artistiques et culturelles du XIXe siècle anglais et français et pour moi qui ai étudié la période, ç’a été un vrai régal de retrouver toutes ses références qui m’ont beaucoup parlé. Au-delà de ça, il s’agit surtout d’un voyage dans l’onirisme et la poésie teintée d’un brin d’absurde pas forcément évident à suivre. Ce genre d’absurde où il est un devoir pour le lecteur de lâcher prise sous peine de passer un désagréable moment. Mais une fois lâchés les rênes, c’est un bonheur de se laisser transporter dans cet entre-monde mystérieux entre Londres, Rome et Paris. Un voyage merveilleux associé à une plume poétique que la couverture illustre à la perfection. Un superbe travail de Noëmie Chevalier récompensé par le Prix Imaginale de la Meilleure Illustration en 2014. Comme quoi…!

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Throwback Thursday Livresque #22 – Pavé

throwback

Coucou les booklovers,

Jeudi sonne et le Throwback Thursday Livresque de Bettie Rose résonne ! Aujourd’hui, le thème est totalement clair dans le titre : un pavé et pour être plus précise, parce que les pavés au final, ça dépend aussi de nos habitudes de lecture, un livre de plus de 500 pages. Et il y en a beaucoup.  Et beaucoup dont je vous ai déjà parlé. Mais il en restait un  qui n’avait pas encore eu droit à son petit moment de gloire sur Pause Earl Grey.

Da Vinci Code – Dan Brown

Résumé : Enfermé dans la Grande Galerie du Louvre, Jacques Saunière n’a plus que quelques instants à vivre. Blessé mortellement, le conservateur en chef va emporter son secret avec lui. Il lui reste cependant un mince espoir de ne pas briser cette chaîne ininterrompue depuis des siècles. Mais il lui faut agir vite. Une seule personne au monde peut prendre la relève, décrypter le code et être traquée à son tour…
De passage à Paris, Robert Langdon, professeur à Havard et spécialiste de symbologie, est appelé d’urgence au Louvre, en pleine nuit. Jacques Saunière, le conservateur en chef a été retrouvé assassiné au milieu de la Grande Galerie.
Au côté du cadavre, la police a trouvé un message codé. Langdon et Sophie Neveu, une brillante cryptographe membre de la police, tentent de le résoudre. Ils sont stupéfaits lorsque les premiers indices le conduisent à l’œuvre de Léonard de Vinci. Ils découvrent également que Saunière était membre du Prieuré de Sion, une société secrète dont avaient fait partie Nexton, Boticelli, Léonardo da Vinci, Victor Hugo, et qu’il protégeait un secret millénaire.
L’enquête de nos deux héros les entraînera à travers la France et le Royaume-Uni, non seulement pour chercher une vérité longtemps cachée concernant la Chrétienté, mais également pour échapper à ceux qui voudraient s’emparer du secret. Pour réussir, il leur faut résoudre de nombreuses énigmes, et vite, sinon le secret risque d’être perdu à tout jamais. (Babelio)

Mon avis : Je vous vois déjà venir, genre « on en a trop entendu parler! », « c’est pas de la littérature! » (pour les plus récalcitrants). Et je dois bien avouer qu’avant de le lire, j’étais un peu saoulée par la battage médiatique autour du livre puis du film. J’ai du mettre sacrément longtemps à avoir l’envie de le lire. Oui parce qu’il faut que je vous explique, c’est quand même typiquement le genre d’histoire qui me plaît car je suis fan d’Indiana Jones et Sydney Fox l’aventurière n’a aucun secret pour moi ! Les quêtes d’aventure sur fond historique : j’adore.

Et effectivement, quand je me suis enfin lancée dans cette lecture, je n’ai pas pu décrocher. Un vrai « page turner » pour moi. Je me souviens encore ne pas avoir pu le lâcher avant les 100 pages finales. Le développement est prenant et intéressant, distillant des indices régulièrement. Je n’ai pas le souvenir de temps mort mais vraiment d’une montée crescendo.

Malheureusement, Dan Brown a carrément raté son dénouement. Le fameux « tout ça pour ça ». Et les 100 dernières pages m’ont laissé très sceptique. Je suis donc drôlement tiraillée avec ce livre que j’ai adoré mais qui m’a déçue sur la fin. Difficile de le recommander quand on doit dire que la fin est bâclée mais tellement dommage de passer à côté d’un récit d’aventure aussi prenant. Bref, vous me voyez bien embêtée avec ce livre…

Si vous l’avez lu, je serai curieuse d’avoir votre ressenti. Que pensez-vous du dénouement ? Le développement était-il à la hauteur de ce que vous espériez ? Avez-vous comme moi une relation passive-agressive avec ce livre ?

Bonne journée à tous en tout cas, et je vous souhaite de belles lectures.

Throwback Thursday Livresque #21 – Livre jamais chroniqué

Coucou les booklovers,

cette semaine Bettie Rose Books nous propose un Throwback Thursday Livresque assez large pour moi. Et oui avec le thème : Un livre jamais chroniqué sur le blog et pourtant apprécié, j’ai largement de quoi faire puisque Pause Earl Grey va fêter seulement sa première année d’activité le mois prochain (au passage, je vous réserve tout un tas de surprises, j’espère pouvoir tout mettre en place mais je vous tiendrai au courant soyez-en certains !) Autant dire que le nombre de livres que j’ai lu et apprécié est bien plus important que le nombre de chronique littéraire sur le blog.

Laissez-moi donc parcourir ma bibliothèque pour vous dénicher le petit bijou dont je vais vous parler aujourd’hui. (vous ne m’entendez pas mais je sifflote en parcourant ma bibliothèque).

L’historienne et Drakula – Elizabeth Kostova

Résumé : Une traque palpitante à travers l’Europe et l’Histoire qui revisite, avec brio, la légende du Vampire des Carpates. Un tour de force littéraire.
En 1972, dans une vieille maison d’Amsterdam, une adolescente explore la bibliothèque de son père et tombe par hasard sur un vieux livre relié de cuir d’où dépassent des feuillets jaunis. Toutes les pages de l’ouvrage sont vierges, à l’exception d’une affreuse gravure de dragon dont les ailes déployées semblent protéger une étrange inscription : « DRAKULYA. »
Pour tromper sa solitude, la jeune fille a la curiosité de déplier l’un des feuillets. Il s’agit d’une lettre et elle s’ouvre ainsi : « Cher et infortuné successeur… » Son univers vient de basculer… Petit à petit, elle va en effet découvrir les secrets de jeunesse de son père ainsi que le destin mystérieux de sa mère, aujourd’hui disparue. Elle va surtout comprendre que tous deux sont liés à l’existence d’une puissance maléfique jaillie tout droit des profondeurs de l’Histoire.
Deux générations d’historiens ont en effet déjà risqué leur réputation, leur équilibre mental et leur vie à tenter d’élucider la fin tragique et mystérieuse de Vlad III de Valachie, dit Vlad l’Empaleur ou encore Dracula. Ce que la jeune fille ignore encore, c’est qu’à son tour, et au prix d’une plongée aussi angoissante que vertigineuse dans le passé de ses parents, elle va devoir emprunter les traces de ses prédécesseurs et tenter de résoudre cette énigme maléfique. Dès lors, de villes en villes, de monastères en bibliothèques, de salles d’archives en cryptes abandonnées, la quête se transforme en traque, et lentement, une vérité se dégage de la légende, plus terrifiante encore. La source du mal aurait-t-elle traversé les âges ?
Elizabeth Kostova, qui n’a jamais oublié les histoires sur le vampire des Carpates que lui racontait son père, a mené des recherches historiques pendant près de dix ans autour de la véritable histoire de Dracula, avant d’écrire son roman. (Babelio)

Mon avis : J’ai beau avoir lu ce livre (et le tome 2, suite et fin) il y a des années de ça (même près d’une décennie), j’ai toujours des souvenirs forts de mon ressenti et de certaines scènes. Le roman d’Elizabeth Kostova est un vrai petit bijou vampirique passé complètement inaperçu (ou presque) car ce n’était pas la mode des blogs à l’époque. Presque tombé dans l’oubli, je trouve ça bien dommage car j’ai souvenir d’une plume agréable à lire parsemée de détails historiques aussi intéressants que réels. On sent réellement le travail qui a été fait sur Vlad Tepes et ça donne corps à cette énigme devenue légende. Plus que ça même, ces recherches amène un réalisme qui donne la chair de poule car « et pourquoi pas ? », « pourquoi ne pourrait-il pas être là ? » 

Vous l’avez deviné, avec ce livre, on frissonne de plaisir, on frissonne aussi d’angoisse et de peur en suivant les aventures de l’héroïne. Impossible de passer à côté lorsque l’on aime l’histoire, que l’on aime le mythe du vampire, que l’on aime les romans gothiques et les quêtes d’aventure, vous allez forcément vous prendre au jeu et ne plus pouvoir poser ce livre avant de l’avoir terminé (à moins que la nuit, les ténèbres ne soient trop effrayantes…)

Le petit plus ? Je viens de voir qu’il est trouvable en poche !

Connaissiez-vous ce livre ? Cette auteure ?

Bonne journée et belles lectures !

 

 

Throwback Thursday Livresque #19 – Music, Music !

Je vous rassure, ceci n’est pas l’article, vous pouvez descendre plus bas pour le retrouver ! J’ai voulu vous faire une petite blague…

throwback

Coucou les Booklovers,

Cette semaine, le Throwback Thursday Livresque de Bettie Rose Books a décidé de jouer les diva d’opéra (ou les diva de rock’n’roll ou glam rock, ça marche aussi). Je vous ai fait peur avec ma vidéo des 4minute ? Il ne faut pas voyons… Quand j’ai vu « musique » je me suis mise à chanter toute seule le refrain un brin entraînant en dandinant des fesses (même si elles ont rien à voir avec les fesses des 4minute) Bref. Vous l’avez bien deviné, le thème de cette semaine, c’est la musique !

Le sujet n’en est pas moins complexe pour autant parce que je n’ai pas l’habitude de lire des livres qui parles de musique. Aussi étrange cela puisse paraître puisque j’adore ça… Mais finalement, j’ai trouvé et mon choix semble aller de soi pour moi en fait.

Le plus petit baiser jamais recensé – Mathias Malzieu

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Résumé : Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparait quand on l’embrasse. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d’un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l’inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trou d’obus qui lui sert de cœur ». Ces deux grands brûlés de l’amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ?
Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique. Suite métaphorique de La mécanique du cœur, ce roman teinté de mélancolie regorge de gourmandise explosive. Comme si Amélie Poulain dansait le rock’n’roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky. (Babelio)

Mon avis : Je pense que vous avez compris pourquoi j’avais choisi un livre de Mathias Malzieu pour le thème. Non que le livre parle de musique, mais le monsieur lui-même est le leader de Dionysos, un groupe que j’affectionne particulièrement depuis mes années collèges et le Song for a Jedi que tout le monde connaît. Pourquoi ce livre en particulier ? Parce que c’est le plus « feel good » de tous les livres de l’auteur et que je voulais partager ce feel good avec vous. En plus de ça, j’avais absolument adoré retrouver la plume si poétique avec ses images et ses métaphores totalement rocambolesques que seul Mathias sait écrire dans le paysage littéraire aujourd’hui. Plus qu’un écrivain, pour moi il s’agit d’un poète et je ne peux que vous recommander de vous laisser emporter par ce tout petit baiser et danser un bon vieux bird’n’roll.