Les Foulards Rouges, saison 1 Bagne – Cécile Duquenne : un mélange de steampunk, space opera et western réussi

IMG_20180620_154202_611Cela fait un peu trop longtemps que je ne vous ai pas proposé de steampunk par ici n’est-ce pas ? Je remédie à cette grave erreur dès aujourd’hui avec la première saison des Foulards Rouges de Cécile Duquenne ! Je suis tombée par hasard sur le livre chez Gibert Joseph, hop hop hop ni une ni deux, le précieux est à moi et j’entame la lecture de ce pas. Et aucun regret quant à cet achat, sauf peut-être celui de ne pas avoir la saison 2 sous le coude ! Mais je vous en dit plus après le résumé…

Résumé : Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel. En plus, elle fait plutôt bien son boulot on la surnomme même Lady Bang. Mais Lara n a pas obtenu ce job par hasard tout comme elle n a pas atterri dans cet enfer par hasard. Elle doit tout ça à quelqu’un en particulier, à qui elle en veut profondément et qui, pourtant, a quelque chose à lui offrir une chose qui n a pas de prix. Lara acceptera-t-elle de baisser un peu sa garde et de se lier à de dangereux criminels comme le mystérieux Renaud ? Si elle veut reprendre son destin en main et ne pas finir ses jours ici, elle n aura pas vraiment le choix.

Un univers multigenre

A vrai dire, lorsque j’ai commencé cette lecture, j’avais beau m’attendre à du steampunk original, je ne m’attendais pas à ça. Je qualifierais presque cet univers d’OVNI tant il recèle de richesses. Bien sûr, on retrouve le côté steampunk avec les armes, la technologie qui tient plus lieu du rafistolage pour nous, les vêtements parfois. Mais on plonge également en plein western avec le désert, les chevaux, une organisation en divers clans des pensionnaires de la planète-prison Bagne. L’autrice entraîne même le lecteur vers un space opéra à un moment donné. Bref, de quoi ravir ceux qui s’ennuient d’un univers au bout de 50 pages.

Une héroïne aussi badass que sensible

Vous connaissez mon amour pour les héroïne hors du commun, ou en tout cas réaliste tout en bousculant les clichés ? Et bien Lady Bang est de cette envergure : dès le début, Cécile Duquenne pose les bases d’une héroïne badass. Lady Bang est forte, a un caractère de cochon, une carapace autour d’elle qu’elle a minutieusement construite durant son séjour sur Bagne. C’est une dure à cuire. Sauf que pas seulement. Au fil des épisodes, on découvre que Lady Bang n’est pas si différente de nous toutes avec ses doutes et son cerveau qui se met rarement en pause. Lady Bang a beau faire leur compte aux criminels, elle est aussi humaine avec ses forces et ses faiblesses. J’ai adoré cette dualité en elle car au fond chaque être humain est un peu dual, moi la première (oui bon, sans le côté badass je suis d’accord).

Je pourrais aussi vous parler de Renaud, le personnage masculin principal, ou du Capitan, le leader de l’organisation des Foulards Rouges sur Bagne. Ils sont tout aussi réussi mais le personnage de Renaud repose plus dans le fait de découvrir ce qu’il est durant le récit plutôt que sa personnalité (j’ai adoré le détester même s’il ne fait rien de vraiment détestable, il n’est pas un prince charmant, loin de là, mais on s’attache quand même !) Le Capitan est peut-être une petite déception. Pas dans le sens de sa construction, mais j’aurais aimé en savoir plus sur lui, on le croise assez peu au final alors qu’il est à l’origine de ce qu’est Lady Bang telle que le lecteur la connaît. J’ai grand espoir pour la saison 2 même si…. *MUTE BECAUSE OF SPOILERS*

Lire ou ne pas lire : Les Foulards Rouges, saison 1 Bagne de Cécile Duquenne ?

Forcément, c’est un livre que je vous recommande ! Amateur de steampunk, fantasy ou science-fiction, amateur d’aventure ou de western, vous pouvez y trouver votre compte et vous régaler avec cette lecture. La bonne découverte pour moi est le format « épisode/saison » et je trouve ça intéressant. L’histoire ne souffre pas de temps morts, on ne s’ennuie pas. J’ai vraiment adoré l’héroïne Lady Bang que j’ai hâte de retrouver dans une saison 2 et une saison 3 !

Alors, on se laisse tenter par le steampunk-western-spaceop ? Vous connaissiez déjà l’autrice, Cécile Duquenne ? Qu’avez-vous lu d’elle ?

 

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La quête d’Ewilan (trilogie) – Pierre Bottero : un classique jeunesse à ne pas rater

51qZrrJbNpLCe mois-ci, j’ai profité de la semaine à 1.000 pages organisée par Le Petit Pingouin vert pour lire la trilogie de La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero. C’est un auteur dont j’entends énormément parler depuis que je suis sur la blogosphère et qui m’a été recommandé par un bon nombre d’amies. Du coup, quand j’ai trouvé la trilogie chez Emmaüs, je n’ai pas vraiment hésité et je me suis jetée dessus. Après lecture, c’est une série que j’aurais adoré connaître quand j’étais plus jeune mais à mon âge, je n’ai pas pu complètement me laisser porter par l’histoire.

Résumé du tome 1 : La vie de Camille, adolescente surdouée, bascule quand elle pénètre par accident dans l’univers de Gwendalavir avec son ami Salim. Là, des créatures menaçantes, les Ts’liches, la reconnaissent sous le nom d’Ewilan et tentent de la tuer. Originaire de ce monde, elle est l’héritière d’un don prodigieux, le Dessin, qui peut s’avérer une arme décisive dans la lutte de son peuple pour reconquérir pouvoir, liberté et dignité. Épaulée par le maître d’armes de l’empereur et un vieil érudit, Camille parviendra-t-elle à maîtriser son pouvoir ?

Il y a des livres comme ça. Ils sont cultes. Ils ont laissé une empreinte indélébile chez les lecteurs qui l’ont lu au bon moment. Ils sont bons, excellents même. Mais ils passent plus difficilement à l’âge adulte. Pourquoi ? Je ne sais pas, je n’ai pas encore réussi à analyser ce phénomène mais le fait est que certains jeunesses passent très bien pour la lectrice adulte que je suis, d’autres moins. Harry Potter passe encore très bien, tout comme certains Young Adult telle la série Phobos de Victor Dixen que j’ai adoré. Mais quand j’ai voulu relire Les Royaumes du Nord de Philip Pullman, impossible. Et j’ai un peu eu le même effet ici. Je vais donc surtout m’attacher à en parler pour les lecteurs collégiens, public lecteur le mieux indiqué pour cette aventure.

Un maître mot pour La Quête d’Ewilan : l’aventure ! Au diable les sentiments bubblegum et les nuages barbe-à-papa. Ewilan, aka Camille, découvre le monde auquel elle appartient réellement et y plonge en pleine crise politique et territoriale. Accompagnée de son meilleur ami, elle rencontre des personnages haut en couleur avec qui elle va tisser un lien fort. J’ai particulièrement aimé Ellana, la marchombre et son caractère de guerrière.
Notre groupe d’aventuriers, parti en quête des parents d’Ewilan, va devoir faire face à leurs ennemis plus d’une fois, risquant la mort à chaque fois. Heureusement, le pouvoir de Camille parviendra à les sauver malgré le fait qu’elle ne le maîtrise pas encore tout à fait. Dessiner et rendre visible, tangible les choses n’est pas de tout repos mais Ewilan fait preuve d’un grand talent et apprend vite à jongler avec ses nouvelles capacités.

Avec cette première trilogie, Pierre Bottero met en place un univers singulier. Classique dans sa forme mais original dans les choix qu’il opère. Notamment dans le pouvoir que possède Ewilan que je trouve vraiment sympa, ainsi que le Pas de côté qui permet de passer d’un monde à l’autre (le monde que l’on connaît et celui dont elle est issue). Beaucoup d’éléments rendent curieux le lecteur : l’histoire de cet univers, les marchombres, le futur du meilleur ami de l’héroïne… Et j’avoue que je suis assez curieuse de tout ça. L’univers de Pierre Bottero est donc plus étendu et si cette première trilogie plaît, il est possible d’en découvrir plus avec Le Pacte des Marchombres et Les Mondes d’Ewilan.

Lire ou ne pas lire : La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero ?

Comme je le disais au début, je regrette de ne pas avoir lu cette série plus jeune car j’aurai vraiment pu avoir un coup de cœur pour l’univers de Pierre Bottero. On y trouve de l’aventure, une héroïne qui a du caractère, de la volonté et de l’ambition, un groupe d’aventuriers aussi éclectiques qu’attachants, des pistes de développement, un univers classique mais des détails originaux. De 10 à 15 ans, la Quête d’Ewilan ne pourra que plaire aux jeunes amateurs d’imaginaires, ou d’aventures autour de vous. Cela fera forcément des heureux ! J’en mets ma main à couper !

Connaissiez-vous cet auteur ? L’avez-vous lu quand vous étiez jeune ? Avez-vous cette sensation aussi avec certains livres jeunesses : excellents pour les jeunes mais plus difficiles à appréhender une fois adulte ?

La Tour Sombre – Nikolaj Arcel : une nouvelle adaptation de Stephen King

019006.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxVous savez quoi ? Je n’ai encore pas lu les grands classiques de Stephen King. Pourquoi ? Peut-être parce que quand j’étais jeune, j’ai eu droit à pleins d’adaptations petit écran comme : Dead Zone (la série avec le médium qui passait sur la 6, les derniers temps de la trilogie du samedi si mes souvenirs sont bons), les Tommyknowckers (qui m’a totalement traumatisée et ce n’était pas le plus effrayant des Stephen King). Peut-être aussi parce qu’il est réputé être le maître de l’horreur et que je suis une petite nature alors j’évitais à tout prix l’horreur en question. Sauf que voilà, je suis passée à côté de La Tour Sombre du coup. Et c’était une erreur, semble-t-il. Ben le film dans tout ça ??

Synopsis : Le dernier Pistolero, Roland Deschain, est condamné à livrer une éternelle bataille contre Walter O’Dim, alias l’Homme en noir, qu’il doit à tout prix empêcher de détruire la Tour sombre, clé de voûte de la cohésion de l’univers. Le destin de tous les mondes est en jeu, le bien et le mal vont s’affronter dans l’ultime combat, car Roland est le seul à pouvoir défendre la Tour contre l’Homme en noir… (Allociné)

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Classé « Fantastique, Aventure », c’était inconcevable que je n’aille pas voir La Tour Sombre au cinéma. Je ne regrette d’ailleurs absolument pas car entre surprise, curiosité et souffle coupé, j’ai adoré me plonger dans un film d’aventure comme on en fait plus. A plusieurs reprises, j’ai pensé à L’histoire sans fin, Retour vers le futur, et tout ces films d’aventure fantastique que j’adorai quand j’étais gosse. Pour le coup, je suis totalement retombée en enfance et ça n’a été que du plaisir.

L’histoire. Comme je viens de le dire, j’ai totalement retrouvé le genre d’histoire que j’aime et que l’on trouve plus rarement au cinéma ces dernières années. Un enfant se retrouve au centre de l’attention dans un conflit, un imbroglio, il va devoir jouer un rôle primordial dans l’histoire. D’un autre côté, deux ennemis jurés que tout oppose et qui luttent pour des idéaux différents. Ils ont de forts caractères et deviennent des personnages qui marquent les esprits. Tout les ingrédients sont là pour faire un bon scénario d’aventure fantastique. Le film est réussi. Du moins, pour moi. Il remplit son contrat : me faire passer un très bon moment et en bonus me donner envie de me plonger dans la série de livres !

Le casting. S’il y a bien un nom qui m’ a convaincu d’aller voir le film c’est celui de Matthew McConnaughey. Autant Stephen King et Idris Elba ont enfoncé le clou, mais McConnaughey est celui qui a suscité mon attention. C’est un acteur particulier qui a fait énormément de chemin depuis le tout premier film dans lequel je l’ai vu : Sahara où il était cantonné au rôle du BG aventurier (aka un ersatz d’Indiana Jones). Sauf que si beau gosse, il l’est toujours, Matthew McConnaughey a su développer et montrer tout son talent depuis déjà quelques temps. Ma prise de conscience : Dallas Buyers Club. Pour le coup, son rôle dans La Tour Sombre lui va particulièrement bien exploitant à la fois son sex appeal et son talent pour les personnages étranges et complexes. Parce que ça ne fait aucun doute, si on ne sait pas grand chose sur Walter, on sent vraiment l’aura malfaisante et le passé profond de ce personnage.

Idris Elba n’est pas en reste. Le passé du pistolero est mieux exploité, mieux défini à l’écran, et Idris Elba l’incarne à la perfection : le héro déchu, que les épreuves ont épuisé mais qui reprendra finalement espoir en sa cause.
Certes, le rôle du garçon est central, Tom Taylor joue bien, sans plus. Il lui manque un peu de charisme encore qui viendra sans aucun doute avec le temps et l’expérience.
Mention spéciale à Katheryn Winnick (aka la merveilleuse Lagertha dans Vikings) qui sait être parfaite même dans un petit rôle.

Voir ou ne pas voir : La tour sombre ?

Si vous aimez les films d’aventures fantastiques, il ne faut surtout pas louper ce film. Je ne ferai pas de parallèle avec le livre que je n’ai pas lu. Mais une chose est certaine, c’est qu’il m’a clairement donné envie de le lire et de découvrir toute la série ! Je ne pense pas pouvoir résister si je tombe dessus à mon prochain passage en librairie ! L’histoire est classique mais tient la route, portée par des personnages forts et un casting compétent. J’ai adoré la magie dans cet univers qui fait de Walter (magicien) un être quasi invincible. Le seul reproche que j’aurai à faire et le manque de personnage féminin fort. Le livre a été écrit a une période où il n’y en avait pas des masses. J’espère que par la suite (des livres) il y en aura car l’univers est particulièrement intéressant.

Voyage au centre de la Terre : une expérience de livre audio

Depuis quelques temps, les livres audio avaient éveillé ma curiosité. Sans aucune raison. Juste comme ça. Moi et ma curiosité. Moi et les différentes expériences de lecture possibles. J’ai donc sauté sur l’occasion lorsque de Babelio et Audible ont organisé un concours pour gagner des livres audio de notre choix. J’ai eu la chance, avec d’autres heureux gagnants, de le remporter et je remercie donc Babeblio et Audible pour m’avoir permis de tenter cette expérience.Lire la suite »

Les Terres Interdites (Les pirates de l’Escroc-Griffe #1) – Jean-Sebastien Guillermou

Aujourd’hui, on part en direction  d’un pays de l’imaginaire, le Monde-Fleur et on garde les pieds dans l’eau en voguant avec une bande de chasseurs de trésor qui tendent légèrement vers la piraterie. Une lecture découverte vraiment agréable à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Résumé : Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau ! Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates. Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites…(Babelio)Lire la suite »