Le Roi des Fauves – Aurélie Wellenstein : vous avez dit berserkir ?

IMG_20170821_090001_999J’ai gagné mon exemplaire du Roi des Fauves d’Aurélie Wellenstein lors de sa sortie poche au printemps dernier. Pocket avait organisé un concours pour gagner un exemplaire dédicacé et j’ai la chance d’avoir été tirée au sort (ça m’arrive si peu souvent que j’étais trop contente!) Je n’aurais probablement pas acheté le livre (en tout cas pas immédiatement) mais je l’avais beaucoup vu passer sur la blogosphère et j’étais quand même curieuse (vous connaissez ma curiosité maladive ahah). Cela dit, si je n’ai pas trouvé le livre parfait, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture imaginaire.

Résumé : Ivar, Kaya et Oswald ont été condamnés à être changés en berserkirs, des hommes-bêtes enragés destinés à tuer sur les champs de bataille. Ils vont errer dans un royaume en ruines pendant sept jours au cours desquels se réalisera leur mutation. Seul le légendaire roi des fauves peut encore les arracher à leur funeste destin mais pour le trouver les trois amis doivent réussir à rester unis. (Babelio)

Commençons par le point négatif car je n’en ai pas trouvé d’autres. Tout d’abord les personnages. Nous avons trois amis Ivar, Kaya et Oswald. Je dois bien avouer que ces pauvres bougres n’ont pas beaucoup de background, c’est un peu dommage car ils n’ont pas beaucoup de consistance. Si Ivar et Kaya s’étayent au fur et à mesure du récit et prennent du poil de la bête (remarquez le jeu de mot subtil pour annoncer leur funeste destin de Berserkir, d’accord, je sors) rendant ces deux personnages plus proches du lecteur, Oswald, notre pauvre ami est carrément laissé pour compte. C’est sans doute ce qui m’a le plus gênée dans cette lecture.

Mise à part ça, j’ai trouvé l’histoire originale. Vraiment. L’idée des Berserkirs et de la mythologie scandinave du coup est très intéressante, je ne l’ai encore jamais vu nul part et j’ai beaucoup aimé. Il m’a peut-être manqué un peu du panthéon nordique pour bien ancrer cette mythologie dans un espace-temps rapidement repérable par le lecteur mais il faut admettre que la plume fluide d’Aurélie Wellenstein fait facilement disparaître tous les points qui font défaut.

Le récit et le déroulement de l’intrigue n’ont pas de temps morts. L’auteure développe l’histoire avec beaucoup de facilité ce qui favorise une lecture vraiment agréable voire page-turner. Je me suis surprise plusieurs à me demander qui était ce Roi des Fauves, ce qu’il voulait et quand est-ce que le héro allait le rencontrer ! Même si on se doute de la fin, je trouve que c’est bien amené. Par contre, âmes sensibles s’abstenir, le récit est extrêmement sombre et gore dans ses descriptions (ça pourrait l’être plus mais par rapport à ce que je lis d’habitude, ça l’est carrément plus).

Lire ou ne pas lire : Le Roi des Fauves d’Aurélie Wellenstein ?

Je serai mauvaise langue de vous dire de ne pas le lire. C’est un bon livre malgré des personnages un peu creux sur la première moitié du récit. J’ai aimé ma lecture même si elle ne me laissera pas un souvenir impérissable. J’ai trouvé intéressant d’utiliser la mythologie nordique et le thème des Berserkirs qui est bien développé même si l’auteure aurait pu aller encore plus loin dans sa démarche. L’écriture d’Aurélie Wellenstein m’a beaucoup plu et ça m’a donné envie de lire son autre roman, La mort du temps. Et vous, vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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