A la découverte de l’Inde du sud | Mahabalipuram

Hello les Earl Grey’s !

En attendant l’été et ses voyages, je me suis dit que ce serait sympa de partager avec vous mes déambulations dans le Tamil Nadu, l’Inde du Sud, côté baie du Bengale. Ce voyage a été d’une richesse incroyable que ce soit en terme de rencontre avec les autochtones, de découverte de la civilisation indienne, mais aussi de rencontre avec moi-même (cela n’a pas été évident tous les jours, mais je suis très fière d’avoir terminé ce voyage et d’en avoir autant profité). J’ai fêté mon anniversaire là-bas et autant dire que je m’en souviendrai car autant le groupe que les locaux m’ont réservé de magnifiques surprises tout au long de cette journée.

C’était la toute première fois que je faisais un vol aussi long : plus de 9h. Et j’appréhendais un peu. Mais tout s’est bien passé. Même si j’ai eu mal aux jambes, la douleur est restée supportable alors je suis rassurée, je pourrais renouveler l’expérience (notamment pour découvrir le Japon et/ou la Corée un de ces jours).

1ère escale : Mahabalipuram

A tes souhaits, pensez-vous peut-être. Vous auriez raison car j’ai mis sacrément longtemps à retenir le nom de cette ville. Heureusement que j’ai fait des recherches dessus sinon j’aurais mangé le nom à chaque fois que j’aurais tenté de le prononcer. Sauf que voilà, malgré une prononciation pleine d’aventure, c’est une ville qui vaut la peine que l’on s’arrête car elle regorge de choses sympas à voir et à faire.

D’abord la plage. Très agréable et propre (comparée à d’autres endroits que j’ai vu), l’eau est bouillante, les vagues imposantes. C’était la première fois que je voyais l’océan (habituée que je suis à ma douce méditerranée) et j’étais fascinée par la force qui s’en dégage. La ville est petite mais les bâtiments typiques. On y côtoie plus facilement la pauvreté, elle fait partie du quotidien de tous. Néanmoins, elle y est moins choquante que dans les plus grandes villes où le fossé entre le luxe et la misère est immense. A Mahabalipuram, on sent vraiment la petite ville de province, qui a gardé un peu l’esprit de la campagne sans être encore pervertie par le débordement des gros centres urbains.

Les monuments classés au patrimoine de l’UNESCO. L’attrait majeur de la ville, ce sont les lieux un peu plus touristiques, certes, mais magnifiques. Le Temple du Rivage est un grand édifice ciselé de sculptures au bord de la plage. Il a été construit au VIIIe siècle sous la dynastie des Pallava. Dédié à Shiva, le temple est cerné par des sculptures de Nandini (la vache sacrée qui protège cette déité). De par son emplacement, l’édifice à souffert du temps mais il est maintenant protégé de l’érosion par des haies côté terre et par une digue de rochers côté mer qui lui a permis de résister à la vague du tsunami de 2004.

Nous avons également pris le temps de nous arrêter sur le site des Cinq Rathas. Ce sont des monuments dédiés aux différentes déités du panthéon indien. Leur particularité est d’avoir été complétement excavés d’une petite colline ! C’est très impressionnant de se trouver devant et de se dire que avant, il y avait un gros bloc de pierre à ce même endroit ! Comme pour le Temple du Rivage, les détails des sculptures sur les façades sont d’une finesse à couper le souffle.

Nous n’avons passé que 48h à Mahabalipuram sur les quinze jours de voyage mais je garde un excellent souvenir de ces premières heures en Inde. Bon, j’ai été malade à cause de mon traitement pour le palu (que j’ai arrêté du coup), mais j’ai adoré découvrir les vestiges des anciennes dynasties sur ce territoire.

Prochaine escale à venir : Pondichéry !

Avez-vous déjà été en Inde ? Quelle partie avez-vous visité ? Qu’avez-vous ressenti/pensé de votre voyage ? Ou projetez-vous de visiter ce pays ?

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La Bibliothèque de la salle 22

Hello les Earl Grey’s !

On se retrouve aujourd’hui pour un premier article expliquant ma petite absence depuis mi-février. Si vous me suivez sur instagram, vous avez pu vous apercevoir que j’étais partie en Inde pendant deux semaines et que je ne suis rentrée que le 7 mars. Après ça, j’ai eu du boulot avec une opportunité dont je vais vous parler juste après et entre temps, le salon de Livre Paris où j’ai pu signer sur le stand de mon éditeur Gloriana éditions. Une belle aventure et un mois de mars chargé comme vous pouvez le constater. Mais je reviens en forme et la tête pleine de nouvelles choses que j’ai envie de partager avec vous. Je reviens surtout pleine de motivation pour terminer une première mouture de correction pour le manuscrit que j’ai signé à l’automne dernier et pour le blog ! Si je me posais des questions quant à son avenir, je n’en ai plus aucun ! Même s’il y aura des périodes où je posterai moins, hors de question pour moi d’arrêter cette aventure !

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Merci Brad \o/

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de La Bibliothèque de la Salle 22. Ah, cette salle 22 et les heures que j’y ai passé lorsque j’étais au collège Racine d’Alès. A l’époque déjà, c’était la salle attitrée de mon professeur d’histoire et c’est avec beaucoup d’émotion que j’y suis retournée pour parler du métier d’écrivain à des élèves de 3e.

Pour vous expliquer un peu plus, il s’agit d’une bibliothèque qui fonctionne comme les boîtes à livres que l’on peut retrouver de plus en plus dans les villes. On peut y déposer des livres, les élèves peuvent les prendre, les garder, en amener de nouveaux, ramener leurs lectures pour les partager avec leurs camarades. Et franchement, je trouve l’idée exceptionnelle. J’aurais aimé en avoir une à mon époque…

Vous pouvez retrouver le podcast d’une émission de radio où mon professeur, le président de l’association Voyages Culturels (qui fournit beaucoup de livres), deux élèves volontaires et moi-même discutons de cette belle initiative : Sur la route – Radio RGO.

J’ai été vraiment très touchée par l’invitation de mon professeur à participer à ce projet en tant qu’ancienne élève qui est passée de la lecture à l’écriture. La diffusion de la lecture, notamment aux jeunes générations, est un sujet qui me parle beaucoup et auquel j’attache beaucoup d’importance. J’ai pu rencontrer des élèves enthousiastes tant par la lecture et le partage que par l’écriture. J’espère que ce n’est qu’un début car c’était très enrichissant pour moi aussi. J’avais un peu peur pour l’intervention dans la classe car c’était la première fois que je faisais ça, mais ça s’est vraiment bien passé. Je n’ai pas bafouillé (ahah) et les élèves ont posé des questions intéressantes aux deux représentants de l’association Voyages Culturels et à moi.

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Photo prise par mon professeur d’histoire-géo au collège Racine.

Je remercie donc sincèrement mon professeur, les élèves et Voyages Culturels pour ce beau moment de partage autour de la lecture.

Avez-vous de belles initiatives comme celle-là autour de la lecture près de chez vous ? Auriez-vous aimé une bibliothèque de ce type lorsque vous étiez au collège ou au lycée ?

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article paru dans Midi Libre (je fais trop peur sur cette photo :O)

Lectures Prévues | Avril 2019

Hello les Earl Grey’s !

Avant de vous poster d’autres types d’articles (il y en a quelques uns de prévus pour le mois d’avril et variés qui plus est !), j’avais envie de reprendre les bonnes habitudes et de partager avec vous mes lectures prévues pour le mois. Pas évident pour moi en avril car, si vous me suivez sur instagram vous le savez, j’ai été confrontée à un dilemme : la PAL printanière que j’avais prévue (depuis longtemps, c’est peut-être le soucis), et mes envies du moment (qui ne sont pas du tout en adéquation avec l’arrivée des beaux jours) ne concordaient plus. Ma méthode me convenait très bien jusque-là, parce que (jusque-là), je préparais ma PAL durant les derniers jours du mois pour le suivant. Cette fois, j’ai voulu faire du zèle, et je me suis pris les pieds dedans pour faire un gros splash dans le plat de ramens.

Donc, j’ai remis les pendules à l’heure et rétabli l’ordre des choses : j’ai déconstruit toute ma PAL prévue pour la refaire aujourd’hui même sous vos yeux ébahis (oui, enfin… pas trop, je sais, c’est plutôt mes yeux qui sont ébahis par cette prouesse d’adaptation que je viens de faire.)

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Merci Professeur McGonagall, vos encouragements me vont droit au cœur !

Mais sans plus tarder (et vous faire patienter dans d’atroces souffrances), voici les livres qui m’accompagneront avec le retour du soleil :

Le Lien maléfique – Anne Rice

31fFdqukQWL._SX303_BO1,204,203,200_La trilogie des sorcières d’Anne Rice m’attend depuis beaucoup trop longtemps dans ma PAL. Je n’avais encore jamais osé l’en sortir malgré mon amour pour l’univers de cette autrice car ce tome 1 est particulièrement énorme (pas trop de problème avec ça) mais surtout, l’imprimé est minuscule, serré et me repoussait totalement. J’avais peur que ça me gâche la lecture et je ne voulais pas détester un livre d’Anne Rice. Mais 200 pages plus tard (là où j’en suis aujourd’hui), je m’aperçois que rien ne peut me gâcher un Anne Rice car je me régale malgré tout.

Résumé : Sous le porche d’une vieille demeure à l’abandon de La Nouvelle-Orléans, une femme frêle et muette se balance dans un rocking-chair : Deirdre Mayfair est devenue folle depuis qu’on lui a retiré, à la naissance, sa fille Rowan pour l’envoyer vivre à San Francisco. Et derrière la grille du jardin, un homme. Aaron Lighter, observe inlassablement Deirdre, comme d’autres avant lui, pendant des siècles, ont secrètement surveillé la famille Mayfair. Car ils savent que, de génération en génération, les femmes du clan se transmettent leurs maléfiques pouvoirs et que la terrifiante et fabuleuse histoire de cette lignée de sorcières ne fait que commencer… 

La morsure du serpent (Amber Farrell #1) – Mark Henwick

51IzSv3B+6L._SX307_BO1,204,203,200_Et on arrive en plein dilemme qui m’a tourmenté : ma furieuse envie de lire des romans avec des vampires dedans. Me voilà donc tournée vers la Bit-lit en attendant de recevoir les livres que l’on m’a conseillés sur instagram et qui seront probablement pour le mois de mai. J’ai donc déniché la saga d’Amber Farrell dont je n’ai absolument pas entendu parlé (je ne sais pas si c’est un bon signe…) mais voilà, le résumé m’a tenté et puis VAMPIRE !!

Résumé : « En deux ans, je n’étais ni morte, ni morte-vivante, ce que je considérais comme un exploit. Pourtant, ce n’était pas les occasions qui avaient manqué. Même quand je n’en cherchais pas vraiment. » Pour Amber Farrell, ex-membre des forces spéciales, la vie de détective privée n’a pas que du bon.Un camion a tenté de l’écraser, un de ses clients la poursuit en justice, sa tête est mise à prix par un baron de la drogue, et les sinistres Athanate veulent à tout prix mettre la main sur elle. Et ce n’est que mardi…
Lorsque Jennifer Kingslund l’engage pour enquêter sur les sabotages dont elle est victime, Amber découvre non seulement la présence de bien plus de créatures surnaturelles qu’elle ne pensait en trouver à Denver, mais également l’existence d’une guerre ancienne qui menace le pays qu’elle a juré de défendre. Une guerre dans laquelle tous les camps sont bien décidés à l’entraîner…

La Reine et moi – Sue Townsend

41fN2QASQCL._SX302_BO1,204,203,200_Histoire de varier un peu les plaisirs quand même, j’ai prévu de ressortir ce livre qui m’a l’air très plaisant, agréable et léger à lire ! Ce sera parfait si le soleil pointe à nouveau son nez (parce qu’à l’heure où je vous écris, j’entends les gouttes marteler la toiture avec ardeur).

Résumé : En Angleterre, les Républicains gagnent les élections. Première mesure : abolir la monarchie. La famille Windsor est immédiatement expulsée de Buckingham. Shocking ! Pour apprendre à vivre avec le peuple, ils sont relogés dans un quartier misérable de Londres. Le royal cauchemar commence : la reine fait la cuisine et le ménage, le prince Philippe reste au lit, Diana économise et Charles se bagarre…

L’amant ténébreux (La confrérie de la dague noire #1) – J.R. Ward

51xuzvzHk9L._SX307_BO1,204,203,200_Honnêtement, je ne me serais jamais (mais jamais !) tournée vers cette saga si deux amies en qui j’ai entièrement confiance niveau lecture ne m’avaient pas montré leur enthousiasme pour elle. Faut dire que la couverture n’est pas du tout le genre de couv qui m’attire et faut voir les titres des romans (se cantonner à La confrérie de la dague noire tome N passe beaucoup mieux). Mais voilà, avec mon envie de vampires et leurs retours positifs, je fais ma curieuse et je tente avec ce premier volet ! Voyons voir ce que ça donne !

Résumé : Une guerre fait rage à l’insu des humains. Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ces guerriers sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire. A sa tête, Kolher, leader charismatique et implacable… L’un de ses plus fidèles guerriers est assassiné, laissant derrière lui sa fille, une magnifique jeune femme, une sang-mêlé qui ignore tout de son destin. Et c’est à Kolher qu’il incombe de faire découvrir à Beth le monde mystérieux qui sera désormais le sien… 

Et voilà ! C’est donc sous le signe de la bit-lit et du surnaturel fantastique avec un brin d’humour (et des bds/mangas non mentionnées ici) que je vais passer le mois d’avril et j’en suis très contente. Je ne sais pas pourquoi je m’entêtais à vouloir lire des livres qui ne me disaient rien en ce moment… ça vous arrive parfois ? En tout cas, on ne m’y reprendra plus !

Je vous souhaite un beau mois d’avril et à très vite pour une rétrospective de ce qu’il s’est passé en février et mars pour moi 🙂 Oui, oui, le blog reprend son activité pour de bon !

Engrenages et Sortilèges – Adrien Tomas : une aventure steampunk au coeur de Mycée

Coucou les Earl Grey’s !

Je sais, on ne se retrouve pas souvent en ce moment. En cause un planning d’écriture très chargé qui me prend beaucoup de temps. Mais je poursuis mes lectures et l’autre jour, chez Cultura, j’ai craqué pour une nouveauté jeunesse : Engrenages et Sortilèges d’Adrien Tomas publié chez Rageot. Non content d’avoir un univers fantasy bien ancré dans le steampunk (magie et mécanique), le livre se pare d’une couverture sublime d’un bleu pétrole et de cuivré métallisé. Et je ne regrette vraiment pas cet achat !

517I66OcXjL._SX343_BO1,204,203,200_Résumé : Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance… 

J’aime beaucoup la littérature jeunesse young adult. Enfin, ça dépend. Parce qu’on y trouve des pépites telles que la saga Phobos de Victor Dixen ou Saving Paradise de Lise Syven mais aussi de grosses déceptions. En tout cas pour moi. Certaines de mes lectures (et sans doute plus de la moitié) ne m’ont pas convaincue alors que le résumé était alléchant. Du coup, j’éprouve un peu de méfiance à acheter et me lancer sachant que je ne suis pas sûre d’aimer. Cela dit, je vais adopter une nouvelle technique pour les jeunesses je pense : lire une page ou deux avant l’achat. Je sais que certains d’entre vous le font systématiquement mais perso je n’aime pas trop, j’ai l’impression de me gâcher la surprise. Sauf que si ça fonctionne avec la littérature adulte, force est de constater que ça ne me va pas pour la littérature YA. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait pour Engrenages et Sortilèges et bingo ! C’est un coup de cœur !

Oui, oui, je n’en ai pas souvent et cela faisait longtemps que je n’en avais pas eu. Je ne suis pourtant pas une lectrice difficile mais j’ai peut-être eu la main malheureuse ces derniers temps (ou alors ma PAL est tellement vieille qu’elle ne me correspond plus tout à fait, ça peut aussi). Bref. J’ai été ravie par cette lecture. D’abord par l’univers d’Adrien Tomas qui commence de façon assez simple, le temps de mettre en place les personnages, mais se dévoile lentement tout au long du roman. J’allais de surprise en surprise dans un univers où l’intrigue se mêle à la politique de l’univers.

Les personnages principaux autant que les secondaires sont terriblement attachants malgré leur caractère parfois un peu rude. Mon préféré va forcément au familier félin de Cyrus qui a sa propre personnalité que l’auteur a pris le temps de développer et j’ai adoré !

Forcément, moi qui suis une adepte du steampunk, je n’ai pas été en reste. La mécanique se mêle à la magie de la fantasy de manière tout à fait équilibrée puisque mécanique et magie sont des domaines d’expertise dans lesquels Grise et Cyrus sont en apprentissage. J’ai été tout particulièrement enchantée de voir le rôle qui touche à la mécanique entre les mains d’une héroïne féminine !

Lire ou ne pas lire : Engrenages et Sortilèges d’Adrien Tomas ?

Je pense que vous avez deviné. Je recommande bien évidemment Engrenages et Sortilèges d’Adrien Tomas qui ravira les jeunes et moins jeunes ! Si vous aimez le steampunk, la magie, la fantasy, les univers politiques développé, le young adult, les belles couvertures : ce roman réunit la totalité de ces ingrédients et c’est un régal ! J’ai tellement aimé la plume de l’auteur que je vais me procurer d’autres de ses livres rapidement (et puis je suis conquise quand je lis une référence à Kaamelott, j’ai l’impression de communier par l’esprit avec l’auteur !) Parfois, on se demande pourquoi un livre fait l’objet d’une suite tellement c’est bof, et ben pour le coup, on en reprendrait bien de ce sauc’ aux noisettes ! N’hésitez pas à découvrir l’avis d’Isa sur son blog : Le petit monde d’Isa !

L’avez-vous déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Connaissiez-vous le livre ? L’auteur ? Dites-moi tout ! Et sinon, je vous souhaite une belle semaine !

Passenger – Alexandra Bracken : retour vers le passé du futur

41+ymsqfnjl._sx342_bo1,204,203,200_Quoi de mieux qu’une petite chronique de roman pour bien commencer la semaine ? Il y a quelques jours Isa et moi avons fini notre lecture de Passenger, un roman young adult fantastique d’Alexandra Bracken et nous sommes définitivement maudites avec nos lectures communes. Non pas que Passenger soit mauvais, il y a de bonnes choses, mais les défauts sont trop gros pour nous avoir donné envie de lire la suite. Je vous explique mieux pourquoi après le résumé.

Résumé : Etta et Nicholas n’auraient jamais dû se rencontrer : elle, une jeune new-yorkaise de 2016, lui, un fils d’esclave vivant au XVIIIe siècle. Pourtant, les voilà projetés ensemble dans les couloirs du temps à la recherche d’un mystérieux astrolabe. Une quête périlleuse. Une idylle impossible.

Une broutille peut-être mais déjà le prénom « Etta » m’a perturbé durant toute ma lecture. Allez savoir pourquoi, mon cerveau butait sur le double T comme un râteau cognant régulièrement sur son nez et déjà, ça ôte de la fluidité au texte pour moi. Je suis d’accord, c’est quantité négligeable mais il y avait peut-être mieux comme diminutif d’Henrietta (ou pas…?)

Passons aux personnages et à l’intrigue. Etta et les personnages qui gravitent autour d’elle sont plutôt bien construit. J’aime quand même les personnages secondaires ont un background étoffé que cela serve ou pas l’intrigue, ça leur donne plus de corps. Pour le coup, l’histoire des personnages secondaires est totalement et à chaque fois imbriquée dans l’intrigue et c’est plutôt chouette. Cela a beau complexifier l’histoire, j’ai bien aimé découvrir les entrelacements de destins comme les couloirs du temps que les voyageurs traversent. Nicholas a une véritable vibrance dans le simple fait qu’il soit noir et parcourant le monde à des époques où cette couleur de peau n’était pas un avantage. L’autrice s’appuie beaucoup là-dessus et j’ai trouvé ça intéressant, dans le simple fait que les premiers rôles masculins sont rarement attribués à des noirs (j’ai d’ailleurs été agréablement surprise par Disney dans Casse-Noisette !).

Malheureusement si ces points positifs sont importants et me promettaient un agréable moment dès les premières pages, j’ai rapidement déchanté lorsque l’histoire d’amour se met en place. Dans une intrigue déjà pas mal complexe à cause du principal sujet : les voyages dans le temps, l’autrice a voulu ajouter les sentiments passionnés (à défaut de passionnants) des deux adolescents. L’histoire d’amour tombe comme un cheveux sur la soupe, une mouche dans le potage, flottant tristement après avoir bu la tasse… Les scènes semblent collées au papier maché, dénuées des sentiments qu’elles tentent de faire passer. En gros, ça gâche tout. Trois scènes qui auraient mieux fait d’être supprimées pour laisser la place à l’intrigue et au simple développement de leur relation.

Pour couronner le tout, j’ai également dû faire un effort pour comprendre le principe temporel mis en place par l’autrice. Modifier le passé n’a pas réellement d’incidence sur les voyageurs qui se retrouvent tout simplement bloqués sans pouvoir revenir dans le présent qu’ils connaissaient. Bon… J’ai vraiment lutter pour me dire : Ok, j’admets ce postulat. Parce que pour ma part, je suis plutôt #TeamDocBrown, à savoir que quand (ceci est un exemple de situation pas un spoiler) tu zigouilles un parent d’un voyageur avant sa naissance, le voyageur disparaît inévitablement. Plutôt logique, non ?

Lire ou ne pas lire : Passenger d’Alexandra Bracken ?

Je ne vais pas tourner autour du pot pour vous dire que ce livre ne m’a pas convaincue. Il avait un énorme potentiel mais beaucoup de choses sont venues freiner ma lecture : les principes de voyages dans le temps, le prénom de l’héroïne, l’histoire d’amour. Malheureusement, les points positifs de l’intrigue, des personnages secondaires et de Nicholas ne parviennent pas à relever mon intérêt pour cette série. C’est donc sans regret que je ne la continuerai pas.

Par contre, je suis curieuse, si vous l’avez lu et aimé, de connaître vos impressions et ce qui a fait que vous avais aimé cette lecture. Pour les autres, je n’ai pas dû vous donner envie avec cette chronique mais qui sait, peut-être que celle d’Isa le fera : Le petit monde d’Isa.