Développement personnel | La recherche du bonheur, aide ou « injonction » ?

 

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Coucou les Earl Grey’s,

Aujourd’hui, j’ai bien envie de me pencher sur la thématique du développement personnel. Je m’y suis mise assez récemment (depuis un an environ) et depuis quelques semaines, je vois beaucoup passer sur les réseaux sociaux une affirmation que le « bonheur » est devenu une injonction. Après quelques recherches, je me suis aperçue que cela venait d’un livre de la rentrée littéraire (paru le 23 août 2018) : Happycratie de Edgar Cabanas et Eva Illouz. Je ne l’ai pas lu et je ne compte pas le lire. Les articles que j’ai lu montre suffisamment son contenu : une dénonciation de la recherche de bonheur devenue à la mode et dont se sert les petites comme les grandes entreprises que ce soit dans le marketing ou pas.

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Comme j’ai toujours tendance à me remettre en question, je n’ai pas hésité à me poser cette interrogation sur ma propre façon d’aborder et rechercher le bonheur. J’ai vu plusieurs personnes qui rejoignaient cette idée d’injonction, même les articles qui commentaient le livre comme si cette pensée était avérée et complètement admise. Tout le monde semble d’accord sur le fait. Je me suis donc demandé si j’étais un mouton de Panurge, si j’étais influencée ou si c’était autre chose, de peut-être plus profond… La mode est-elle au bonheur ou sa dénonciation ? Le bonheur est-il trop mainstream ? Je vais m’attacher un peu plus au développement personnel via la littérature et les éditeurs de livres sur le bien-être évidement, tout en cherchant à comprendre ce qui peut amener à penser que nous sommes dans une « Happycratie ».

Comment j’en suis arrivée à lire des livres de développement personnel ?

Tout d’abord, pourquoi en vient-on à lire des livres de développement personnel ? Parce que bon, c’est quand même un genre tout à fait spécial qui existe depuis longtemps mais qui a pris un essor certain depuis quelques années (voire quelques mois). Les maisons d’éditions spécialisées sont de plus en plus visibles sur les réseaux sociaux (Solar éditions, First éditions, Dunod Bien-être, Eyrolles…) et nous offrent des couvertures (et des maquettes) bien plus sympa que par le passé, il faut bien l’admettre.
Je vais prendre mon cas pour exemple. Je suis loin d’être un cas classique par contre (du moins, je l’espère) alors je ne sais pas vraiment si l’on peut généraliser. J’attends vos commentaires et expériences pour cela.
51DNmb8+chL._SX332_BO1,204,203,200_A vrai dire, je n’avais jamais été vraiment attirée par le développement personnel jusqu’à récemment. J’ai beau me remettre en question régulièrement, je n’étais jamais tombée sur un résumé qui me parle vraiment et m’amène à approfondir la question posée. Il y a un an et quelques mois, j’ai tenté un roman de développement personnel, celui d’Olivia Zeitline (Et j’ai dansé pieds nus dans ma tête, Solar éditions). Depuis, je ne jure que par ce livre qui m’a énormément touchée. Pourtant, je n’en attendais rien à première vue. Mais le sujet du livre tournant autour de l’intuition m’a parlé et me parle encore.
Depuis, j’ai découvert plusieurs autres livres qui m’ont aidé à comprendre un aspect de ma personnalité que je ne comprenais pas encore. J’ai proposé le Petit Bonheur hebdomadaire sur le blog durant l’année écoulée. J’ai distillé au quotidien (ou presque) des instants de bonheur accessibles à tous et toutes : l’odeur de la pluie, le goût du premier café/thé de la journée, le moelleux d’un plaid sur les épaules… Et j’ai découvert que ce genre de choses relevaient en grande partie du Hygge scandinave. Encore une injonction au bonheur ?! Oui et non, car beaucoup de choses dans le Hygge sont accessibles à tous les budgets. Le Lagom n’est pas étranger non plus à l’acquisition de ce bonheur. Il s’agit d’une forme de minimalisme et pour moi, c’est surtout le fait de s’affranchir d’une société de consommation qui oblige les envies, qui oblige à acheter pour être heureux.

Pourquoi le bonheur est-il à la mode ?

Je n’avancerais pas d’affirmation sur cette question là. Les philosophes, sociologues et anthropologues doivent avoir des sources sûres avec des études et tout le toutim. Ce que je veux aborder ici, c’est surtout mon ressenti.
La société va mal. Le monde va mal. Plutôt qu’une injonction au bonheur, je vois des injonctions multiples à faire de l’argent par brassées parce que le « bonheur » qu’on veut nous vendre réside dans la consommation et la possession de biens personnels. Si pour être heureux, vous avez absolument besoin de ce dernier téléphone alors que vous avez acheté le vôtre l’an dernier, alors ils se pourraient que vous finissiez par vous dire que le bonheur est une sacrée injonction et que vous ne parviendrez jamais à l’atteindre, et que c’est une totale arnaque. La société ressent un manque. Un manque de tout ce qu’elle n’a pas. La société a perdu le sens de la vie en travaillant dans le seul et unique but d’obtenir de l’argent pour consommer et posséder.
La question que je pose alors : est-ce que la vie signifie posséder ? Posséder signifie-t-il être heureux ?
Je risque sans doute de m’attirer les foudres des libéraux, néo-libéraux et pro-consommation avec ce discours mais le fait est là. On a, pour beaucoup de nationalités/sociétés, perdu le sens de la vie. Et j’ai aussi l’impression que peu s’en rendent compte (ce n’est pas plus mal car on est vraiment malheureux lorsque c’est le cas). Si vous êtes dans ce cas, sachez que je compatis à votre souffrance car je l’ai vécu avant de décider d’agir.
Mais alors : est-ce que nous sommes obligés d’accepter cette forme de bonheur consumériste ? N’existe-t-il que cette version là ? N’y en a-t-il pas une plus accessible ?
Et je me la suis posée longtemps, durant toutes mes études.

Les dérives d’un marché qui fonctionne

Malheureusement, comme pour tous les nouveaux « produits » qui marchent, les gens de pouvoir se sont emparés de cette recherche désespérée de donner un sens à une vie qui a perdu le sien, de parvenir à s’épanouir dans un filet de plus en plus serré. Rien de plus normal dans une société de consommation et c’est bien dommage. Le profit est un point d’honneur pour une partie de la population déjà riche mais jamais suffisamment et puis, il faut bien surfer sur les vagues pour intéresser les gens.
C’est là, à ce niveau de dérive et d’abus complet que se situe le livre de Edgar Cabanas et Eva Illouz.

« Une véritable industrie. « L’un des phénomènes les plus inquiétants de ce début de siècle », annonce la quatrième de couverture d’Happycratie, le nouveau livre de la sociologue israélienne, cosigné avec le docteur en psychologie Edgar Cabanas. Réquisitoire contre la psychologie positive, une discipline apparue à l’aube des années 2000 avec l’objectif d’établir une science du bonheur, il accuse celle-là d’avoir engendré une sorte de tyrannie du smiley. L’« happycratie », c’est l’injonction au bonheur, un contentement exigé par de « nouvelles stratégies coercitives, de nouvelles décisions politiques, de nouveaux styles de management, de nouvelles obsessions individuelles et hiérarchies émotionnelles », avertissent les auteurs. Etre heureux deviendrait ainsi une obligation pour chacun, mais avec un bonheur réduit à une vision formatée selon les fondamentaux de l’économie néolibérale. »

Brice Perrier, dans Marianne
09.09.2018

Article de Marianne réservé aux abonnés, je n’ai donc pas eu le loisir de le consulter en entier mais pour celleux qui le peuvent : L’injonction au bonheur, nouvelle alliée du capitalisme.

A mon sens, le simple fait de raisonner de cette façon est un frein inévitable au bonheur. Pourtant, c’est bien de ce « bonheur »-là, de ces dérives que dénoncent les auteurs qui m’ont donné matière à réflexion. Dans sa chronique,  Usbek & Rica explique bien tout ce qui a pu découler de cette « Happycratie » que ce soit le développement d’emplois dans les entreprises dédiés à ce bonheur, ou bien des applications qui vous permettent un suivi au jour le jour de votre humeur. Mais est-ce bien utile ? Est-ce que ce type de management peut marcher ? Est-ce que ce type de marketing berne tant de monde que ça ? Parce que le bonheur, tant qu’on ne le veut pas, on ne le trouve pas qu’on me donne une application pour travailler sur moi-même ou pas. Et quand on le veut, on se penche surtout sur la littérature et la réflexion personnelle.

« Les effets pernicieux de la dictature du bonheur ne s’arrêtent pas là, développent les auteurs dans ce qui constitue le cœur de leur argumentaire : une société qui a fait du bonheur sa valeur cardinale façonne les individus de telle sorte qu’ils en viennent à se détourner du collectif, du soin aux autres, et de l’intérêt commun. »

Usbek & Rica
30.08.2018

Etes-vous en accord avec cette assertion ? Moi, pas tellement.
Enfin, je suis d’accord dans les faits, car c’est en partie ce qu’il se produit aujourd’hui avec ces dérives. Mais est-ce une fin en soi ? Est-ce vraiment la seule façon d’obtenir le bonheur ? Est-ce que finalement, ça ne sert à rien d’être heureux parce que ça nous rend égoïste ? Le bonheur n’est qu’une illusion, un idéal inaccessible car chaque fois que l’on croit l’atteindre, le collectif est lésé ? Le bonheur individuel est-il nécessairement incompatible avec le bonheur collectif ?
Non. Cent fois non. Pas comme ça. Pas avec des applications. Pas guidé par quelqu’un d’autre. Cet autre bonheur, celui qui est accessible à tous, doit venir de l’intérieur, oui. Avant de pouvoir rayonner à l’extérieur.

France Culture (podcast) : La tyrannie du bonheur

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Une autre forme de bonheur

Vous le voyez peut-être souvent mais « être heureux », c’est un choix. Et c’est véridique. J’ai changé ma façon de penser, sans être très positive, j’ai cessé d’être négative, j’ai révisé mon alimentation ainsi que ma façon d’acheter. Je me pose plusieurs questions avant de dire : oui, j’achète. Depuis que j’ai décidé d’être heureuse, et bien c’est plus facile de jours en jours de ressentir cette plénitude et cet accord avec moi-même. C’est une manière de vivre totalement différente et très loin des injonctions sociales que l’on connaît : faire des études, réussir ses études, avoir un emploi stable, avoir un mari, un enfant, une maison, un jardin, un chien, un chat, des perroquets. Tout cela peut compter mais ne doit pas être le but de tous. Si les vôtres sont différents, et bien tant mieux ! Vous contribuez à la diversité et richesse de l’humanité ! Il faut de tout et aucun rêves n’est en dessous d’un autre. Et ce n’est pas parce que vous ne rentrez pas dans la case « normale » que vous n’avez pas le droit d’être heureux.

« Mais qu’est-ce ça veut dire ça des vrais fous, enfin, les fous ils sont fous par rapport à une norme. Mais pour eux-mêmes c’est les autres qui sont fous. Au théâtre ça existe pas les fous. »

Alexandre Astier,
Kaamelott, L.III, E.XV
Guenièvre et Euripide

Revenons à cette idée que le bonheur individuel serait incompatible avec le bonheur collectif.
Je pense que la recherche du bonheur au quotidien passe inévitablement par une première étape individualiste. Renouer avec soi-même n’est pas facile à mettre en place, il faut parvenir à trouver les bonnes solutions, on tâtonne avant d’y parvenir. Pourtant, je peux déjà dire que même cette première étape a eu une influence sur le collectif de mon côté car j’ai commencé à manger plus bio, plus local, et moins d’animaux (vous adhérez ou pas ces principes, je n’impose rien, j’ai seulement fait des choix qui me permettaient d’être plus en accord avec mes idéaux, vous n’avez peut-être pas les même, ni les même priorités, et c’est encore heureux puisque chaque individu est différent), je fais du tri dans mes placards et apporte ce dont je n’ai plus besoin à des associations (Emmaüs, Le secours populaire). Le fait est que ces choix ont déjà clairement un impact sur le collectif. A présent, je ressens le besoin de m’ouvrir au monde.
Alors oui, je crois que le bien individuel et le bien collectif ne sont pas antinomiques dès lors que l’on ne raisonne en termes financiers comme le bonheur dénoncé par le livre de Edgar Cabanas et Eva Illouz.
Les livres de développement personnel ne sont là que pour nous aider. Certains vous parleront plus que d’autres, c’est normal. Certains répondront à vos questionnements, d’autres pas, c’est normal aussi ! Mais se développer, s’épanouir, chercher le bonheur sont avant tout des démarches personnelles et bien heureusement, les livres sont des soutiens intéressants et peuvent être à la base d’une réflexion qui doit se développer, pas devenir une bible suivie à la lettre.

« Transformer notre conscience individuelle, c’est enclencher le processus de transformation de la conscience collective. »

Thich Nhat Hanh

Le respect de ceux qui refusent le bonheur

Pour autant, on peut voir cette « injonction » différemment, si vous sentez que l’on veut vous forcer à être heureux, je ne vous jetterai pas dans une fosse de crocodiles affamés de dépressifs. J’ai longtemps vécu avec cette sensation de tristesse, de dépression latente sans en être vraiment une. Et c’est, je pense, le propre aussi de l’être humain de ressentir ce genre de choses. Encore plus pour celleux qui sont un peu plus sensibles que les autres et qui ressentent l’absurdité du monde dans lequel on vit. Encore aujourd’hui, il m’est difficile de mettre cette pensée de côté. Et je dois fournir des efforts pour conserver un peu d’espoir dans l’avenir de notre monde lorsque je regarde les actualités chaque jours.
Au dernier festival Itinérances (mars 2017), j’ai pu voir un documentaire extrêmement intéressant sur la souffrance, la dépression et l’art, réalisé par Iggy Pop et Michel Houellebecq, Rester Vivant. Présenté comme un feel good movie sur la souffrance, je suis sortie de la séance particulièrement perturbée par le propos qui en ressortait : faut-il être en souffrance pour être un artiste ? Et comme j’avais abandonné depuis déjà quelques temps ma propre souffrance, pouvais-je continuer à écrire moi-même ? C’est un tout autre débat mais le fait est que Iggy Pop et les artistes interrogés ne semblaient pas vouloir de ce « bonheur ». Le chanteur expliquait qu’il se nourrissait de cette souffrance et qu’il en avait besoin.
Aussi, c’est une chose que je respecte tout à fait chez les autres à présent. C‘est un choix comme un autre. Et finalement, le collectif ferait sans doute mieux de respecter les choix de tout un chacun s’il veut obtenir son respect et surtout s’il ne veut pas se déliter. Parce qu’au fond, ce qui nuit le plus au collectif, ce n’est pas tant le développement individuel, mais bien les idées rétrogrades des individus qui n’ont aucune morale et profite de tout ce qui devient à la mode pour s’enrichir et contrôler les autres.

Conclusion

Une « Happycratie » existe-t-elle ? Sans aucun doute. Je m’en rends compte désormais et je ferai un peu plus attention au marketing, notamment, qui essaye de me vendre du bonheur en bouteille. Pour autant, ce n’est pas une raison pour renoncer à rechercher le bonheur (et à le trouver). La littérature de développement personnel peut apporter beaucoup à certains moments de notre réflexion, voire même être très utile lorsque nous sommes patraques. La littérature feel-good est faite pour ça et j’y joindrai également les romans de développement personnel comme ceux de Laurent Gounelle, et Raphaëlle Giordano pour les plus connus.
La recherche du bonheur est une réflexion individuelle avant toute chose, loin de rendre égoïste selon moi, bien au contraire.

Et vous, que pensez-vous de l’injonction au bonheur ? le bonheur mène-t-il à l’individualisme pour vous ? Pensez-vous qu’il est possible de vivre autrement notre société de consommation ? J’ai été un peu bavarde pour ce premier article de réflexion mais j’avais beaucoup de choses à dire là-dessus semble-t-il…

Le Petit Bonheur hebdomadaire – Last Call

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Hello les Earl Grey’s !

Comme je vous l’ai annoncé hier, le PBH sur le blog va se terminer. Vous lisez aujourd’hui le dernier. Non pas que j’abandonne les Petits Bonheurs mais je préfère à présent les distiller autrement. Tandis que mon chat ronfle en gigotant les pattes à côté de moi, je me rends compte que chaque instant, quel qu’il soit est pour moi un bonheur, et s’il ne l’est pas, il est une expérience de plus à ajouter dans ma vie pour me faire grandir.

Depuis un an que j’ai commencé le PBH, j’ai appris à voir les choses autrement et j’en suis plus épanouie. Vous avez été nombreux à participer à ce rendez-vous et mon PBH d’aujourd’hui réside bien là-dedans : je suis vraiment heureuse d’avoir aidé à mettre un peu plus de bonne humeur et de belles choses dans les feed catastrophiques des réseaux sociaux. J’ai l’impression d’avoir mis une petite pierre sur édifice, et chacun d’entre vous en a ajouté et en ajoute encore au jour d’aujourd’hui.

Bien entendu, ce n’est pas parce que le rendez-vous s’arrête sur Pause Earl Grey (et peut-être qu’une semaine par-ci par-là, je reviendrais, après tout la saison des bougies arrivent à grand pas et c’est le plus merveilleux des petits bonheurs!) que vous devez arrêter également si vous y participez. La Tête en Claire s’est proposée pour vous permettre de répertorier vos liens. Comme ici, vous pourrez le poster dans ses commentaires dès aujourd’hui !

Sur ce, je vous souhaite pleins de petits bonheurs au quotidien et à très bientôt pour un premier article de réflexion à propos du développement personnel ! Bonne fin de semaine !

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Pause Earl Grey 2.0

Coucou les Earl Grey’s,

J’espère que vous avez tous et toutes passé un bel été, que vous avez fait le plein de vitamine D et de bonne humeur ! Peut-être êtes vous comme moi en train de préparer votre stock de bougies pour l’automne même si je compte bien profiter des rayons de soleil et de la chaleur qui persistent par moment par chez moi !

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Comme vous l’avez sans doute remarqué, le blog à tourné au ralenti cet été. D’abord par manque de temps puis par manque d’envie et de motivation. En août, j’ai pris un peu de recul pour savoir si j’allais continuer. La réponse s’est rapidement imposée à moi : oui. J’aime trop Pause Earl Grey et ce que j’en ai fait, j’aime trop discuter avec vous et échanger. Mais il est indispensable que je change ma façon de procéder. Aussi, je vais essayer de vous expliquer ce que vous allez trouver sur le blog dorénavant.

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  • Pause Earl Grey est et restera un blog culturel à dominance littéraire. C’est ma passion et je n’ai pas l’intention de parler d’autre chose !
  • Les chroniques : auparavant, je chroniquais chaque livre que je lisais, ça me convenait très bien jusqu’à maintenant mais le fait est que pour certains livres, j’ai moins de motivation. Je ne me forcerai donc plus à écrire sur des textes qui ne m’émeuvent pas plus que ça. Les chroniques seront moins nombreuses mais au moins, elles seront toutes écrites avec passion ! J’essayerai tout de même de faire un mini-retour sur les livres qui ne m’ont pas plus touchée que ça, histoire que vus sachiez sur quel pied danser.
  • Les bilans de fin de mois : je me suis rendue compte que l’écriture des bilans était pour moi une réelle corvée. J’ai décidé de continuer à ne plus en proposer, même s’il y avait beaucoup de passages dessus. Peut-être, si je trouve une formule plus intéressante pour moi, je reprendrais un jour, mais rien n’est sûr.
  • La fin du PBH : Après un an de Petit Bonheur hebdomadaire, je suis heureuse de voir que cette section a plu à beaucoup d’entre vous ! Néanmoins, à présent, j’aspire à diffuser les petits bonheurs de façon quotidienne et de manière régulière dans les articles que je posterai, sur la page facebook ou instagram. Les instants heureux sont à chérir au quotidien.
  • Pour terminer, je vous proposerai assez régulièrement des articles thématiques sur la littérature, des réflexions que l’actualité suscitent en moi, des conseils de lecture plus généraux. Bref, des articles qui amènent à plus de partages et d’échanges encore que les chroniques. Moi-même, mes goûts se sont diversifiés, j’apprécie la littérature du bien-être et développement personnel (que j’aime aborder par thèmes), je fais également des recherches sur les paganismes pour trouver ma propre spiritualité, j’aime la nature, les pierres et beaucoup de choses qui n’avaient pas leur place sur le blog jusqu’à présent, aussi ce sera l’occasion d’en parler et de parler des lectures que j’ai pu faire sur tout ça.

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Pour le moment, l’essentiel de mes idées sont ici. Je ne sais pas encore si je vais refondre la structure du blog. C’est à voir lorsque j’aurais un peu de temps et si ce nouveau fonctionnement me convient vraiment. J’espère que cela vous plaira et que vous continuerez à partager avec moi. Globalement, il y aura sans doute moins d’article par semaine, un à deux contre trois auparavant. Mais je pense que c’est ce dont Pause Earl Grey a besoin (et moi aussi). J’ai déjà plusieurs idées d’articles de réflexion, j’ai hâte de poster tout ça, et d’avoir vos retours.

Merci pour votre fidélité, je vous souhaite une belle rentrée, un bel automne ou été indien selon où vous habitez !

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Mes lectures prévues | Septembre 2018

Lectures

Hello les Earl Grey’s !

Comme je l’ai annoncé sur la page facebook du blog, celui-ci va subir quelques changements dans ses publications et contenus. Je vous explique tout ça dans la semaine mais je peux déjà vous rassurer sur le thème principal : il s’agira toujours de littérature. En attendant, je vous présente ma pile-à-lire pour le mois de septembre, parce-que j’aime bien ce rendez-vous au début de chaque mois. Voilà donc ma sélection qui me font envie et qui me font ressentir la fin de l’été et le début de l’automne. Qu’en pensez-vous ? En connaissez-vous certains ?

Mon autre famille – Armistead Maupin

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J’ai une immense passion pour la plume d’Armistead Maupin. Légère tout en parlant de sujets importants, fraîche, dynamique, page turner… C’est donc tout naturellement que je m’attaque à son dernier paru au printemps dernier. Pour le coup, il s’agit d’une autobiographie mais on pressent la même ambiance que pour les Chroniques de San Francisco dans le résumé…

Résumé : « Tôt ou tard, où que nous vivions, il nous faut partir en diaspora, nous aventurer loin de nos parents biologiques pour découvrir notre famille logique, celle qui pour nous fera véritablement sens. Il le faut, si nous ne voulons pas gâcher nos vies. »
Cette famille dont Armistead Maupin s’est éloigné est une famille du Sud américain, volontiers conservatrice, parfois réactionnaire. Et la  » famille logique  » qu’il a longtemps cherchée, il l’a trouvée à San Francisco, au début des années 1970. Là-bas, la libération sexuelle et amoureuse se conjugue aux expérimentations narcotiques. Autant d’années folles qu’il a consignées dans ses Chroniques de San Francisco.
Mais entre le moment où il a quitté sa Caroline du Nord natale et celui où il est  » devenu ce qu’il est « , il lui aura fallu remettre en cause les idées qu’il avait reçues en héritage. Il aura dû se réinventer plusieurs fois.
Cette autobiographie n’est pas que le récit d’une lente acceptation de soi. C’est aussi l’exploration d’un demi-siècle d’histoire américaine, de la guerre du Vietnam à l’émergence des mouvements gays et lesbiens. Avec l’humour et le talent qu’on lui connait, Armistead Maupin fait revivre une ville en ébullition, et entrouvre la porte du cabinet d’écriture où sont nés le 28 Barbary Lane et Anna Madrigal. C’est une vie bigger than life, et c’est tout un roman.

Le livre du roi – Arnaldur Indridasson

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Cela fait plusieurs années que ce livre attend dans ma PAL alors que le résumé est terriblement alléchant et me fait envie chaque fois que je le lis. Des trésors cachés, des historiens, le Danemark… C’est typiquement les histoires d’aventures dont je RAFFOLE ! Je profite donc de ne pas me concentrer sur la rentrée littéraire de cette année ou encore des services presse pour jeter mon dévolu dessus !

Résumé : En 1955, un jeune étudiant islandais arrive à Copenhague pour faire ses études. Là il va se lier d’amitié avec un étrange professeur, bourru, érudit et buvant sec, spécialiste des Sagas islandaises, ce patrimoine culturel inestimable qu’ont protégé les Islandais au long des siècles comme symbole de leur nation. Il découvre le secret du professeur, l’Edda poétique, le précieux Livre du roi, dont les récits sont à l’origine des mythes fondateurs germaniques, lui a été volée pendant la guerre par des nazis avides de légitimité symbolique. Ensemble, le professeur et son disciple réticent, qui ne rêve que de tranquillité, vont traverser l’Europe à la recherche du manuscrit. Un trésor pour lequel certains sont prêts à voler et à tuer. Un trésor aussi sur lequel on peut veiller et qu’on peut aimer sans en connaître la valeur. Une histoire inhabituelle et une aventure passionnante sur ce qu’on peut sacrifier et ce qu’on doit sacrifier pour un objet aussi emblématique qu’un livre. Arnaldur Indridason met son talent et son savoir-faire de conteur au service de son amour des livres. Et de ce livre mythique en particulier.

Les loups de Sherwood – Nicolas Digard

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Tout comme pour le livre précédent, je n’avais pas encore eu le temps de m’attaquer aux Loups de Sherwood. Et pourtant…. J’aime énormément la légende de Robin des Bois et c’était une évidence qu’il me fallait le lire dès que j’ai lu le résumé. Nicolas Digard semble s’approprier ce personnage célèbre pour en faire un être plus tangible, en adéquation avec un moyen-âge plus sombre et violent.

Résumé : Et si tout ce qu’on croyait savoir de Robin des Bois était faux ? Voici l’histoire de Robin de Loxley et de Marianne de Beaumont, bien loin de la version romantique que nous connaissons.
 » – Quel est ton nom, messire ?
– Robin.
– Robin d’où ?
– Robin de nulle part. Je ne veux plus dépendre d’aucune terre. La vieille caresse la capuche de loup de ses doigts minces.
– Robin Hood…, dit-elle en appuyant le mot. Que Dieu te garde. « 
1189 : le royaume Plantagenêt, qui s’étend de l’Écosse à l’Aquitaine, est ruiné par la croisade d’un roi Richard élevé en Poitou qui ne parle pas un mot d’anglais et déteste l’Angleterre. Le quotidien est sombre et violent, pour les modestes paysans qui s’efforcent de survivre aux hivers rigoureux comme pour les noblions qui tentent d’assouvir leur ambition au prix des plus viles bassesses.
Dans ce contexte troublé, Robin de Loxley, homme révolté, dévoré par la vengeance et l’ambition, fin stratège, chef de bande violent et tyrannique, construit sa légende. Lorsqu’il s’empare lors d’un pillage de la jeune Marianne de Beaumont, le Loup de Sherwood est loin d’imaginer le destin qui les attend.
Voici leur histoire, bien loin de la version romantique que nous connaissions.

A fleur de peau – Saverio Tomasella

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Je mène toujours ma petite enquête sur l’hypersensibilité depuis quelques mois. Je ne pouvais donc pas passer à côté de ce roman de développement personnel. Je doute un peu sur son efficacité avec moi car je ne pense pas pouvoir m’identifier au personnage principal… à voir donc !

Résumé : Flora a tout pour elle : un fils drôle et adorable, un mari brillant, des amis sincères, un jardin qu’elle aime et un beau cerisier. Pourtant, elle a l’impression que son extrême sensibilité la rend difficile à comprendre, perturbe sa confiance et la pousse parfois à se replier sur elle-même. Un soir, elle rencontre Marc, professeur de yoga… Comment l’aidera-t-il à surmonter son hypersensibilité ?

La mare au diable – George Sand

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Un classique que je n’ai pas encore lu. C’est pas mal de me faire ma propre opinion là-dessus non ?

Résumé :  » … c’était un brouillard qui s’élevait avec la nuit, un de ces brouillards des soirs d’automne que la blancheur du clair de lune rend plus vagues et plus trompeurs encore « . Trompé, Germain l’est. Ensorcelé, même. La forêt l’emprisonne. Dieu ou diable, un sortilège le tient. Il ne retrouvera son chemin qu’au lever du jour. Mais la nuit est longue. Le charme puissant. Et Marie, la petite bergère qui l’accompagne, la douce, la si belle et si jeune Marie n’est tout à coup plus l’enfant qu’il connaissait. Et sous la lune blafarde miroite la mare au diable. Qui les y a conduits ? Qui les a envoûtés, au point que, dans ces ténèbres, le jeune homme perd ses esprits et la raison de son voyage ? Le démon de la forêt ? Lucifer lui-même ? Ou l’âme aimante d’une disparue ?…

Rose Soie – Camille Adler

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Ma première lecture commune de cette rentrée se fera avec Alec à la bibliothèque. Comme lecture simple, gentille et sans prise de tête, je pense qu’on risque de passer un bon petit moment avec cette romance historique dont l’intrigue se déroule en France dans le domaine de la couture et des beaux tissus.

Résumé : Paris, 1884. Rose de Saulnay est une jeune femme en avance sur son temps et a un goût immodéré pour la mode, ce que ne manque pas de lui reprocher son mari violent. C’est grâce à sa rencontre avec Alexander Wright, le couturier le plus en vue de la capitale, que Rose trouve le courage de réaliser son rêve : elle ouvre une boutique de confection. C’est le début d’une période à la fois difficile et grisante. Mais la passion qui lie Rose et Alexander se transforme peu à peu en un amour qui ne peut s’exposer au grand jour…

Je vous souhaite de belles découvertes littéraires pour ce mois de septembre ! Rentrée littéraire pour vous ou pas du tout ?

Le Petit Bonheur hebdomadaire #40

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Coucou les Earl Grey’s,

Difficile de dénicher un petit bonheur cette semaine tant la chaleur me pèse. Certains jours, le moindre bruit m’était insupportable alors que j’arrive à le gérer en temps normal. Je n’ai jamais autant hydraté mon corps que cette année (même les étés précédents je ne me brumisais pas à ce point-là). Mais ouf, nous ne sommes pas en alerte canicule, le Gard étant le département avec les seuils les plus hauts (c’est-à-dire que vous à 35° vous fondez -littéralement-, nous on survit -étalés comme une crêpe trop cuite mais on survit- et c’est injuste parce que je ne peux pas me plaindre de la « canicule » du coup). Bref. Vous devez voir ce genre de message de mort imminente de chaleur partout autour de vous et ça vous gave peut-être alors je m’arrête là.

Mais hier, je me suis enfin attelée à la construction de mon prochain projet d’écriture. J’en avais fait un résumé détaillé et je n’avais pas encore réussi à m’y plonger dedans. Je suppose que j’avais besoin d’une pause après la fin de mon dernier manuscrit et surtout, je pense que dans ma tête il n’était pas encore terminé car j’ai passé le début de semaine à répondre à l’appel d’un de mes protagonistes pour ajouter certaines choses. J’ai l’impression d’avoir l’esprit plus libre pour dénicher de nouveaux personnages. Il s’agit d’une sorte de commande de ma maison d’édition, je ne vous en dis pas plus pour le moment, c’est une surprise !

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