Lectures prévues | Janvier 2019

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Hello les Earl Grey’s !

On se retrouve pour le premier post de 2019 et même si je vais vous présenter ma pile-à-lire pour le mois de janvier, j’en profite également pour vous présenter mes vœux. Une année de plus débute pour Pause Earl Grey dont l’organisation est bien différente qu’elle l’a été par le passé. Moins d’articles, plus de spontanéité et cette recette me convient bien pour le moment. Avec l’écriture, j’ai beaucoup moins de temps à consacrer au blog sans que je veuille l’abandonner complètement. Ma priorité est certes différente (et le sera encore en 2019 avec plusieurs projets pour l’année dont je vous reparlerai sans aucun doute) mais Pause Earl Grey reste mon bébé, le salon de thé où j’aime vous retrouver pour partager de belles choses. Alors merci de me suivre encore dans cette version, merci d’avoir terminé l’année 2018 avec moi et je vous propose de nous retrouver encore en 2019 ponctuellement mais toujours dans la joie et les petits bonheurs qui rendent nos vies si passionnantes. Je vous souhaite de savourer chaque rire, chaque personne, chaque conversation et regard, chaque tasse de thé, chaque gorgée de café, chaque bouchée de la vie. Je vous souhaite des projets et des rêves à imaginer et réaliser, des réussites (peut-être des échecs mais qui vous feront grandir). Vivez chaque instant, même le plus insignifiant, avec passion.

Et bien évidement, je ne saurais terminer ces vœux sans vous souhaiter de belles découvertes littéraires et des lectures reposantes, rafraîchissantes, envoûtantes, intrigantes, enrichissantes, rigolotes, tristes, frissonnantes…

On commence par ici avec plusieurs livres jeunesse qui sont dans ma PAL depuis déjà de longs mois pour certains. J’ai besoin de commencer l’année en douceur !

Passenger – Alexandra Bracken

41+ymsqfnjl._sx342_bo1,204,203,200_Ce livre stagne dans ma PAL depuis sa sortie. Pourquoi ? Bonne question… J’aime beaucoup le thème des voyages dans le temps dans la littérature alors je suis bien curieuse de ce récit. C’est vrai que depuis que je l’ai, je ne l’ai pas non plus beaucoup vu passer sur les réseaux sociaux ce qui ne m’a pas vraiment poussé à le sortir rapidement (ma PAL est toujours effrayante même si j’ai l’impression de parvenir à la maîtriser depuis septembre dernier…) Passenger est donc ma première lecture de 2019 et en plus accompagnée d’Isa, quoi de mieux pour bien débuter l’année ?!

Résumé : Etta et Nicholas n’auraient jamais dû se rencontrer : elle, une jeune new-yorkaise de 2016, lui, un fils d’esclave vivant au XVIIIe siècle. Pourtant, les voilà projetés ensemble dans les couloirs du temps à la recherche d’un mystérieux astrolabe. Une quête périlleuse. Une idylle impossible. 

Six of Crows #1 – Leigh Bardugo

51c599g+v+l._sx349_bo1,204,203,200_Pour le coup, Six of crows est une lecture totalement due aux réseaux sociaux, et j’ai vraiment envie de découvrir cette duologie avant de me lancer dans Grisha de la même autrice et dont les résumés me vendent du rêve. Alors c’est décidé, Popcorn & Gibberish et moi, on se lance dès la semaine prochaine dans cette découverte !

Résumé : Les bas-fonds de Ketterdam s’organise en gangs rivaux. L’homme le plus ambitieux et le plus jeune de la pègre est Kaz Brekker. Aussi brillant que mystérieux, aussi charismatique que dangereux, et surtout, connu pour être un voleur hors pair. Prêt à tout pour de l’argent, il accepte la mission du riche marchand Van Eck : délivrer un savant du palais de Glace, réputé imprenable. Ce prisonnier est l’inventeur du jurda parem, une drogue multipliant sans limite les pouvoirs surnaturels de la caste des magiciens : les Grishas. Une drogue, qui, tombée dans les mauvaises mains, risque d’engendrer un chaos irréversible. 

Titania 3.0 – Pauline Pucciano

51af0rzemkl._sx339_bo1,204,203,200_Ce roman traîne aussi dans ma PAL depuis quelques temps, c’est le moment où jamais de l’en sortir puisqu’en plus d’être jeunesse et de correspondre à mes envies de lecture pour ce mois-ci, il remplit à merveille l’un des items du challenge littéraire que je fais (le prénom et nom de l’auteur ont les même initiales).

Résumé : Paris, XXIIe siècle. La société devenue ultralibérale n obéit plus qu aux lois impitoyables de l argent, des réseaux sociaux et du paraître. De grandes multinationales amassent des millions, dont Morgane Corp., qui fait fortune en prélevant et en revendant des organes…
Titania est devenue une icône des réseaux sociaux au physique presque irréel, tant elle ne cesse de modifier son apparence. Adulée, suivie par des millions de followers, rien ne la prédestine à rencontrer Jan, simple jeune homme de dix-neuf ans, poète à ses heures perdues. Et pourtant ! Lorsqu ils se rencontrent, c est le coup de foudre.
Ce que ne sait pas encore Jan, c est que cette créature énigmatique, à cent lieues de son univers, a signé un pacte avec la mort… Peu à peu, il mesure toute sa fragilité. Mais leur histoire d amour naissante se complique lorsqu un officier de police ordonne à Jan d enquêter sur elle. Qui est Titania ? D où provient sa richesse ? Que cache son immense solitude ? En cherchant à comprendre, Jan découvre à quel point il est urgent de la sauver.

Le sel de la vie – Françoise Héritier

4176+1acwzl._sx315_bo1,204,203,200_Petit roman que j’ai reçu à Noël. Du haut de ses 96 pages, il ne paye pas de mine mais le résumé me correspond tellement que je ne peux m’empêcher de le lire immédiatement. Ce petit quelque chose, ce piment, ce sel qui rend chaque vie unique et passionnante. J’ai bien peur de me régaler avec cette découverte !

Résumé : « Il y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d’exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie. » F. H.
Dans cette méditation tout en intimité et en sensualité, l’anthropologue Françoise Héritier traque ces choses agréables auxquelles notre être profond aspire, ces images et ces émotions, ces moments empreints de souvenirs qui font le goût de notre existence, qui la rendent plus riche, plus intéressante que ce que nous croyons souvent et dont rien, jamais, ne pourra être enlevé à chacun.

Girlboss – Sophia Amoruso

51lkzboi7vl._sx324_bo1,204,203,200_Je dois dire que ce livre est un choix purement pratique pour remplir un des items du challenge littéraire (lire un livre en VO). J’avais vu la série sur Netflix qui m’avait beaucoup plu avant d’acheter le livre. Mais maintenant, il ne m’emballe plus autant. Son atout : être court avec un texte aéré. Il n’est pas ma priorité de lecture du mois mais j’ai bon espoir d’en venir à bout ! Je suis quand même ouverte et me laisserai surprendre avec plaisir.

Résumé (VO du coup) : In this New York Times bestselling sensation, founder and Executive Chairman of Nasty Gal Sophia Amoruso shares her story and inspires women everywhere to join the #GIRLBOSS movement.’#GIRLBOSS is more than a book . . . #GIRLBOSS is a movement’ Lena Dunham’A millennial alternative to Lean In’ New York Magazine’A compellingly motivational read’ The Telegraph’The book you need in your life’ Marie Claire In the space of ten years, Sophia Amoruso has gone from high-school dropout to founder and Executive Chairman of Nasty Gal, one of the fastest-growing retailers in the world. Sophia’s never been a typical executive, or a typical anything, and she’s written #GIRLBOSS for other girls like her: outsiders (and insiders) seeking a unique path to success.Filled with brazen wake-up calls, cunning and frank observations, and behind-the-scenes stories from Nasty Gal’s meteoric rise, #GIRLBOSS covers a lot of ground. It proves that success doesn’t come from where you went to college or how popular you were in school. Success is about trusting your instincts and following your gut, knowing which rules to follow and which to break.Inspiring, motivating and empowering, #GIRLBOSS will give you the kick up the ass you need to reach your potential.

Imbolc – Carl F. Neal

51wrbqx3xal._sx352_bo1,204,203,200_Bien plus en adéquation avec mes recherches actuelles et après avoir lu Samhain et Yule, je poursuis ma découverte des fêtes païennes de l’année avec Imbolc. J’aime beaucoup cette collection des éditions Alliance Magique (je pense vous en parler lorsque j’aurais terminé les 8 livres qui la composent). Chaque livre retrace l’histoire de la fête et j’adore ça !

Résumé : Imbolc ― aussi connu comme fête de la Chandeleur ― est l’heure du réveil, après des mois d’introspection et de repli sur soi et nos proches. Nous célébrons le réveil des racines de la terre, avant son éveil complet au moment du printemps. Les premiers signes sont là, c’est le temps de la lustration, de la purification et du renouveau au travers de l’eau. Ce guide essentiel, de la collection païenne vous permettra de découvrir les traditions, les mythes, les prières, les recettes, les décorations à faire et rituels d’Imbolc pour fêter le réveil de la Nature.

Voilà pour mon mois de janvier. Un peu ambitieux mais je garde espoir de tout lire ! Ma PAL papier me remercie de privilégier le papier depuis plusieurs mois. Le régime est compliqué mais les résultats sont tout de même visibles ! On continue sur cette lancée pour 2019 !

De votre côté, que prévoyez vous de lire ? Quelles sont vos envies ? Avez-vous déjà lu certains de ceux qui vont m’accompagner durant le mois ? Je suis curieuse d’avoir votre avis si c’est le cas !

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Bel Automne et Douceurs de vivre

Coucou les Earl Grey’s !

Hier, c’était l’équinoxe d’automne, vous vous en êtes sans doute rendu compte. Difficile de bien le réaliser jusqu’à présent car hier encore, les températures sont montées jusqu’à 35° par chez moi. Autant dire qu’on se croyait encore en plein mois de juillet et que je ne comprenais pas pourquoi le voisin avait fermé sa piscine. Mais, aussi étrange et magique cela puisse paraître, en ce deuxième jour automnal, le vent s’est levé, les températures ont sensiblement baissées, suffisamment pour commencer à vraiment sentir arriver…

  • Les soirées de lecture au chaud avec plaid, thé et brioche
  • Les belles journées de balades champêtres
  • Les blousons de mi-saisons enfilés sur un t-shirt
  • Ou bien le pull fin agrémenté de votre écharpe préférée autour du cou
  • Allumer enfin des bougies, le soir, pour accompagner le moment hyggelig de la journée

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Je ne sais pas vous mais j’aime beaucoup lire en fonction de la saison et du temps extérieur. Les meilleures lectures sont celles qui sont en parfaites adéquation et pour le coup même un livre qui ne m’a pas emballée peut être gracié à mes yeux s’il est reflète mon état d’esprit du temps extérieur. C’est exactement ce qu’il vient de se produire pour une lecture que j’ai terminé ce matin, Les Loups de Sherwood (je vous en parlerais plus dans un récapitulatif de mes lectures du mois) qui ne m’a pas plus plu que cela mais qui allait tellement bien avec le vent et le frais que je n’ai pas détesté cette lecture non plus.

Nous sommes le 24 septembre, et j’attends avec beaucoup d’impatience d’allumer des bougies le soir. J’ai bon espoir pour ce soir ! La lueur et la flamme vacillante ont quelque chose de vraiment apaisant. L’automne, c’est la saison qui me reconnecte aux éléments de la terre et du feu, inévitablement. Après l’air et l’eau du printemps et de l’été, ce sont des énergies dont je ressens le besoin, tout comme j’attends avec impatience le soleil à la fin de l’hiver.

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Pour le mois d’octobre, je me suis constituée une pile-à-lire vraiment de saison. Plus centrée sur l’imaginaire que mes lectures de septembre. Ce sera aussi l’occasion de fêter Le Mois de L’Imaginaire. A Montpellier et Alès, les librairies Sauramps semblent être en train de concocter un sacré programme ! Dommage que je ne sois pas à Montpellier d’ailleurs car un événement autour des Lames du Cardinal de Pierre Pevel est organisé en début de mois et des auteurs que j’aimerais découvrir viennent en dédicace par la suite.

Cet automne me semble donc commencer avec beaucoup de belles choses en perspectives. Je vous souhaite de cueillir chaque bonheur que cette belle saison vous apportera et de savourer les lectures qui jalonneront ces trois mois à venir.

Bel automne à tous et toutes !

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Développement personnel | La recherche du bonheur, aide ou « injonction » ?

 

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Coucou les Earl Grey’s,

Aujourd’hui, j’ai bien envie de me pencher sur la thématique du développement personnel. Je m’y suis mise assez récemment (depuis un an environ) et depuis quelques semaines, je vois beaucoup passer sur les réseaux sociaux une affirmation que le « bonheur » est devenu une injonction. Après quelques recherches, je me suis aperçue que cela venait d’un livre de la rentrée littéraire (paru le 23 août 2018) : Happycratie de Edgar Cabanas et Eva Illouz. Je ne l’ai pas lu et je ne compte pas le lire. Les articles que j’ai lu montre suffisamment son contenu : une dénonciation de la recherche de bonheur devenue à la mode et dont se sert les petites comme les grandes entreprises que ce soit dans le marketing ou pas.

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Comme j’ai toujours tendance à me remettre en question, je n’ai pas hésité à me poser cette interrogation sur ma propre façon d’aborder et rechercher le bonheur. J’ai vu plusieurs personnes qui rejoignaient cette idée d’injonction, même les articles qui commentaient le livre comme si cette pensée était avérée et complètement admise. Tout le monde semble d’accord sur le fait. Je me suis donc demandé si j’étais un mouton de Panurge, si j’étais influencée ou si c’était autre chose, de peut-être plus profond… La mode est-elle au bonheur ou sa dénonciation ? Le bonheur est-il trop mainstream ? Je vais m’attacher un peu plus au développement personnel via la littérature et les éditeurs de livres sur le bien-être évidement, tout en cherchant à comprendre ce qui peut amener à penser que nous sommes dans une « Happycratie ».

Comment j’en suis arrivée à lire des livres de développement personnel ?

Tout d’abord, pourquoi en vient-on à lire des livres de développement personnel ? Parce que bon, c’est quand même un genre tout à fait spécial qui existe depuis longtemps mais qui a pris un essor certain depuis quelques années (voire quelques mois). Les maisons d’éditions spécialisées sont de plus en plus visibles sur les réseaux sociaux (Solar éditions, First éditions, Dunod Bien-être, Eyrolles…) et nous offrent des couvertures (et des maquettes) bien plus sympa que par le passé, il faut bien l’admettre.
Je vais prendre mon cas pour exemple. Je suis loin d’être un cas classique par contre (du moins, je l’espère) alors je ne sais pas vraiment si l’on peut généraliser. J’attends vos commentaires et expériences pour cela.
51DNmb8+chL._SX332_BO1,204,203,200_A vrai dire, je n’avais jamais été vraiment attirée par le développement personnel jusqu’à récemment. J’ai beau me remettre en question régulièrement, je n’étais jamais tombée sur un résumé qui me parle vraiment et m’amène à approfondir la question posée. Il y a un an et quelques mois, j’ai tenté un roman de développement personnel, celui d’Olivia Zeitline (Et j’ai dansé pieds nus dans ma tête, Solar éditions). Depuis, je ne jure que par ce livre qui m’a énormément touchée. Pourtant, je n’en attendais rien à première vue. Mais le sujet du livre tournant autour de l’intuition m’a parlé et me parle encore.
Depuis, j’ai découvert plusieurs autres livres qui m’ont aidé à comprendre un aspect de ma personnalité que je ne comprenais pas encore. J’ai proposé le Petit Bonheur hebdomadaire sur le blog durant l’année écoulée. J’ai distillé au quotidien (ou presque) des instants de bonheur accessibles à tous et toutes : l’odeur de la pluie, le goût du premier café/thé de la journée, le moelleux d’un plaid sur les épaules… Et j’ai découvert que ce genre de choses relevaient en grande partie du Hygge scandinave. Encore une injonction au bonheur ?! Oui et non, car beaucoup de choses dans le Hygge sont accessibles à tous les budgets. Le Lagom n’est pas étranger non plus à l’acquisition de ce bonheur. Il s’agit d’une forme de minimalisme et pour moi, c’est surtout le fait de s’affranchir d’une société de consommation qui oblige les envies, qui oblige à acheter pour être heureux.

Pourquoi le bonheur est-il à la mode ?

Je n’avancerais pas d’affirmation sur cette question là. Les philosophes, sociologues et anthropologues doivent avoir des sources sûres avec des études et tout le toutim. Ce que je veux aborder ici, c’est surtout mon ressenti.
La société va mal. Le monde va mal. Plutôt qu’une injonction au bonheur, je vois des injonctions multiples à faire de l’argent par brassées parce que le « bonheur » qu’on veut nous vendre réside dans la consommation et la possession de biens personnels. Si pour être heureux, vous avez absolument besoin de ce dernier téléphone alors que vous avez acheté le vôtre l’an dernier, alors ils se pourraient que vous finissiez par vous dire que le bonheur est une sacrée injonction et que vous ne parviendrez jamais à l’atteindre, et que c’est une totale arnaque. La société ressent un manque. Un manque de tout ce qu’elle n’a pas. La société a perdu le sens de la vie en travaillant dans le seul et unique but d’obtenir de l’argent pour consommer et posséder.
La question que je pose alors : est-ce que la vie signifie posséder ? Posséder signifie-t-il être heureux ?
Je risque sans doute de m’attirer les foudres des libéraux, néo-libéraux et pro-consommation avec ce discours mais le fait est là. On a, pour beaucoup de nationalités/sociétés, perdu le sens de la vie. Et j’ai aussi l’impression que peu s’en rendent compte (ce n’est pas plus mal car on est vraiment malheureux lorsque c’est le cas). Si vous êtes dans ce cas, sachez que je compatis à votre souffrance car je l’ai vécu avant de décider d’agir.
Mais alors : est-ce que nous sommes obligés d’accepter cette forme de bonheur consumériste ? N’existe-t-il que cette version là ? N’y en a-t-il pas une plus accessible ?
Et je me la suis posée longtemps, durant toutes mes études.

Les dérives d’un marché qui fonctionne

Malheureusement, comme pour tous les nouveaux « produits » qui marchent, les gens de pouvoir se sont emparés de cette recherche désespérée de donner un sens à une vie qui a perdu le sien, de parvenir à s’épanouir dans un filet de plus en plus serré. Rien de plus normal dans une société de consommation et c’est bien dommage. Le profit est un point d’honneur pour une partie de la population déjà riche mais jamais suffisamment et puis, il faut bien surfer sur les vagues pour intéresser les gens.
C’est là, à ce niveau de dérive et d’abus complet que se situe le livre de Edgar Cabanas et Eva Illouz.

« Une véritable industrie. « L’un des phénomènes les plus inquiétants de ce début de siècle », annonce la quatrième de couverture d’Happycratie, le nouveau livre de la sociologue israélienne, cosigné avec le docteur en psychologie Edgar Cabanas. Réquisitoire contre la psychologie positive, une discipline apparue à l’aube des années 2000 avec l’objectif d’établir une science du bonheur, il accuse celle-là d’avoir engendré une sorte de tyrannie du smiley. L’« happycratie », c’est l’injonction au bonheur, un contentement exigé par de « nouvelles stratégies coercitives, de nouvelles décisions politiques, de nouveaux styles de management, de nouvelles obsessions individuelles et hiérarchies émotionnelles », avertissent les auteurs. Etre heureux deviendrait ainsi une obligation pour chacun, mais avec un bonheur réduit à une vision formatée selon les fondamentaux de l’économie néolibérale. »

Brice Perrier, dans Marianne
09.09.2018

Article de Marianne réservé aux abonnés, je n’ai donc pas eu le loisir de le consulter en entier mais pour celleux qui le peuvent : L’injonction au bonheur, nouvelle alliée du capitalisme.

A mon sens, le simple fait de raisonner de cette façon est un frein inévitable au bonheur. Pourtant, c’est bien de ce « bonheur »-là, de ces dérives que dénoncent les auteurs qui m’ont donné matière à réflexion. Dans sa chronique,  Usbek & Rica explique bien tout ce qui a pu découler de cette « Happycratie » que ce soit le développement d’emplois dans les entreprises dédiés à ce bonheur, ou bien des applications qui vous permettent un suivi au jour le jour de votre humeur. Mais est-ce bien utile ? Est-ce que ce type de management peut marcher ? Est-ce que ce type de marketing berne tant de monde que ça ? Parce que le bonheur, tant qu’on ne le veut pas, on ne le trouve pas qu’on me donne une application pour travailler sur moi-même ou pas. Et quand on le veut, on se penche surtout sur la littérature et la réflexion personnelle.

« Les effets pernicieux de la dictature du bonheur ne s’arrêtent pas là, développent les auteurs dans ce qui constitue le cœur de leur argumentaire : une société qui a fait du bonheur sa valeur cardinale façonne les individus de telle sorte qu’ils en viennent à se détourner du collectif, du soin aux autres, et de l’intérêt commun. »

Usbek & Rica
30.08.2018

Etes-vous en accord avec cette assertion ? Moi, pas tellement.
Enfin, je suis d’accord dans les faits, car c’est en partie ce qu’il se produit aujourd’hui avec ces dérives. Mais est-ce une fin en soi ? Est-ce vraiment la seule façon d’obtenir le bonheur ? Est-ce que finalement, ça ne sert à rien d’être heureux parce que ça nous rend égoïste ? Le bonheur n’est qu’une illusion, un idéal inaccessible car chaque fois que l’on croit l’atteindre, le collectif est lésé ? Le bonheur individuel est-il nécessairement incompatible avec le bonheur collectif ?
Non. Cent fois non. Pas comme ça. Pas avec des applications. Pas guidé par quelqu’un d’autre. Cet autre bonheur, celui qui est accessible à tous, doit venir de l’intérieur, oui. Avant de pouvoir rayonner à l’extérieur.

France Culture (podcast) : La tyrannie du bonheur

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Une autre forme de bonheur

Vous le voyez peut-être souvent mais « être heureux », c’est un choix. Et c’est véridique. J’ai changé ma façon de penser, sans être très positive, j’ai cessé d’être négative, j’ai révisé mon alimentation ainsi que ma façon d’acheter. Je me pose plusieurs questions avant de dire : oui, j’achète. Depuis que j’ai décidé d’être heureuse, et bien c’est plus facile de jours en jours de ressentir cette plénitude et cet accord avec moi-même. C’est une manière de vivre totalement différente et très loin des injonctions sociales que l’on connaît : faire des études, réussir ses études, avoir un emploi stable, avoir un mari, un enfant, une maison, un jardin, un chien, un chat, des perroquets. Tout cela peut compter mais ne doit pas être le but de tous. Si les vôtres sont différents, et bien tant mieux ! Vous contribuez à la diversité et richesse de l’humanité ! Il faut de tout et aucun rêves n’est en dessous d’un autre. Et ce n’est pas parce que vous ne rentrez pas dans la case « normale » que vous n’avez pas le droit d’être heureux.

« Mais qu’est-ce ça veut dire ça des vrais fous, enfin, les fous ils sont fous par rapport à une norme. Mais pour eux-mêmes c’est les autres qui sont fous. Au théâtre ça existe pas les fous. »

Alexandre Astier,
Kaamelott, L.III, E.XV
Guenièvre et Euripide

Revenons à cette idée que le bonheur individuel serait incompatible avec le bonheur collectif.
Je pense que la recherche du bonheur au quotidien passe inévitablement par une première étape individualiste. Renouer avec soi-même n’est pas facile à mettre en place, il faut parvenir à trouver les bonnes solutions, on tâtonne avant d’y parvenir. Pourtant, je peux déjà dire que même cette première étape a eu une influence sur le collectif de mon côté car j’ai commencé à manger plus bio, plus local, et moins d’animaux (vous adhérez ou pas ces principes, je n’impose rien, j’ai seulement fait des choix qui me permettaient d’être plus en accord avec mes idéaux, vous n’avez peut-être pas les même, ni les même priorités, et c’est encore heureux puisque chaque individu est différent), je fais du tri dans mes placards et apporte ce dont je n’ai plus besoin à des associations (Emmaüs, Le secours populaire). Le fait est que ces choix ont déjà clairement un impact sur le collectif. A présent, je ressens le besoin de m’ouvrir au monde.
Alors oui, je crois que le bien individuel et le bien collectif ne sont pas antinomiques dès lors que l’on ne raisonne en termes financiers comme le bonheur dénoncé par le livre de Edgar Cabanas et Eva Illouz.
Les livres de développement personnel ne sont là que pour nous aider. Certains vous parleront plus que d’autres, c’est normal. Certains répondront à vos questionnements, d’autres pas, c’est normal aussi ! Mais se développer, s’épanouir, chercher le bonheur sont avant tout des démarches personnelles et bien heureusement, les livres sont des soutiens intéressants et peuvent être à la base d’une réflexion qui doit se développer, pas devenir une bible suivie à la lettre.

« Transformer notre conscience individuelle, c’est enclencher le processus de transformation de la conscience collective. »

Thich Nhat Hanh

Le respect de ceux qui refusent le bonheur

Pour autant, on peut voir cette « injonction » différemment, si vous sentez que l’on veut vous forcer à être heureux, je ne vous jetterai pas dans une fosse de crocodiles affamés de dépressifs. J’ai longtemps vécu avec cette sensation de tristesse, de dépression latente sans en être vraiment une. Et c’est, je pense, le propre aussi de l’être humain de ressentir ce genre de choses. Encore plus pour celleux qui sont un peu plus sensibles que les autres et qui ressentent l’absurdité du monde dans lequel on vit. Encore aujourd’hui, il m’est difficile de mettre cette pensée de côté. Et je dois fournir des efforts pour conserver un peu d’espoir dans l’avenir de notre monde lorsque je regarde les actualités chaque jours.
Au dernier festival Itinérances (mars 2017), j’ai pu voir un documentaire extrêmement intéressant sur la souffrance, la dépression et l’art, réalisé par Iggy Pop et Michel Houellebecq, Rester Vivant. Présenté comme un feel good movie sur la souffrance, je suis sortie de la séance particulièrement perturbée par le propos qui en ressortait : faut-il être en souffrance pour être un artiste ? Et comme j’avais abandonné depuis déjà quelques temps ma propre souffrance, pouvais-je continuer à écrire moi-même ? C’est un tout autre débat mais le fait est que Iggy Pop et les artistes interrogés ne semblaient pas vouloir de ce « bonheur ». Le chanteur expliquait qu’il se nourrissait de cette souffrance et qu’il en avait besoin.
Aussi, c’est une chose que je respecte tout à fait chez les autres à présent. C‘est un choix comme un autre. Et finalement, le collectif ferait sans doute mieux de respecter les choix de tout un chacun s’il veut obtenir son respect et surtout s’il ne veut pas se déliter. Parce qu’au fond, ce qui nuit le plus au collectif, ce n’est pas tant le développement individuel, mais bien les idées rétrogrades des individus qui n’ont aucune morale et profite de tout ce qui devient à la mode pour s’enrichir et contrôler les autres.

Conclusion

Une « Happycratie » existe-t-elle ? Sans aucun doute. Je m’en rends compte désormais et je ferai un peu plus attention au marketing, notamment, qui essaye de me vendre du bonheur en bouteille. Pour autant, ce n’est pas une raison pour renoncer à rechercher le bonheur (et à le trouver). La littérature de développement personnel peut apporter beaucoup à certains moments de notre réflexion, voire même être très utile lorsque nous sommes patraques. La littérature feel-good est faite pour ça et j’y joindrai également les romans de développement personnel comme ceux de Laurent Gounelle, et Raphaëlle Giordano pour les plus connus.
La recherche du bonheur est une réflexion individuelle avant toute chose, loin de rendre égoïste selon moi, bien au contraire.

Et vous, que pensez-vous de l’injonction au bonheur ? le bonheur mène-t-il à l’individualisme pour vous ? Pensez-vous qu’il est possible de vivre autrement notre société de consommation ? J’ai été un peu bavarde pour ce premier article de réflexion mais j’avais beaucoup de choses à dire là-dessus semble-t-il…

Le Petit Bonheur hebdomadaire – Last Call

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Hello les Earl Grey’s !

Comme je vous l’ai annoncé hier, le PBH sur le blog va se terminer. Vous lisez aujourd’hui le dernier. Non pas que j’abandonne les Petits Bonheurs mais je préfère à présent les distiller autrement. Tandis que mon chat ronfle en gigotant les pattes à côté de moi, je me rends compte que chaque instant, quel qu’il soit est pour moi un bonheur, et s’il ne l’est pas, il est une expérience de plus à ajouter dans ma vie pour me faire grandir.

Depuis un an que j’ai commencé le PBH, j’ai appris à voir les choses autrement et j’en suis plus épanouie. Vous avez été nombreux à participer à ce rendez-vous et mon PBH d’aujourd’hui réside bien là-dedans : je suis vraiment heureuse d’avoir aidé à mettre un peu plus de bonne humeur et de belles choses dans les feed catastrophiques des réseaux sociaux. J’ai l’impression d’avoir mis une petite pierre sur édifice, et chacun d’entre vous en a ajouté et en ajoute encore au jour d’aujourd’hui.

Bien entendu, ce n’est pas parce que le rendez-vous s’arrête sur Pause Earl Grey (et peut-être qu’une semaine par-ci par-là, je reviendrais, après tout la saison des bougies arrivent à grand pas et c’est le plus merveilleux des petits bonheurs!) que vous devez arrêter également si vous y participez. La Tête en Claire s’est proposée pour vous permettre de répertorier vos liens. Comme ici, vous pourrez le poster dans ses commentaires dès aujourd’hui !

Sur ce, je vous souhaite pleins de petits bonheurs au quotidien et à très bientôt pour un premier article de réflexion à propos du développement personnel ! Bonne fin de semaine !

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Pause Earl Grey 2.0

Coucou les Earl Grey’s,

J’espère que vous avez tous et toutes passé un bel été, que vous avez fait le plein de vitamine D et de bonne humeur ! Peut-être êtes vous comme moi en train de préparer votre stock de bougies pour l’automne même si je compte bien profiter des rayons de soleil et de la chaleur qui persistent par moment par chez moi !

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Comme vous l’avez sans doute remarqué, le blog à tourné au ralenti cet été. D’abord par manque de temps puis par manque d’envie et de motivation. En août, j’ai pris un peu de recul pour savoir si j’allais continuer. La réponse s’est rapidement imposée à moi : oui. J’aime trop Pause Earl Grey et ce que j’en ai fait, j’aime trop discuter avec vous et échanger. Mais il est indispensable que je change ma façon de procéder. Aussi, je vais essayer de vous expliquer ce que vous allez trouver sur le blog dorénavant.

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  • Pause Earl Grey est et restera un blog culturel à dominance littéraire. C’est ma passion et je n’ai pas l’intention de parler d’autre chose !
  • Les chroniques : auparavant, je chroniquais chaque livre que je lisais, ça me convenait très bien jusqu’à maintenant mais le fait est que pour certains livres, j’ai moins de motivation. Je ne me forcerai donc plus à écrire sur des textes qui ne m’émeuvent pas plus que ça. Les chroniques seront moins nombreuses mais au moins, elles seront toutes écrites avec passion ! J’essayerai tout de même de faire un mini-retour sur les livres qui ne m’ont pas plus touchée que ça, histoire que vus sachiez sur quel pied danser.
  • Les bilans de fin de mois : je me suis rendue compte que l’écriture des bilans était pour moi une réelle corvée. J’ai décidé de continuer à ne plus en proposer, même s’il y avait beaucoup de passages dessus. Peut-être, si je trouve une formule plus intéressante pour moi, je reprendrais un jour, mais rien n’est sûr.
  • La fin du PBH : Après un an de Petit Bonheur hebdomadaire, je suis heureuse de voir que cette section a plu à beaucoup d’entre vous ! Néanmoins, à présent, j’aspire à diffuser les petits bonheurs de façon quotidienne et de manière régulière dans les articles que je posterai, sur la page facebook ou instagram. Les instants heureux sont à chérir au quotidien.
  • Pour terminer, je vous proposerai assez régulièrement des articles thématiques sur la littérature, des réflexions que l’actualité suscitent en moi, des conseils de lecture plus généraux. Bref, des articles qui amènent à plus de partages et d’échanges encore que les chroniques. Moi-même, mes goûts se sont diversifiés, j’apprécie la littérature du bien-être et développement personnel (que j’aime aborder par thèmes), je fais également des recherches sur les paganismes pour trouver ma propre spiritualité, j’aime la nature, les pierres et beaucoup de choses qui n’avaient pas leur place sur le blog jusqu’à présent, aussi ce sera l’occasion d’en parler et de parler des lectures que j’ai pu faire sur tout ça.

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Pour le moment, l’essentiel de mes idées sont ici. Je ne sais pas encore si je vais refondre la structure du blog. C’est à voir lorsque j’aurais un peu de temps et si ce nouveau fonctionnement me convient vraiment. J’espère que cela vous plaira et que vous continuerez à partager avec moi. Globalement, il y aura sans doute moins d’article par semaine, un à deux contre trois auparavant. Mais je pense que c’est ce dont Pause Earl Grey a besoin (et moi aussi). J’ai déjà plusieurs idées d’articles de réflexion, j’ai hâte de poster tout ça, et d’avoir vos retours.

Merci pour votre fidélité, je vous souhaite une belle rentrée, un bel automne ou été indien selon où vous habitez !

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