5 séries coréennes historiques à regarder (ou pas) : le retour

Coucou les Earl Grey’s,

Cela fait quelques temps maintenant que j’ai remarqué que mon premier article sur les séries coréennes historiques intéressent régulièrement des visiteurs sur le blog. Et depuis, ce constat ne cesse de se confirmer. Comme je continue à regarder des séries coréennes, historiques qui plus est, je me suis dit que j’allais partager avec vous 5 nouvelles séries coréennes historiques qui m’ont plu ces derniers temps. Alors pour dénicher de bonnes séries, on passe forcément par quelques déceptions que j’ai décidé aussi de partager avec vous. Mais j’ai pu découvrir deux pépites qui j’espère vous donneront envie aussi !

The Rebel : Thief who stole the people

Rebel-_Thief_Who_Stole_the_People-p1Je vous avez parlé de la série Hong Gil Dong dans mon premier article, eh bien Hong Gil Dong est de retour ! C’est bien l’histoire de ce personnage légendaire que raconte The Rebel mais sur un registre bien différent de la précédente. Là où Hong Gil Dong donnait la priorité à l’humour sur le drame, c’est l’inverse dans The Rebel où la narration tient plus de l’aspect politique derrière cette image. Parfois même un peu trop d’ailleurs. La série a tendance à s’apitoyer sur les héros et honnêtement à en faire un peu des caisses… à tel point que j’ai regardé la série un peu en dents de scie. L’histoire et l’intrigue sont bonnes, les personnages sont attachants, mais les épreuves qu’ils ont à subir sont trop nombreuses, trop dures, trop cruelles. Quel dommage !

Ma note : 6/10

Mr. Sunshine

MrSunshine_Moment-Vertical_PRE_USEn parlant de drame, de cruauté et de dureté, avec Mr. Sunshine on se pose là. Mais pour le coup, j’ai trouvé l’ensemble bien dosé. On sent un véritable équilibre et le développement de la relation entre les deux héros est très réussi avec de vrais moments d’émotions sur fond d’intrigue politique. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et marquent les esprits. C’est souvent qui finit de me convaincre de la qualité d’un bon drama et c’est ici le cas ! J’aurais aimé une fin bien différente de celle proposée mais pour être objective, cette série est un coup de cœur. J’ai adoré les décors et les plans reculés avec les paysages qui sont d’une poésie et d’une sensibilité incroyable, on reste époustouflé devant les images !

Ma note : 10/10

The Royal Gambler

Jackpot_(Korean_Drama)-p4Voilà une série que je ne m’attendais à si peu apprécier. Des longueurs et des longueurs et des longueurs… tant est si bien que les scénaristes semblent avoir perdu de vue le levier central de la série : le jeu pour préférer une histoire de vengeance peu originale. J’ai d’ailleurs en tête les toutes premières images du drama qui, in fine, ne se retrouvent à aucun moment dans la série. Je suis incapable de dire où cette scène se situe dans la chronologie de l’histoire. Et je me demande encore si j’ai loupé quelque chose ou si c’est vraiment ça. Résultat, malgré la présence d’un acteur que j’affectionnais et qui semble avoir perdu un peu son sel, je n’ai pas été emballée par ce drama. Le spectateur s’embrouille et ne comprend plus vraiment où les scénaristes et le réalisateur a voulu en venir… Dommage. Il aurait pu être bien.

Ma note : 5/10

The Scholars who walks the night

Scholar-Who-Walks-the-Night-Poster2aJ’adore le mythe des vampires et je suis curieuse de ce qui se fait autours. Parfois j’adore. Parfois je déteste. Mais je suis curieuse et j’aime bien savoir ce qui se fait là-dessus. Alors quand j’ai lu le résumé de ce drama, je me suis dit « Ah mais oui ! Pourquoi pas ! Comment les Coréens voient-ils le mythe du vampire ? » Et je me suis donc lancée.
Je n’aurais clairement pas dû. Sans être dépourvu de qualités : l’intrigue est tout de même intéressante. Un vampire mauvais influencerait le roi de Corée et dirigerait le royaume à sa place. Tout se développe autour de cette rumeur (qui n’en est pas une, rassurez-vous ce n’est pas un spoil). Pourtant une bonne intrigue ne fait pas tout car je me suis ennuyée d’une force…
Pour tout dire, j’ai été vraiment peu convaincue par l’esthétique donnée aux vampires et aux effets spéciaux qui en découlent. Du côté du héros, on est un peu trop dans la pleurnicherie du héros maudit et j’aime bien quand le personnage finit quand même par accepter sa nature. L’histoire d’amour n’a pas beaucoup de saveur non plus, je n’ai pas trouvé d’alchimie entre les acteurs. Bref, un flop pour moi et je ne vous le conseille pas.

Ma note : 4/10

Hymn of death

hymn-of-death-season-1-16603-1Une claque. Ce drama est un petit bijou en 3 épisodes qui aurait mérité qu’on y consacre plus de temps. Je ne suis pourtant pas une fan des drames sentimentaux mais il faut croire que les Coréens savent traiter des sentiments de ce genre puisqu’avec Mr. Sunshine, je suis sous le charme.
Prévoyez la boîte de mouchoirs pour ce drama relatant l’histoire d’amour tragique entre l’écrivain Kim U Jin et la chanteuse lyrique Yun Sim Deok au début du XXe siècle durant l’occupation de la Corée par le Japon. Déchirés entre leurs obligations filiales et leur amour impossible, les deux protagonistes tentent malgré tout de trouver comment faire survivre leur cœur et leur âme. Je me suis sentie dévastée à la fin du visionnage. Ce drama m’a bouleversée et les acteurs principaux jouent vraiment bien.
Je recommande absolument !

Ma note : 10/10

Sans vouloir forcément faire de la pub pour Netflix, je n’ai actuellement qu’un abonnement chez eux alors tout ces dramas sont disponibles sur cette plateforme. Quelques séries me font envie sur Viki, peut-être que j’y retournerais bientôt mais je vous avoue que ça ne me plaît pas beaucoup de multiplier les abonnements (et le catalogue Netflix est particulièrement bien fournis pour mes goûts curieux), donc à voir… peut-être occasionnellement !

Dans tous les cas, je vous souhaite un excellent visionnage si vous vous lancez dans l’un d’eux, notamment Mr. Sunshine et Hymn of Death que je recommande tout particulièrement ! Si vous en avez déjà vu, n’hésitez pas à me donner votre avis en commentaires !

Série | Erased : un frissonnant et étrange thriller fantastique

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Je poursuis ma découverte des séries asiatiques disponibles sur Netflix. Arrivé récemment sur la plateforme, je me suis lancée dans le visionnage de ERASED. Un thriller fantastique un peu étrange dont les premières minutes m’ont laissées particulièrement sceptiques pour finir le premier épisode en commençant le deuxième. Comme vous le devinez, ERASED est à bingewatcher et même pas besoin de se forcer. Les twists de fin d’épisodes laisse le spectateur avec une envie irrépressible de connaître la suite de cette histoire.

Mon synopsis : Un jeune mangaka sans succès possède le don de revenir en arrière. Jusqu’à ce jour, il retournait de quelques minutes maximum afin d’empêcher des incidents de se produire. Un événement traumatisant de son passé le rattrape lorsqu’il trouve sa mère assassinée. Il fait alors plusieurs bonds dans le passé, à son année de primaire où ont eu lieu des enlèvements d’enfants, pour tenter d’empêcher le meurtre de sa mère dans son présent.

J’ai choisi de rédiger moi-même le synopsis de la série car je n’en ai pas trouvé qui me convenait. Comme vous le soupçonnez en le lisant, l’intrigue est assez complexe et mérite un vrai développement pour laisser apercevoir la richesse de cette histoire. Vous connaissez mon amour pour les polars et thriller, genre que j’évite au maximum, or l’aspect fantastique de voyage dans le temps avait suscité ma curiosité dans la minuscule phrase de présentation de Netflix. Alors j’ai tenté. Et j’ai bien fait. Parce que cette histoire est extrêmement addictive.

La grande force de cette série : son format. On se retrouve avec 12 épisodes de 30 minutes. Résultat ? Bingewatching facile et dynamisme à toute épreuve. On ne s’ennuie pas une seule seconde durant la totalité de la série, on vit au rythme du héro et de son avancée étrange et surprenante. Chaque fois que l’on pense l’histoire terminée, le problème résolu, on se retrouve propulsé dans une nouvelle tension dramatique. Et autant vous le dire, certains épisodes sont particulièrement angoissant. Dans un conteste de kidnapping d’enfant, difficile de ne pas faire oppressant, d’autant que l’environnement de la première enfant que le héro veut sauver est particulièrement traumatisant.

Voir ou ne pas voir : Erased ?

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vous recommande ce thriller fantastique particulièrement surprenant. On ne s’ennuie pas durant la progression de l’intrigue, le traitement de l’histoire et des personnages est intéressant. On apprend régulièrement de nouveaux indices. Pour résumer, un thriller très bien dosé dans son approche et qui fonctionne. Je suis curieuse de lire le manga duquel la série est issue ! Si quelqu’un l’a déjà lu, je suis curieuse d’avoir votre avis !

KDrama | My horrible boss : une série coréenne sur le monde du travail

ms_temper_nam_jung_giJ’ai beau regarder pas mal de séries occidentales aussi, je réalise que je n’ai souvent pas grand chose à en dire passée la saison 1 voire rien du tout. Je ne sais pas vraiment à quoi c’est dû. Peut-être que je regarde les bonnes séries trop tard et que du coup je n’ai pas un avis pertinent à ajouter à ce qui a déjà été dit de partout sur la toile, peut-être aussi que les autres ne sont pas transcendantes et que je ne suis pas motivée pour en parler. Le fait est que je regarde également des dramas asiatiques, surtout lorsqu’ils sont sur Netflix. Depuis quelques temps leur catalogue en la matière s’est énormément enrichi et je fais de belles découvertes. J’ai regardé My horrible boss récemment. Pour la simple raison que l’acteur principal est un de mes chouchous coréens : Yoon Sang Hyun. Je ne m’attendais pas à ce que j’ai pu voir et ce pour quoi je vous en parle aujourd’hui.

Synopsis : Nam Jeong Gi est un père célibataire vivant avec son fils, son frère et son père. Il est calme, gentil et serviable . Ses collègues en profitent pour lui redonner du travail. Il travaille pour une petite compagnie nommée Lovely Cosmetics. Le jour de sa présentation pour la société Gold Chemical Cosmetics afin de lancer leur crème hydratante, il fait la rencontre d’Ok Da Jeong, une femme qui ne mâche pas ses mots et qui s’énerve très facilement sans penser aux conséquences. Leur entretien se passe mal et il enchaîne les bourdes, ce qui entraîne l’annulation du contrat. Il se sent alors obligé de donner sa démission. Après une dure journée d’échecs, il découvre avec stupeur que sa nouvelle voisine n’est autre que Da Jeong. (Nautiljon)

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Mon chouchou Yoon Sang Hyun (source : @soompi)

En général, les drama sur lesquels je tombe sont assez édulcorés concernant la société du travail en Corée du Sud. Je me doute que celui-là aussi mais ce en quoi je l’ai trouvé intéressant tout de même c’est la façon dont est montrée la hiérarchie à la fois au sein d’une société mais également entre les sociétés. Un point de vue que je n’avais encore jamais croisé en suivant mes acteurs et actrices fétiches (il faut bien un critère de sélection tellement il y en a).

Sous couvert d’une série humoristique, le réalisateur insère de petites critiques du monde du travail totalement soumis aux traditions du pays. Le personnage principal, Jong Gi, est un looser (ce que l’on croit au début). Introverti, soumis, presque bègue, mais un génie dans son travail de conception, il n’arrive pas à s’élever professionnellement parlant car il est écrasé par le fonctionnement du monde du travail. Le spectateur se rend compte, peu à peu, qu’en prenant de l’assurance, en croyant en ses idées et idéaux, le caractère, la personnalité et les atouts de Jong Gi étaient étouffés par le monde dans lequel il évoluait. Un monde où la hiérarchie et le pouvoir sont plus importants que des valeurs sociale.

C’est bien ce que j’ai trouvé de particulièrement intéressant dans ce drama. Si le début est un peu mou et montre aux spectateurs habitués des dramas ce qu’ils veulent voir (et qu’ils voient tout le temps), par la suite, l’histoire développe tout son potentiel lorsque la petite entreprise Lovely Cosmetics veut s’affranchir de la tutelle d’un gros groupe pour travailler en autonomie et lancer sa propre gamme de produits. Coups bas et manigances sont forcément de rigueur, d’autant qu’Ok Da Jeong a quitté le gros groupe pour travailler pour Lovely. Malgré l’obligation d’intrigue liée à la fiction, on parvient tout de même à trier les situations rocambolesques de celles qui pourraient effectivement se produire dans la réalité. J’ai beaucoup aimé ça.

Regarder ou pas : My horrible boss ?

Disponible sur Netflix, ce n’est pas forcément un drama que je conseillerai aux novices, sauf si le sujet les intéresse. Par contre, les habitués de dramas édulcorés devraient y trouver leur compte car il propose un savant mélange d’humour et de légèreté tout en y mêlant le sujet difficile du monde du travail englué dans une hiérarchie traditionnelle puissante. Un point à ne pas négliger : le rôle principal féminin n’a pas uniquement un rôle sentimental dans une histoire d’amour. Da Jeong a du caractère, des qualités, des défauts, de l’ambition et des sentiments, bref elle est un être humain avant d’être une femme et c’est quand même très appréciable.
Sans être un coup de coeur, c’est un drama dont je me souviendrai quand même durant quelques années, notamment pour son sujet intéressant du travail en Corée du sud et à approfondir pour en voir, peut-être les avantages et les inconvénients.

 

K-Drama | Gobelin

photo790314Cela faisait bien longtemps que l’on avait pas parlé séries sur le blog. Encore plus s’agissant de série coréenne. Et pour tout dire, je ne pensais pas faire un article dessus à la base comme pour tout autre série asiatique que je regarde. Je sais que ce n’est pas trop votre centre d’intérêt mais… J’ai tellement aimé Gobelin que tant pis, je vous en parle quand même parce que franchement ce serait vraiment dommage de passer à côté. Cette série arrive directement dans mon Top 3 et pourtant il en faut. J’en regarde beaucoup, je les apprécie souvent toutes mais mon Top est particulièrement difficile à atteindre. Globalement, c’est celle qui ont les meilleurs rythmes sur la totalité des épisodes.

Synopsis : Durant l’ère de Goryeo, Kim Sin était un général de guerre invincible et jalousé du jeune roi. Poignardé par celui-ci, il survit mais devient alors un gobelin immortel.
900 années ont passé et Kim Sin est toujours à la recherche d’une prêtresse humaine qui l’aidera à mettre fin à son immortalité. Celui-ci vit désormais aux côtés d’un sinistre faucheur souffrant d’amnésie et ayant pour mission de conduire les âmes récemment décédées dans l’autre monde. Un soir, Sin sauve la vie d’une jeune femme enceinte se trouvant au seuil de la mort. Cette dernière donnera naissance à une petite fille nommée Ji Eun Tak et 9 années plus tard, Eun Tak qui vit toujours avec sa mère acquiert la faculté particulière de voir les esprits. Une nuit, sa mère décède soudainement et c’est à ce moment-là qu’elle fera la rencontre du faucheur d’âmes.
Aujourd’hui, Eun Tak est une étudiante vivant aux côtés de la famille de sa tante mais constamment abusée par ceux-ci. Un jour, alors qu’elle célèbre son anniversaire en bord de mer, Kim Sin apparaît soudainement devant elle et sans en connaître la raison, il se voit capable d’entendre la voix de la jeune fille. C’est ainsi que celle-ci lui révélera qu’il est en réalité un Dokkaebi (gobelin), clamant également être sa fiancée.
D’autre part, Kim Seon est une femme brillante et séduisante propriétaire d’un restaurant de poulet, tandis que Yu Deok Hwa, lui est le neveu de Sin et héritier rebelle d’un chaebol dont la famille a été gardienne du gobelin durant des générations.(Nautiljon)

Nombre d’épisodes : 16

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Je vous rassure de suite, si le synopsis a l’air complexe, chaque personnage et leur situation sont très bien expliqué et amené dans le déroulement de l’histoire. Mieux que ça, ce ne sont pas des situations pensées séparément car tous les éléments, tous les personnages ont leur place et leur importance au sein de l’intrigue. Car le Gobelin erre sur Terre depuis 900 ans à la recherche de sa fiancée, seule capable de lui apporter enfin la paix (la fin de sa malédiction) en retirant l’épée avec laquelle son roi l’a assassiné.

Rarement, j’ai trouvé un aussi bon rythme dans le développement des séries coréennes. On se retrouve souvent avec une série dont le nombre d’épisodes est compris entre 16 et 20 et si les débuts et fins sont très réussies, on a régulièrement un petit coup de mou au milieu avec une intrigue qui stagne un peu. Y’avait-il besoin d’autant d’épisodes ? Pas forcément. Pour le coup, avec Gobelin, ce n’est absolument pas le cas. La complexité des liens et situations font que par moment on s’intéresse plus à un personnage, d’autres fois à un autre et l’on découvre des twists bien sympa qui relance encore l’histoire. Mention spéciale au personnage du Faucheur qui donne énormément de sel à une base de scénario déjà très bonne.

Un scénario qui comportent tous les ingrédients que j’aime :

  • du surnaturel : puisque le Gobelin est un être immortel, ainsi que la présence des Faucheurs dont la fonction est bien développée
  • de l’historique : vous le savez, j’adore ça et pour le coup même si l’intrigue principale se déroule à notre époque, on a une bonne partie de la série qui raconte et explique ce qu’il s’est réellement passé entre le jeune roi et Kim Shin, 900 ans plus tôt.
  • de la mythologie : car le Gobelin fait partie de la mythologie coréenne. Le Dokkaebi est un être espiègle qui aime jouer de mauvais tours mais qui récompense parfois les gens honnêtes (détails qui apparaissent dans la série).
  • de la romance, de l’humour, du drame et des larmes !
  • un acteur que je connais et que j’apprécie : Gong Yoo (vous l’avez peut-être croisé dans Dernier train pour Busan) et la découverte de nouveaux acteurs que je vais m’empresser de suivre (regarder leurs séries).

Alors bien évidement, je vous conseille réellement cette série. Même si vous n’êtes pas fan des séries asiatiques, je pense qu’on peut y trouver quelques pépites et honnêtement Gobelin en fait partie. Cette série allie autant de notions profondes que plus légères et je l’avoue, je rêverai de l’avoir en DVD mais ça… c’est une autre paire de manche. En attendant, vous pouvez le regarder sur la plateforme de séries coréennes VIKI, gratuit en acceptant quelques pubs ou 5€ par mois.

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[Série] GLOW – Les début du catch féminin : women empowerment ?

050081.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxOui oui les Earl Grey’s, je regarde toujours des séries même si ça fait un moment que je ne vous en avais pas parler. Sans doute parce que je regarde des suites de séries et que je ne vois pas l’intérêt de faire une chronique sur une saison, mais aussi parce que les quelques nouvelles séries que j’ai regardé, même si elles m’ont plu, ne m’ont pas motivées pour écrire dessus. Mais ça, c’était jusqu’à ce que je regarde GLOW, la nouvelle série de Netflix (avec qui je suis fâchée puisqu’ils arrêtent Sense8 mais que je ne peux pas ne plus regarder surtout lorsqu’ils proposent une série avec Alison Brie aka Annie Edison dans Community que j’adorais). Mais GLOW, c’est quoi en fait ? Gorgeous Ladies of Wrestling (Les superbes dames du catch) dans les années 80. GLOW est une série sur le catch féminin. Etonnant !?

Synopsis : Ruth est une actrice qui n’arrive pas à percer. Dans les années 80, Los Angeles, Hollywood, c’est déjà un endroit où il y a beaucoup d’actrices pour peu de rôles, encore moins des rôles de composition et intéressant pour les femmes. Dépitée, Ruth accepte une énième audition et se retrouve propulsée dans un univers bien différent de celui du théâtre. Elle auditionne pour un rôle de catcheuse dans une nouvelle émission TV et se retrouve avec un groupe de femmes pas plus expertes qu’elle dans le domaine du catch.

Vous allez peut-être rire, mais j’adore le catch. Bon, je ne suis pas spécialement les matchs, d’autant que je ne regarde plus la télévision, mais à une période, je regardai régulièrement et j’adorai. Pourquoi ? Justement pour le côté théâtral et joué. J’avais mes petits chouchous et je sifflai devant ma télé quand il se prenait une raclée. Alors quand j’ai vu une série sur le catch féminin avec une actrice que j’appréciais, je me suis dit « pourquoi pas ? »

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Et j’ai bien fait de la regarder. Cette série véhicule énormément de messages qui soulèvent un débat concret : le catch féminin est-il une exploitation du corps de la femme ? ou bien une appropriation de son corps par elle-même ? Et pour tout vous dire, si le débat reste ouvert, pour ma part, j’ai totalement ressenti le côté empowerment. Alors oui, ce sont des hommes qui produisent et réalisent le show, oui l’émission est clairement destinée à un public masculin à l’époque, mais les vies de ses femmes, notamment celles que l’on suit de prés comme Ruth et Debbie, prennent réellement part à cet empowerment. Ruth, parce qu’au début renfermée, timide, se cherchant encore, la preuve en est le temps qu’elle passe à trouver son personnage. Le catch lui permet de se trouver elle-même également, de tester ses limites, faire le point sur sa vie et savoir ce qu’elle voulait. Rien que ça, je trouve le message intéressant. Debbie parce que jeune mère, trompée par son mari, une lutte se fait en elle sur le conservatisme : élever son enfant au foyer en retournant chez son mari, ou bien choisir d’être une mère mais aussi d’être une catcheuse et donc de travailler.

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J’ai apprécié tout particulièrement que le groupe de femmes reflète la totalité (ou en tout cas une grande partie) des morphologies féminines. Toutes ne sont pas d’une taille mannequin et c’est agréable de se dire pour une fois que peu importe le physique on peut faire du catch (autrement dit ce qu’on veut). La mode des années 80 ne met clairement pas les femmes à leur avantage également, ça peut jouer aussi !

Enfin les clichés. Oui mais des clichés intelligents. De ce que montre la série, le catch repose beaucoup sur ce concept de personnage cliché à l’extrême. Pour le coup, on n’y échappe pas, de la Reine des allocs noire, la rapeuse noire, la viking grande, carrée et blonde, et la miss america blonde forte poitrine et formes généreuses, la miss russia à la mode stakhanoviste… Mais c’est aussi le parti pris de la série d’insister sur le fait qu’il s’agisse de cliché et que le spectacle tournera autour de leurs affrontements dans le but de faire passer un message. Et c’est tout l’intérêt que propose GLOW.

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Voir ou ne pas voir : GLOW ?

C’est vraiment une série que je vous recommande. C’est un coup de coeur ! On ne se prend pas la tête avec, on sourit même souvent, mais c’est également une série qui mène à la réflexion et qui amène une image positive du corps de la femme. Et c’est vers ça que devrait tendre les mentalités aujourd’hui : un corps de femme, quel qu’il soit, n’est pas négatif. Beaucoup de mannequin en prenne conscience et d’influenceuses et je trouve qu’on est en bonne voie même s’il y a encore du chemin à parcourir. En plus de ça, on trouve dans ce sport un réel besoin d’entente et de soutien entre les « opposantes » devant la caméra afin de faire les mouvements en sécurité. Bref, body empowerment, soutien entre les femmes, dénonciation des clichés…. Que du bon !!! Vivement la saison 2, en espérant que Netflix ne l’arrête pas ! Je croise les doigts !

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(source photos : allociné)