Engrenages et Sortilèges – Adrien Tomas : une aventure steampunk au coeur de Mycée

Coucou les Earl Grey’s !

Je sais, on ne se retrouve pas souvent en ce moment. En cause un planning d’écriture très chargé qui me prend beaucoup de temps. Mais je poursuis mes lectures et l’autre jour, chez Cultura, j’ai craqué pour une nouveauté jeunesse : Engrenages et Sortilèges d’Adrien Tomas publié chez Rageot. Non content d’avoir un univers fantasy bien ancré dans le steampunk (magie et mécanique), le livre se pare d’une couverture sublime d’un bleu pétrole et de cuivré métallisé. Et je ne regrette vraiment pas cet achat !

517I66OcXjL._SX343_BO1,204,203,200_Résumé : Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance… 

J’aime beaucoup la littérature jeunesse young adult. Enfin, ça dépend. Parce qu’on y trouve des pépites telles que la saga Phobos de Victor Dixen ou Saving Paradise de Lise Syven mais aussi de grosses déceptions. En tout cas pour moi. Certaines de mes lectures (et sans doute plus de la moitié) ne m’ont pas convaincue alors que le résumé était alléchant. Du coup, j’éprouve un peu de méfiance à acheter et me lancer sachant que je ne suis pas sûre d’aimer. Cela dit, je vais adopter une nouvelle technique pour les jeunesses je pense : lire une page ou deux avant l’achat. Je sais que certains d’entre vous le font systématiquement mais perso je n’aime pas trop, j’ai l’impression de me gâcher la surprise. Sauf que si ça fonctionne avec la littérature adulte, force est de constater que ça ne me va pas pour la littérature YA. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait pour Engrenages et Sortilèges et bingo ! C’est un coup de cœur !

Oui, oui, je n’en ai pas souvent et cela faisait longtemps que je n’en avais pas eu. Je ne suis pourtant pas une lectrice difficile mais j’ai peut-être eu la main malheureuse ces derniers temps (ou alors ma PAL est tellement vieille qu’elle ne me correspond plus tout à fait, ça peut aussi). Bref. J’ai été ravie par cette lecture. D’abord par l’univers d’Adrien Tomas qui commence de façon assez simple, le temps de mettre en place les personnages, mais se dévoile lentement tout au long du roman. J’allais de surprise en surprise dans un univers où l’intrigue se mêle à la politique de l’univers.

Les personnages principaux autant que les secondaires sont terriblement attachants malgré leur caractère parfois un peu rude. Mon préféré va forcément au familier félin de Cyrus qui a sa propre personnalité que l’auteur a pris le temps de développer et j’ai adoré !

Forcément, moi qui suis une adepte du steampunk, je n’ai pas été en reste. La mécanique se mêle à la magie de la fantasy de manière tout à fait équilibrée puisque mécanique et magie sont des domaines d’expertise dans lesquels Grise et Cyrus sont en apprentissage. J’ai été tout particulièrement enchantée de voir le rôle qui touche à la mécanique entre les mains d’une héroïne féminine !

Lire ou ne pas lire : Engrenages et Sortilèges d’Adrien Tomas ?

Je pense que vous avez deviné. Je recommande bien évidemment Engrenages et Sortilèges d’Adrien Tomas qui ravira les jeunes et moins jeunes ! Si vous aimez le steampunk, la magie, la fantasy, les univers politiques développé, le young adult, les belles couvertures : ce roman réunit la totalité de ces ingrédients et c’est un régal ! J’ai tellement aimé la plume de l’auteur que je vais me procurer d’autres de ses livres rapidement (et puis je suis conquise quand je lis une référence à Kaamelott, j’ai l’impression de communier par l’esprit avec l’auteur !) Parfois, on se demande pourquoi un livre fait l’objet d’une suite tellement c’est bof, et ben pour le coup, on en reprendrait bien de ce sauc’ aux noisettes ! N’hésitez pas à découvrir l’avis d’Isa sur son blog : Le petit monde d’Isa !

L’avez-vous déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Connaissiez-vous le livre ? L’auteur ? Dites-moi tout ! Et sinon, je vous souhaite une belle semaine !

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Passenger – Alexandra Bracken : retour vers le passé du futur

41+ymsqfnjl._sx342_bo1,204,203,200_Quoi de mieux qu’une petite chronique de roman pour bien commencer la semaine ? Il y a quelques jours Isa et moi avons fini notre lecture de Passenger, un roman young adult fantastique d’Alexandra Bracken et nous sommes définitivement maudites avec nos lectures communes. Non pas que Passenger soit mauvais, il y a de bonnes choses, mais les défauts sont trop gros pour nous avoir donné envie de lire la suite. Je vous explique mieux pourquoi après le résumé.

Résumé : Etta et Nicholas n’auraient jamais dû se rencontrer : elle, une jeune new-yorkaise de 2016, lui, un fils d’esclave vivant au XVIIIe siècle. Pourtant, les voilà projetés ensemble dans les couloirs du temps à la recherche d’un mystérieux astrolabe. Une quête périlleuse. Une idylle impossible.

Une broutille peut-être mais déjà le prénom « Etta » m’a perturbé durant toute ma lecture. Allez savoir pourquoi, mon cerveau butait sur le double T comme un râteau cognant régulièrement sur son nez et déjà, ça ôte de la fluidité au texte pour moi. Je suis d’accord, c’est quantité négligeable mais il y avait peut-être mieux comme diminutif d’Henrietta (ou pas…?)

Passons aux personnages et à l’intrigue. Etta et les personnages qui gravitent autour d’elle sont plutôt bien construit. J’aime quand même les personnages secondaires ont un background étoffé que cela serve ou pas l’intrigue, ça leur donne plus de corps. Pour le coup, l’histoire des personnages secondaires est totalement et à chaque fois imbriquée dans l’intrigue et c’est plutôt chouette. Cela a beau complexifier l’histoire, j’ai bien aimé découvrir les entrelacements de destins comme les couloirs du temps que les voyageurs traversent. Nicholas a une véritable vibrance dans le simple fait qu’il soit noir et parcourant le monde à des époques où cette couleur de peau n’était pas un avantage. L’autrice s’appuie beaucoup là-dessus et j’ai trouvé ça intéressant, dans le simple fait que les premiers rôles masculins sont rarement attribués à des noirs (j’ai d’ailleurs été agréablement surprise par Disney dans Casse-Noisette !).

Malheureusement si ces points positifs sont importants et me promettaient un agréable moment dès les premières pages, j’ai rapidement déchanté lorsque l’histoire d’amour se met en place. Dans une intrigue déjà pas mal complexe à cause du principal sujet : les voyages dans le temps, l’autrice a voulu ajouter les sentiments passionnés (à défaut de passionnants) des deux adolescents. L’histoire d’amour tombe comme un cheveux sur la soupe, une mouche dans le potage, flottant tristement après avoir bu la tasse… Les scènes semblent collées au papier maché, dénuées des sentiments qu’elles tentent de faire passer. En gros, ça gâche tout. Trois scènes qui auraient mieux fait d’être supprimées pour laisser la place à l’intrigue et au simple développement de leur relation.

Pour couronner le tout, j’ai également dû faire un effort pour comprendre le principe temporel mis en place par l’autrice. Modifier le passé n’a pas réellement d’incidence sur les voyageurs qui se retrouvent tout simplement bloqués sans pouvoir revenir dans le présent qu’ils connaissaient. Bon… J’ai vraiment lutter pour me dire : Ok, j’admets ce postulat. Parce que pour ma part, je suis plutôt #TeamDocBrown, à savoir que quand (ceci est un exemple de situation pas un spoiler) tu zigouilles un parent d’un voyageur avant sa naissance, le voyageur disparaît inévitablement. Plutôt logique, non ?

Lire ou ne pas lire : Passenger d’Alexandra Bracken ?

Je ne vais pas tourner autour du pot pour vous dire que ce livre ne m’a pas convaincue. Il avait un énorme potentiel mais beaucoup de choses sont venues freiner ma lecture : les principes de voyages dans le temps, le prénom de l’héroïne, l’histoire d’amour. Malheureusement, les points positifs de l’intrigue, des personnages secondaires et de Nicholas ne parviennent pas à relever mon intérêt pour cette série. C’est donc sans regret que je ne la continuerai pas.

Par contre, je suis curieuse, si vous l’avez lu et aimé, de connaître vos impressions et ce qui a fait que vous avais aimé cette lecture. Pour les autres, je n’ai pas dû vous donner envie avec cette chronique mais qui sait, peut-être que celle d’Isa le fera : Le petit monde d’Isa.

Le Clairvoyage – Anne Fakhouri : un conte de fée pas si jeunesse

41wq2Iu3DJL._SX300_BO1,204,203,200_Depuis le lancement de la collection poche de L’Atalante, j’avais envie de tester leur catalogue. Déjà, je dois dire que la charte graphique de ces poches est absolument somptueuse et brille par sa sobriété élégante et originale. J’ai donc jeté mon dévolu sur Le Clairvoyage, une histoire de conte de fées ne pouvait que m’inspirait pour cette escale en pays Atalantais.

Résumé : J’ai appelé les marraines sur ton berceau pour m’assurer que tu aurais tout ce qu’il faut pour être heureuse. Il n’y a pas eu de problème pour l’intelligence et le courage. Ce sont des qualités qu’elles ont l’habitude de donner. Quand j’ai demandé l’amour, pour toi, elles ont un peu… Bref, elles ont commencé à pinailler. Confiée, à la mort de ses parents, à un oncle qu’elle ne connaît pas, Clara découvre une famille excentrique et devient la pièce maîtresse d’une bataille âpre entre le monde des fées et le monde des humains. Clara arrivera-t-elle à dépasser ses peurs pour « entrer dans l’aventure » ? Un classique de la littérature, jeunesse et adulte. Grand Prix de l’Imaginaire 2010.

Un livre jeunesse qui aborde des sujets complexes

Dans Le Clairvoyage, on suit l’histoire de Clara. Jeune fille de 12 ans, assez précoce pour son âge et devenue orpheline du jour au lendemain. Oui, comme vous pouvez le constater, le livre ne commence pas de façon très joyeuse. Peut-on même dire que ce livre est triste ou joyeux ? Ni l’un, ni l’autre.
Le récit aborde inévitablement le deuil, le manque et la solitude. Même si Clara est recueillie par sa famille (aussi étrange soit elle), une profonde solitude s’empare d’elle. C’est un sujet difficile à aborder avec des enfants, c’est une évidence. Encore plus la perte d’un parent proche. Mais grâce au conte de fée et à une certaine folie qui s’empare des personnages et du lecteur, l’approche du deuil est plus douce et subtile qu’il aurait pu l’être. Je pense que c’est d’ailleurs un des intérêts principaux de ce livre jeunesse.

Une douce folie qui fait écho à Alice de Lewis Caroll

Dès les premières pages, il m’a été assez difficile d’éloigner mon esprit d’Alice au pays des merveilles. La façon de conter l’histoire d’Anne Fakhouri en est imprégnée en totalité notamment par la folie des personnages.
Le parti pris est celui des fées pas si bienveillante que cela, celles qui enlèvent des enfants et les échangent avec les leurs, celles qui rendent fou les malheureux mortels se perdant sur leur territoire. C’est cette douce folie qui déteint sur l’univers de Clara, s’immisce dans le moindre recoin de la maison de son oncle ainsi que dans l’esprit du lecteur. On touche parfois à la notion d’absurde. Il faut accepter de ne pas tout saisir, se laisser porter par cette folie féerique. Clara découvre les liens de sa famille avec le monde des fées et va y être liée à son tour, un peu malgré elle.

Lire ou ne pas lire : Le Clairvoyage d’Anne Fakhouri ?

Si cette lecture n’est pas un coup de cœur, j’ai pourtant adoré ce récit de conte de fée. Adorant Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll, j’ai adoré la folie et l’absurdité de l’histoire. J’ai trouvé quand même l’écriture un peu complexe alors qu’il cible un lectorat de 9-12 ans. Une lecture avec l’enfant me semble indispensable pour pouvoir répondre à ses questions car il en aura forcément. Cela dit, Le Clairvoyage reste extrêmement intéressant et totalement magique. Si vous aimez ce genre d’univers, si vous aimez Alice au pays des merveilles, vous pouvez y aller les yeux fermés !

La quête d’Ewilan (trilogie) – Pierre Bottero : un classique jeunesse à ne pas rater

51qZrrJbNpLCe mois-ci, j’ai profité de la semaine à 1.000 pages organisée par Le Petit Pingouin vert pour lire la trilogie de La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero. C’est un auteur dont j’entends énormément parler depuis que je suis sur la blogosphère et qui m’a été recommandé par un bon nombre d’amies. Du coup, quand j’ai trouvé la trilogie chez Emmaüs, je n’ai pas vraiment hésité et je me suis jetée dessus. Après lecture, c’est une série que j’aurais adoré connaître quand j’étais plus jeune mais à mon âge, je n’ai pas pu complètement me laisser porter par l’histoire.

Résumé du tome 1 : La vie de Camille, adolescente surdouée, bascule quand elle pénètre par accident dans l’univers de Gwendalavir avec son ami Salim. Là, des créatures menaçantes, les Ts’liches, la reconnaissent sous le nom d’Ewilan et tentent de la tuer. Originaire de ce monde, elle est l’héritière d’un don prodigieux, le Dessin, qui peut s’avérer une arme décisive dans la lutte de son peuple pour reconquérir pouvoir, liberté et dignité. Épaulée par le maître d’armes de l’empereur et un vieil érudit, Camille parviendra-t-elle à maîtriser son pouvoir ?

Il y a des livres comme ça. Ils sont cultes. Ils ont laissé une empreinte indélébile chez les lecteurs qui l’ont lu au bon moment. Ils sont bons, excellents même. Mais ils passent plus difficilement à l’âge adulte. Pourquoi ? Je ne sais pas, je n’ai pas encore réussi à analyser ce phénomène mais le fait est que certains jeunesses passent très bien pour la lectrice adulte que je suis, d’autres moins. Harry Potter passe encore très bien, tout comme certains Young Adult telle la série Phobos de Victor Dixen que j’ai adoré. Mais quand j’ai voulu relire Les Royaumes du Nord de Philip Pullman, impossible. Et j’ai un peu eu le même effet ici. Je vais donc surtout m’attacher à en parler pour les lecteurs collégiens, public lecteur le mieux indiqué pour cette aventure.

Un maître mot pour La Quête d’Ewilan : l’aventure ! Au diable les sentiments bubblegum et les nuages barbe-à-papa. Ewilan, aka Camille, découvre le monde auquel elle appartient réellement et y plonge en pleine crise politique et territoriale. Accompagnée de son meilleur ami, elle rencontre des personnages haut en couleur avec qui elle va tisser un lien fort. J’ai particulièrement aimé Ellana, la marchombre et son caractère de guerrière.
Notre groupe d’aventuriers, parti en quête des parents d’Ewilan, va devoir faire face à leurs ennemis plus d’une fois, risquant la mort à chaque fois. Heureusement, le pouvoir de Camille parviendra à les sauver malgré le fait qu’elle ne le maîtrise pas encore tout à fait. Dessiner et rendre visible, tangible les choses n’est pas de tout repos mais Ewilan fait preuve d’un grand talent et apprend vite à jongler avec ses nouvelles capacités.

Avec cette première trilogie, Pierre Bottero met en place un univers singulier. Classique dans sa forme mais original dans les choix qu’il opère. Notamment dans le pouvoir que possède Ewilan que je trouve vraiment sympa, ainsi que le Pas de côté qui permet de passer d’un monde à l’autre (le monde que l’on connaît et celui dont elle est issue). Beaucoup d’éléments rendent curieux le lecteur : l’histoire de cet univers, les marchombres, le futur du meilleur ami de l’héroïne… Et j’avoue que je suis assez curieuse de tout ça. L’univers de Pierre Bottero est donc plus étendu et si cette première trilogie plaît, il est possible d’en découvrir plus avec Le Pacte des Marchombres et Les Mondes d’Ewilan.

Lire ou ne pas lire : La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero ?

Comme je le disais au début, je regrette de ne pas avoir lu cette série plus jeune car j’aurai vraiment pu avoir un coup de cœur pour l’univers de Pierre Bottero. On y trouve de l’aventure, une héroïne qui a du caractère, de la volonté et de l’ambition, un groupe d’aventuriers aussi éclectiques qu’attachants, des pistes de développement, un univers classique mais des détails originaux. De 10 à 15 ans, la Quête d’Ewilan ne pourra que plaire aux jeunes amateurs d’imaginaires, ou d’aventures autour de vous. Cela fera forcément des heureux ! J’en mets ma main à couper !

Connaissiez-vous cet auteur ? L’avez-vous lu quand vous étiez jeune ? Avez-vous cette sensation aussi avec certains livres jeunesses : excellents pour les jeunes mais plus difficiles à appréhender une fois adulte ?

The Ones #1 – Daniel Sweren-Becker

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Début de semaine mitigé avec le premier tome de The Ones de Daniel Sweren-Becker. Le livre attendait sagement dans ma PAL depuis près d’un an, j’étais toujours aussi curieuse de le découvrir, alors j’ai profité de la première semaine à 1.000 de l’année du Petit Pingouin Vert pour me lancer. Le Petit monde d’Isa m’a accompagné dans cette découverte. Et manque de bol, si la lecture ne fut pas désagréable, ce n’est pas un livre qui marquera grandement mon esprit, ni le sien. Je pense que je l’oublierai d’ici quelques mois. Si ce n’est pas avant. Mais avant de rentrer dans les détails…

Résumé : Cody a toujours été fière d’appartenir aux Ones. Son copain James et elle font partie du 1 % de chanceux sélectionnés par le gouvernement pour être modifiés génétiquement à la naissance.
Aujourd’hui, les Ones excellent en tout : ils sont beaux, talentueux, intelligents, sportifs…
Mais pour certains, c’est une injustice. Et le mouvement Equality profite allègrement de la jalousie et de la peur montante au sein de la société, pour gagner des voix et imposer son parti. Le gouvernement américain montre alors sa face la plus sombre et les Ones deviennent illégaux. Alors que la frontière entre bien et mal se brouille, Cody rejoint un groupe de radicaux qui ont bien l’intention de préparer la révolte. Et James commence à se demander jusqu’où Cody pourrait aller pour la cause… (Babelio)

J’aime bien les dystopies. C’est pour ça que le résumé m’a rendu curieuse. Mais j’aurais dû me douter que toutes les dytopies jeunesses ne se valent pas forcément et que ce n’est pas parce que Hunger Games m’avait bien plu que tous les autres me plairaient. Enfin ne pas plaire, c’est vite dit. L’histoire est sympathique, l’intention est bonne, les personnages mignons. En soi, The Ones n’est pas un mauvais livre. Mais je dois bien avouer que je suis restée sur ma faim. Je me souviens qu’à sa sortie, il y avait beaucoup d’enthousiasme autour, mais personnellement, il me manque un peu de sel. Un vrai grain de folie qui anime cette révolte. Ce sel que possède par exemple Phobos de Victor Dixen, ici, est complètement absent et dessert cet enthousiasme que l’on pourrait avoir à la lecture. Résultat : le livre se lit vite quand on y est, mais dur d’avoir l’envie de s’y remettre vraiment le lendemain.

Peut-être que le fait de sortir d’un coup de coeur avec Le Livre perdu des sortilèges n’aide pas non plus, mais j’ai trouvé The Ones un peu fade et sans réelle saveur. Malgré une bonne intrigue, une intention réelle de la part de l’auteur, un véritable univers construit de façon intelligente, des personnages quand même intéressants malgré une histoire d’amour un brin guimauve (ce n’est pas non plus le propos principal), l’histoire a défilé sous mes yeux sans attrait réel. Dommage.

Lire ou ne pas lire : The Ones #1 de Daniel Sweren-Becker ?

Forcément, je ne vais pas vous conseiller ce roman. Si vous cherchez une dystopie jeunesse, j’en ai quelques autres à vous proposer avant ça. Mais pour tout dire, je suis presque déçue d’écrire cette chronique car le livre n’est pas mauvais. Il manque un truc. Et il semble bien que ce truc soit quand même drôlement important pour moi. Je ne lirai donc pas le second tome, même par curiosité. Je vous invite à lire la chronique du Petit monde d’Isa pour faire une idée plus approfondie du livre. Si vous l’avez lu et aimé, n’hésitez pas à me dire ce qui vous a plu dedans car je suis assez curieuse de savoir ce qui a pu me manquer à ce point-là.