Mamma Mia – Here we go again : Bonne ou mauvaise surprise ?

5321526.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxHier soir, je suis allée voir Mamma Mia : Here we go again en avant-première et comme cela fait longtemps que je n’ai pas parlé de film ici, je me suis dit que ce serait sympa de partager mon avis avec vous. Non parce que autant le premier Mamma Mia était vraiment génial, autant des reboots et suites atroces, on connaît, en ce moment ça pullule. Du coup voilà, si vous voulez un aperçu sans spoilers (difficile d’en faire en même temps), vous êtes au bon endroit.

Synopsis : Est-il vraiment nécessaire que j’en fasse un ?… Installez-vous et découvrez un joli casting qui enchaînent les chansons d’Abba sous le soleil de Grèce.

Bon, vous le devinez sans doute mais ce film n’a pas d’intrigue. Désolée de vous le dire, désolée si vous vous attendiez à quelque chose de ouf (ou moins ouf), y’en a pas. Ma chronique risque d’être courte…. Pas d’intrigue, pas de suspense, des chansons, des chansons, et encore des chansons. Oui. Mais alors, pourquoi écrire cet article, me direz-vous ! Et bien pour la bonne et incompréhensible raison que j’ai quand même pris mon pied en voyant ce film. Ah.

1433969.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Je ne sais pas si la prod était ambitieuse au départ, mais le fait est que malgré toutes les lacunes et la mollesse du début, ben la mayonnaise prend fort bien. De WTF en WTF, le spectateur finit par prendre conscience que le but est bien de chanter, s’amuser et envoyer tout le reste valser. Les aberrations se suivent et on s’en fout royalement. Les acteurs s’amusent comme des petits fous et ça se ressent, encore mieux, ça se communique. Moi qui commençait à me dire que cet article serait extrêmement mauvais… Finalement, je me suis régalée et j’ai passé un bon moment.

Mamma Mia, Here We Go Again!

Ce que j’ai particulièrement aimé : le flashback de Donna qui rencontre les trois hommes de sa vie. Déjà que j’aimais beaucoup Lily James, je dois bien avouer que je suis totalement sous le charme ! Elle a vraiment su s’approprier le rôle de Meryl Streep et être à sa hauteur (pas évident, hein!) Les jeunes acteurs choisis ne sont pas en reste non plus. Mention toute particulière à Hugh Skinner qui interprète le rôle de Colin Firth (Harry) jeune. Soit il s’agit de son fils caché, soit cet acteur a particulièrement travaillé chaque mimique de Firth car j’avais l’impression qu’il s’agissait de lui-même, réellement! Inévitablement, je suis tombée sous son charme qui s’avère être tout aussi britannique que son compatriote.

Mamma Mia, Here We Go Again!

Voir ou ne pas voir : Mamma Mia – Here we go again ?

Pour être honnête, je ne sais pas si le film vaut les 10€ d’une place de cinéma mais si vous êtes un.e fan inconditionnel.le du premier film, que vous adorez Abba, que vous adorez chanter sous la douche et la bonne humeur, que vous acceptez de ne pas être trop exigeant.e alors vous passerez un super moment de cinéma vous aussi.
Pour les autres, je crois que le premier repasse la semaine prochaine à la télévision, c’est l’occasion de se faire plaisir, les pieds dans une bassine d’eau froide s’il fait trop chaud et une glace à la main ! Ce sont des films parfaits pour l’été !

L’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ? Comptez-vous aller le voir ? Et le premier ?

sources photos : @allociné

Publicités

Santa & cie – Alain Chabat : le retour de la bonne comédie française

0411882.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxCela doit faire des mois (des années) que je ne suis pas allée voir une comédie française au cinéma. Déjà que je suis difficile avec l’humour (coucou A.A. you’re the one), je crois bien que le dernier film comique français à m’avoir tiré un rire (plusieurs pour le coup) c’est Mission Cléopâtre. Et oui, ça date sacrément beaucoup. Mais voilà, c’était Alain Chabat. Aussi, quand j’ai vu son grand retour avec, en plus, un film de Noël. Comment dire… Je me suis « Mais oui ! Pourquoi pas ? Il va me réconcilier avec la comédie française ! Ou en tout cas me permettre de faire une màj sur ma dernière comédie française aimée » Alors c’est en tout confiance (ou presque) que je me suis laissée entraînée vers le cinéma pour le nouveau film d’Alain Chabat.

Synopsis : Rien ne va plus à l’approche du réveillon : les 92 000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps ! C’est un coup dur pour Santa (Claus), plus connu sous le nom de Père Noël… il n’a pas le choix : il doit se rendre d’urgence sur Terre avec ses rennes pour chercher un remède. À son arrivée, il devra trouver des alliés pour l’aider à sauver la magie de Noël. (Allociné)

Alors bon, soyons honnête d’emblée, le synopsis ne casse pas trois pattes à un canard, c’est du revu, du réchauffé : le Père Noël est dans la merle (oui, merle.), il doit sauver Noël ! Mais en vrai, est-ce que c’est vraiment ce qu’on demande à un film de Noël, d’être « original » ? Pas vraiment. L’important dans la grande équation de ce film c’est :  de 1 Alain Chabat (je ne me répéterai jamais assez), de 2 une comédie française (enjeu discutable) et de 3 les effets spéciaux français (qui laissent souvent à désirer selon moi). Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : l’équation fonctionne. Alain Chabat l’a résolu sans aucun problème !

5400283.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Dès les premières images, on peut déjà juger de la qualité des effets spéciaux et franchement c’est une réussite. Une tellement bonne réussite que je me demande pourquoi on ne fait pas plus de films fantastiques en France. C’est vrai que quand on regarde les programmes TV, on se dit que les français n’aiment que les polars et les thrillers. Bien dommage… Alain Chabat (revenons-en à nos lutins) a réussi à créer un univers fabuleux entre la maison du Père Noël et l’usine de fabrication des jouets au cœur d’une boule de Noël géante. Les détails sont recherchés, on sent toute la réflexion derrière, le spectateur se régale de chaque plan où il découvre un détail génial. J’ai eu l’impression de passer le premier quart d’heure à m’extasier devant à peu près tout.

Côté comédie, je pouvais sans aucun soucis faire confiance à Alain Chabat. Certes, on a pas mal de blagues, on en a pas non plus tous le temps, pourtant le comique de situation demeure jusqu’aux double dé pour sortir de prison et la conversation téléphone entre Santa et un de ses rennes (qui se passe en fond de scène principale surtout et entre, de fait, dans les détails qui comptent).

Voir ou ne pas voir : Santa & cie réalisé par Alain Chabat ?

Si comme moi, vous avez perdu foi dans les comédies française, que vous ne jurez que par Alexandre Astier et Mission Cléopâtre (ou la Cité de la peur, ça marche aussi), je peux déjà vous dire que même si vous n’allez pas vous réconcilier avec ce genre en perdition, vous passerez au moins un bon moment de cinéma. Ce n’est clairement pas un chef d’oeuvre mais le film a énormément de charmes. On sent qu’Alain Chabat a voulu se faire totalement plaisir. Et ce plaisir est communicatif. Mention spéciale pour le soucis de chaque détails qui fait briller les yeux quand on les remarques. Comment vous dire… Ce film finira inévitablement dans ma dvdthèque pour être vu régulièrement en décembre, un peu comme le Grinch !

3664335.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Blade Runner 2049 – Denis Villeneuve : une claque visuelle

597734.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxPour bien commencer la semaine, on attaque avec un retour sur un film que j’attendais particulièrement. J’avais beau ne pas avoir vu Blade Runner avant le printemps/été dernier, pas eu l’occasion de le voir à la TV et absence sur la plateforme Netflix, c’était quand même le genre que j’affectionnais particulièrement. Mais par dessus tout, c’est la présence de Harrisson Ford qui me rendait impatiente. J’ai beau adorer Ryan Gosling (je ne suis pas un monstre aveugle), Harrisson Ford c’est toute mon enfance et adolescence entre Indiana Jones et Han Solo. Me voilà donc enfin devant vous pour vous parler de ce film dont le public attendait vraiment beaucoup.

Synopsis : En 2049, la société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il fait partie d’une force d’intervention d’élite chargée de trouver et d’éliminer ceux qui n’obéissent pas aux ordres des humains. Lorsqu’il découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a disparu depuis des décennies… (Allociné)

Quand je suis sortie de la salle de ciné, j’étais totalement sous le choc. Choc visuel. C’est bien ce que l’on retient en premier de Blade Runner 2049. L’image. A l’instar du premier film, on retrouve énormément de contemplation de l’univers. Un univers apocalyptique, des villes grouillantes de vies (ou plutôt de survies), des lieux désolées, déserts, des plaines ravagées par une catastrophe, d’autres tout simplement désertées pour les villes. On en prend plein les yeux. Que ce soit des images ultra-chargées dans la ville ou totalement nue en dehors, on a l’impression d’avoir une superposition de cartes postales magnifiques appelant l’imagination.

En terme d’intrigue, on est complètement dans une suite du premier. Les humanoïdes Nexus 8 sont dit obsolètes et les Blade Runner toujours chargés de les éliminer. Particulièrement ceux-là. Comme dans le premier, la réflexion porte sur l’humanité de ces humanoïdes qui pensent, réfléchissent, éprouvent des sentiments comme l’espoir ou le doute, même l’amour (ce que le personnage de Ryan Gosling exprime par exemple). Là où le premier film posait la question, 2049 nous incite clairement (selon moi) à nous positionner sur la question : oui ils peuvent être considéré égaux humains. Et c’est peut-être pour ça qu’ils sont d’autant plus dangereux. Ce sont des Humains 2.0. La question étique et morale repose plutôt sur ça : un humain peut-il être amélioré (au même titre qu’une machine) ? Dit comme ça, vous et moi répondrions avec affect : bien sûr que non ! Et pourtant en sortant du film, même si la réponse peut toujours être la même, le doute s’installe, des nuances particulières viennent s’immiscer dans la réflexion.

En terme de casting, je dois bien dire qu’il est particulièrement réussi. Harrisson Ford est toujours parfait dans son rôle de Rick Deckard. Ryan Gosling plante un superbe Blade Runner, frois, violent, mais capable de doute et d’amour. Jared Leto en tant qu’acteur déjà ambigüe de nature incarne un étrange méchant aveugle à la limite (ou pas) du gourou. J’ai particulièrement apprécié Ana de Armas qui interprète le rôle de Joi, le programme informatique de partenaire féminin. Au début, j’ai été assez déstabilisée par ce personnage qui me semblait juste être la pour faire de la figuration et montrer qu’il y a des actrices dans le film, mais au fur et à mesure, je lui ai trouvé beaucoup de subtilité et de symbolisme.

La seul ombre au tableau, c’est le traitement du corps de la femme. Je me suis fait la remarque pendant le film, c’est peut-être du pinaillage dans la totalité du film qui est excellent (et le reste totalement). Le nombre de fois où l’on voit un corps nu de femme à l’écran est assez important. Je peux concevoir le fait que cela fasse parti de cet univers, c’est peut-être là où c’est le plus vicieux car cela passe très bien à l’écran et dans l’intrigue. Le fait est que si le corps féminin est utilisé comme objet, le corps masculin, lui est totalement absent. Il y a nettement une surexposition du corps féminin seulement (je ne suis pas totalement contre l’objectification du corps dans notre société de consommation, par contre je suis contre le fait que ce ne soit le cas qu’avec le corps de la femme). Je comprends le parti pris mais dans notre société et dans ce que l’on veut faire passer comme message (notamment aux ados qui iront voir ce film), il est temps de se demander comment va être perçu tout ça. Je reconnais que ce n’est pas évident, qu’on peut tomber facilement dans le « je-ne-montre-plus-rien » mais le problème c’est que cela demande une réflexion avec les jeunes après visionnage qu’ils n’ont pas forcément et de fait n’ont pas le recul nécessaire pour se dire par exemple « oui le corps de la femme est mis en avant, vu comme un objet, non ce n’est pas le cas dans la vie réelle ». A une époque où le harcèlement de rue pose autant problème, ce genre de détails deviennent malheureusement importants.

349278.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Voir ou ne pas voir : Blade Runner 2049 ?

Malgré cette exposition du corps féminin, Blade Runner 2049 a vraiment répondu à toutes mes attentes. Il est dans une belle continuité du premier film, le casting est très bon, la réalisation excellente. Le plus gros point fort est pour moi la photographie. J’ai adoré les images, les plans, les costumes, les contrastes, les jeux de lumières, tout au niveau visuel m’a subjugué et je n’ai hâte que d’une chose : le revoir ! Me faire même une après-midi avec la duologie car pour 2049 semble vraiment avoir été pensé dans cet état d’esprit et ce n’était pas gagné après autant d’année entre les deux. Denis Villeneuve et toute son équipe ont fait un travail exceptionnel qui ne nous vend pas 2049 comme un film « suite », « je-surfe-sur-la-vague », bien au contraire. Un excellent moment de cinéma !

source photos : allociné

Les proies – Sofia Coppola : le soufflé d’un thriller

074483.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxLa semaine dernière, je me suis retrouvée avec des billets de cinéma qui périmaient le 24 août. En urgence, j’ai regardé un peu les sorties. Et finalement, c’est Les proies de Sofia Coppola qu’on est allées voir mercredi soir. Que dire de cette séance ? Sans regretter totalement le choix, je suis sortie du ciné en me disant « wala. » Je me suis même demandé si j’allais vous proposer une chronique, pour la bonne et simple raison que je ne sais pas vraiment quoi dire de ce film mais certains d’entre vous m’ont incité à faire une tentative de mise en mots. Je vais donc tâcher de vous dire mon ressenti étrange sur Les proies réalisé par Sofia Coppola.

Synopsis : En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d’un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu’elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l’atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu’à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous. (Allociné)

The Beguiled

Ne sachant pas vraiment comment structurer cette chronique, je vais faire points par points. Pardonnez-moi ce côté un peu brouillon.

  • Une des raisons pour laquelle j’ai voulu voir ce film : le casting. J’adore Nicole Kidman et il faut bien dire que Kirsten Dunst et Colin Farrell, c’était pas mauvais non plus. Là-dessus, pas vraiment à redire. Les trois jouaient bien. Mais j’avoue ne pas avoir vu briller un talent quelconque. Bref, finalement assez basique avec un jeu d’acteurs fidèles à eux-même. Donc : OK sans plus.
  • J’ai adoré l’image. Le paysage de Virginie est beau, bien mis en valeur. La maison qui abrite le pensionnat est typique de l’architecture coloniale sudiste avec une grande demeure à étage flanquée à l’extérieur par d’immense colonne qui donnent un effet de grandeur. Les teintes dominantes sont le brun et l’orangé, un thème automnal qui m’a parfois fait pensé à du sépia. Donc : Superbe pour l’image.
  • On me vend le film comme thriller (voire horreur). Au bout de 45 min de film (si c’est pas 1h), je me souviens avoir dit à ma mère : « Je m’ennuie » (de façon un peu plus crue même). Il faut dire que jusqu’à l’élément perturbateur, il ne se passe rien. Mais rien. De rien. De rien. Un temps où normalement est censée monter la tension dramatique et sexuelle entre les personnages. Alors soit c’était trop subtil pour moi, soit c’était foiré complètement. Donc : Sceptique sur le rythme du film.
  • J’ai trouvé intelligent et assez symbolique d’entendre le bruit des tirs des canons. Jusqu’à l’élément perturbateur. Ce son permet de rappeler le contexte historique de la guerre de sécession. Avec du recul, peut-être même la montée de la tension dramatique même si c’est trop léger dans ce but spécifique. Donc : élément intéressant.
  • L’élément perturbateur. Il fait tellement contraste à la première partie du film que c’en est presque désagréable. J’en étais arrivée à accepter que le film soit plat et contemplatif et boum, cet élément qui me secouer la tête genre « la sieste est finie ? » Alors oui, on s’y attend forcément si on lit le synopsis mais ça m’a confirmé que le rythme du film était carrément étrange. Donc : rythme toujours bizarre.
  • Les proies, c’est qui ? Et voilà que je sors du film et je me demande qui sont vraiment les proies ? Le soldat yankee ? Mais non, ce serait au singulier. Oui ce sont les femmes qui sont visées par le titre, clairement. Mais le fait est que l’on se pose vraiment la question. Tout ça pour dire que j’en suis venue à chercher le titre en VO et sa traduction exacte. Effectivement, pour le coup ça colle beaucoup mieux et si j’avais fait cette recherche avant, je ne me serais sûrement pas posée la question. Le titre VO est « The Beguiled » dont la traduction littérale est « Les séduites ». Bon je suis d’accord que c’est pas très beau à la prononciation, cela dit en terme de sens, c’est parfait.

Je m’arrêterais là pour les points qui me viennent en tête et sur lesquels je me suis fait des réflexions tout au long du film et même après. Je dois dire que je suis sortie perplexe de cette séance et sans savoir si j’avais aimé ou pas. Avec du recul, je peux affirmer que je n’ai pas aimé. L’intrigue n’est pas assez marquée à mon goût, Sofia Coppola n’est peut-être pas allée assez loin dans le scénario, dans le jeu des acteurs pour affirmer cette montée de tension sexuelle et dramatique. J’ai pourtant senti ses intentions, malheureusement, ça c’est arrêté là. Ayant lu certaines critiques très bonnes, je suis peut-être passée à côté, peut-être que ce n’est pas le genre de film qui me correspond ou qui me parle. Dans tous les cas, je ne peux pas vous le conseiller. Simplement vous dire de vous faire votre propre opinion si vous êtes curieux. Et je me ferai une joie dans discuter avec vous car vraiment, je n’ai jamais été aussi perplexe devant un film.

D’ailleurs l’avez-vous vu ? Je suis curieuse de connaître votre ressenti. Et surtout si vous l’avez aimé, pourquoi ?

The Beguiled

La Tour Sombre – Nikolaj Arcel : une nouvelle adaptation de Stephen King

019006.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxVous savez quoi ? Je n’ai encore pas lu les grands classiques de Stephen King. Pourquoi ? Peut-être parce que quand j’étais jeune, j’ai eu droit à pleins d’adaptations petit écran comme : Dead Zone (la série avec le médium qui passait sur la 6, les derniers temps de la trilogie du samedi si mes souvenirs sont bons), les Tommyknowckers (qui m’a totalement traumatisée et ce n’était pas le plus effrayant des Stephen King). Peut-être aussi parce qu’il est réputé être le maître de l’horreur et que je suis une petite nature alors j’évitais à tout prix l’horreur en question. Sauf que voilà, je suis passée à côté de La Tour Sombre du coup. Et c’était une erreur, semble-t-il. Ben le film dans tout ça ??

Synopsis : Le dernier Pistolero, Roland Deschain, est condamné à livrer une éternelle bataille contre Walter O’Dim, alias l’Homme en noir, qu’il doit à tout prix empêcher de détruire la Tour sombre, clé de voûte de la cohésion de l’univers. Le destin de tous les mondes est en jeu, le bien et le mal vont s’affronter dans l’ultime combat, car Roland est le seul à pouvoir défendre la Tour contre l’Homme en noir… (Allociné)

150496.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Classé « Fantastique, Aventure », c’était inconcevable que je n’aille pas voir La Tour Sombre au cinéma. Je ne regrette d’ailleurs absolument pas car entre surprise, curiosité et souffle coupé, j’ai adoré me plonger dans un film d’aventure comme on en fait plus. A plusieurs reprises, j’ai pensé à L’histoire sans fin, Retour vers le futur, et tout ces films d’aventure fantastique que j’adorai quand j’étais gosse. Pour le coup, je suis totalement retombée en enfance et ça n’a été que du plaisir.

L’histoire. Comme je viens de le dire, j’ai totalement retrouvé le genre d’histoire que j’aime et que l’on trouve plus rarement au cinéma ces dernières années. Un enfant se retrouve au centre de l’attention dans un conflit, un imbroglio, il va devoir jouer un rôle primordial dans l’histoire. D’un autre côté, deux ennemis jurés que tout oppose et qui luttent pour des idéaux différents. Ils ont de forts caractères et deviennent des personnages qui marquent les esprits. Tout les ingrédients sont là pour faire un bon scénario d’aventure fantastique. Le film est réussi. Du moins, pour moi. Il remplit son contrat : me faire passer un très bon moment et en bonus me donner envie de me plonger dans la série de livres !

Le casting. S’il y a bien un nom qui m’ a convaincu d’aller voir le film c’est celui de Matthew McConnaughey. Autant Stephen King et Idris Elba ont enfoncé le clou, mais McConnaughey est celui qui a suscité mon attention. C’est un acteur particulier qui a fait énormément de chemin depuis le tout premier film dans lequel je l’ai vu : Sahara où il était cantonné au rôle du BG aventurier (aka un ersatz d’Indiana Jones). Sauf que si beau gosse, il l’est toujours, Matthew McConnaughey a su développer et montrer tout son talent depuis déjà quelques temps. Ma prise de conscience : Dallas Buyers Club. Pour le coup, son rôle dans La Tour Sombre lui va particulièrement bien exploitant à la fois son sex appeal et son talent pour les personnages étranges et complexes. Parce que ça ne fait aucun doute, si on ne sait pas grand chose sur Walter, on sent vraiment l’aura malfaisante et le passé profond de ce personnage.

Idris Elba n’est pas en reste. Le passé du pistolero est mieux exploité, mieux défini à l’écran, et Idris Elba l’incarne à la perfection : le héro déchu, que les épreuves ont épuisé mais qui reprendra finalement espoir en sa cause.
Certes, le rôle du garçon est central, Tom Taylor joue bien, sans plus. Il lui manque un peu de charisme encore qui viendra sans aucun doute avec le temps et l’expérience.
Mention spéciale à Katheryn Winnick (aka la merveilleuse Lagertha dans Vikings) qui sait être parfaite même dans un petit rôle.

Voir ou ne pas voir : La tour sombre ?

Si vous aimez les films d’aventures fantastiques, il ne faut surtout pas louper ce film. Je ne ferai pas de parallèle avec le livre que je n’ai pas lu. Mais une chose est certaine, c’est qu’il m’a clairement donné envie de le lire et de découvrir toute la série ! Je ne pense pas pouvoir résister si je tombe dessus à mon prochain passage en librairie ! L’histoire est classique mais tient la route, portée par des personnages forts et un casting compétent. J’ai adoré la magie dans cet univers qui fait de Walter (magicien) un être quasi invincible. Le seul reproche que j’aurai à faire et le manque de personnage féminin fort. Le livre a été écrit a une période où il n’y en avait pas des masses. J’espère que par la suite (des livres) il y en aura car l’univers est particulièrement intéressant.