Princess Bride – William Goldman : un conte pas comme les autres

IMG_20180625_083932_944Dernière chronique relative à mes lectures de juin, je vous parle aujourd’hui de Princess Bride de William Goldman. On a beau classer ce livre dans la catégorie Fantasy d’un rayon de librairie, pour moi, il est bien plus que ça. C’est une histoire de princesse et je dirai même mieux, une parodie d’histoire de princesse pour qui en a marre de la gente damoiselle en péril que le valeureux chevalier doit sauver. Oui, j’ai beaucoup aimé cette lecture et je vous en dis plus très rapidement.

Résumé : Le Grand Classique du Conte de Grand Amour et de Grande Aventure de S. Morgenstern. Il était une fois… la plus belle des aventures, auréolée par le grand amour, le seul, le vrai.
Plébiscité par des millions de lecteurs, Princess Bride est un livre culte qui devint un film culte. Un récit de duels à l’épée, de vengeance, de passion et de miracles.
Ce conte intemporel écrit par S. Morgenstern – redécouvert et merveilleusement abrégé par William Goldman – est peuplé de personnages aussi inoubliables que Westley, le beau valet de ferme qui risque sa vie pour la femme qu’il aime ; Inigo Montoya, le bretteur espagnol qui ne vit que pour venger la mort de son père ; et bien sûr, Bouton d’or : la princesse, la femme idéale, la plus belle de toute l’histoire du monde.

giphy2
Tiré du film. L’homme en noir et Bouton d’Or.

De l’humour, de l’autodérision le tout saupoudré de fantastique

Le ton du récit est donné. L’auteur ne se prend pas vraiment au sérieux en écrivant cette histoire et ça fait un bien fou. Abrégeant un texte qui semble faire au moins 1.000 pages au moins (je dis bien au moins), Goldman nous explique ses découpes de 30 ou 60 pages de descriptions politiques mais aussi de descriptions de chapeaux ! Les incises du narrateur expliquant ces « passages coupés » et ses choix sont un régal et m’ont fait sourire un nombre incalculable de fois. Il faut dire qu’à des moments, je me disais que j’aurais bien aimé lire le passage occulté, rien que par curiosité.

Présenter son texte ainsi peut avoir des défauts néanmoins. Sous prétexte de ne garder que « l’action » de l’histoire, Goldman met en scène une certaine forme de censure. J’aurai bien sauté moi-même les 60 pages de chapeaux mais je n’ai pas eu le choix. Dommage ! Cela dit, le choix narratif reste extrêmement bien pensé. Effectivement, on ne s’ennuie pas puisque l’auteur se concentre sur l’action et qu’il y va de son petit commentaire régulier (chose que j’ai tout particulièrement adoré).

giphy1
Tiré du film. Trad : Qu’est-ce que c’est ? Est-ce que tu essaies de me piéger ?

Une histoire dans l’histoire

Non content d’abréger un texte, William Goldman construit son roman en y glissant l’histoire du narrateur (à savoir lui-même). Goldman n’hésite pas à nous expliquer en long, en large et en travers tout son amour pour le récit de Morgenstern, le pays de Florin et comment il en est arrivé à abréger ce texte.
Vous le saviez peut-être, peut-être pas, mais tout cela n’est que tactique de narration. Une tactique drôlement originale. Curieuse comme je suis, j’ai fait quelques recherches à propos de Morgenstern. Je n’ai pas la science infuse, et le discours de Goldman est tellement convaincant que j’ai réellement cru à son existence. Outil de narration. Et je trouve cela totalement génial. Oui, oui, pour cela relève du génie car donner si bien corps à un personnage fictionnel, arriver à convaincre un lecteur de la véracité d’une fiction, c’est quand même fort de cacao.

giphy
Tiré du film. Trad : Menteur ! Menteuuuuuur !

Du livre au film

Ayant vu le film avant le livre, je regrette un peu de ne pas avoir découvert l’histoire de Bouton d’Or avec cette lecture. Pourtant, sans le film, je n’aurais probablement jamais lu ce livre et rien que pour ça, je ne saurais trop vous conseiller de voir autant que lire cette histoire. Je ne vais pas m’étendre sur le film car je l’ai déjà chroniqué sur le blog (Princess Bride de Rob Reiner), toutefois je tenais à le mentionner dans cet article. Je trouve que l’un ne va pas sans l’autre.

giphy3
Tiré du film. Trad : Bonjour, mon nom est Inigo Montoya, tu as tué mon père, prépare toi à mourir.

Lire ou ne pas lire : Princess Bride de William Goldman ?

Je dois bien l’admettre, Princess Bride est un livre universel. Il peut plaire aux petits comme aux grands, aux amateurs d’histoires de princesses comme aux défenseurs des combats à l’épée, à ceux qui aime rire et qui n’aime pas être sérieux trop longtemps. Princess Bride est pour vous. C’est un excellent moment de lecture qui vous attend !

Pour celles et ceux qui l’ont déjà lu, je suis bien curieuse d’avoir votre avis ! De mon côté, je pense que ce livre mériterait carrément une thèse (au moins un mémoire) autant sur son contenu, les choix narratifs, les univers développés, les limites et les atouts !

5 réflexions sur “Princess Bride – William Goldman : un conte pas comme les autres

  1. Je l’ai lu y’a pas très longtemps, et je dois avouer que j’ai pas tant accroché que ça … pourtant le film est super cool et je pensais que ça allait envoyer du paté, mais je sais pas, je me suis ennuyée dans ma lecture …
    ~Kara

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.