Le Petit Bonheur hebdomadaire #40

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Coucou les Earl Grey’s,

Difficile de dénicher un petit bonheur cette semaine tant la chaleur me pèse. Certains jours, le moindre bruit m’était insupportable alors que j’arrive à le gérer en temps normal. Je n’ai jamais autant hydraté mon corps que cette année (même les étés précédents je ne me brumisais pas à ce point-là). Mais ouf, nous ne sommes pas en alerte canicule, le Gard étant le département avec les seuils les plus hauts (c’est-à-dire que vous à 35° vous fondez -littéralement-, nous on survit -étalés comme une crêpe trop cuite mais on survit- et c’est injuste parce que je ne peux pas me plaindre de la « canicule » du coup). Bref. Vous devez voir ce genre de message de mort imminente de chaleur partout autour de vous et ça vous gave peut-être alors je m’arrête là.

Mais hier, je me suis enfin attelée à la construction de mon prochain projet d’écriture. J’en avais fait un résumé détaillé et je n’avais pas encore réussi à m’y plonger dedans. Je suppose que j’avais besoin d’une pause après la fin de mon dernier manuscrit et surtout, je pense que dans ma tête il n’était pas encore terminé car j’ai passé le début de semaine à répondre à l’appel d’un de mes protagonistes pour ajouter certaines choses. J’ai l’impression d’avoir l’esprit plus libre pour dénicher de nouveaux personnages. Il s’agit d’une sorte de commande de ma maison d’édition, je ne vous en dis pas plus pour le moment, c’est une surprise !

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Mamma Mia – Here we go again : Bonne ou mauvaise surprise ?

5321526.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxHier soir, je suis allée voir Mamma Mia : Here we go again en avant-première et comme cela fait longtemps que je n’ai pas parlé de film ici, je me suis dit que ce serait sympa de partager mon avis avec vous. Non parce que autant le premier Mamma Mia était vraiment génial, autant des reboots et suites atroces, on connaît, en ce moment ça pullule. Du coup voilà, si vous voulez un aperçu sans spoilers (difficile d’en faire en même temps), vous êtes au bon endroit.

Synopsis : Est-il vraiment nécessaire que j’en fasse un ?… Installez-vous et découvrez un joli casting qui enchaînent les chansons d’Abba sous le soleil de Grèce.

Bon, vous le devinez sans doute mais ce film n’a pas d’intrigue. Désolée de vous le dire, désolée si vous vous attendiez à quelque chose de ouf (ou moins ouf), y’en a pas. Ma chronique risque d’être courte…. Pas d’intrigue, pas de suspense, des chansons, des chansons, et encore des chansons. Oui. Mais alors, pourquoi écrire cet article, me direz-vous ! Et bien pour la bonne et incompréhensible raison que j’ai quand même pris mon pied en voyant ce film. Ah.

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Je ne sais pas si la prod était ambitieuse au départ, mais le fait est que malgré toutes les lacunes et la mollesse du début, ben la mayonnaise prend fort bien. De WTF en WTF, le spectateur finit par prendre conscience que le but est bien de chanter, s’amuser et envoyer tout le reste valser. Les aberrations se suivent et on s’en fout royalement. Les acteurs s’amusent comme des petits fous et ça se ressent, encore mieux, ça se communique. Moi qui commençait à me dire que cet article serait extrêmement mauvais… Finalement, je me suis régalée et j’ai passé un bon moment.

Mamma Mia, Here We Go Again!

Ce que j’ai particulièrement aimé : le flashback de Donna qui rencontre les trois hommes de sa vie. Déjà que j’aimais beaucoup Lily James, je dois bien avouer que je suis totalement sous le charme ! Elle a vraiment su s’approprier le rôle de Meryl Streep et être à sa hauteur (pas évident, hein!) Les jeunes acteurs choisis ne sont pas en reste non plus. Mention toute particulière à Hugh Skinner qui interprète le rôle de Colin Firth (Harry) jeune. Soit il s’agit de son fils caché, soit cet acteur a particulièrement travaillé chaque mimique de Firth car j’avais l’impression qu’il s’agissait de lui-même, réellement! Inévitablement, je suis tombée sous son charme qui s’avère être tout aussi britannique que son compatriote.

Mamma Mia, Here We Go Again!

Voir ou ne pas voir : Mamma Mia – Here we go again ?

Pour être honnête, je ne sais pas si le film vaut les 10€ d’une place de cinéma mais si vous êtes un.e fan inconditionnel.le du premier film, que vous adorez Abba, que vous adorez chanter sous la douche et la bonne humeur, que vous acceptez de ne pas être trop exigeant.e alors vous passerez un super moment de cinéma vous aussi.
Pour les autres, je crois que le premier repasse la semaine prochaine à la télévision, c’est l’occasion de se faire plaisir, les pieds dans une bassine d’eau froide s’il fait trop chaud et une glace à la main ! Ce sont des films parfaits pour l’été !

L’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ? Comptez-vous aller le voir ? Et le premier ?

sources photos : @allociné

Les délices de Tokyo – Durian Sukegawa : faites vos valises, prochaine escale Japon

IMG_20180717_172430_161Préparez-vous à prendre l’avion car aujourd’hui je vous emmène tout droit au Japon. Tokyo pour être plus précise. Et si vous aimez la gastronomie japonaise, cette chronique risque de vous mettre l’eau à la bouche. Je l’avoue, depuis que j’ai lu Les délices de Tokyo, j’ai une furieuse envie de manger japonais que ce soit des sushis ou des mets plus spécifiques et je ne regrette qu’une chose : ne pas avoir eu le temps de prendre à manger sur les stands de la Japan Expo ! Quelle nouille ! Mais revenons-en à nos moutons, je vous parle des Délices de Tokyo de Durian Sukegawa, vous en avez probablement déjà entendu parlé mais décollons quand même pour ce beau voyage.

Résumé : «  Écouter la voix des haricots  »  : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.
Magnifiquement adapté à l’écran par la cinéaste Naomi Kawase, primée à Cannes, le roman de Durian Sukegawa est une ode à la cuisine et à la vie. Poignant, poétique, sensuel  : un régal.

Autant vous le dire immédiatement pour ne pas vous faire mariner : ce livre n’est pas un coup de cœur. Peut-être que je m’attendais à un peu plus avec les retours et les encensements que j’en avais eu, le fait est qu’il ne se hisse pas jusqu’à cette position sacrée. Toutefois, c’est une excellent livre que je ne regrette absolument pas d’avoir lu. Il a tout pour plaire : de la poésie, de la lenteur à la japonaise, de la philosophie et de la pâtisserie. Pour tout dire, le message que transporte ce roman est assez proche de ce que je ressens en ce moment : la lenteur, les petits bonheurs retrouvés, l’appréciation de ce que l’on a sans chercher à acquérir plus, la nature omniprésente maîtresse de nos vies.

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Dorayaki

Les Délices de Tokyo vous transporte dès les premières pages. Au cœur de la petite boutique, devant les plaques chauffantes, l’odeur des pancakes et les commandes de dorayaki. Il ne faut pas oublier le cerisier en fleur devant l’entrée qui laisse traîner ses pétales là où il ne devrait pas. Même cette vieille dame mystérieuse est déjà là…

Au fil des pages, le lecteur découvre les secrets de la pâte de haricots rouges (un pur délice !) et c’est avec beaucoup de difficultés qu’on ne se jette pas dans le premier magasin asiatique venu pour hurler « FILEZ-MOI UN DORAYAKI ! » Comme ce n’était pas suffisant, Durian Sukegawa commence à parler d’une boutique d’okonomiyaki, une galette salée agrémentée selon les goûts du client et qui est tout aussi délicieuse. Bref. J’ai faim. J’ai les crocs. Et c’est si joliment écrit que mon estomac gargouille encore rien qu’à y repenser.

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Okonomiyaki

Bon, je vous rassure, l’auteur ne parle pas uniquement de nourriture. Il y a une intrigue derrière le personnage de la vieille dame et son histoire est d’ailleurs vraiment touchante. Le lecteur se laisse entraîner là-dedans avec plaisir parce qu’au final, c’est l’envie de vivre, savourer les instants de vie qui transparaît dans ce roman.

Lire ou ne pas lire : Les Délices de Tokyo de Durian Sukegawa ?

Comment ne pas recommander ce joli voyage en direction du pays du soleil levant ? J’ai adoré visiter cette pâtisserie, découvrir des personnages attachants malgré leurs sombres secrets. J’ai adoré la gourmandise suscité par Durian Sukegawa. Tous les amateurs de l’Asie et de la gastronomie devraient pouvoir trouver leur compte avec ce court roman. C’est avec plaisir que je découvrirai le film dès que l’occasion se présentera !

Aviez-vous déjà lu Les délices de Tokyo ? Qu’en aviez-vous pensé ? Était-ce un coup de cœur ?

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Le Petit Bonheur hebdomadaire #39

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Hello les Earl Grey’s,

Une semaine de plus vient de défiler et avec l’été et le soleil, les petits bonheurs se multiplient inévitablement. Un verre de vin siroté en fin de journée, se prélasser dehors avec une bonne lecture, entendre les cigales chanter si fort que ça en est assourdissant et ses pluies éparses qui rafraîchissent l’atmosphère quelques minutes avant de le laisser plus chaud encore à leur départ…

Mais cette semaine, je vous propose un petit bonheur vraiment personnel plus qu’universel. J’adore l’eau, j’adore nager, j’adore barboter, me tremper (même si je suis frileuse et qu’il me faut une eau bien chaude pour arriver à rentrer dedans). Mais voilà, avec des otites à répétition quand je mets la tête sous l’eau, cela faisait plus de 10 ans que je me contentais de quelques brasses par-ci, par-là et d’une flottaison guère intéressante.
Le week-end dernier, j’ai dit f*** à mes otites. Y’a des traitements. J’ai plongé.
Et quel bonheur ! Sentir l’eau m’envelopper en totalité, glisser sur mon visage, rafraîchir aussi bien mon crâne que le reste du corps. Honnêtement, ça a été un pur moment de joie pour moi et j’ai enchaîné brasse coulée, crawl maladroit, planche et nage sous l’eau. Quelle joie d’être un poisson dans son élément !

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La maison de la falaise – Audrey Perri : une saga familiale dramatique réussie

IMG_20180716_131813_276Avant toutes choses, je tiens à remercier City éditions et Audrey Perri pour l’occasion de découvrir ce roman.

Après avoir lu Une bonne âme d’Audrey Perri, il était assez évident pour moi que je lirai son roman La maison de la falaise. J’avais beaucoup apprécié la plume de l’autrice, une plume très introspective vis-à-vis de ses personnages, qui peut surprendre, mais qui est subtile et douce. Et je n’ai pas été déçue par ma lecture. Je suis d’ailleurs contente d’avoir attendue d’être au calme pour le lire et en apprécier tout le charme.

Résumé : Dévastée par une récente rupture, Alma quitte Londres pour passer l’été chez sa grand-mère dans un petit village, au bord de la mer. C’est là, dans la bibliothèque familiale, qu’elle découvre entre les pages d’un livre une ancienne lettre.
Le courrier est adressé à l’arrière-grand-mère d’Alma, employée autrefois chez les Wilson, une famille habitant dans une grande maison battue par les embruns. Qui est cette femme noyée dont la lettre parle avec tant de douleur  ? Quel rôle a joué par sa propre famille dans ce drame  ?
Alma se lance sur les traces de Selina Wilson, une jeune femme qui a vécu dans les années 1910. Une femme éprise de liberté et refusant de se plier à un mariage arrangé. Dans les méandres d’une histoire familale dévastée, Julia va découvrir un secret bouleversant…
Une étourdissante saga familiale.

Alma est dévastée après sa séparation et part se réfugier un temps chez sa grand-mère Mina. Grâce à Audrey, le lecteur plonge directement dans le ressenti d’Alma et de chaque personnage de l’histoire. Malgré le fait que je ne me suis identifiée à aucune d’entre elles, bien trop différentes de moi, Audrey Perri a su créer une véritable empathie avec chaque femme qui peuple ce roman. Que ce soit Alma, Mina, Laura ou Sibyl, on finit par s’attacher et compatir avec elles. Elles vivent toutes une histoire terrible, peu importe le point de vue et c’est avec brio que l’autrice nous décrit chaque regard, chaque geste, chaque pensée.

Le lecteur vogue entre deux périodes tout au long du texte, alternant l’époque contemporaine où Alma découvre la lettre chez sa grand-mère et le début du XXe siècle où les destins de deux familles s’entrecroisent. Mon seul regret étant qu’Alma mène son enquête de façon assez peu soutenue, certes l’histoire avance mais peut-être pas assez vite à mon goût (je reconnais que c’est sans doute dû à mon attrait pour l’imaginaire dans lequel les récits vont toujours assez vite et ce n’est pas du tout le style de l’autrice). Le lecteur finit quand même par obtenir le fin mot de l’histoire et je m’y suis totalement laissée prendre. Certains twists étaient évidents (ça ne me dérange pas) mais certains autres pas du tout, ça m’a beaucoup surpris !

Audrey Perri écrit le drame à la perfection. Déjà dans Une bonne âme, j’avais pu noter son attachement à un sujet difficile et peu joyeux. On est loin du roman feel good et ce n’est pas son but avec ce roman. On se rapproche plutôt des terribles saga familiales du genre de Downton Abbey où il y a de la joie, oui, mais aussi beaucoup de rebondissements qui font mal au cœur. Côté plume, je n’ai pas pu m’empêcher de la rapprocher de Jane Austen. Les phrases sont parfois longues mais chaque mot est choisi, utile. Son style colle bien à son attrait pour l’introspection car souvent, dans nos esprits, les réflexions sont à rallonge, passant d’une idée à l’autre au gré du flux de pensées.

Lire ou ne pas lire : La maison de la falaise de Audrey Perri ?

Si vous aimez Jane Austen, Downton Abbey, les fresques familiales, les drames, les moments de vie ce roman vous plaira à coup sûr. La maison de la falaise dévoile des personnages imparfaits, à l’image de la vie, et ces imperfections les font apprécier au lecteur tout au long du récit. On découvre le secret de ces femmes avec douceur, et cela ne nous enlève rien à la terrible nouvelle qui s’abat sur l’histoire assombrissant inévitablement leurs destins. J’ai apprécié la narration de l’autrice toute en finesse et c’est toujours avec plaisir que je suivrai ses prochains écrits.