TAG | Sunshine Blog Award

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Coucou les Earl Grey’s,

Cela fait bien longtemps que je ne vous ai pas proposé de TAG sur le blog. J’ai beau avoir été nominée une paire de fois il y a quelques mois, en tardant à m’y mettre, j’ai fini par ne pas les faire du tout. Cette fois, c’est Johanna de Popcorn & Gibberish qui me propose de le faire car elle trouve Pause Earl Grey à l’abandon. Oui, c’est pas faux et je m’en excuse. Je compte bien remédier à ça dès cette semaine. D’ailleurs, si vous êtes passés à côté, j’ai chroniqué un excellent livre lundi : La maison du Bosphore de Pinar Selek.

Mais d’abord, qu’est-ce donc que le Sunshine Blog Award ?
Il ressemble trait pour trait aux Liebster Awards avec 11 questions auxquelles il faut répondre puis en poser 11 nouvelles à d’autres victimes blogs. Alors, on s’y met ?

QUESTIONS DE POPCORN & GIBBERISH

1. Quelle est l’histoire de ton blog ?
L’histoire de Pause Earl Grey est assez simple. Invitée par une amie, j’ai commencé à partager mes chroniques littéraires sur son blog. Lorsqu’elle a voulu arrêter, j’ai décidé d’ouvrir le mien et je ne regrette pas depuis.

2. Quelle est la plus grande joie que t’a apporté la blogosphère ?
J’ai découvert une communauté ouverte partageant des intérêts communs avec moi. J’y ai trouvé de véritables amitiés. J’ai pu rencontrer physiquement plusieurs d’entre vous et j’en suis vraiment contente. Merci à toutes de partager tout ça avec moi que ce soit via la blogo, facebook ou de belles conversations autour d’un thé !

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Ma friendly blogo-family ❤

3. Quels sont les articles que tu préfères écrire ?
J’éprouve toujours beaucoup de plaisir à rédiger mes chroniques littéraires mais honnêtement, je ne poste pas d’article que je n’ai pas aimé rédiger.

4. Selon toi, quel est ton plus grand défaut ?
J’ai une forte tendance à être psycho-rigide mais je travaille dessus depuis quelques années et cela m’a apporté beaucoup de bonheurs car j’angoisse beaucoup moins au quotidien. J’attends toujours beaucoup de moi-même et je me fustige assez souvent ce qui provoque un manque de confiance en moi récurrent (je travaille aussi dessus mais ce n’est pas évident).

5. Quel est le dernier concert que tu es allée voir ?
Indochine en mars 2018. Un concert vraiment magique ! Je ne suis pas une fan inconditionnelle d’Indochine mais c’est un groupe que j’ai toujours beaucoup apprécié et j’étais heureuse d’avoir l’opportunité de les voir en concert. Je ne regrette rien, Nicolas Sirkis a une présence impressionnante sur scène et tout le groupe a été super. J’ai versé ma larmichette lorsqu’il a rendu hommage à David Bowie… Tout comme j’ai pleuré quand Brian Molko de Placebo a fait de même au concert de Nîmes en juillet 2017…

6. Quels sont tes trois films favoris ?
Je n’ai droit qu’à trois films ? Je me fais juste grillée si je parle de la trilogie du Seigneur des Anneaux du coup… Il faut donc que je trouve autre chose. (Je risque de tricher…)
Si je ne devais en citer qu’un seul ce serait La Belle et la Bête de Cocteau. Ce film est définitivement une source d’inspiration pour moi. Je ne me souviens même pas de la première que je l’ai vu tant j’étais jeune, chez ma grand-mère. Le fait est que je n’ai cessé de le regarder par la suite et je le regarde toujours régulièrement.
Il me semble évident de vous parler de Cloud Atlas réalisé par les soeurs Wachowski et adapté du livre de David Mitchell. C’est un phénomène assez atypique où le livre et le film se complètent totalement et s’harmonisent pour créer une oeuvre entière à eux deux. Le film permet une réelle interprétation originale d’un roman particulier, il permet de l’éclairer, de combler des zones d’ombres (et vice versa). Le casting est réussi sans parler du graphisme et de la réalisation… Je suis totalement conquise.
Enfin, et après beaucoup de réflexion, j’ai envie de citer le Robin des Bois, Prince des voleurs avec Kevin Costner. Ce film a marqué ma jeunesse et a probablement contribué à construire l’image de mon homme idéal parce que le Robin de Kevin est quand même hyper sexy en plus d’être cool et badass (le côté brainy est venu se greffer un peu plus tard avec Daniel Jackson dans Stargate, oui le scientifique binoclard, lui-même). En tout cas, je pense que c’est un film qui a marqué une génération en plus de me marquer moi, et puis c’est le renouveau de ce personnage mythique.

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Hot, hot, hot ! (ok, j’ai des goûts étranges, j’admets)

7. Quel est le roman que tout le monde déteste mais que toi tu adores ? (Oui, l’inverse aurait été franchement plus facile.)
Quelle question difficile ! Je suis moi-même assez difficile et comme Johanna le dit, trouver un livre qu’on déteste et que tout le monde adore c’est bien plus facile. D’autant plus que je lis souvent des livres sortis de nulle part que peu de monde a lu.
Bon, je vais ressortir mon Délire d’Amour de Ian McEwan. Je n’ai pas lu beaucoup de retour dessus (en fait aucun) mais je sais que ce livre m’avait tellement surprise, je l’avais tellement aimé dans son originalité que je l’ai fait lire à plusieurs personnes autour de moi. Verdict : personne n’a aimé. Rassurez-moi si vous l’avez lu, please !

8. Quelle est la série que tu ne conseillerai pas ? Pourquoi ?
Encore une question difficile parce que en général je ne regarde pas les séries que je n’aime pas (ah bon ?) Si le premier épisode ne m’accroche pas, je laisse tomber. Et les séries sont tellement une affaire de goûts que c’est compliqué de déconseiller.
J’adore les séries historiques, mais je n’ai jamais accroché à Marco Polo par exemple qui d’après les retours est pourtant bonne. Je n’ai pas accroché à la réalisation de Shadowhunters ni à celle des Chroniques de Shannara.

9. Parlons peu, parlons nourriture : si tu étais à Koh-Lanta, ferais-tu l’épreuve de dégustation ? Tu sais avec les vers de coco, les cafards et autres joyeusetés de ce monde.
HORS DE QUESTION.
Je suis insectophobe (entemophobie). Jamais de la vie je ne mettrais un truc pareil dans ma bouche. Imaginez qu’ils se démerdent pour pondre des œufs dans mon estomac et qu’ils me bouffent de l’intérieur !!

10. C’est la fin du monde et tout ce que tu dois garder doit tenir dans un sac à dos. Qu’emportes-tu ? (PS. Si un inventeur de liseuse passe par là, qu’il n’hésite pas à inventer une liseuse à énergie solaire (ou à énergie qu’il veut) au cas où la fin du monde approche. Merci.)
Popcorn, tu as trop regardé The Rain même si t’as pas aimé !!
Bon alors mon sac-à-dos de fin du monde, avant toute chose, je glisse dedans un briquet et une boîte d’allumette (le feu c’est méga grave important en cas de survie!), une gourde remplie d’eau (même si ça risque de ne pas couvrir beaucoup mes besoins d’assoiffée), une serviette (celle de décat’ qui ne prend pas beaucoup de place), une lampe torche (avec des piles de rechange), un exemplaire poche du Hobbit (moins gros que Le Seigneur des anneaux) et un poche de Lestat le vampire, un taser (si j’en trouve un), un jean et un t-shirt de rechange (j’ai ma parka sur moi), un lot de sous-vêtements de rechange.
Je crois que mon sac est déjà bien plein…

11. Marry, Kiss or Kill : Donald Trump – Kim Jong Un – Vladimir Poutine
Pfff sérieusement, mon âme de libertaire socialiste environnementale saigne.
Mais je joue le jeu. Ok…
J’épouse Poutine (honnêtement, il est pas sex mais il l’est quand même plus que les deux autres).
Je…. kill les deux autres ? Non ? j’ai pas le droit ? Rha ! Bon alors je kiss Trump (parce que c’est juste un enfant pourri gâté qui a obtenu le meilleur jeu du monde et qui fait mumuse avec). Et je kill Kim Jong Un parce que lui est très intelligent (quand même moins que Poutine mais lui je l’épouse), suffisamment pour créer un empire mondial de sa mafia.

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Faut pas déconner non plus, oh ! Merci Taylor !

LES NOMINES

MES QUESTIONS

  1. Comment en es-tu arrivé à créer ton blog ?
  2. Que recherches-tu sur la blogosphère (et par opposition que fuis-tu) ?
  3. Un.e auteur.rice t’a-t-il.elle particulièrement marqué durant ta vie de lecteur (en bien et/ou en mal) ?
  4. Quelle BD/manga recommanderais-tu à tes lecteurs ?
  5. Quels sont les trois livres de ta pile-à-lire qui te font le plus envie, là tout de suite ?
  6. Quel film le plus improbable as-tu regardé ?
  7. Tant qu’à faire, as-tu déjà lu un livre improbable ?
  8. Quel CD écoutes-tu en boucle (ou presque) ?
  9. Quel est le meilleur concert de ta vie ? Un souvenir particulier de ce moment ?
  10. Pour allumer tes bougies, tu es plutôt allumettes ou briquet ? (ceci n’est pas un débat dont l’Assemblée Nationale doit s’occuper)
  11. Pour finir, je reprends l’idée du Popcorn que j’ai adoré ! Marry, kiss or kill : Voldemort, Sauron, Palpatine.

J’espère que ce tag vous a plu. De mon côté, j’ai adoré répondre aux questions de Johanna ! Si l’envie vous en dit, n’hésitez pas à participer et me laisser le lien de votre article en commentaire. Passez une belle journée !

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La maison du Bosphore – Pinar Selek : Istanbul, ce personnage à part entière

51lC-m282ZL._SX326_BO1,204,203,200_Voilà quelques temps déjà que j’ai terminé la lecture de La maison du Bosphore de Pinar Selek mais je tenais à partager avec ce roman car finalement, après plusieurs semaines, je m’en souviens encore agréablement. Cette lecture m’a particulièrement rappelé ma découverte d’Istanbul, l’année dernière, avec Les souliers vernis rouges de Stella Vretou. J’ai retrouvé une zone géographique particulièrement instable au XXe siècle et une population perdue, condamnée à s’adapter du jour au lendemain à une nouvelle vie. La plume de Pinar Selek réussi à provoquer un réel attachement entre le lecteur et ses personnages qui se cherchent entre « vivre une vie paisible » et « lutter contre une répression qui ne leur convient pas ».

Résumé : À Yedikule, un des plus anciens quartiers d’Istanbul, quatre jeunes épris de liberté cherchent leur place dans une société figée depuis le coup d’État de septembre 1980. La condition des femmes et des minorités, les conventions sociales, l’oppression politique: tout leur pèse. Sema la rêveuse voudrait entrer à l’université. Salih l’apprenti menuisier cherche à perpétuer son art là où il a grandi tandis qu’Hasan le musicien aimerait faire vivre le sien sur les routes du monde. Seule Elif opte pour la voie périlleuse de la révolution. Quatre parcours, mais une même devise : Il nous reste un demi-espoir…
Hommage à une ville et à ses communautés, réflexion sur l’appartenance, leçon d’humanité, ce premier roman de Pinar Selek est celui de toute une génération qui cherche sa voie entre la Turquie d’hier et celle de demain.

Contexte historique : Byzance, Constantinople, Istanbul, la ville cosmopolite par excellence et un personnage à part entière du roman

Istanbul. Probablement une des villes les plus riches historiquement parlant de la planète. Durant l’Antiquité, Byzance était au coeur de l’Empire Hellenistique, capitale de la Thrace. Située à l’entrée du Bosphore et clé d’accès à la mer Méditerrannée, elle a été rapidement un enjeu de géopolitique. Elle devient Constantinople sous l’Empire Romain avec l’empereur Constantin. Puis, elle devient Istanbul à la suite de la chute de Constantinople en 1453, appartenant à présent à l’Empire Ottoman. Enfin, en 1923, après la première Guerre mondiale et la chute de l’Empire Ottoman, Istanbul devient partie de la République de Turquie dont la capitale est Ankara.

Il suffit de voir ce rapide topo pour constater qu’Istanbul joue un rôle important entre l’Occident et l’Orient, entre l’Europe et le Proche-Orient. Istanbul est un carrefour de cultures, de civilisations et de peuples. Istanbul est riche de cette diversité. Mais qui dit diversité et richesse culturelle d’un côté, dit aussi faiblesse et division dès lors qu’un gouvernement et un peuple produit des inégalités. Marqué par le génocide arménien de 1915, Istanbul (rive européenne et rive asiatique) accueille plusieurs communautés religieuses et civilisationnelles.

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Districts d’Istanbul avec ses rives : entre Europe et Asie (source : Istanbul Wikipédia)

De fait, il semble évident que cette ville et zone géographique est une source d’inspiration pour les auteurs qui aiment s’attacher aux mentalités de leurs personnages confrontés à un environnement difficile. Pinar Selek connaît bien son sujet et elle le démontre avec brio dans La maison du Bosphore.

La maison du Bosphore

Les personnages. C’est bien sur eux que repose tout l’intérêt de ce roman. Comment peut-on vivre dans une société étrangement figée ? Peut-on avoir des idéaux ? Les revendiquer ? Comment peut-on vivre après un coup d’Etat ? Comment peut-on être soi-même, trouver sa voie, dans une société où les diversités, autrefois richesse, devient critère de clivage ?

Pinar Selek aborde toutes ces interrogations avec subtilité et douceur, offrant un point de vue différent selon les personnages : l’engagement dans la révolte pour certains, les études pour d’autres, la recherche de l’amour, la patience, la vie et la mort toujours présentes inextricablement liées.

J’avais découvert la plume de cette autrice grâce à son conte pour enfant Verte et les oiseaux, et j’avais déjà été touchée par sa douceur et sa poésie, sa capacité d’analyse, surtout sa bienveillance envers l’humanité. Malgré tout ce que l’humain est capable de faire d’atroce (je vous épargne les exemples historiques, vous en connaissez au moins un ou deux), Pinar Selek a confiance, a de l’espoir et elle le démontre à chaque page tournée de La maison du Bosphore.

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Vue panoramique d’Istanbul, vue du Bosphore. De gauche à droite Mosquée bleue, Sainte-Sophie, Palais de Topkapı, et quartier d’affaires de Levent. (source : Istanbul WikipédiaBen Morlok)

Lire ou ne pas lire : La maison du Bosphore de Pinar Selek ?

Bien évidemment, je vous recommander cette lecture avec beaucoup d’enthousiasme. C’est un roman qui ressemble à la vie : dure, douce, chaleureuse, difficile, angoissante mais tellement riche, à l’image de l’histoire d’Istanbul, à l’image de chacun des personnages qui portent la totalité de cette richesse en eux malgré leur appartenance à une des nombreuses communautés de la ville. C’est un roman sur la recherche de soi, les tâtonnements, les essais et les erreurs, parfois aussi les réussites, mais fondamentalement, c’est un roman sur l’ouverture d’esprit, la conscience de notre monde et sur l’amour de l’humanité, inconditionnel.

Le Petit Bonheur hebdomadaire #32

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Hello les Earl Grey’s !

On se retrouve aujourd’hui pour le Petit Bonheur de la semaine. Si vous me suivez sur ma page facebook, vous savez sans doute pourquoi celui de la semaine dernière n’a pas été publié. Ce qui va être d’ailleurs directement relié au petit bonheur de cette semaine. Si vous êtes un.e amoureux.se des animaux, vous me comprendrez (et vous aimerez mon gif final).

Jeudi soir dernier, nous nous sommes aperçu que notre minette avec un abcès au niveau de la babine. Elle était difforme la pauvre (j’aurais dû prendre une photo souvenir en bonne grande sœur ingrate que je suis pour mon chat). Du coup, forcément, la journée de vendredi a été bousculée car on a couru chez le vétérinaire pour la montrer en urgence. La semaine a donc été un peu placée sous le signe de l’inquiétude à surveiller la princesse féline, d’autant que vu son âge canonique, on s’attend à ce qu’elle nous quitte du jour au lendemain. Cela dit, malgré le soucis, sa babine a désenflé dès la piqûre d’antibiotique du vétérinaire et hier, elle a officiellement annoncé qu’elle était guérie ! Ouf !

Mon petit bonheur cette semaine est donc de savoir mon vieux chaton sain et sauf pour quelques temps encore !

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Et vous, quel a été vos petits bonheurs ? Etes-vous aussi gaga avec vos animaux de compagnie que moi ?

Les Petits Bonheurs des blogs

N’hésitez pas à vous promener sur les blogs des copinautes pour découvrir les bonheurs simples (et aussi moins simples, ça compte aussi) qui ont jalonné leur semaine.

L’âge de raison – Jami Attenberg : attention, lecture à risque

IMG_20180503_125636_737Je remercie les éditions Les Escales pour l’envoi de ce roman.

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le dernier roman de Jami Attenberg, L’âge de raison. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a deux ans, j’avais découvert l’auteure avec Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés et ce roman avait été un énorme coup de cœur tant sur le fond que sur la forme car il présentait une narration particulière qui donnait beaucoup d’originalité à l’histoire. C’est donc avec enthousiasme que je souhaitais découvrir son dernier roman. Malheureusement, comme tout bon auteur, parfois l’originalité parle au lecteur, d’autre fois, pas du tout. Et pour le coup… ça n’a pas fonctionné du tout pour moi avec L’âge de raison.

Résumé : Les tribulations d’une New-Yorkaise bien décidée à vivre selon ses propres règles. Autour d’Andréa, célibataire légèrement alcoolique ayant renoncé à sa vocation artistique, tout le monde semble avoir une idée bien précise de ce que signifie  » être adulte  » : Indigo, sa meilleure amie, a choisi de se marier, son frère vient de devenir papa, et son ami Matthew consacre tout son temps à la peinture en espérant percer un jour. Pour Andréa, la vie d’adulte ressemble surtout à une lutte permanente. À l’ombre de l’Empire State Building, elle cherche sa voie. Comment tracer son chemin à New-York quand on aime les pas de côté ? Existe-t-il vraiment un âge de raison ?

Honnêtement, avec le résumé, je m’attendais à un roman plutôt léger abordant le sujet si particulier de l’âge de raison, ce moment où l’on passe de l’adolescence à l’âge adulte (si tant est qu’on y passe un jour, ce qui à mon sens, n’a rien de sûr). Bien mal m’en a pris.

Loin de retrouver une Bridget Jones un peu plus raisonnable que l’originale, je me suis retrouvée avec un Droopy qui n’en menait clairement pas large et qui refusait de prononcer sa mythique phrase indolente « I am happy ». L’héroïne n’est pas happy. Mais alors pas du tout. Du tout. Du tout. A tel point que j’ai peiné à terminé les malheureuses 200 pages qui composent le roman tant la morosité ambiante, soutenue par un récit à la première personne du sujet, était lourde.

Loin de moi l’idée de dire que le livre est mauvais, attention. J’ai tout de même retrouvé la plume vraiment agréable à lire de Jami Attenberg et, en soi, le roman est une tranche de vie particulière correspondant à cet âge de raison. L’héroïne se cherche, se cherche beaucoup, se trouve assez peu, mais le lecteur découvre un personnage abîmé par la vie dans son être profond et dans ses interactions avec le monde : ses amis, sa familles principalement.

Mais ce n’est vraiment pas le genre de livre que j’aime lire. A aucun moment je ne me suis sentie vraiment à l’aise durant cette lecture et le personnage principal m’était totalement antipathique. Ses choix de vie me paraissaient tous dénués de logique (à part une logique auto-destructrice, sans aucun doute) et cette façon de vivre se trouve tellement à l’opposé de la mienne que j’ai eu beaucoup de mal à éprouver des émotions pour/avec elle. Droguée, alcoolique, auto-centrée et j’en passe… Quel dommage ! Je suis bien d’accord que l’art est censé provoquer des sentiments (quels qu’ils soient, même négatifs) mais je trouve aussi important de susciter des émotions positives, surtout dans le monde dans lequel nous vivons.

Lire ou ne pas lire : L’âge de raison de Jami Attenberg ?

Vous aimerez ce livre si vous êtes un peu maso et que vous aimez les histoires tristes, les personnages torturés jusqu’à la moelle et les tranches de vie.
Vous aimerez moins si vous adorez vraiment beaucoup la chick litt, on y est pas du tout.
Pour ma part, je recherche de bonnes ondes dans mes lectures et ce n’est définitivement pas ce que je retiens de ce livre. Mazie était bien plus porteur de positivisme et d’espoir que celui-ci, très sombre. Pas de coup de cœur donc, mais je suivrais tout de même l’auteure car son style est particulièrement intéressant.

Le Petit Bonheur hebdomadaire #31

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Coucou les Earl Grey’s,

Comment allez-vous cette semaine ? De mon côté, le bonheur du soleil est reparti. Entre la pluie et le vent, j’ai carrément ressorti les bougies et même si j’adore faire ça à l’automne, je me dis que ce n’est pas bien normal au mois de mai. Ce printemps aura été un brin catastrophique et moralement, il faut s’accrocher à d’autres petites choses.

Justement, j’en ai une qui a particulièrement marqué ma semaine : La Casa de Papel.
Je sais, je sais, vous vous dites peut-être « pouaaah trop mainstream » mais en fait pas du tout. La série mérite vraiment le succès qu’elle a avec un scénario surprenant, plein de rebondissements et surtout des personnages très soignés. J’attendais chaque jour avec impatience de retrouver notre groupe de voleurs préférés, retenant mon souffle toutes les deux minutes et… J’adore Berlin. (Je sais c’est terrible!) Et vous ? Vous connaissez la série ? Qui a votre préférence ?

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Les Petits Bonheurs de blogs

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