Le Petit Bonheur hebdomadaire #27

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Coucou les Earl Grey’s,

Comment vous allez en cette fin de semaine ? Comment ça déprimés à cause de ce mauvais temps qui traîne en longueur et nous empêche de nous prélasser au soleil à la moindre minute de libre ? Oui… moi aussi en fait. Je vous avoue que, au moment où j’écris ces mots, ce sont des cordes qui tombent au dehors et pour un 30 mars, ça me déprime mais alors complètement.

Pourtant, il est l’heure du petit bonheur alors essayons de balayer d’un revers de main méprisant le mauvais temps pour nous concentrer sur la semaine écoulée. Encore une fois, je n’ai pas à chercher bien loin ce qui m’a fait plaisir durant ces derniers jours. Pour tout dire, depuis vendredi dernier, c’est le festival du cinéma d’Alès. Itinérances, 36e éditions. Et si je ne suis pas allée au cinéma tous les jours, j’ai quand même profité de demi-journées bien remplies de grand écran. D’ailleurs, j’y retourne demain et j’ai hâte (enfin s’il ne pleut pas des milliards de litres d’eau… – ok j’exagère carrément mais pas tant que ça non plus).

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Bref. Tout ça pour vous dire que j’ai vu tout un tas de films vraiment sympa. J’aurai aimé vous parler de certains sur le blog d’ailleurs, mais je ne sais pas si j’aurai le temps avant mercredi prochain (départ pour une semaine au Maroc). Cela dit, j’aimerai partager avec vous des avant-premières qui méritent d’être vues si par chance les films passent près de chez vous…

Et vous alors ? Vous avez pu dénicher le petit bonheur de votre semaine ?

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Le Petit Bonheur hebdomadaire #26

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Coucou les Earl Grey’s !

Je me suis tâtée cette semaine pour savoir si j’allais vous faire un petit bonheur. Faut dire que jusqu’à aujourd’hui, j’étais dans un sale état. Et pour cause. J’ai chopé une angine de fou à Paris (pour présenter des livres, je vous dis pas comme c’était pratique) et je n’émerge que ce matin avec encore une bonne toux, une voix pas toute retrouvée et une grosse fatigue. Bref, je vais mieux, oui, mais ce n’est pas encore ça du tout (en cet instant même, je rêve de ma grasse matinée de demain matin, sachez-le).

Du coup, comme vous pouvez le constater, ma semaine n’a pas été reluisante entre fièvre, toux, desséchage, comatage, et j’en passe et des meilleures. Mais je me suis dit aussi que cela faisait plusieurs fois que je me défilais un peu trop facilement alors je profite de quelques minutes où je ne suis pas en train d’agoniser au fond de mon lit pour dénicher ce qui était quand même une petite lueur dans cette semaine virale.

Et je l’ai trouvé. N’ayant pas beaucoup mangé, rien ne passant vraiment, j’ai pris beaucoup de plaisir mercredi soir à grignoter un bout de brioche. Quand je suis malade, il y a souvent peu de choses que j’arrive à manger, la brioche est sans doute mon seul plaisir et cette fois n’a pas fait exception. Depuis, dès que j’ai l’estomac stable : hop ! Un bout de brioche. Et ce sont toutes mes papilles malades qui frétillent de ce petit goût subtil et si bienfaisant. Avec une bonne tasse de thé, ça vous guérit de tous les maux ! (Oui bon d’accord, la brioche c’est mon péché mignon, j’assume entièrement !)

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Le Petit Bonheur hebdomadaire #25

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Coucou les Earl Grey’s !

Après une semaine d’absence, le Petit Bonheur revient plus en forme que jamais. Oui, parce que cette semaine, je n’ai même pas besoin de chercher bien loin mon petit bonheur. Je vous écris depuis l’appartement d’une amie à Paris et, comme chaque fois, j’adore nos petits moments parisiens.

Mais, je tiens aussi à vous parler rapidement du concert d’Indochine auquel j’ai assisté le 3 mars dernier à Montpellier. Sans être une fan assidue, c’est un groupe qui me tient à cœur car comme beaucoup de monde, j’ai grandi avec. Pour moi, c’était l’album Paradise, j’étais au collège/lycée à cette époque alors oui, ce groupe m’a marqué. C’est pour ça que quand j’ai vu leur passage à Montpellier, j’ai directement embarqué ma mère pour une virée mère/fille. La journée a été parfaite, le concert magique et je pense que je m’en souviendrai longtemps !

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Que s’est-il passé de beau de votre côté durant ses dernières semaines ? Un petit bonheur ? Un gros ? Plusieurs petits ?

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Un bon parti – Curtis Sittenfeld : Orgueil et Préjugés de nos jours…

IMG_20180227_163317_553Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Presses de La Cité et Babelio pour cette lecture.

Vous connaissez mon amour pour Jane Austen et particulièrement Orgueil & Préjugés, alors quand on m’a proposé de lire cette réécriture du cultissime roman, je n’ai pas vraiment hésité même si je suis un peu overbookée et que je galère très fortement à trouver des créneaux de lecture. Mais au diable l’appréhension de ne pas parvenir à le terminer ! Il faut dire que l’écriture fluide et la traduction agréable de Un bon parti ne sont pas pour rien dans le fait de pouvoir dévorer ce livre (non, pas littéralement, je vous rassure). Ce n’est pas un coup de cœur, mais cette réécriture s’en sort haut la main en évitant les écueils de l’exercice.

Résumé : La tension est palpable chez toutes les mères de Cincinnati : Chip Bingley, beau médecin, célèbre participant d’une émission de téléréalité, vient de s’installer en ville et… c’est un cœur à prendre. Elizabeth, de passage pour aider sa mère après l’accident de son père, se fiche bien de tous cette agitation, d’autant que Chip est toujours accompagné de son insupportable et suffisant collègue, Fitzwilliam Darcy. Elle tente de redresser les finances familiales en dépit d’une mère qui utilise le shopping en ligne comme psychothérapie et de ses trois sœurs qui vivent encore au crochet de leurs parents dans une maison qui part à vau-l’eau. Mais elle doit aussi veiller sur son père, qui préférerait s’enfiler un bon steak plutôt que de respecter les recommandations du médecin, et sur sa sœur Jane, en train de succomber au charme, ennuyeux mais certain, de Chip.

Quand j’ai vu que ce roman était une réécriture de Orgueil & Préjugés, j’étais à la fois curieuse et un peu effrayée. Difficile de s’attaquer à un livre culte, surtout de le réécrire sans dénaturer le plaisir de le lire tout en l’adaptant à un univers contemporain. J’ai donc commencé ma lecture avec un peu d’appréhension mais je me suis vite laissée emportée par la fluidité de l’écriture. Malgré ses 500 pages, le roman se lit extrêmement vite avec des chapitres très courts qui rendent le récit vraiment dynamique.

Bien évidemment, on ne retrouve pas totalement le livre de Jane Austen et les sujets qu’elle met en avant dans son oeuvre. Quoique. Le propos d’Austen était avant tout de dénoncer une société hypocrite et superficielle au sein de la noblesse et même si le parti pris est sans doute plus subtil, on se retrouve bien dans une tranche de population aisée que ce soit matériellement ou dans les origines familiales. Certes, ça ne va pas assez loin, j’en attendais peut-être un peu plus de ce côté-là d’où le fait que ce livre ne soit pas un coup de cœur. Toutefois, le résultat est là pour passer un bon moment.

Car le gros avantage, la grosse réussite de Curtis Sittenfeld, c’est d’avoir su trouver le bon équilibre entre ce qui est repris du roman d’origine et ce qui est apporté. Les idées pour adapter le roman, même si elles sont très représentatives d’une certaine catégorie sociale tout spécialement nord-américaine, sont intelligentes et collent bien aux différentes situations des personnages mais aussi à l’époque dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Aussi, rien d’étonnant de voir le personnage de Charles Bingley au milieu d’une émission de télé-réalité, une FIV avec donneur ou encore un transgenre. C’est moderne et j’adore. On s’identifie d’autant plus aux personnages.

Lizzie Bennett et Fitzwilliam Darcy sont assez réussi. Difficile de ne pas vous parler de nos deux héros préférés. Si Lizzie m’agace un peu plus que dans l’original avec sa manie de vouloir absolument tout contrôler, Darcy est quant à lui toujours mystérieux, voire un peu naïf parfois en terme de sentiments, et surtout très gentleman.

Lire ou ne pas lire : Un bon parti de Curtis Sittenfeld ?

Les amoureux.ses de Jane Austen et d’Orgueil & Préjugés ne seront pas déçus par cette réécriture. Sans être parfaite, l’auteure évite de trop coller à l’histoire, ne pas la morderniser suffisamment ou trop le faire, les caractères des personnages sont maîtrisés. Même s’il manque un peu plus de parti pris, un peu de développement de certains sujets, le roman reste vraiment très agréable à lire et divertissant. Les fans de Jane Austen se délecteront de ce moment où nos personnages préférés évoluent dans notre monde.

Alors, vous tentez l’aventure ?

LoveStar – Andri Snaer Magnason : science-fiction métaphysique

IMG_20180215_163343_224Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas proposé de chronique littéraire. Il est temps de remédier à cela et comme promis je vous fais part de mon avis sur LoveStar de Andri Snaer Magnason. Un roman de science-fiction qui non content de poser les bases d’un univers régi entièrement par la publicité, propose également une vision de la vie, l’amour, de la mort (et par extension, de dieu). J’ai rarement de coups de cœur en science-fiction car le côté magie qui me transporte n’est par définition pas dedans mais je dois dire que j’apprécie toujours les questions existentielles qu’ils peuvent soulever pour certains et on peut dire que j’ai été servie avec LoveStar.

Grand Prix de l’imaginaire 2016 – Roman étranger

Résumé : LoveStar, industriel génial et visionnaire, a bâti sa fortune sur un système de communication inspiré des oiseaux migrateurs, libérant pour toujours l’humanité du carcan de l’électronique. Et ce n’était que le premier jalon de son empire. Entre autres inventions révolutionnaires, REGRET vous permet de rembobiner vos enfants, inLove calcule votre âme soeur sans erreur possible, et avec LoveMort vous pouvez offrir à vos concitoyens le spectacle grandiose de votre corps changé en étoile filante. Indridi et Sigidur filaient le parfait amour, jusqu’au jour où Sigidur reçoit sa lettre d’inLove : ça y est, le système a trouvé son seul et unique… mais ce n’est pas Indridi !

Une société de sur-consommation

Sur la base des inventions d’un savant fou, Andri Snaer Magnason nous propose avant tout de découvrir une société extrême. Etant très sensible à la consommation, que ce soit la mienne (je réfléchis à chaque achat non indispensable par exemple), ou celle de la planète et du mouvement global de l’humanité, j’ai particulièrement été écœurée par ce que l’auteur décrit (et sans aucun doute condamne). La publicité a envahit le quotidien, à tel point que l’humain est bombardé sans discontinuer par des spots commerciaux tout au long de la journée, ciblés en plus de ça pour correspondre à chaque groupe d’individu afin d’être certain à 99,9% de provoquer l’achat. Autant vous le dire tout de suite : la journée du Black Friday en octobre dernier m’a totalement traumatisé, j’ai résilié 95% de mes newsletters et je supporte de moins en moins la pub où quelle soit car je me mets à l’analyser (quel public elle vise ? le message est-il pertinent ? abusif ? équilibré ? Me prend-on pour une courge ? Oui ? Non ? Sbravaradjan ?) Alors oui, ce livre, cette société décrite m’a parlé. Et elle m’a dit que c’était définitivement un truc que je détesterai. Cela dit, l’univers est intéressant car justement l’auteur dénonce une certaine dérive vers le « too much » question publicité et j’ai apprécié son propos.

Les questions de toute une vie, de toutes les vies

En parallèle de cet univers qui situe particulièrement bien le lecteur, Andri Snaer Magnason s’attache aux trois questions fondamentales de l’être humain : la vie (autrement dit, la naissance), l’amour et la mort. Le personnage du savant fou s’attache à développer des « produits consommables » pour chacune de ces trois domaines.

Tout d’abord : les naissances. Il est possible de « rebooter » un enfant jusqu’à un certain âge s’il n’est pas conforme dans son comportement à ce que les parents attendent. Il y a trois essais, trois éprouvettes contenant exactement le même ADN. Autant dire que si vous foirez l’éducation du premier, pas de soucis, vous pouvez vous rattraper. Je n’ai pas besoin de vous dire à quel point cela semble incroyable et éthiquement discutable.

Ensuite : l’amour. Le savant fou met au point un programme qui trouve votre âme sœur. Pratique pour certains. Mais quid de la spontanéité ? De l’évolution des goûts et de la mentalité ? Des circonstances de vie tout simplement ? De la beauté d’une rencontre ?… Les deux personnages que nous suivons dans le roman en font les frais et il est bien difficile d’aller contre le système…

Puis : la mort. Une nouvelle fois, le savant fou a une idée. Plus de cimetières, on envoie les défunts dans les étoiles dans des capsules et se transforment en étoiles filantes. En soi, l’idée est poétique. C’est sans doute l’idée la moins scandaleuse en terme d’éthique du roman.

Enfin : se pose la question de Dieu. Et c’est une évidence, l’auteur ne s’engage pas dans une réponse mais le savant fou se met bien en quête de cette entité qui transcende les âmes en cherchant l’endroit où vont les prières de l’humanité. Car oui, il l’a découvert : les prières vont bien quelque part.

Lire ou ne pas lire : LoveStar de Andri Snaer Magnason ?

Pour tout dire, je suis assez conquise par ce livre. Sans être un coup de cœur, je pense que c’est un livre dont je me souviendrai longtemps car il pose des questions et fait réfléchir à des choses fondamentales. C’est peut-être pour ça que le livre à reçu un prix : il parle forcément à tout un chacun. Tout le monde à son opinion, sa vision de la vie/l’amour/la mort/Dieu, et chacune de ces visions est différente et peut s’enrichir d’autres raisonnements. C’est bien là tout l’intérêt de la philosophie et de la métaphysique.
J’ajouterai que même s’il s’agit d’un roman de science-fiction, le vocabulaire employé (notamment due aux sujets traités) n’a rien d’incompréhensible comme parfois dès que l’on aborde le cyberpunk et la robotique. L’écriture est fluide, simple tout en développant un contenu d’un intérêt certain. Un très bon livre que je recommande aux amateur.ice.s de science-fiction et celleux qui aiment parfois se questionner sur les grandes énigmes de l’humanité.

N’hésitez pas à aller lire d’autres chroniques : Un Rat des villes

Si vous l’avez déjà lu, je suis bien curieuse de connaître votre avis aussi ? C’est le genre de livres qui amène forcément des discussions. Et si non, avez-vous l’intention de le lire ?