Le Petit Bonheur hebdomadaire #23

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Coucou les Earl Grey’s,

Après une semaine bien calme sur le blog, on se retrouve tout de même pour notre rendez-vous habituel : le petit bonheur. Honnêtement, la semaine a été particulièrement banale partagée entre le travail et mon manuscrit en cours et le froid extérieur qui ne donne pas du tout envie de mettre son nez dehors pour papillonner un peu. Non. Le vieux chaton qui miaule toujours autant à côté du PC. Il faut réfléchir un peu pour dégoter le petit bonheur. Réfléchir, oui, mais au final pas bien longtemps. Deux petits bonheurs émergent rapidement, affleurent la surface et s’agitent sous mon nez.

Le week-end dernier, j’ai enfin passé le cap : j’ai acheté un moule à madeleines. Ouaip. J’hésitais, c’est un peu cher. Mais ça faisait presque six mois que j’avais envie d’en faire maison alors voilà. Je n’ai pas tardé à l’étrenner : mercredi, je faisais mes toutes premières madeleines maison ! Je dois dire que c’est un succès ! Je suis particulièrement contente du résultat même si je compte changer 2/3 petites choses pour la prochaine fois ! Super fière de mes madeleines donc !

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Deuxième bonheur de la semaine : le biathlon français aux Jeux Olympiques. Tous les 4 ans, je me redécouvre une passion sans borne pour le biathlon durant les JO d’hiver. Cette année ne fait pas exception. Je me suis régalée de suivre les différentes épreuves durant cette semaine en bossant devant. C’était très agréable. Petit bonheur couronné de plusieurs médailles françaises en prime ! Je trouve ce sport particulièrement exigeant et le niveau de contrôle de soi qu’il exige des sportifs est impressionnant. Enchaîner un cardio intensif suivi par une immobilité et concentration totales pour viser les cibles, ça me fascine. Un arc et des flèches à la place de la carabine et j’aurais adoré en faire (nouveau sport aux JO d’été ? ahah!)

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Et vous ? Comment s’est passée votre semaine ?

Les Petits Bonheurs des blogs :

Histoires de lecturesLes écrits de Julie

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Le Petit Bonheur hebdomadaire #22

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Coucou les Earl Grey’s,

Il est temps de nous retrouver pour notre Petit Bonheur hebdomadaire. La semaine a été sous le signe du froid, encore, alors difficile de trouver le petit bonheur à partager avec vous dont je n’aurais pas déjà fait mention (thé, bouillotte, plaid, chat à câliner…) car je ne suis pas beaucoup sortie à part pour aller au yoga et faire du sport.

Je partage donc avec vous ces moments de bonheur de la semaine où je me rends à la salle de sport. Longtemps j’ai trouvé que je stagnais dans mes objectifs, du coup j’y allais plus par habitude que réel plaisir. Mais depuis quelques semaines, j’ai remarqué que j’avais fait des progrès, que ce soit à la course et en musculation (dos et bras notamment). Et franchement, pour moi qui n’ais jamais été une grande sportive (et qui ne le serai jamais), c’est un vrai moment de bonheur de voir que je peux monter les sacs de courses bien plus facilement !

Et vous, quel est votre petit bonheur de cette semaine bien fraîche ?

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Les Petits Bonheurs des blogs :

Eirine et ses lecturesLes écrits de JuliePopcorn & GibberishAlec à la bibliothèqueSorbet KiwiLa Tête en ClaireFan Actuel

ATTENTION : à tous les blogs participants au PBH, à partir de la semaine prochaine, je n’inscrirai sur l’article que les blogs me donnant leur lien en commentaire. Cela me demande énormément de temps et d’attention afin de réunir tous les liens et j’ai peur d’en perdre certains au passage d’autant que j’aurais moins de temps à partir de maintenant. Tous ceux qui veulent apparaître dans la liste, n’hésitez pas à vous manifester de cette façon à présent. Merci de votre compréhension ❤

Une journée avec V. Woolf : Mrs Dolloway & Léonard et Virginia Woolf

Comme je vous l’avais dit en début d’année de mes volontés pour le blog, on se retrouve aujourd’hui pour parler de Virginia Woolf. Une auteure dont je ne connaissais que le nom avant de plonger dans deux livres qui m’ont énormément rapprochée d’elle. Et pour cause, j’ai choisi de lire un des ses romans les plus connus : Mrs Dalloway, une lecture vraiment étrange entre génie et folie, je me suis longtemps posée la question même après avoir refermé le livre. J’ai poursuivi ma découverte avec l’essai de Carole d’Yvoire : Je te dois tout le bonheur de ma vie, Leonard & Virginia Woolf. Une étude qui croise les lettres de Leonard Woolf et Virginia Stephen jusqu’à leur mariage et la création de la Hogarth Press, une maison d’édition anglaise ayant eu court de 1917 à 1946 avant d’être intégrée à un groupe plus important.

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Virginia Woolf, source

De quoi me familiariser avec une femme en avance sur son temps mais en proie à des démons qu’elle semble avoir eu beaucoup de mal à mettre de côté…

Mrs Dalloway – Virginia Woolf

51I5GIUSfgL._SX309_BO1,204,203,200_Résumé : « Mrs Dalloway dit qu’elle se chargerait d’acheter les fleurs. » De cet incipit, resté aussi célèbre que ceux de Camus ou Nabokov, découle la journée d’une femme, Clarissa Dalloway, au rythme des heures qui s’égrainent, entraînant le lecteur dans les sinuosités joyciennes de son inconscient et de ses monologues introspectifs.
À contre-sens des canons de la littérature victorienne, Mrs Dalloway n’en reste pas moins, en dépit de son avant-gardisme, un des romans les plus appréciés de Virginia Woolf, celui dont elle dira, dans son Journal d’un écrivain, qu’elle y avait exprimé « bien plus complètement que de coutume ce qu’elle voulait dire ».
Outre une technique d’écriture novatrice, Mrs Dalloway se propose de « critiquer le système social, le montrer à l’œuvre dans toute son intensité ». Virginia Woolf pose un regard critique sur la condition bourgeoise, l’évolution des mœurs, l’avenir des femmes, mais aussi sur la folie à travers le personnage de Septimus.
Mrs Dalloway, qui n’a rien perdu de sa modernité, ouvre par effet de miroir quelques portes d’entrée dans la psyché de son auteur.

Mon avis : Mes sentiments, à la lecture de Mrs Dalloway, n’ont cessé d’évoluer au fil des pages. J’oscillais régulièrement entre incompréhension, compréhension, sentiment de folie, de beauté, de génie. C’est peut-être ce qui fait tout le charme de cette oeuvre : les sentiments qu’elle suscite.
On y découvre 24h dans une journée londonienne, 24h de la vie d’une femme, Mrs Dalloway flânant, s’inquiétant, préparant la soirée du soir qu’elle organise chez elle. 24h durant lesquelles le lecteur passe de pensées en interrogations en doutes et en douleurs et regrets, de personnages en personnalités. J’ai eu l’impression, souvent déstabilisante, de m’être transformée en abeille butinant les pensées au gré du vent.
En refermant le livre, l’impression qui demeure, c’est cette incroyable faculté de comprendre et appréhender les diverses individualités car plus que Mrs Dalloway, ce sont les pensées de toute une classe sociale que l’on découvre dans leur intimité et leur faiblesse.
En bref : un roman difficile à appréhender mais riche et très émouvant.

Je te dois tout le bonheur de ma vie – Carole d’Yvoire

51XxwLxsPEL._SX301_BO1,204,203,200_Résumé : «  Bloomsbury m’enchante, il est la vie même.  »
 Dans un récit inédit, vivant et abondamment illustré, Carole d’Yvoire raconte les premières années et la rencontre de deux êtres fascinants  : Virginia Stephen et Leonard Woolf, dont l’union sera symbolisée en 1917 par la naissance de la maison d’édition Hogarth Press.
Sont ainsi célébrés dans ce texte émouvant une période activité artistique foisonnante et ceux qui, face au tragique, choisissent l’affirmation de la vie, d’une «  vie intense et triomphante  ».

Mon avis : Avec Je te dois tout le bonheur de ma vie, Carole d’Yvoire retrace l’histoire d’amour entre Léonard Woolf et Virginia Stephen devenue Woolf. Elle croise les récits, carnets de vie et lettres de ces deux personnages qui ont laissé une empreinte indélébile dans le Londres du début du XXe siècle.
Lorsque j’ai craqué sur ce magnifique objet, je ne m’attendais pas du tout à ça. Je m’attendais à une sorte d’étude romancée illustrée. Mais non. Avec ce livre, vous plongerez dans une étude historique en bonne et due forme avec des sources et une bibliographie fournies et s’appuyant sur les témoignages recoupés de Virginia et Léonard.
Passée la surprise, je dois dire que c’est un livre intéressant. A la fois sur la période du début XXe en Angleterre que je ne connaissais qu’à travers Downton Abbey, mais aussi (et surtout) à propos de Virginia Woolf. Une auteure classique dont je ne savais rien. J’y ai appris les pertes successives auxquelles elle a du faire face en un laps de temps court, les crises d’angoisse (ou de folie, apparemment son mal n’a jamais été qualifié) qui la faisait sombrer pendant des semaines voire des mois dans de terribles phases de dépression, et surtout cet amour qu’elle partage avec Léonard Woolf. Un amour totalement innovant pour une époque encore empreinte de traditionalisme.
Le livre contient également les deux nouvelles qui ont donné lieu à la première publication de leur maison d’édition la Hogarth Press : Trois juifs de Léonard et La marque sur le mur de Virginia.
En bref : un livre très instructif dans lequel on découvre des choses étonnantes et la force d’un amour entre deux personnalités très particulières.

Avez-vous déjà lu des livres de Virginia Woolf ? Quelles impressions en avez-vous eu ? Cette période historique, foisonnante d’idées nouvelles, vous attire-t-elle ? Dites-moi tout !

Le Petit Bonheur hebdomadaire #21

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Coucou les Earl Grey’s !

Après une semaine très chargée, il est l’heure de nous retrouver pour notre désormais rituel Petit Bonheur hebdomadaire. J’en profite pour m’excuser, je n’ai pas encore eu le temps de répondre à vos commentaires sur les articles de la semaine, je n’ai pas non plus eu le temps d’aller faire un tour sur la blogo mais promis, je me rattrape ce week-end. Mais revenons-en à ce qui nous préoccupe aujourd’hui : les petits bonheurs !

Je dois bien dire qu’il y en a quelques uns. Même si je n’ai pas eu celui de me réveiller avec un paysage tout blanc à l’extérieur (sniff), les températures ont drôlement baissé et cette semaine a marqué le retour en force de la bouillotte. Élément indispensable pour  que je puisse passer l’hiver car sinon j’ai les orteils qui se transforment en mini glaçons. Bon ok, c’est pareil pour les mains, je suis obligée de travailler avec des mitaines.
Pour couronner le tout, je suis enfin allée faire le Soin du visage que j’avais eu en cadeau à Noël et je dois bien dire que ça fait un bien fou. C’est la première fois que j’en faisais un et c’est très agréable de passer une heure à passer diverses crèmes, masser à la fois avec une machine puis un autre massage, manuel cette fois, un masque, de la musique d’ambiance et toutes ces bonnes odeurs. C’était vraiment très relaxant et je sens ma peau ressourcée, parée pour le grand froid ! (Tout est relatif, surtout quand on habite dans le sud de la France. Vous voyez Jamel Debouze dans Asterix Mission Cléopâtre lorsqu’il rend visite aux Gaulois ? C’est moi quand je vais à Paris. CQFD. « Il fait au moins moins huit mille ! Aglagla… »)
Une bonne semaine pleines de petits bonheurs encore…!

Et pour vous ?

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Les Petits Bonheurs des blogs :

Sorbet KiwiPopcorn & GibberishLe Petit Pingouin vertLes écrits de JulieCes petits motsLa Tête en ClaireJune & cieLes tribulations de Coco

Vlast – Peter Higgins : une distopie étrange alliant politique, croyance et psychique

IMG_20180121_120522_930En théorie, j’aurais dû vous présenter cette lecture en compagnie de Alec à la bibliothèque et Le petit monde d’Isa mais mes copines de lecture m’ont lâchement abandonnée durant la traversée de Vlast. En cause ? La bizarrerie ambiante et l’absurde presque à son comble (pas totalement, j’ai lu plus absurde que ça). Non, non ! Ne partez pas ! Vlast n’est pas mauvais ! Loin de là. Il est juste extrêmement particulier et, de fait, ne peut pas plaire à tout le monde. Seule rescapée de l’aventure, je m’en vais donc vous conter un peu mon avis sur cet étrange roman de Peter Higgins.

Résumé : L’inspecteur Vissarion Lom est convoqué à Mirgorod, la gigantesque capitale du Vlast, afin d’arrêter un terroriste, l’insaisissable Kantor. Un état totalitaire usé par une guerre interminable doit se montrer impitoyable. Mais Lom découvre la corruption qui règne à Mirgorod, entre police secrète et révolutionnaires, cabarets et artistes maudits. En compagnie de la fille de Kantor, il dévoile une conspiration qui s’étend aux plus hautes sphères du parti. Il est temps pour lui de changer de camp…

Avec Vlast de Peter Higgins, lâchez toutes idées préconçues sur la dystopie, le thriller, le fantastique ou encore la Russie. Dès les premières pages, l’auteur choisit de laisser son lecteur décontenancé sur une bonne centaine de pages. Et pour cause, j’ai eu bien du mal à me repérer, à trouver mes marques dans ce roman. Moi qui croyait que cela se passait en Russie, que nenni. Enfin, façon de parler. Je suppose qu’il s’agit bien de la Russie, mais de la Russie que l’on connaît, il n’y a bien que la sonorité des noms. Et de fait, je n’ai réussi à prendre pieds dans cette mer informe que bien tard dans ma lecture.

Ajoutez à ça du fantastique avec des anges qui prennent possession des esprits, une pluie qui prend forme humaine, des dons psychiques étouffés par de la peau d’ange aux capacités particulièrement étranges… Sans oublier le contexte de dystopie où le gouvernement se retrouve embourbé dans une guerre et une répression interne contre un ennemi indéfini mais se rapprochant de… la nature ? Si j’ai bien tout compris. Car même après avoir terminé le livre, je reste totalement sceptique. Je n’ai clairement pas détesté ma lecture puisque j’ai terminé le livre, mais j’ai du mal encore à savoir si j’ai simplement aimé ou adoré. Vous connaissez mon goût pour les récits absurdes et poétiques où l’on ne comprend pas forcément tout du premier coup… On est à nouveau en plein dedans avec Vlast.

La seule chose qui m’a énormément déçue, c’est la fin. Autant j’étais prête à accepter de ne pas tout comprendre et de me laisser porter par le récit, de me laisser entraîner là où Peter Higgins voulait m’emmener, sans protester, autant ne pas finir un livre, c’est un peu de la fainéantise. Et je ne parle pas de fin ouverte (ce que j’aime bien lire et écrire d’ailleurs), je parle réellement d’une absence de fin. Le livre se termine sur les protagonistes qui partent s’occuper de l’objet qu’ils ont cherché pendant tout le récit. Ok. Quid de l’objet ? Quoi t’est-ce ? Comment tu l’ouvres ? Que tu fais après ?… Et bien je l’ai eu dans l’os alors que son nom de Pollandore me vendait des questions et du rêve.

Lire ou ne pas lire : Vlast de Peter Higgins ?

Si vous n’aimez pas l’absurde, si vous aimez tout comprendre de A à Z, si vous êtes cartésien, fuyez ! Pauvres fous !
Au contraire, si vous êtes d’un naturel à vous laisser porter par un récit, que vous ne tentez pas toujours de dénicher le sens des choses (ou si vous le faites, que vous n’avez pas de problème à ne pas avoir de réponse à vos questions), la curiosité peut peut-être vous faire ouvrir les pages de Vlast.
Enfin si comme moi, vous avez des problèmes avec les choses non-finies, autant vous le dire tout de suite : ne lisez pas ce livre. J’ai beau avoir quand même apprécié le développement, je regrette un peu d’avoir continué l’aventure sans Alec ni Isa car j’ai eu envie de hurler à la fin de la lecture.

L’avez-vous lu ? Si oui, je suis vraiment très curieuse de vôtre avis parce que c‘est un OVNI littéraire comme on en voit assez peu !