L’heure du bilan | Septembre 2017

l'heure du bilan octobre (11)

Coucou les Earl Grey’s !

Et oui, encore un mois qui se termine et un bilan qui arrive. Cela dit, comparé à d’habitude, septembre est passé moins vite pour moi. La raison ? Probablement le temps qui n’en fait qu’à sa tête oscillant entre l’automne (chouette je peux sortir plaid et bougies) et retour de l’été en fanfare (obliger de ranger tout ça avec les 30° dehors). Je ne rechigne pas sur le soleil, au contraire, mais j’avoue que l’hésitation climatique est un peu fatigante. Et terriblement mauvaise pour la santé. Résultat, rhume des foins depuis un mois, je n’attends plus que le rhume viral pour compléter le tableau ! Mais croisons les doigts.

Le mois de Septembre a été marqué par mon envie d’améliorer mon écriture. Mais ça a réveillé en moi une énorme envie d’écrire, je planche actuellement sur deux projets, un gros qui mettra sans doute un peu de temps à se mettre en place et un plus petit dont j’aimerai commencer la rédaction dans les jours qui viennent (merci mes études d’histoire qui facilitent mes écrits historiques – mais je n’en dis pas plus pour le moment).

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Du côté du blog, c’est un mois littéraire qui s’est déroulé, je n’ai pas pu aller au cinéma et je suis toujours en plein dans mon visionnage de Star Trek next generation (7 saisons, ça prend un peu de temps), donc pas d’articles Petits ou Grands écrans. Je prévois de vous en faire pour octobre par contre ! Vous pouvez donc retrouver mes chroniques de livres :

  • Le Roi des FauvesAurélie Wellenstein
  • Verte et les oiseauxPinar Selek : un conte pour enfant et une auteure engagée à découvrir
  • RévoltéesCarole Trébor : à paraître en octobre pour l’anniversaire des révolutions russes, mon coup de cœur jeunesse du mois
  • Lady RudgeSonia Quémener : un étonnant récit mélangeant steampunk et extra-terrrestres
  • Max et la grande illusionEmmanuel Bergmann
  • Tous nos contretempsElan Mastai : un coup de cœur pour cette vision des voyages temporels, de l’humour et un héro attachant
  • Sous l’ombre du vampire (Octavie d’Urville #1)Esther Brassac : légèreté et humour pour une héroïne qui serait une parfaite meilleure amie
  • L’écliptiqueBenjamin Wood : coup de cœur en littérature générale (ils sont assez peu nombreux pour moi pour que je vous le signale)

Comme vous pouvez le voir, il y a eu plus de coups de cœur que d’habitude ce mois-ci mais dans des genres variés. J’aime bien. Du coup, je me dis que j’ai passé un très bon mois de lecture !

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Deux points encore. J’ai annoncé que je participais au Mois de l’imaginaire en partenariat avec Sauramps en Cévennes. Le mois d’octobre sera donc exclusivement imaginaire que ce soit pour celleux qui veulent commencer à s’y plonger mais aussi pour les plus aguerris, pour les jeunes et les moins jeunes… Mes envies de lectures sont aussi éclectiques que le nombre de genres et sous-genres de l’imaginaire. J’espère que vous apprécierez !

Pour terminer, je voulais dresser un petit bilan du rendez-vous que j’ai instauré sur le blog : Le Petit Bonheur hebdomadaire. Je voudrais tout d’abord vous remercier pour la réception que vous en avez faite, vous avez été très enthousiastes et beaucoup se sont joint à moi au fur et à mesure des semaines. Cela fait maintenant un mois que nous partageons nos bonheurs et ça fait du bien de voir que dans ce monde, nous sommes encore capable de trouver des petites choses qui nous font sourire. Merci à tous et toutes !

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Sur ce, je vous souhaite un merveilleux mois d’octobre rempli de bonheurs et de bonnes lectures !

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Le Petit Bonheur hebdomadaire #4

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Coucou les Earl Grey’s !

Cette semaine, il ne s’est rien passé de vraiment spécial. Il y a des semaines comme ça où la vie se calme d’un seul coup et où il faut creuser un peu plus pour trouver le Petit Bonheur. Oui et non. Parce que de mon côté, j’éprouve beaucoup de plaisir lors de ces semaines où rien ne se passe que la routine : lecture, travail d’écriture, avancement des projets, tout simplement.

Cependant, il me faut choisir une chose à partager avec vous. Mercredi soir, mon oncle et ma tante sont venus passer la soirée à la maison. Un repas « à la bonne franquette » comme on dit, de la simplicité mais surtout de longs bavardages et des éclats de rire.

Accessoirement, j’ai testé une recette de gaufres salées cette semaine, un vrai régal qui prend à peine une heure de préparation en tout et pour tout (ma cuisine préférée : bonne et rapide à faire!)

Et vous, quel a été votre petit bonheur cette semaine ?

Les Petits Bonheurs des blogs :

Alec à la bibliothèqueLe Rat des villesLe Petit Pingouin vertLes écrits de JulieFan ActuelLa Paupiette Culturelle

L’écliptique – Benjamin Wood : de l’art à la folie, il n’y a qu’un pas

41ax3Ucm+6L._SX311_BO1,204,203,200_Merci aux éditions Robert Laffont et NetGalley pour cette superbe découverte.

Dès ma découverte du résumé de L’Ecliptique, ma curiosité a été piqué au vif. L’art, le processus créatif, l’illusion et la réalité sont des thèmes qui me parlent beaucoup en littérature générale et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai commencé cette lecture. Au fil des pages, j’ai découvert un roman envoûtant que j’ai difficilement réussi à refermer le soir avant d’aller me coucher. Mais avant de vous en dire plus sur mon ressenti, je vous laisse découvrir le résumé.

Résumé : 1972, sur l’île de Heybeliada au large d’Istanbul, le refuge de Portmantle accueille des artistes en burn-out. Knell, talentueuse peintre écossaise, y vit depuis une dizaine d’années quand son quotidien est chamboulé par l’arrivée de Fullerton, un nouveau venu instable, qu’elle retrouve bientôt noyé dans sa baignoire. Cet événement l’oblige à considérer d’un oeil différent ce refuge régi par des lois singulières. Elle replongera aussi dans sa jeunesse en Écosse et dans ses années de formation dans le Londres des sixties.
Après le succès du Complexe d’Eden Bellwether, Benjamin Wood s’interroge, dans ce nouveau roman, sur la question de l’intégrité artistique et des conséquences parfois tragiques qu’elle peut engendrer, et sur la fragilité insoupçonnée de la frontière entre réalité et illusion. Doué d’une plume hypnotique qu’il met au service de personnages fascinants, il confirme ici tout son talent pour happer et surprendre le lecteur. (Babelio)

Lorsque j’ai commencé les premières pages de ce livre, la plume de Benjamin Wood m’a totalement conquise. Ni trop, ni trop peu, il dresse un portrait des personnages et de leur refuge dans une première partie qui aurait pu être longue mais qui passe relativement vite. C’est surtout dû aux questions que l’on se pose. Si vous avez lu le résumé comme moi, il y a de quoi s’en poser dans un passage où tout semble aller parfaitement bien, dans un cadre totalement idyllique pour tout créatif. Je me suis surprise une nombre incalculable de fois à rêver d’un endroit identique pour travailler et écrire même si, je le reconnais, il est nécessaire de côtoyer le monde pour les créatifs (notre côté contradictoire assumé). Des questions, je m’en suis posée. Tout au long de la première partie, attendant cette illusion qui ne venait pas, décortiquant le moindre détail, jusque dans la deuxième partie où j’essayais de connecter les éléments. Une deuxième partie un peu longue quant à elle mais terriblement nécessaire à la fin du récit qui, même si j’en suis venue à le sentir venir, m’a laissé subjuguée.

Je n’aime pas trop me forcer à réfléchir lorsque je lis un livre. C’est sans doute pour ça que je n’aime pas les thrillers et les polars avec lesquels mon cerveau semble obligé de débusquer l’assassin. Au contraire, j’adore les livres durant lesquels mes neurones se mettent en action seuls, de manière presque instinctives et font un job fabuleux de connexions. Ce fut le cas avec L’écliptique.

Les thèmes du processus créatif et de la folie sont filés à travers tout le récit. Ou plutôt, Benjamin Wood passe du processus créatif à celui de la folie. Une idée intéressante car grand nombre d’artistes ont subi cette dérive, à la recherche de la muse, de l’oeuvre d’art au sein même de la roche aspiré peu à peu vers la recherche infinie et l’impossible création. Pourtant, ce n’est qu’un point de vue qui amène à la réflexion. Depuis quelques mois, « l’inspiration » est un sujet sur lequel je me suis penchée et si, à une certaine époque, le manque d’inspiration pouvait conduire à la folie, je crois qu’aujourd’hui c’est bien différent. Notre environnement est tellement rempli d’idées à l’état brut qu’il suffit de tendre la main pour en attraper ne serait-ce qu’une. Le tout étant de la mettre en forme ensuite qui demande un travail organisé et surtout beaucoup de passion. Je vous conseille de lire l’article de l’auteur Jean-Sebastien Guillermou à propos de l’inspiration, très intéressant.

Lire ou ne pas lire : L’écliptique de Benjamin Wood ?

L’écliptique est un livre que je me ferai un plaisir de conseiller à tous et toutes qui aiment l’art, l’histoire de l’art, le processus créatif, l’illusion et la folie. Le lecteur plonge complètement dans la façon de peindre de l’héroïne, bute avec elle durant ses moments de doute, se réjouit avec elle durant ses succès et vibre avec elle lorsque la fièvre créatrice s’empare d’elle. C’est un livre beau et terrible à la fois qui m’a totalement transportée.

Conclusion (3)

Sous l’ombre du vampire (Octavie d’Urville #1) – Esther Brassac : fraîcheur et fantastique

IMG_20170914_160952_826Pour bien débuter la semaine, je vous propose de partir à Londres pour découvrir les aventures d’une petite fée maladroite et au caractère bien trempée. Il s’agit bien du premier tome Octavie d’Urville, Sous l’ombre du vampire de Esther Brassac. Cela faisait un moment que j’avais repéré ce livre et je suis ravie d’avoir attendue la Japan Expo pour rencontrer l’auteure et faire dédicacer mon exemplaire. Et je ne suis pas mécontente d’avoir patienté pour savourer ce roman frais qui tient drôlement la route et offre une héroïne particulièrement attachante.

Résumé : Quand on est une fée fantôme maigrichonne, de surcroît incapable de se dématérialiser avant 22 h 43, la vie n’est pas facile.
Quand, en plus, une naïade, tellement belle que c’en est choquant, a le toupet d’emménager dans un appartement adjacent au vôtre, les choses se gâtent.
Mais lorsque votre patron et ami, un vampire métamorphe au caractère de cochon, trouve le moyen de se volatiliser sans crier gare alors qu’il attend avec impatience un colis très spécial, là, ça devient franchement invivable.
Octavie d’Urville, la fée fantôme la plus complexée de Londres, est bien décidée à enquêter sur sa disparition. Heureusement, Gloria, sa meilleure amie, et Clyde, démon schizophrène, vont la soutenir.
C’est alors que, submergée par les problèmes à ne plus savoir où donner de la tête, la vie décide de mettre sur sa route un charmant rouquin aux yeux verts qui ne laissera pas notre détective débutante indifférente. (Babelio)

C’est toujours plus difficile de parler d’un livre qu’on a aimé. J’ai été confronté à de nombreuses reprises à ce phénomène et Octavie d’Urville en fait partie. J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Le résumé m’avait immédiatement emballée et en plus, c’était l’occasion pour moi de découvrir une maison d’édition, Les éditions du Chat Noir. Plusieurs autres titres me font déjà de l’oeil chez eux et c’est une évidence : dès que j’aurais réussi à faire un peu tomber ma PAL, je me fournirai chez eux. Car l’expérience avec Octavie d’Urville fut bonne, même très bonne et une agréable surprise.

Je vais d’abord vous parler de l’héroïne. Puisque le titre de la série est éponyme, autant vous dire que c’est le personnage central et que tout tourne autour d’elle. Dans un Londres où toutes les créatures surnaturelles côtoient (plus ou moins) les humains, Octavie est une jeune fée aux préoccupations somme toute matérielles : grossir (car elle fait partie de ces individus chanceux qui sont maigres et ne prennent pas de poids), trouver des vêtements qui lui vont (forcément quand on a pas de forme, difficile de bien remplir un joli décolleté dans du prêt-à-porter). Bon je dois dire que ces turpitudes me passaient au-dessus de la tête, chacune sa morpho, il faut s’adapter (ok c’est difficile et je suis la première à rager sur la mienne parfois, mais je travaille sur cette acceptation). Octavie est également en mal d’amour et ses hormones semblent la travailler quelque peu. Je reconnais que ce n’a pas été évident pour moi de m’identifier à elle, beaucoup de choses qu’elle pense, dit, ou fait ne me correspondent pas le moins du monde. J’ai fini par la voir comme une amie un peu barge me racontant ses déboires. La narration à la première personne du sujet facilitant considérablement cette tâche.

Ce que j’ai aimé par-dessus tout, c’est le ton léger du roman. Pas de prise de tête. Pas de mots abscons ni anticonstitutionnels. C’est réellement le récit d’une amie autour d’un chocolat chaud dans le café-librairie du coin. J’ai adoré. J’ai souri. Les personnages sont certes exagérés mais cela va de paire avec le ton léger et l’environnement loufoque, burlesque et un brin gothique ce qu’il faut. Parce que non content de trouver des fées, on se retrouve également avec un vampire gay maqué à un démon soooo diva. Oui, oui. Dit comme ça, vous vous dites « pfff ». Ne mentez pas, je l’entends de là où je suis. Et j’ai moi-même fait « pfff » au début. Mais une fois de plus, on s’attache à ces personnages extrêmes et c’est plaisant.

L’intrigue est parfois un peu emberlificotée, mais je dois bien dire que ça ne porte pas préjudice au sentiment général. Sur le modèle d’une enquête, Octavie découvre peu à peu tous les morceaux du puzzle qu’elle va pouvoir recoller. Sans être au centre de l’intrigue, elle ne peut s’empêcher d’y fourrer son nez et se retrouver dans les ennuis pour en ressortir grandi.

Lire ou ne pas lire : Sous l’ombre du vampire (Octavie d’Urville #1) de Esther Brassac ?

Forcément, je vous conseille ce livre. Si vous aimez le fantastique, si vous êtes en panne de lecture, si vous sortez d’un classique compliqué ou d’un pavé de 800 pages ? Ce livre est fait pour vous. De quoi détendre le cerveau tout en découvrant un univers sympathiques fait de créatures surnaturelles. C’est un vrai bol d’air frais et j’attends le tome 2 avec impatience !

Conclusion (2)

 

Le Petit Bonheur hebdomadaire #3

Le Petit Bonheur hebdomadaire

Coucou les Earl Grey’s !

Vendredi est arrivé et avec lui, c’est le Petit Bonheur hebdomadaire qui débarque. La semaine qui vient de passée a été particulière au niveau des températures, la nature hésitant encore entre l’été indien et l’automne, le vent et ses frimas d’un côté, de l’autre des rayons de soleil qui perdurent et transpercent les nuages pour nous réchauffer une dernière fois. Changement de saison signifie rhinite allergique de mon côté. Mais bon, je fais avec.

Mon Petit Bonheur de la semaine, c’est surtout d’avoir repris le yoga. Après avoir arrêté pendant un an, je me suis rendue compte que ça me manquait énormément. Pas seulement les étirements mais aussi un moment pour se poser, respirer et laisser aller son esprit. En étant auteure, je sais que je devrais prendre des temps de méditation parce que ça me fait du bien, mais seule, je n’arrive pas à trouver de moment adéquat, je suis toujours en train de penser à ce que je dois faire ensuite. Suivre des cours de yoga, c’est se donner le temps, s’octroyer ce temps-là pour ne faire que ça et rien d’autre. Et c’est une bouffée d’air dans la semaine. C’est donc un plaisir pour moi d’avoir repris les cours.

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Les Petits Bonheurs des blogs :

Les écrits de JulieLe Rat des villesLe Petit Pingouin VertIbidouu (La Paupiette CulturelleFan Actuel

 

Et vous, quel a été votre Petit Bonheur de la semaine ?