L’heure du bilan | Août 2017

l'heure du bilan octobre (10)

Coucou les Earl Grey’s !

Le mois d’août s’achève et il est temps de faire un petit bilan. Petit, car les mois d’été sont souvent plus léger, que mon mois de juillet a été particulièrement intense et que j’en ai profité pour lever le pied en août. Aussi j’ai continué à travailler sur mon deuxième manuscrit jusqu’à la moitié du mois pour ensuite me prendre deux semaines de vacances durant lesquelles j’ai bullé et j’ai lu. J’avoue ne pas les avoir vu passer et ne pas avoir pu faire tout ce que j’aurai aimé, mais bon on verra aux prochaines !

Bilan de lecture

Forcément, il explose ce mois-ci. J’ai lu 11 livres, même s’il me faut avouer que certains étaient très courts. Le point positif, c’est que ma PAL est bien contente. Je n’ai pas lu tout ce que j’avais prévu de lire cet été, car plusieurs SP sont venus pointer le bout de leur nez, mais je suis plutôt satisfaite de ce bilan.

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Bilan cinéma

Deux séances cinéma ce mois-ci et aucune séance de rattrapage même si j’en ai deux sur le feu. Ce sera sûrement pour septembre. En attendant, je suis allée voir La Tour Sombre que j’ai totalement adoré et Les Proies qui ne m’a pas du tout parlé.

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Retour sur Pause Earl Grey

Finalement je vous ai proposé pas mal de chroniques ce mois-ci malgré le ralentissement. Ce n’est pas plus mal d’autant que vous pouvez retrouver des genres assez variés (preuve incontestable de ma curiosité et mes goûts éclectiques).

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Hello September !

Septembre s’annonce studieux avec un projet personnel que je vais tenter de développer, des livres à potasser pour améliorer mon écriture et notamment mes scénarii, et enfin les livres de la rentrée littéraire. Cette année, j’ai choisi avec minutie les livres que je souhaite lire, il y en aura sans doute moins que l’an dernier mais j’espère me régaler un peu plus en procédant de cette façon. Je verrai bien !

Dans le courant du mois, je vous parlerai également d’un autre projet que je suis en train de monter avec un des partenaires du blog. Dès que tout sera bouclé, je vous présenterai l’événement mais je peux d’ores et déjà vous dire que les lecteurs du Gard seront contents.

J’ai hâte de pouvoir vous parler de tout ce qui couve en ce moment ! Les révélations ne devraient pas tarder avec la rentrée !

Je vous souhaite un bon mois de Septembre à tous, faites le plein de bougies pour préparer l’arrivée de l’automne. Pour le moment, il fait encore bien chaud dans le sud mais les températures risquent de chuter d’un seul coup, autant être prêts !

 

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Echos dans le temps – Pierre Bordage : à tous les amoureux des voyages dans le temps

IMG_20170811_090301_295Acheté au mois de mars dernier, Echos dans le temps avait surtout retenu mon attention par rapport à son auteur : Pierre Bordage. Il avait une actualité avec Arkane récemment publié chez Bragelonne et j’avais également trouvé un de ses livres chez Emmaüs, Ceux qui sauront, qui se trouve toujours dans ma PAL. J’avais entendu du bien de sa plume et comme le livre ne faisait pas 200 pages, je me suis dit que c’était moindre mal de l’ajouter à ma PAL gargantuesque. Format idéal pour l’été, j’en ai profité pour découvrir sa plume et c’est avec moins d’appréhension que je découvrirais le reste de son oeuvre car oui, j’ai aimé Echos dans le temps de Pierre Bordage.

Résumé : Kort, un homme venu du futur, débarque dans notre époque pour traquer trois criminels de son temps réfugiés au XXIe siècle. Par un concours de circonstances, il entraîne Jeanne dans son sillage, une Française condamnée à court terme par une maladie génétique orpheline. Mais leur rencontre est-elle si fortuite ? Kort émet une vibration, un écho que les natifs de notre époque ne peuvent pas percevoir. Non seulement Jeanne la ressent, mais son état s’améliore considérablement à son contact. Des plateaux des Cévennes aux sommets enneigés du Bhoutan, leur aventure réservera à la jeune femme bien des surprises. (Babelio)

Comme vous l’avez peut-être compris, le thème principal de ce petit livre est le voyage dans le temps. D’après ce que j’ai pu lire sur Pierre Bordage et son oeuvre, c’est un thème de l’imaginaire qu’il n’avait encore jamais abordé. Autant vous dire qu’il a bien fait de s’y coller. Sans révolutionner le genre, il nous offre un récit agréable et intrigant dont on suit le déroulé avec curiosité.

Pas de retour dans le temps à proprement parler, ni même un pourquoi-du-comment. On ne se situe pas totalement dans la science-fiction. Le récit se déroule en 2017 avec une héroïne de notre temps et toute l’histoire se passe dans cette espace-temps (Terre, 2017). Une héroïne qui rencontre… un voyageur du temps (suspense hein !?) et dont l’intrigue se déroule autour d’autres mystérieux voyageurs dans le temps venus se réfugier sur Terre. Dans la façon de construire son récit, de l’angle adopté, j’ai pensé immédiatement à L’homme tombé du ciel de Walter Tevis. Ce côté background science-fictionnel tout en restant très ancré dans un univers que l’on connaît pour le déroulement de l’histoire. J’aime beaucoup ça en science-fiction littéraire, peut-être parce que je suis mieux ancrée dedans, que je m’y repère mieux… Le fait est que je trouve ça intelligent comme façon de construire un récit.

Evidemment, en moins de 200 pages, difficiles de rentrer dans les détails d’une histoire. D’ailleurs, c’est bien dommage car si on devine l’univers et les implications autours des personnages du livre, j’aurais vraiment bien aimé en savoir beaucoup (beaucoup) plus. Genre carrément 200 pages de plus, ça ne m’aurait pas dérangé ! C’est sans doute le seul point que je reproche au livre.

Lire ou ne pas lire : Echos dans le temps de Pierre Bordage ?

Etant donné le format et le prix peu excessif (6€ chez J’ai Lu), sachant en plus que j’ai aimé, oui je vous recommande totalement Echos dans le temps. Certes, ce n’est pas un récit novateur dans le genre, il n’est pas parfait, et l’histoire est intéressante au point d’en vouloir plus et de laisser le lecteur un peu frustré, cela dit, ce court livre passe tout seul. Il est très agréable à lire et pour ceux qui voudraient se lancer dans la science-fiction, je trouve que son format et sa construction sont parfaits pour appréhender ce genre littéraire.

Histoire : 5/5 – Personnages : 4/5 – Style : 5/5 – Originalité : 4/5
Total : 18/20

Les proies – Sofia Coppola : le soufflé d’un thriller

074483.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxLa semaine dernière, je me suis retrouvée avec des billets de cinéma qui périmaient le 24 août. En urgence, j’ai regardé un peu les sorties. Et finalement, c’est Les proies de Sofia Coppola qu’on est allées voir mercredi soir. Que dire de cette séance ? Sans regretter totalement le choix, je suis sortie du ciné en me disant « wala. » Je me suis même demandé si j’allais vous proposer une chronique, pour la bonne et simple raison que je ne sais pas vraiment quoi dire de ce film mais certains d’entre vous m’ont incité à faire une tentative de mise en mots. Je vais donc tâcher de vous dire mon ressenti étrange sur Les proies réalisé par Sofia Coppola.

Synopsis : En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d’un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu’elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l’atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu’à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous. (Allociné)

The Beguiled

Ne sachant pas vraiment comment structurer cette chronique, je vais faire points par points. Pardonnez-moi ce côté un peu brouillon.

  • Une des raisons pour laquelle j’ai voulu voir ce film : le casting. J’adore Nicole Kidman et il faut bien dire que Kirsten Dunst et Colin Farrell, c’était pas mauvais non plus. Là-dessus, pas vraiment à redire. Les trois jouaient bien. Mais j’avoue ne pas avoir vu briller un talent quelconque. Bref, finalement assez basique avec un jeu d’acteurs fidèles à eux-même. Donc : OK sans plus.
  • J’ai adoré l’image. Le paysage de Virginie est beau, bien mis en valeur. La maison qui abrite le pensionnat est typique de l’architecture coloniale sudiste avec une grande demeure à étage flanquée à l’extérieur par d’immense colonne qui donnent un effet de grandeur. Les teintes dominantes sont le brun et l’orangé, un thème automnal qui m’a parfois fait pensé à du sépia. Donc : Superbe pour l’image.
  • On me vend le film comme thriller (voire horreur). Au bout de 45 min de film (si c’est pas 1h), je me souviens avoir dit à ma mère : « Je m’ennuie » (de façon un peu plus crue même). Il faut dire que jusqu’à l’élément perturbateur, il ne se passe rien. Mais rien. De rien. De rien. Un temps où normalement est censée monter la tension dramatique et sexuelle entre les personnages. Alors soit c’était trop subtil pour moi, soit c’était foiré complètement. Donc : Sceptique sur le rythme du film.
  • J’ai trouvé intelligent et assez symbolique d’entendre le bruit des tirs des canons. Jusqu’à l’élément perturbateur. Ce son permet de rappeler le contexte historique de la guerre de sécession. Avec du recul, peut-être même la montée de la tension dramatique même si c’est trop léger dans ce but spécifique. Donc : élément intéressant.
  • L’élément perturbateur. Il fait tellement contraste à la première partie du film que c’en est presque désagréable. J’en étais arrivée à accepter que le film soit plat et contemplatif et boum, cet élément qui me secouer la tête genre « la sieste est finie ? » Alors oui, on s’y attend forcément si on lit le synopsis mais ça m’a confirmé que le rythme du film était carrément étrange. Donc : rythme toujours bizarre.
  • Les proies, c’est qui ? Et voilà que je sors du film et je me demande qui sont vraiment les proies ? Le soldat yankee ? Mais non, ce serait au singulier. Oui ce sont les femmes qui sont visées par le titre, clairement. Mais le fait est que l’on se pose vraiment la question. Tout ça pour dire que j’en suis venue à chercher le titre en VO et sa traduction exacte. Effectivement, pour le coup ça colle beaucoup mieux et si j’avais fait cette recherche avant, je ne me serais sûrement pas posée la question. Le titre VO est « The Beguiled » dont la traduction littérale est « Les séduites ». Bon je suis d’accord que c’est pas très beau à la prononciation, cela dit en terme de sens, c’est parfait.

Je m’arrêterais là pour les points qui me viennent en tête et sur lesquels je me suis fait des réflexions tout au long du film et même après. Je dois dire que je suis sortie perplexe de cette séance et sans savoir si j’avais aimé ou pas. Avec du recul, je peux affirmer que je n’ai pas aimé. L’intrigue n’est pas assez marquée à mon goût, Sofia Coppola n’est peut-être pas allée assez loin dans le scénario, dans le jeu des acteurs pour affirmer cette montée de tension sexuelle et dramatique. J’ai pourtant senti ses intentions, malheureusement, ça c’est arrêté là. Ayant lu certaines critiques très bonnes, je suis peut-être passée à côté, peut-être que ce n’est pas le genre de film qui me correspond ou qui me parle. Dans tous les cas, je ne peux pas vous le conseiller. Simplement vous dire de vous faire votre propre opinion si vous êtes curieux. Et je me ferai une joie dans discuter avec vous car vraiment, je n’ai jamais été aussi perplexe devant un film.

D’ailleurs l’avez-vous vu ? Je suis curieuse de connaître votre ressenti. Et surtout si vous l’avez aimé, pourquoi ?

The Beguiled

La mémoire de Babel (La Passe-miroir #3) – Christelle Dabos : des questions, toujours plus de questions !

IMG_20170814_173331_499On se retrouve aujourd’hui pour parler du troisième tome de La Passe-miroir, La mémoire de Babel de Christelle Dabos. Alec à la bibliothèque et moi n’avons pas pu nous empêcher d’enchaîner sur ce dernier tome paru après notre lecture du deuxième volet. Pour ne pas changer, j’ai beaucoup aimé ma lecture, ce qui place la saga au rang de coup de coeur. J’ai beau avoir trouvé ce tome 3 un peu en dessous des deux autres (notamment du 2e), il reste quand même une partie d’un tout qui serait dommage d’être laissé de côté.

Résumé : Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ? (Babelio)

Après un tome 2 aussi réussi, il était presque évident que je ne sois pas autant emballée par le tome 3. J’ai eu un mal fou à entrer dans l’histoire. L’installation à Babel est tellement longue et pendant si longtemps, on ne sait pas vraiment où mènent les pas d’Ophélie. Certes, elle est à la recherche de Thorn mais vu ce à quoi Christelle Dabos nous a habitué comme intrigue, j’en suis venue à me demander s’il ne manquait pas quelque chose. Parce que pendant la moitié du roman, l’intrigue c’est « Où est Thorn?! » (celui ou celle qui trouve le chapeau rayé blanc et rouge a gagné). Heureusement, l’auteure m’a rendue accro avec les deux tomes précédents, donc j’ai continué ma lecture, rien que pour le plaisir de suivre les malheurs d’Ophélie.

Arrive enfin la deuxième partie. Thorn est retrouvé (ce n’est pas un gros spoil, promis) et le rythme décolle! Je retrouve enfin le dynamisme qui m’avait tant plu dans le tome 2 et là c’est question sur question sur question sur…. vous m’avez compris. L’intrigue filée depuis le premier tome, loin de commencer à se dénouer (ce que j’aurai plutôt cru puisqu’il ne reste qu’un tome avant la fin de la saga), s’alambique un peu plus. Une réponse ? Non ! La réponse débouche sur une question ! Autant vous dire que je suis au taquet pour le tome 4 parce que je veux des réponses maintenant !

Ophélie et Thorn sont encore plus attachants (si si, l’auteure est parvenu à cet exploit). Ophélie, perdue entre deux âges, finit par gagner en maturité malgré ses maladresses constantes. Thorn… alala, que dire à part que je l’apprécie plus à chaque tome ? Ce personnage se dévoile lentement mais avec tellement de saveur qu’on n’en a jamais assez. Bref. Si ce n’est clairement pas le meilleur tome des 3, la saga reste quand même particulièrement appréciable !

Rendez-vous avec le tome 4 ! L’attente de sa publication va être excessivement longue ! Dans tous les cas, à moins d’une horreur (ce qui m’étonnerait), la saga sera définitivement classée dans mes coups de cœur de l’année 2017.

Retrouvez la chronique d’Alec à la bibliothèque : La Mémoire de Babel

La Tresse – Laetitia Colombani : « histoire de femmes » n’est pas forcément « féministe »

IMG_20170814_112222_361C’est dans le cadre du club de lecture Féministe de Mélusine (Carnet Parisien) que j’ai voulu me plonger dans ce court roman publié chez Grasset et qui fait beaucoup parler de lui cet été. J’ai rarement pour habitude de lire « le-livre-que-tout-le-monde-lit » du moment. Quand le livre me rend curieuse, j’attends toujours que la « vague » soit passée pour me plonger dedans. J’aurais peut-être du pour celui-ci. Il se trouve que si j’ai passé un bon moment de lecture, ça n’a pas été le feu d’artifice que j’attendais au vue des chroniques dithyrambiques que j’ai pu voir passer (et qui passent encore) sur la blogosphère. Mais comment cela se fait-ce, vous demandez-vous peut-être ?! Réponse après le résumé.

Résumé : Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité. (Babelio)

Parmi les lecteurs, il y a un petit groupe un peu embêté car il lui est impossible de lire un livre dont on parle H24 (ou presque). J’en fais partie. Et malheureusement, ne m’étant pas vraiment écoutée, je n’ai sans doute pas apprécié le livre à sa juste valeur (peut-être ?). Je fais aussi partie des lecteurs qui n’aiment rien comme les autres (pas seulement en lecture du coup, je m’y suis déjà faite). Les signes étaient là, me disant de ne pas acheter le livre, que je n’étais pas sûre d’avoir un coup de coeur, mais ma vilaine curiosité et mon enthousiasme grisé par les chroniques ont eu raison de ma raison.

Je vous rassure quand même. Le livre n’est pas un mauvais livre. J’ai même plutôt apprécié ma lecture, c’était plaisant (enfin façon de parler car les sujets abordés ne le sont pas). Mais voilà, ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. On me l’avait vendu comme hyper féministe. Je n’y ai vu que des histoires de femmes. Belles histoires, on est d’accord. Des histoires de femmes fortes et courageuses, ça oui. Mais pour autant, est-ce suffisant pour en faire un livre féministe ? Je n’en suis pas certaine. Sarah, au Canada, est l’archétype de la wonder women, aussi douée dans son rôle de maman que d’avocate (quid du rôle de Sarah-la-femme dans tout ça ?) et moi, les archétypes….wala quoi. Giulia, en Sicile, évite de peu un mariage arrangé (cliché again ?) tout en sauvant l’entreprise familiale (ça j’ai beaucoup aimé par contre). Enfin Smita, en Inde, une intouchable qui s’enfuit avec sa fille pour lui éviter le même sort (à mon sens l’histoire la plus intéressante des trois proposées).

Laissons donc de côté le drapeau féministe avec ce livre et apprécions le à sa juste valeur : une belle fiction contemporaine où se mêlent difficultés de la vie et poésie. Bon, dis comme ça, ça ne vous donne peut-être pas envie. Effectivement, je ne suis pas sûre que je l’aurais lu si on me l’avait vendu comme ça car j’ai horreur des histoires tristes à pleurer les larmes de tout son corps. Pourtant, je serai passée à côté d’un joli moment de lecture. Joli, parce que la poésie, le fil directeur choisi par Laetitia Colombani est très original et surtout très beau. J’oublierai juste une phrase qui m’a renvoyée directement à Asterix Mission Cléopâtre (celles et ceux qui ont lu le livre et sont fan du film comme moi -peu de gens peut-être- sauront). Et au fond, le livre ne fait pas tant pleurer que ça (pas du tout même) notamment grâce à une narration totalement détachée qui ne joue pas les intruses.

Lire ou ne pas lire : La Tresse de Laetitia Colombani ?

Si le résumé vous intrigue, ne vous dites pas que vous allez lire un livre féministe. Maintenant, vous pouvez y aller sans problème. C’est un beau livre avec des histoires pas toutes originales mais qui sont racontées avec douceur. La plume de Laetitia Colombani est détachée, elle n’est pas une intruse dans les difficultés que doivent surmonter ses femmes, toutefois, elle est empathique. Le rendu en est d’autant plus agréable qu’il se lit vite et que l’on peut le savourer tranquillement en une journée de far niente à profiter du soleil ou des premières sorties du plaid (ce qui ne semble pas tarder à arriver).