L’heure du bilan | Juillet

l'heure du bilan octobre (9)

Coucou les Earl Grey’s !

Nous sommes le 31 juillet, il est donc grand temps de faire un petit bilan du mois écoulé. Juillet a été très intense pour moi, je ne m’attendais pas à autant mais les choses ont fait que j’ai du pas mal bosser. Intensité qui va se prolonger jusque tard dans le mois d’août. Il semble que je prendrai de vraies vacances en septembre. Mais que fait-elle tant ? Vous demandez-vous peut-être ! Et bien tout simplement le début du mois a été marqué par la Japan Expo où j’ai bossé pour Bragelonne. C’est toujours un travail intense mais tellement agréable avec toute l’équipe que c’est un plaisir à chaque fois ! J’y ai rencontré mon éditeur avec qui nous avons longuement discuté de tout et de rien (et de Doctor Who), notre collaboration s’annonce vraiment sympathique ! J’ai hâte de pouvoir vous en dire plus lorsque les premières annonces tomberont (d’ici plus très longtemps maintenant), je compte faire un article sur cette première expérience dans l’édition.

Je travaille depuis janvier sur un autre manuscrit (vous le savez sûrement) et bien je devais finir les corrections ce mois-ci pour l’envoyer à ma super team de Bêta-lectrices car je dois le faire passer à un premier contact sous peu… aïe aïe aïe j’ai trop peur ! A ça, s’est ajouté les corrections éditoriales de mon premier manuscrit. Bref, tout d’un coup, alors c’est boulot boulot ! D’où mon rythme moins dense pour les chroniques. Vous l’avez peut-être remarqué mais j’ai réduit à deux articles par semaines.

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Malgré tout, j’ai quand même trouvé du temps pour livre et profiter un peu de l’été. Je compte 7 livres lus au total, j’en ai déjà chroniqué certains, d’autres arrivent début août. Je reconnais qu’il y avait des livres courts dans le lot ! Mais j’ai fait de belles découvertes.

Voyons maintenant les chroniques sur Pause Earl Grey :

6 chroniques littéraires dont une déception et plusieurs coups de coeur. On peut dire que ce fut un bon mois de lecture. Contrairement à d’habitude, je vous ai également proposé ce mois-ci plusieurs chroniques de films et je suis ravie de les avoir vu que ce soit du rattrapage ou de l’actualité, je vous les conseille tous les trois :

  • OKJA – Bong Joon Ho : un film splendide écolo-politique à voir absolument
  • Blade Runner – Ridley Scott : un classique de la science-fiction à ne pas louper
  • The Circle – James Pansoldt : un film qui fait froid dans le dos sur la dérive des réseaux sociaux

Je peux d’ores et déjà vous prévenir de rester attentif sur le blog et les réseaux sociaux car je vous proposerai un concours dans la semaine via Facebook. N’hésitez donc pas à liker la page Pause Earl Grey si vous ne l’avez pas encore fait.

En attendant, je vous souhaite un très bon mois d’août ! Pleins de belles lectures ! Et profitez bien du beau temps et de l’été. Où que vous soyez, l’instant présent est un bonheur à apprécier à sa juste valeur (et si ce n’est pas un bonheur, sachez qu’il est passager !)

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Les disparus du Clairdelune (La Passe-miroir #2) – Christelle Dabos : un envol vers les sommets

IMG_20170720_204608_495Avec Alec à la Bibliothèque, on s’était données rendez-vous en juillet pour découvrir ensemble le tome 2 de La Passe-miroir de Christelle Dabos. On avait totalement craqué sur le premier avec un coup de cœur pour elle comme pour moi. C’est avec un énorme plaisir qu’on a replongé dans les aventures de Thorn et Ophélie. Et pour n’étonner personne : on a adoré. Voilà pourquoi…

Résumé : Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Sont-elles liées aux secrets qui entourent l’esprit de famille Farouk et son Livre ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

Un tome 2. Oui. J’avais l’appréhension du tome 2. Comme toute série où l’on a adoré le premier, à tel point qu’on en a parlé à tout le monde autour de soi. Et là. La grande question de tous les passionnés de lecture : Est-ce que le tome 2 sera aussi bon ? Serai-je forcément déçue ?

Exploit de Christelle Dabos. Le tome 2 est tout aussi génial que le premier, si ce n’est plus. Dans ce deuxième volet, pas besoin de mettre en place le décor et les personnages. On en entre dans le vif dès le début et l’auteure nous dévoile toujours un peu plus de ses deux personnages principaux dont on ne se lasse pas : Ophélie et Thorn. On découvre une Ophélie de moins en moins timide, de plus en plus sûre d’elle. On découvre un Thorn de moins en moins rigide, de plus en plus touchant. Si les personnages secondaires auxquels on s’est attaché dans le premier livre sont toujours présents, je les trouve bien plus en retrait. J’aurai bien aimé les voir tous un peu plus, je l’avoue. Mais l’intrigue de ce tome 2 reposait sur l’apparition d’un nouveau personnage (et pas des moindres) : l’esprit de famille du Pôle, Farouk. Autant vous dire qu’il prend autant de place dans l’histoire qu’il semble être grand en taille.

Pour tout vous dire, je suis un peu embêtée avec cette chronique. Il est plus facile d’écrire sur un livre que l’on a simplement aimé car on en tire le bon du mauvais : on garde une objectivité et une lucidité. Pour le coup, La Passe-miroir est un véritable coup de cœur, comme on en a peu souvent… Et je n’ai rien d’objectif dans la tête pour vous en parler.

Le style de Christelle Dabos ? Souple, frais, fluide. L’action ? Tout se déroule en douceur avec de beaux moments de tension dramatique. Des switchs quand il le faut. Les personnages ? J’ai aimé en découvrir plus sur les principaux et mon seul regret et de ne pas avoir vu plus les secondaires que j’apprécie beaucoup : Berenilde, Archibald, la tante Roseline, Renard et Gaëlle…

Lire ou ne pas lire : Les disparus du Clairdelune (La Passe-miroir #2) de Christelle Dabos ?

La question ne se pose même pas. Si vous avez déjà lu le premier tome, je suppose que le deux vous attend déjà au chaud dans votre pile-à-lire. Si vous ne connaissez pas encore la saga, je vous la conseille chaudement. Classée en livre jeunesse, c’est surtout une superbe histoire fantastique que l’on peut lire à tout âge et en éprouver le même plaisir. Encore une fois, c’est un coup de cœur pour Christelle Dabos. Sachez d’ores et déjà que la chronique du tome 3 arrivera très rapidement sur le blog. Je devrais peut-être prendre mon temps pour savourer ce prochain tome mais…. Non. Impossible d’en rester là !

La chronique d’Alec à la bibliothèque : Les disparus du Clairdelune (La Passe-miroir #2)

Histoire : 5/5 – Personnages : 5/5 – Style : 5/5 – Originalité : 5/5
Total : 20/20

 

Solstices – Laetitia Arnould : une plume toujours aussi poétique

IMG_20170716_121127_386Je ne sais pas si vous vous souvenez de ma chronique sur Ronces Blanches et Roses Rouges, il y a quelques mois de cela. Et bien, je disais que je suivrai l’auteure : Laetitia Arnould et c’est ce que j’ai fait. En mai dernier, elle publiait également un autre roman : Solstices, aux éditions Gloriana et autant vous le dire tout de suite, sa plume garde une poésie très agréable. Il faut dire aussi que le résumé était alléchant…

Résumé : Gemma est l’héritière du trône d’Aroue. Elle est intelligente et dotée d’une beauté rare, insolente. Elle devrait être promise à des lendemains radieux. Oui, elle le devrait… Mais derrière son sourire d’apparat, la princesse cache un terrible secret. Une malédiction qui écrit pour elle un avenir sombre et s’éveille à chaque solstice.
Au royaume d’Aroue, la colère monte. Profitant du soulèvement d’un peuple avide de liberté, un mouvement anti-aristocrates se met en marche et contraint la princesse Gemma à quitter le château de Montanges. Esseulée, abandonnée des siens, elle prend pleinement conscience de l’avenir qui l’attend et qui l’écœure. Non, elle ne peut pas accepter de passer le restant de sa vie dans un endroit sordide, avec pour seule compagnie celle d’un homme au physique et aux mœurs abominables. Comme les insurgés, Gemma rêve de liberté.
Guidée par ce rêve, enivrée par une nuit de révoltes, elle va fuir et prendre en main son destin.
La voilà prête à changer d’apparence, à se mêler au peuple, pour pouvoir espérer des jours meilleurs. La voilà prête à suivre cet étranger aux yeux couleur de pierre, qui l’agace autant qu’il l’attire… (Babelio)

Je vais commencer immédiatement avec les petites choses que je regrette du livre car globalement, j’ai adoré et je m’en voudrais beaucoup si vous ne reteniez que le négatif.

Quand je parle de petites choses, c’est vraiment petites et d’un goût très personnel. Par exemple, comme pour Ronces blanches et Roses rouges, j’ai regretté que Gemma, notre héroïne, ne soit pas un peu plus décisionnaire. Cela dit, cela reste en adéquation avec un tempérament féminin de l’époque. Mais bon, je le note quand même car je me suis fait la réflexion. Ensuite, j’ai eu du mal à trouver le véritable fil conducteur de l’histoire : éviter son mariage avec le baron ? se marier avec un autre ? sa malédiction ? les révoltes paysannes ? son retour au château ? Malgré ça, le récit s’enchaîne, j’étais curieuse de la suite à chaque page et c’est presque devenu un page-turner !

L’énorme point positif de ce livre, au-delà d’une héroïne attachante, c’est vraiment la plume de Laetitia Arnould. Elle nous transporte dans un univers à mi-chemin entre la romance historique et le conte dans un paysage de l’ancien régime aux robes élégantes sur fond de révoltes paysannes. Grâce à la plume fluide de l’auteure, je me suis laissée totalement embarquée dans ce paysage nouveau dont je reconnaissais quelques signes distinctifs. J’ai appris à apprécier Gemma tout au long du récit, à découvrir sa fragilité et les raisons de son insécurité. Notre héro n’est pas non plus en reste. On le découvre également peu à peu. Une relation solide va naître de leur rencontre, renforcée par la menace immédiate des révoltes.

Le récit est porté haut par la poésie dont Laetitia Arnould sait faire preuve. Son style est unique et si parfois j’ai regretté que l’histoire soit aussi courte, j’y ai aussi vu un long poème en prose dont on se délecte à chaque page, chaque paragraphe, chaque mot.

Lire ou ne pas lire : Solstices de Laetitia Arnould ?

Pour le plaisir de se laisser guider par les mots et la plume de Laetitia Arnould, pour le plaisir de découvrir son univers, pour le plaisir de lire un conte... Je ne peux que vous recommander la lecture de Solstices. Pour moi, c‘est typiquement le genre de livre que j’adore : on ne se prend pas la tête et on peut se mettre à rêver aussi facilement que l’on tourne une page. Le style de l’auteure est un vrai poème au service de son héroïne dont la fragilité repose sur cette terrible malédiction. Un petit bonbon tout doux et sucré à savourer sans aucune modération !

Histoire : 4/5 – Personnage : 4/5 – Style : 5/5 – Originalité : 4/5
Total : 17/20

The Circle – James Pansoldt : la dérive des réseaux sociaux dans un avenir plus proche qu’espéré

575672.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxSi ces derniers mois je ne vous avais plus proposé de chronique cinéma, il semble bien que je veuille me rattraper en ce mois estival de juillet. Après une séance de rattrapage avec Blade Runner, je vous amène cette fois vers une sortie récente en salle : The Circle, un film de James Pansoldt dont la présence d’Emma Watson dans le rôle principal m’a convaincu d’aller le voir. Il faut dire que le synopsis n’était pas non plus inintéressant.

Synopsis : Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c’est une opportunité en or ! Tandis qu’elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l’entreprise, Eamon Bailey, l’encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l’éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l’avenir de ses amis, de ses proches et de l’humanité tout entière… (Allociné)

J’ai beau être hyper-connectée, j’aime les films qui proposent une vision des dérives d’internet et des réseaux sociaux. Inévitablement, The Circle m’a fait amèrement penser au cas Snowden, un film qui faisait froid dans le dos puisqu’il était tiré de faits réels. Ici, certes, il s’agit d’un film futuriste mais la vie quotidienne ressemble tellement au notre que ce futur semble tangible. On peut le toucher du bout des doigts. Seule l’entreprise The Circle construite comme un campus avec résidences et activités pour les employés sur ce même site, nous indique que nous n’en sommes pas encore là. Pas encore… Vous l’avez deviné, The Circle se veut futuriste mais donne des frissons car ce futur-là n’est pas si éloigné que cela.

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Et bien évidemment, le plus effrayant, c’est cette utilisation des réseaux sociaux. La pauvre Mae se retrouve obligée de mettre à jour son profil pour être « bien notée » en tant qu’employée. Tout dérape quand l’un des PDG développe une nouvelle technologie : une boule-caméra minuscule s’insérant dans n’importe quel paysage tel un caméléon. Et là, le drame dans ma tête. Toute l’horreur du livre de George Orwell, 1984, m’est revenue en mémoire et j’étais totalement effrayée de voir que l’on pouvait si facilement finir par arriver dans cet univers dystopique en ayant franchi la limite qui perdure encore aujourd’hui (aussi infime soit-elle) : la vie privée, la liberté.

Dès lors, le film a pris des allures prophétiques pour moi et je dois dire que le jeu d’Emma Watson résonnait incroyablement juste. Le plus effrayant dans ce film, c’est que le réalisateur ne montre pas de réelle opposition à tout ça. Il semble montrer des faits réels, à chacun de se faire sa propre opinion. Et le constat que j’en ai fait, à la fin du film, c’est : jamais. Aussi étrange que cela puisse paraître James Pansoldt, au début, nous fait apprécier le lieu de travail de Mae, ce n’est pas si rebutant que ça. Pourtant, insidieusement, des choses s’installent, des détails ne nous échappent pas. Et une scène terrible de dispute entre Mae et un ami à elle, finit par nous faire réagir. Une scène tragique (plus ou moins) se déroule devant nos yeux, et tous les employés, au lieu de soit se mêler de leurs oignons, soit tenter de désamorcer la situation, se postent tout autour, tablette à la main pour filmer le tout. Une dizaine de personne, tablette en main, à 10 mètres à peine, filme deux personnes en train de se disputer. Non. No way. Mais…en est-on si éloigné quand on voit des gens filmer une maman ourse et ses petits qui vont se baigner sur la plage, filmer des accidents de la route, et le moindre moment de leur vie ? A quel moment a-t-on arrêté de vivre dans l’instant ? A quel moment a-t-on arrêté de regarder le paysage de nos propres yeux ? A quel moment, notre société est-elle devenue une société de voyeurs ?

 

Voir ou ne pas voir : The Circle de James Pansoldt ?

Vous l’avez compris, The Circle amène à une réflexion réelle sur notre utilisation des réseaux sociaux et de la vie privée. Là où Snowden, dans sa réalité avérée, nous mettait en garde contre les gouvernements, The Circle est une mise en garde contre nous même et l’usage que nous faisons des réseaux sociaux car inévitablement, l’abus est dommageable pour la santé. La fin est douce-amère, je vous laisse la découvrir. Mais si justice est fait d’un côté, de l’autre, il y a cet arrière-goût : est-ce que ça va s’arrêter-là ? Maintenant que l’idée a été lancée…

 

L’Empire électrique – Victor Fleury

61HEqyAVlKL._SY346_L’Empire Electrique de Victor Fleury fait partie de la dernière fournée en date du mois du cuivre chez Bragelonne. Bien évidement, je l’avais repéré dès sa sortie et j’ai eu l’occasion de pouvoir le lire avant la Japan Expo. L’auteur étant présent, j’ai craqué sur l’édition papier pour pouvoir me le faire dédicacer et je ne regrette pas car Victor Fleury est un auteur vraiment sympathique avec qui c’est un plaisir de discuter ! Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, qu’est-ce que c’est L’Empire Electrique ?

Résumé : En cette fin du XIXe siècle, au cœur de l’Empire Électrique, les technologies voltaïques ont transformé la civilisation. L’Europe, sous le règne de Napoléon II, domine la planète.
Pourtant…
Un terroriste insaisissable menace l’ordre établi en Écosse française. Les Bonaparte décident de recourir aux services d’un prisonnier politique aux talents fameux, un certain Sherlock Holmes…
Marc Frankenstein est l’héritier d’une lignée de savants. Il pratique une science revitalisante, la médecine voltaïque. Un soir, la police vient le chercher à son domicile. Le docteur devra faire face aux sombres secrets de sa famille…
L’Australie est une terre de non-droit où sont déportés les utopistes de tout poil. Gavroche Thénardier, vieux révolutionnaire, est capturé et enfermé dans le terrible bagne Vidocq. Pour s’évader, il rassemble une équipe de prisonniers…
Le capitaine Nemo, cet infâme pirate, ressurgit après trente ans de silence pour attaquer la flotte française. Le lieutenant Justinien, son ennemi de toujours, embarque à bord du Léviathan pour lui donner la chasse…
Figures historiques et mythes littéraires se donnent la réplique dans ce recueil de nouvelles aussi réjouissant qu’endiablé, livré par le nouveau talent du steampunk à la française ! (Babelio)

Je vois déjà certains d’entre vous tourner de l’oeil à la mention du mot « nouvelles » et je conçois les arguments de ce genre spécifique lorsque l’on apprécie pas. Pourtant, ce serait dommage de passer à côté de L’Empire Electrique à cause de ça. D’abord à cause du style de l’auteur : c’est bien écrit, ses inspirations sont riches et il est français (avouez qu’il y a encore très peu d’auteur-e français-e de steampunk pour le souligner). Ensuite, parce qu’avec un peu de bonne volonté, on trouve facilement un fil directeur qui unit toutes ses histoires entre elle : l’Empire Electrique.

C’est là toute l’originalité du livre : un univers totalement unique, bien développé, auquel on croit sans se forcer. Les guerres napoléoniennes ont réussi, l’Empire Français s’est étendu sur l’Europe et son influence s’est imposée sur la scène internationale. La capitale, Lyon, fait rayonner sa puissance grâce à la puissance voltaïque qui lui assure son avenir. Franchement, j’ai trouvé l’idée géniale. Et j’ai adoré les descriptions de Lyon, le détournement de Fourvières et son téléphérique.

Et par-dessus tout, au-delà du fait de retrouver Sherlock Holmes, John Watson et la famille Frankenstein, j’ai adoré suivre les périples de Passe-Partout, du Professeur Lidenbrock et du Capitaine Némo. Parce que franchement, si Sherlock Holmes est une source inépuisable d’inspiration pour le steampunk en Angleterre, l’univers de Jules Verne ne l’est pas moins en France et pourtant…on le voit si peu apparaître ! Quel dommage ! Mais Victor Fleury l’a fait, et c’est un régal pour les yeux et l’esprit.

Lire ou ne pas lire : L’Empire Electrique de Victor Fleury ?

Si vous aimez le steampunk, la question ne se pose même pas. Vous allez adorer plonger dans l’univers voltaïque de Victor Fleury et découvrir le panel de personnages et de références au XIXe que l’on adore. Il faut dire que sa plume est agréable à lire et colle très bien au genre. Bref un vrai moment de plaisir à dévorer sans pause ou à déguster, histoire par histoire !

Vous pouvez retrouver tout l’univers de Victor Fleury sur son site : Univers Electrique

Histoire : 5/5 – Style : 4/5 – Personnages : 5/5 – Originalité : 5/5
Total : 19/20