L’heure du bilan | Juin

l'heure du bilan octobre (8)

Coucou les Earl Grey’s !

Encore un mois se termine et j’avoue qu’avec la canicule, celui-là n’est pas passé aussi rapidement que les autres, le temps m’a paru bien long durant ces journées à fondre étalée par terre sur le carrelage dans l’espoir de refroidir un peu. Mais bon, ça a aussi été la bonne excuse pour manger pleins de glaces alors je ne me plains qu’à moitié !

Ce mois de juin a été productif. Pas mal de lectures au compteur : 5 et demi sachant qu’il y avait 5 pavés dans le lot (le demi étant la moitié de pavé que je vais finir ce week-end!). J’ai également terminé le brouillon de mon manuscrit en cours, c’est un grand soulagement de pouvoir enfin passer aux corrections. Et je me suis débrouillée pour vous proposer une chronique de série parce que ça faisait longtemps (très) (trop ?).

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Récapitulons maintenant ce que vous avez pu voir passer sur le blog durant ce mois de juin :

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Je vous laisse retrouver GLOW, la dernière série Netflix qui j’espère ne tournera pas court car j’ai énormément apprécié la légèreté tout en parlant de sujets importants. En même temps le catch féminin amène forcément à se questionner sur l’image de la femme. Un coup de coeur sur petit écran ! 

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Pour terminer, je me suis amusée ce mois-ci à faire des sélections conseils pour vos lectures d’été. J’ai essayé de trouver des choses un peu différentes de ce que l’on voit partout et j’espère que ça vous a plu : 5 livres courts à emporter dans sa valise, 5 livres pour voyager quand le budget se limite au canapé et 5 livres pour rafraîchir en cas de canicule.

Nous voilà donc partis pour le mois de Juillet, on se retrouve lundi pour ma PAL prévisionnelle. Le début de mois va s’annoncer rapide comme je travaille au salon Japan Expo, la suite le sera tout autant car je veux avancer vite dans mes corrections pour pouvoir envoyer la version quasi finale à ma Team de Bêtalectrices adorées (oui je suis vache, je leur donne du boulot en été !)

Sur ce, je vous souhaite à tous et toutes un très bon mois de juillet !

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[Série] GLOW – Les début du catch féminin : women empowerment ?

050081.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxOui oui les Earl Grey’s, je regarde toujours des séries même si ça fait un moment que je ne vous en avais pas parler. Sans doute parce que je regarde des suites de séries et que je ne vois pas l’intérêt de faire une chronique sur une saison, mais aussi parce que les quelques nouvelles séries que j’ai regardé, même si elles m’ont plu, ne m’ont pas motivées pour écrire dessus. Mais ça, c’était jusqu’à ce que je regarde GLOW, la nouvelle série de Netflix (avec qui je suis fâchée puisqu’ils arrêtent Sense8 mais que je ne peux pas ne plus regarder surtout lorsqu’ils proposent une série avec Alison Brie aka Annie Edison dans Community que j’adorais). Mais GLOW, c’est quoi en fait ? Gorgeous Ladies of Wrestling (Les superbes dames du catch) dans les années 80. GLOW est une série sur le catch féminin. Etonnant !?

Synopsis : Ruth est une actrice qui n’arrive pas à percer. Dans les années 80, Los Angeles, Hollywood, c’est déjà un endroit où il y a beaucoup d’actrices pour peu de rôles, encore moins des rôles de composition et intéressant pour les femmes. Dépitée, Ruth accepte une énième audition et se retrouve propulsée dans un univers bien différent de celui du théâtre. Elle auditionne pour un rôle de catcheuse dans une nouvelle émission TV et se retrouve avec un groupe de femmes pas plus expertes qu’elle dans le domaine du catch.

Vous allez peut-être rire, mais j’adore le catch. Bon, je ne suis pas spécialement les matchs, d’autant que je ne regarde plus la télévision, mais à une période, je regardai régulièrement et j’adorai. Pourquoi ? Justement pour le côté théâtral et joué. J’avais mes petits chouchous et je sifflai devant ma télé quand il se prenait une raclée. Alors quand j’ai vu une série sur le catch féminin avec une actrice que j’appréciais, je me suis dit « pourquoi pas ? »

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Et j’ai bien fait de la regarder. Cette série véhicule énormément de messages qui soulèvent un débat concret : le catch féminin est-il une exploitation du corps de la femme ? ou bien une appropriation de son corps par elle-même ? Et pour tout vous dire, si le débat reste ouvert, pour ma part, j’ai totalement ressenti le côté empowerment. Alors oui, ce sont des hommes qui produisent et réalisent le show, oui l’émission est clairement destinée à un public masculin à l’époque, mais les vies de ses femmes, notamment celles que l’on suit de prés comme Ruth et Debbie, prennent réellement part à cet empowerment. Ruth, parce qu’au début renfermée, timide, se cherchant encore, la preuve en est le temps qu’elle passe à trouver son personnage. Le catch lui permet de se trouver elle-même également, de tester ses limites, faire le point sur sa vie et savoir ce qu’elle voulait. Rien que ça, je trouve le message intéressant. Debbie parce que jeune mère, trompée par son mari, une lutte se fait en elle sur le conservatisme : élever son enfant au foyer en retournant chez son mari, ou bien choisir d’être une mère mais aussi d’être une catcheuse et donc de travailler.

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J’ai apprécié tout particulièrement que le groupe de femmes reflète la totalité (ou en tout cas une grande partie) des morphologies féminines. Toutes ne sont pas d’une taille mannequin et c’est agréable de se dire pour une fois que peu importe le physique on peut faire du catch (autrement dit ce qu’on veut). La mode des années 80 ne met clairement pas les femmes à leur avantage également, ça peut jouer aussi !

Enfin les clichés. Oui mais des clichés intelligents. De ce que montre la série, le catch repose beaucoup sur ce concept de personnage cliché à l’extrême. Pour le coup, on n’y échappe pas, de la Reine des allocs noire, la rapeuse noire, la viking grande, carrée et blonde, et la miss america blonde forte poitrine et formes généreuses, la miss russia à la mode stakhanoviste… Mais c’est aussi le parti pris de la série d’insister sur le fait qu’il s’agisse de cliché et que le spectacle tournera autour de leurs affrontements dans le but de faire passer un message. Et c’est tout l’intérêt que propose GLOW.

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Voir ou ne pas voir : GLOW ?

C’est vraiment une série que je vous recommande. C’est un coup de coeur ! On ne se prend pas la tête avec, on sourit même souvent, mais c’est également une série qui mène à la réflexion et qui amène une image positive du corps de la femme. Et c’est vers ça que devrait tendre les mentalités aujourd’hui : un corps de femme, quel qu’il soit, n’est pas négatif. Beaucoup de mannequin en prenne conscience et d’influenceuses et je trouve qu’on est en bonne voie même s’il y a encore du chemin à parcourir. En plus de ça, on trouve dans ce sport un réel besoin d’entente et de soutien entre les « opposantes » devant la caméra afin de faire les mouvements en sécurité. Bref, body empowerment, soutien entre les femmes, dénonciation des clichés…. Que du bon !!! Vivement la saison 2, en espérant que Netflix ne l’arrête pas ! Je croise les doigts !

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(source photos : allociné)

L’étrange affaire de Spring Heeled Jack (Burton & Swinburne #1) – Mark Hodder : un mystère steampunk

DSC_0205Quoi de mieux pour bien débuter la semaine qu’un bon roman steampunk ? Non, je vois pas. Alors avec Alec à la bibliothèque on s’est lancées dans les aventures de Burton & Swinburne de Mark Hodder. Parce que le résumé est sacrément alléchant, vous trouvez pas ? Résultat, si le l’histoire n’est pas un coup de coeur pour moi, je me suis vraiment régalée à découvrir nos deux lascars et surtout l’histoire de Spring Heeled Jack.

Résumé : LONDRES, 1861
SIR RICHARD BURTON
Un grand explorateur et un érudit de talent. Sa réputation a été salie et sa carrière ruinée. Il est dans de sales draps.
ALGERNON CHARLES SWINBURNE
Un jeune poète prometteur et avide de sensations fortes, disciple du marquis de Sade. Le cognac causera sa perte. C’est le cadet de ses soucis.
Les deux hommes sont au cœur d’un empire déchiré par les conflits. D’extraordinaires machines envahissent un monde soumis à des lois des plus répressives. Tandis que certains défendent une société fondée sur le génie créateur, d’autres repoussent les limites de la conscience en ayant recours aux drogues, à la magie et à l’anarchie.
Lorsque des loups-garous terrorisent l’East End londonien et que des jeunes filles deviennent la proie d’une effroyable créature nommée Spring Heeled Jack, le duo n’a plus d’autre choix que d’agir. Au plus vite.
Tous deux se trouvent confrontés à l’un des événements les plus décisifs de cette époque. Mais la pire de leurs découvertes pourrait bien provoquer la fin du monde tel qu’ils le connaissent…
QUAND UNE POIGNÉE D’HOMMES CHANGE L’HISTOIRE, L’HISTOIRE CHANGE TOUS LES AUTRES.  (Babelio)

Jack Talons-à-Ressort aka Spring Heeled Jack, une légende urbaine

Il faut savoir que Spring Heeled Jack a vraiment existé, du moins sa légende. Il s’agissait d’un mythe qui a eu court tout au long du XIXe siècle, sous la période victorienne. Les premières apparitions de Spring Heeled Jack se seraient déroulées dans les années 1830 (1837 pour être précise). Les témoignages évoquaient un individu grand et musclé aux yeux rougeoyants se déplaçant par des sauts extraordinaire (il aurait sauté par dessus un mur de 2.70m).

Trois théories se font concurrences. Celle qui donnerait Henry Beresford, le Marquis fous, se cachant sous les traits de Jack par simple plaisanterie et envie de s’amuser. Celle qui voit en Jack un véritable diable. Enfin, celle qui dresse Jack comme un extraterrestre, théorie soutenue par des arguments tels que les sauts témoignant d’une planète à plus forte gravité.

De fait, la légende urbaine a perduré jusqu’en 1903, témoignage de sa dernière apparition. Personne n’a été suspecté et arrêté et le mystère demeure autour de cet individu particulier qui aurait pu donner naissance à la légende de Jack L’Eventreur.

Mark Hodder s’est appuyé sur cette légende pour construire un récit bien ficelé.

(source : Jack Talons-à-Ressort)

Burton, Swinburne et Spring Heeled Jack

Mark Hodder a su créé un univers vraiment particulier pour ses aventures de Burton et Swinburne. Bien évidement, on se retrouve dans le Londres victorien, mais en plus de ça, la technologie a prit une envolée et tout un tas de machines pullulent dans les rues de Londres. Je mentionnerai bien la rotochaise, une chaise hélicoptère mais également le vélocipède, vélo à moteur et bien d’autres petites choses qui égayent le roman. La grosse originalité c’est le concept d’eugénisme qui est développé. A savoir la création d’organismes génétiquement modifiés. On se retrouve donc avec des perroquets messagers mais dont l’effet secondaire est de parsemer les messages d’insultes plus vertes les unes que les autres. Je dois dire que je suis une grande fan de ces perroquets, ils m’ont marqué et j’adore !

L’intrigue est extrêmement bien menée. Même si j’ai trouvé le dénouement un peu trop tiré par les cheveux, j’ai aimé le parti pris de Mark Hodder de trouver une nouvelle théorie à la légende de Spring Heeled Jack. Je ne vous en dévoilerai pas plus pour vous laisser la surprise !

Quant à nos deux protagonistes, autant vous le dire tout de suite, ce premier tome tourne principalement autour de Richard Burton. Algernon Swinburne ne prend part que bien tard aux péripéties, mais on le découvre peu à peu, libertin, décadent, poète, l’exemple même du dandy victorien. Burton quant à lui m’a beaucoup fait pensé à Sherlock Holmes, peut-être un peu trop ? Je n’ai pas su dire. Le fait est qu’il a une logeuse, un collègue et un ami dans la police… On s’en éloigne tout de même du fait qu’il soit un explorateur travaillant pour la couronne d’Angleterre. Et ce n’est pas rien.

Lire ou ne pas lire : L’étrange affaire de Spring Heeled Jack (Burton & Swinburne #1) de Mark Hodder ?

Bien évidement, je ne peux que vous recommander cette lecture. L’intrigue est bien ficelée même si l’auteur en fait un chouilla trop, le lecteur est quand même pris par le suspense et se demande comment tout ça va bien pouvoir être dénoué. J’ai énormément apprécié le fait que Mark Hodder s’inspire d’une légende urbaine pour créer son récit et qu’il en propose une nouvelle explication. Je note un petit regret, pas de personnage féminin important dans le livre, tant pis, peut-être dans le tome 2 ? En attendant, on se régale quand même !

Découvrez la chronique d’Alec à la bibliothèque : L’étrange affaire de Spring Heeled Jack

Histoire : 5/5 – Personnage : 4/5 – Style : 4/5 – Originalité : 5/5
Total : 18/20

Heir of Fire (Throne of Glass #3) – Sarah J. Maas : une intrigue qui se déploie

IMG_20170608_104557_483Comme tous les deux mois, La Tête en Claire, Faith in words, Book Oui Oui et moi, nous nous sommes retrouvées pour découvrir ensemble la suite des aventures de Celeana dans la Saga Throne of Glass de Sarah J. Maas. Pour ce troisième tome, on a été rejointe pas Sai Whisper  du blog Les Pages qui tournent et toutes les 5 nous nous sommes plongées dans Heir of Fire.

Résumé : Keleana a finalement découvert qui elle était vraiment : une Fae, héritière de pouvoirs qu’elle peine à contrôler. Loin de l’homme qu’elle aime, l’assassineuse doit partir à nouveau en mission. Mais Keleana refuse d’être à nouveau la marionnette du roi. Alors qu’elle cherche un moyen de se soustraire à ses griffes, elle est approchée par le très mystérieux Rowan, Fae comme elle, lui aussi chargé d’une mission : amener Keleana auprès de sa reine, la redoutable Maeve, à n’importe quel prix. Keleana sait que les intentions de Maeve sont troubles. Mais à la Cour de la reine, elle pourra apprendre à maîtriser ses pouvoirs. (Babelio)

Je ne vais pas vous mentir, plus nous allons avancer dans nos lectures de Throne of Glass, plus ça va être difficile d’éviter les spoilers, mais je vais m’efforcer de ne rien dévoiler.

Dans Crown of Midnight, nous avions quitté Celeana en nous demandant vraiment ce qui allait arriver. Autant à la fin du premier tome, on sait à peu près à quoi s’en tenir en attaquant le tome 2, autant là, c’était le grand questionnement : que va faire l’héroïne ? est-ce qu’on va suffisamment voir les personnages auxquels on s’était attaché dans les premiers volets (Chaol et Dorian) ? qui vont être les nouveaux personnages ? va-t-on les apprécier autant que les autres ?

Bref, j’étais à la fois hyper curieuse et j’appréhendais totalement cette lecture. D’autant que j’avais décidé de le lire en papier cette fois (je n’avais donc pas de définition en appuyant sur le mot que je ne connaissais pas en anglais ahah). Mais au final, j’aurais du faire confiance à Sarah J. Maas. Dans ce troisième tome, on sent vraiment que cette fois, elle veut écrire une saga, elle voit loin dans ses intrigues qui ne sont pas toutes résolues dans le livre évidemment. Les nouveaux personnages, Rowan, Marion et Aedion, qu’on les apprécie ou pas, sont vraiment bien développés. On apprend sur eux au fil des chapitres et c’est agréable de découvrir des nouvelles têtes au final.

Dans ce tome, le plus important tourne autour de l’apprentissage de Celeana de ses pouvoirs qu’elle a découvert peu à peu dans les tomes 1 et 2 (ceci n’est pas vraiment un spoil je vous rassure). J’ai beaucoup aimé la façon dont cet apprentissage était mené. Celeana n’oublie pas pour autant les épreuves qu’elle a subi par le passé (ce qui est souvent le cas et que je trouve vraiment dommage), chaque épreuve construit un nouveau pan de sa personnalité et la fait mûrir.

J’ai toujours un peu de mal à me l’imaginer jeune. Elle a 19 ans et elle a vécu tellement de choses par forcément joyeuses que je me l’imaginais souvent avoir plutôt 25/26 ans. Cela dit, ça reste un problème assez infime tellement les personnages sont bien construits et les intrigues bien ficelées.

Bien évidemment, je serai au rendez-vous pour la lecture du tome 4 avec les copines de la Team Maas et j’ai hâte. Sans terminer ses tomes sur des cliffhangers, Sarah J. Maas réussi à nous tenir en haleine et à éveiller notre curiosité pour la suite !

Quel dommage que la traduction française ait été suspendue ! En tout cas, si vous savez lire en anglais (pas forcément parfaitement, je n’ai pas un niveau de fou, j’avais du mal avec certains chapitres), je vous conseille de vous lancer dans l’aventure en VO car en français vous n’aurez que 3 tomes. Heureusement pour les autres, vous avez Un palais d’épines et de roses traduit en français !

Retrouvez les chroniques de :
La Tête en ClaireFaith in words – Book Oui Oui – Sai Whisper (à venir)

5 livres pour rafraîchir en cas de canicule 

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Coucou les Earl Grey’s !

J’ai décidé de terminer mes petites sélections thématiques de juin par une liste qui risque de s’avérer utile même si la météo prévoit un temps plus clément la semaine prochaine, je me suis dit que si ça devait arriver à nouveau au cours des deux prochains mois, autant se préparer comme il se doit à la canicule ! Alors on choppe la citronnade ou le thé glacé (ou les deux soyons fous !) le plus proche et on plonge dans un des ces livres pour un bain rafraîchissant.

Les pirates de l’Escroc-Griffe de Jean-Sebastien Guillermou

Les-terres-interditesUne trilogie dont je n’ai lu que le premier tome mais que je compte bien continuer ! J’ai pensé immédiatement à ce roman qui se déroule quasi en totalité sur un bateau (et donc de l’eau, bateau, eau, rafraîchir, z’y êtes ? Non je n’ai pas trop eu à me casser la tête). En plus de ça, que d’aventure avec le premier tome, on se croirait en plein Pirates des Caraïbes mais en lecture avec des détails tout à fait originaux et sympa, un brin steampunk sur les bords ! Parfait donc !

Résumé du tome 1 (Les Terres Interdites) : Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau ! Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates. Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites… (Babelio)

Dragon de glace de G.R.R. Martin

Dragon-de-glaceVous prendrez bien un glaçon ou deux dans votre thé glacé ?! Le Dragon de glace était une évidence. Cette courte histoire se déroule dans l’univers du Trône de fer mais bien avant. Une fillette aux capacités étranges qui fricote dans la neige avec un dragon ? Claquage de dents garanti !

Résumé : « D’un blanc cristallin, ce blanc dur et froid, presque bleu, le dragon de glace était couvert de givre ; quand il se déplaçait, sa peau se craquelait telle la croûte de neige sous les bottes d’un marcheur et des paillettes de glace en tombaient. Il avait des yeux clairs, profonds, glacés. Il avait des glaçons pour dents, trois rangées de lances inégales, blanches dans la caverne bleue de sa bouche.
S’il battait des ailes, la bise se levait, la neige voltigeait, tourbillonnait, le monde se recroquevillait, frissonnait. S’il ouvrait sa vaste gueule pour souffler, il n’en jaillissait pas le feu à la puanteur sulfureuse des dragons inférieurs. La dragon de glace soufflait du froid. » (Babelio)

Le territoire du vide de Alain Corbin (L’Occident et le désir du rivage, 1750-1840)

Le-Territoire-du-videCeci n’est pas un roman mais un essai historique. Lu dans le cadre de mes études, je garde un excellent souvenir de ce livre. Au XIXe siècle, on apprend tout des moeurs et habitudes des anglais qui vont « aux bains » et notamment à Bath. Stations thermales de l’époque, promenades sur la jetée, cures médicales… tout y est ! En plus (et ce n’est pas inutile de le dire) Alain Corbin écrit vraiment bien, on ne s’ennuie pas du tout à lire ses recherches contrairement à certains historiens difficiles à lire ! Alors, on va au bain ?

Résumé : Au tournant du XVIIIe et du XIXe siècle émerge une nouvelle attitude « spectatoriale » à l’égard du monde. Le passage du code esthétique classique à celui du sublime engendre une révision générale des manières d’apprécier les espaces illimités. Autrefois objets de répulsion, la mer, mais aussi la montagne et la forêt, sont désormais perçues comme belles et comme sources d’émotions nouvelles. L’émergence d’un désir du rivage en Occident est également imputable aux découvertes scientifiques sur les bienfaits de l’air marin et de l’eau de mer sur la santé physique et mentale, pour lutter contre le spleen et la mélancolie, et aux pratiques nouvelles d’exploration de la nature. Fuyant la pathologie urbaine, le promeneur-curiste se fait ainsi l’ancêtre du touriste. Alain Corbin, historien des sensibilités, signe ici une livre étonnant, qui, tout en faisant l’histoire des représentations du rivage nous plonge dans l’histoire étrange et fascinante de la découverte des plaisirs corporels liés à la mer. –Hervé Mazurel  (Babelio)

La Tempête de Shakespeare

La-tempeteLu il y a très longtemps, c’était presque évident de vous mettre cette pièce de théâtre dans la sélection rafraîchissante. De l’eau partout, des tempêtes, des naufrages et… ce mystérieux Caliban….! (Au passage, je trouve cette illustration de couverture absolument magnifique !)

Résumé : CALIBAN
Sois sans crainte! L’île est pleine de bruits, De sons et d’airs mélodieux, qui enchantent Et ne font pas de mal. C’est quelquefois Comme mille instruments qui retentissent Ou simplement bourdonnent à mes oreilles, Et d’autres fois ce sont des voix qui, fussé-je alors A m’éveiller après un long sommeil, M’endorment à nouveau; – et dans mon rêve je crois que le ciel s’ouvre; que ses richesses Vont se répandre sur moi… A mon réveil, J’ai bien souvent pleuré, voulant rêver encore. (Acte III, scène 2) (Babelio)

Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie de Yoko Ogawa

Le-refectoire-un-soir-et-une-piscine-sous-la-pluiePour terminer, je vous propose un court roman japonais. Je l’ai choisi principalement pour le titre, je le trouve beau et poétique tout en parlant de pluie. Idéal me suis-je dit ! Je l’ai également lu il y a bien longtemps mais j’en garde le bon souvenir d’un roman typique japonais, un peu abstrait dont on a du mal à cerner les contours mais qui malgré tout arrive à nous transporter jusque dans ce lointain pays.

Résumé : Quelque temps avant son mariage, une jeune femme rencontre un enfant et son père, qu’elle retrouve un soir plongés dans la contemplation d’un restaurant scolaire. Quand l’homme lui raconte pourquoi l’image d’un réfectoire le soir évoque pour lui le souvenir d’une piscine sous la pluie, la mélancolie s’installe tel un lien dont elle ne pourra plus se défaire…
Une jeune femme apprend la mort d’un camarade. Elle le connaissait peu mais cet accident la trouble plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Dans l’ambiance étrange de la cérémonie funèbre, elle rencontre quelqu’un qui va faire basculer son quotidien.
Avec finesse et subtilité, Yoko Ogawa effleure l’inconscient de personnages vivant des instants précieux, comme hors du temps, qui bouleversent leur existence. Attirés par l’autre, ils partent à la découverte des mystères de l’amour et de la mort aussi sereinement qu’ils se servent une tasse de thé. (Babelio)

Ce sera tout pour cette sélection et pour mes conseils thématique de l’été. J’espère que les trois articles vous auront plu et que vous y avez trouvé votre bonheur, que votre curiosité a été titillé. Que vous préfériez les livres courts, les livres qui invitent au voyage ou qui amènent de la fraîcheur, merci d’avoir suivi et commenté !!