Throwback Thursday Livresque #25 – Dans la peau d’un personnage

Après moultes péripéties, l’article qui disparaît puis réapparaît comme par magie (en fait c’est ça, Pause Earl Grey est un peu magique – laissez-moi le croire!-), le Throwback Thursday Livresque du jeudi arrive le dimanche ! Rétablissons l’équilibre cosmique comme le dit Alec à la bibliothèque puisque cette semaine le Brocolis de Merlin a posté dans les temps ! Let’s go donc ! Et veuillez m’excuser pour le dérangement …

Coucou les booklovers,

Une nouvelle semaine s’est écoulée, le soleil semble bien décidé à rester parmi nous à présent et c’est un plaisir d’entendre les oiseaux chanter un peu partout. Cette semaine, le Throwback Thursday Livresque de Bettie Rose Books nous amène sur des chemins surnaturels pour nous inciter à enfiler les chaussures d’un personnage. Dur dur dur. Car si je trouve des personnages super intéressants et cools, en général, ils ont des vies difficiles qui sont très bien loin de moi (cf : Le Trône de Fer, L’Assassin Royal, Le Seigneur des Anneaux…bref de quoi frémir mais pas envier). Autant vous dire que si le thème paraît très facile à première vue, au final, il ne l’est pas (mais alors pas du tout !).

Après un moment de réflexion à parcourir des yeux une centaine de fois ma bibliothèque, j’ai fini par trouver. Un choix simple, un livre dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprise car il fait parti de mes préférés mais dont je ne me lasse pas. Si je devais incarner un personnage, je choisirai probablement L’Etoile :

Stardust – Neil Gaiman

Résumé : Un paisible village niché au cœur de la forêt anglaise, non loin d’un mur mystérieux, infranchissable.
Mais pas pour Tristan, qui a juré de rapporter à la belle Victoria une étoile filante tombée de l’autre côté …
Il y découvre un monde fantaisiste merveilleux où fées, sorcières, licornes et princes sanguinaires se disputent le pouvoir à coups de sortilèges et d’enchantements. Mais gèrent aussi tous les soucis du quotidien en pays magique … (Babelio)

Mon avis : Parce que déjà, être une Etoile, je trouve ça carrément classe. Elle a beau avoir un destin assez tragique, elle tombe du ciel pour vivre une vie riche pleine d’aventure, de rebondissements et d’amour. Elle n’est pas si fragile que ça, cette Etoile, même si les autres personnages le croit, Neil Gaiman nous montre par divers détails qu’elle est bien plus forte qu’il n’y paraît avec son caractère fort, son air têtu et son incroyable bienveillance. J’aimerai bien incarner cette pureté, cette bonté, cette innocence tout en étant pas si naïve que ça. Classe ou pas ?!

Et vous, quel personnage de roman aimeriez-vous incarner si vous le pouviez ?

C’était le Late Throwback. Bonne nuit, journée, week-end de Pâques M’sieurs, Dames !

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Phobos #3 – Victor Dixen : décidément une saga qui bouge

Il était temps, me direz-vous, de terminer enfin la saga Phobos ! Quoique… Quoique parce qu’un nouveau et dernier (normalement) devrait voir encore le jours, un séquel à cette trilogie + préquel. C’était dans l’ordre des choses semblait-il… Et encore quoique car au final, cela ne fait pas un an que j’ai découvert Phobos. Alors au final… mon introduction est bien longue pour pas grand chose. Le fait est que je tente depuis un an de terminer assez rapidement les sagas que j’ai en court même si j’ai tendance à en commencer de nouvelles régulièrement… Hum. Mais revenons-en à Phobos de Victor Dixen, une saga page-turner comme on dit et sacrément bien ficelée jusqu’à la fin.

Résumé : FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS
1 MOIS…
1 JOUR…
1 HEURE…
ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU
Ils sont les douze naufragés de Mars.
Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.
ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE
Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?
MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER. (Livraddict)

Une saga qui tient la route

Pour faire un topo général sur la saga, je trouve qu’elle est faite de manière intelligente. Une trilogie de base racontant les tribulations dramatiques de 12 jeunes gens partis pour la planète Mars. Je vous le disais déjà dans le premier tome, j’adore l’idée de faire une télé-réalité de la colonisation de la planète rouge. Sous couvert d’un premier tome plutôt porté vers la romance, on évolue au fil des tomes, laissant peu à peu les coeurs pour se focaliser sur la dystopie qui se développe, les complots, intrigues et mensonges. Une évolution vraiment bien menée.

Je me suis donc particulièrement régalée tout au long de ces 4 livres. Bien que Phobos Origines soit un préquel centré sur les personnages masculins et que la dynamique du livre est complètement différente, il passe quand même très bien si on le lit comme une annexe à la trilogie. La trilogie, elle, monte vraiment crescendo dans les mensonges et les complots. Ce tome 3 est peut-être parfois un peu too much à mon goût mais quand on a apprécié les tomes précédents, on pardonne assez facilement à Victor Dixen d’être parti dans un délire total de machiavélisme. Et pour le coup, la méchante est une vraie méchante dont on sent la folie s’accentuer au fur et à mesure pour être à son paroxysme dans le tome 3. Elle a carrément tourné la carte pour vous dire.

Léonor, l’héroïne, reste fidèle à elle-même dans ce 3e tome. Elle fait de son mieux au sein d’un groupe influençable sur une planète inconnue. Autant dire, un huis-clos. Parce qu’au final, c’est bien ce qu’est Phobos, un huis-clos sur une autre planète d’un côté, des complots et manigances sur Terre. De quoi faire bouillir les sangs. Gros twist d’ailleurs dans ce tome que je ne soupçonnais pas (à vrai dire je m’attendais à totalement autre chose et j’en ai été d’autant plus agréablement surprise parce que quand même c’était pas bête du tout).

Un bon moment de lecture jeunesse que je ne regrette pas. D’autant qu’il s’agissait, à l’époque, d’une totale découverte de la littérature jeunesse. Je n’ai vraiment pas été déçue.

Lire ou ne pas lire : Phobos de Victor Dixen ?

Je ne pourrais que vous recommander cette saga jeunesse. Si vous souhaitez vous lancer dans ce genre littéraire, si vous aimez les dystopies, la romance et la science-fiction, il y a là de quoi satisfaire un grand nombre de lecteurs curieux. En plus de ça, la plume de Victor Dixen est efficace, totalement au service de sa construction narrative et ça rend vraiment le tout plaisant à lire. Pour tout dire, ça se lit tout seul. En plus de ça ? Impossible de poser le livre, toujours envie de découvrir la suite, lire 10 pages de plus. Autant dire qu’on arrive vite à la fin des livres. Plus qu’un dernier tome à attendre avant de connaître le fin mot de l’histoire !

Histoire : 4/5 – Personnages : 5/5 – Style : 5/5 – Originalité : 5/5
Total : 19/20

Pause Earl Grey souffle ses premières bougies [Concours]

Coucou les Booklovers,

L’article d’aujourd’hui est un peu spécial car en ce mois d’Avril, Pause Earl Grey fête son premier anniversaire ! Et franchement, ça m’émeut un brin. D’abord parce que 1 an pour un blog, c’est une grosse étape, ça veut dire que le bébé devient grand. Ensuite parce que pendant cette année, j’ai rencontré tout un tas de monde avec qui j’ai échangé ici (oui oui, je parle de vous) et je ne m’attendais pas à être autant accro à ses partages et ses échanges toujours plus nombreux et réguliers. Et pour cela, je tenais particulièrement à vous remercier parce que sans vous… et bien le blog n’aurait clairement pas lieu d’être. Je profite donc de cet anniversaire pour vous remercier chaleureusement et si je pouvais faire gagner des choses à chacune et chacun je le ferai. Malheureusement ce n’est pas possible car les lots sont fait de mes propres deniers. J’espère quand même qu’ils vous plairont.

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Mais avant de lancer le concours, Pause Earl Grey après 1 an en quelques chiffres :

  • 11 500 vues
  • 2800 commentaires
  • 219 articles
  • 170 followers wordpress
  • 380 followers instagram
  • 186 followers facebook
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Moi quand je regarde mes stats

CONCOURS

Et comme un blog anniversaire n’en est pas vraiment un s’il n’y a pas de concours, je vous propose plusieurs petites choses à gagner. Sur le blog, une box littéraire comprenant un livre au choix parmi mes coups de coeurs suivants en format poche (assortis de pleins de petites choses pour sentir bons, pour flâner, être gourmand, et des petits trucs récupérés au Salon du Livre de Paris) :

Pour vous inscrire, je donne dans le classique encore cette fois mais je chercherai une idée plus sympa pour les prochaines fois, vous devez être abonné au blog (logique hein, je récompense mes lecteurs après tout !) et laisser un commentaire ci-dessous en me disant clairement que vous participez et quel livre parmi ces 5 vous fait envie (j’adore les formules de politesse, abusez-en 😀 *sort*)

Le concours est ouvert à l’Europe et je ne serai en aucun cas responsable si le colis finit par se perdre dans les méandres de la poste. Le concours est ouvert du 10 avril 2017 à 7h et prendra fin le 30 avril 2017 à 23h59 !

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Mais ce n’est pas fini ! J’organiserai également deux concours flash sur facebook pour vous faire gagner le livre de Mégane Lopez alias Sam Olzy – Comme un battement de coeur, ainsi que celui de Fiona McIntoshLa Rose et la Tour. Stay tuned !

Enfin pour terminer, je tiens tout spécialement à remercier les plus assidus sur le blog et donc les 5 meilleurs posteurs de commentaires qui remportent d’ores et déjà une carte postale créée pour le blog ! Et les 5 meilleurs posteurs de commentaires cette année sont…. *roulement de tambour*

Un grand grand grand merci à tous les 5 ! Envoyez-moi vite votre adresse sur ma boite mail : pauseearlgrey@gmail.com

En espérant que les réjouissances vous plaisent, à vos claviers ! Et à bientôt pour d’autres échanges et partages passionnés !

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C’était le gif de la fin. Parce que Docteur Donna !

Throwback Thursday Livresque #24 – Hello Spring !

Coucou les booklovers,

Cela fait maintenant quelques temps qu’on l’attend. Monsieur daigne montrer le bout de son nez parfois avant de repartir faire un somme en nous laissant avec vent et pluie pour revenir encore après. Le soleil joue encore les timides. Mais il semble quand même prêt à bientôt poser définitivement ses valises pour quelques mois et ça, ça fait du bien ! Le thème de cette semaine de Throwback Thursday Livresque est donc très bien choisi par Bettie Rose Books puisque aujourd’hui nous rendons hommage au printemps et au renouveau.

J’ai donc parcouru une nouvelle fois ma bibliothèque en quête de la perle rare à vous proposer : un livre sur le thème du printemps, avec une couverture y faisant penser (couleurs, titre, fleurs…) et finalement je suis tombée sur un petit bijou que j’ai lu il y a très longtemps mais auquel je repense régulièrement pour la fraîcheur qu’il apporte durant la lecture :

Park Life – Yoshida

Résumé : Ce petit roman est une bouffée d’air pur dans la vie affairée et raisonnable des citoyens du XXIe siècle que nous sommes. Un air venu du parc de Hibiya à Tokyo, où l’on pénètre sur les pas d’un jeune employé légèrement excentrique, et soudain « l’exhalaison de terre et d’herbe vous chatouille les narines ». Là, il croise une triathlonienne consommatrice de bains moussants, rencontre un vieil homme qui fait voler un capricieux aérostat rouge, rêve, médite, s’exerce à chambouler la perspective pour y voir le monde autrement. Il arrive que s’y nouent des idylles, à peine plus tangibles que le bruissement des pigeons qui s’envolent. Ce récit a le charme des parenthèses qui s’ouvrent parfois dans la vie pour laisser entrer l’enchantement, comme un léger vertige teinté de déraison. La ville n’est pas loin, les buildings cernent l’horizon, mais dans cet espace clos et protégé, se jouent les menues aventures qui donnent son goût unique à l’existence, la petite musique d’un grand parc au coeur d’une immense capitale.
Park Life a été couronné en 2002 du prix Akutagawa, le Goncourt japonais (Babelio)

Mon avis : Le résumé le dit bien, c’est une « bouffée d’air pur » et c’est exactement la sensation que j’ai eu en lisant ce cours récit qui nous plonge au milieu de la vie paisible mais active d’un parc de Tokyo. Quel bonheur de suivre le personnage principal allant déjeuner dans ce parc et observant la vie de ce poumon en plein cœur d’une ville aussi fourmillante que la capitale japonaise. Avec ce livre, on se prend à redécouvrir la satisfaction de respirer, on relâche la pression, on apprend à prendre le temps. Une lecture que je ne regrette pas, que je n’oublie pas et que je ne cesse de conseiller autour de moi…

Et vous, quel livre vous fait penser au printemps ? au renouveau ? à la nature qui s’éveille ?

Sherlock, Une étude en rose – Jay : le meilleur détective en manga

Entre deux voyages, je me suis accordée une petite pause littéraire en lisant l’adaptation manga de Sherlock chez Kurokawa. Adorant la série, j’étais tout à la fois sceptique mais aussi curieuse de savoir ce que cette adaptation pouvait bien donner. Faut dire que les « produits dérivés » en littérature d’un truc qui a marché bat son plein en ce moment (oui Harry Potter sens-toi visé !). Non que je sois contre, mais parfois je trouve que ça dépasse les limites et j’ai l’impression que l’on prend le lecteur pour une vache à lait. Le problème c’est quand on est fan, malheureusement, on ne compte pas, moi la première. Me voilà donc à ressortir de Cultura avec mon exemplaire de Sherlock dans les mains…

Résumé : Rapatrié d’Afghanistan à cause d’une blessure et de troubles psychologiques, le Dr. Watson retrouve un vieil ami de l’époque de la faculté de médecine qui lui présente son futur colocataire. D’un seul coup d’oeil, cette personne devine qu’il s’agit d’un médecin militaire de retour du Moyen-Orient, qu’un de ses proches est victime d’alcoolisme ou encore qu’il est suivi par un thérapeute. Le nom de ce colocataire ? Sherlock Holmes. (Babelio)

Le résumé vous dit quelque chose ? Normal. Il s’agit en fait de l’adaptation pure et simple de l’épisode 1 de la série. Je vois venir les gros yeux, les souffles déçus, les sceptiques, les rageux, les fans trahis… Mais vous savez quoi, j’étais un peu comme vous. Ce qui m’a fait l’acheter : la couverture. J’ai trouvé le dessin très ressemblant et franchement, pour une adaptation, c’est déjà un excellent point d’avoir des personnages ressemblant aux acteurs. Pour le coup, ce point positif ne s’arrête pas à la couverture car on reconnait également très bien Watson, Molly et Mme Hudson notamment. Mycroft est particulièrement réussi de profil mais sa dégaine est reconnaissable entre mille. Le seul que j’ai eu un peu de mal à reconnaître est Lestrade. Mais globalement, j’ai été très satisfaite du graphisme.

L’intrigue quant à elle ne surprendra pas les fans car il s’agit vraiment de la série et pour le coup, ça colle très bien, éludant quelques passages qui ne nuisent pas à l’équilibre de l’histoire. Ce qui diffère peut-être le plus, c’est l’appui sur un levier comique en caricaturant un peu plus Sherlock dans son excentricité pour faire d’autant plus de contraste à l’introversion de Watson. C’est un point présent dans la série mais un peu plus renforcé dans le manga. J’ai apprécié car j’ai trouvé que ça fonctionnait bien au format manga proposé, c’est réussi.

Lire ou ne pas lire : Sherlock #1 de Jay ?

Je pense que les fans peuvent y aller les yeux fermés et sans trop d’appréhension. C’est un bon travail d’adaptation qui a été fait et qui ne déçoit pas. Certes, ce n’est pas aussi génialissime que la série mais ça permet de prolonger le plaisir de cet univers sans être déçu et énervé. Ceux qui ne regardent pas la série ne seront pas en reste puisqu’il s’agit d’un premier épisode où Sherlock et Watson se rencontrent, de quoi appréhender un univers inconnu ou presque et se lancer à la conquête du monde de Sherlock Holmes.

D’autres avis : June & cie (l’experte Holmesienne)