Crown of Midnight (Throne of Glass #2) – Sarah J. Maas

IMG_20170417_135015_036Comme nous l’avions prévu avec les filles lors de notre lecture du premier tome de Throne of Glass, deux mois plus tard, nous sommes attaqués à ce deuxième tome Crown of Midnight de Sarah J. Maas. Et pour ne pas changer, je peux déjà vous dire que La Tête en Claire, Book Oui Oui et Faith in Words, on a encore adoré. Et au passage, on est toujours fan. Je ne me savais pas capable de groupisme pour un livre, mais je dois bien admettre que c’est le cas ici.

Résumé : Bien qu’opposée à la couronne, Keleana est devenue meurtrière au service du roi, afin de retrouver la liberté. Dissimuler devient risqué lorsque les ordres reçus mettent en péril ceux qu’elle aime. Confrontée aux puissances obscures menaçant l’équilibre du monde, la jeune femme doit alors faire un choix crucial.
Elle est le plus grand assassin de son monde a jamais connu.
Mais a-t-elle le cœur d’un tueur?
Après un an de travaux forcés dans les mines de sel de Endovier, dix-huit ans, assassin kelaena Sardothien a remporté le concours du roi pour devenir le nouveau assassin royal. Mais kalaena est loin d’être fidèle à la couronne. Garder la comédie – tout en faisant semblant de faire les ordres du roi – permettra de tester ses compétences d’une manière entièrement nouvelle. Et ce n’est certainement pas le seul point de confusion pour la jeune fille. Parce que si elle a fait son choix entre Dorian et Chaol, les voies du cœur ne sont jamais simples … (Babelio)

Sans doute, l’effet de groupe n’y est pas pour rien, cela dit, c’est toujours tellement bien de parler de ses lectures avec des amies que j’assume totalement le fait que le livre ne soit pas la perfection incarnée. Pourtant, Sarah J. Maas a quand même réussi un tour de maître avec des personnages très attachants et c’est bien pour ça que je suis cette série.

Dans ce deuxième volet de la saga, on retrouve donc Celaena, Dorian et Chaol dans de nouvelles aventures. Ou plutôt, la continuation des aventures du tome 1 car mine de rien, l’auteure nous avait laissé en plan avec  beaucoup de mystère concernant une magie disparue du royaume, un roi étrangement tout puissant et des bêtes et fantômes rôdant dans le château. Et bien si le tome 2 ouvre à nouveau sur des questionnements, ceux du tome 1 sont en partis résolus ici et je trouve ça très intelligent ce fonctionnement : des intrigues résolues dans le tome suivant mais qui sont liées à de nouvelles qui se résoudront sans doute dans le tome 3. Vous me direz sans doute « bah. logique! » Oui mais non. Certes c’est logique, mais si c’est mal fait, mal découpé, ben ça tombe à plat. Ce qui n’est clairement pas le cas ici. Sarah J. Maas a très bien su mener ses développements entre le premier et le deuxième tome et je n’ai qu’une hâte : me plonger dans la suite.

Revenons-en aux personnages et l’instant fangirl. Parce que, clairement, c’est le gros point fort de la saga Throne of Glass : un trio de tête solide, profond, dont les relations s’entrecroisent, évoluent sans cesse. Le premier tome développait la relation entre Celaena et Dorian, dans ce deuxième tome, il s’agit de Celaena et Chaol que l’on voit un peu plus. Parfois, je reconnais que je me suis dit « oh la la, c’est un peu longuet… » rapidement dans les pages suivantes, l’action se mettait en place. Un peu comme si le livre s’était écrit en fonction de mes sentiments (c’était très étrange cette impression d’ailleurs). Du coup, on a découvert ici Chaol, très mystérieux dans le premier, et j’avoue que je suis totalement fan de son côté un bourru mais tellement loyal et protecteur. Et j’ai une peur bleue de ne pas le retrouver suffisamment dans le tome 3, mais je ferais avec… mais il va me manquer si… Bref. Je vous dirais ça quand j’aurais lu le 3.

Le personnage de Celaena prend énormément d’ampleur et les suppositions que Faith in Words avait émis à la fin du 1 se sont révélées juste ! Bien joué ! Sans vous spoiler, c’est un gros gros truc qui fait complètement twister toute l’histoire notamment à la fin.

Comme il s’agit d’une saga, je ne vais pas vous faire un résumé-conseil sur ce livre. Simplement que le tome 2 est aussi prenant que le tome 1 et que malgré quelques longueurs bénignes, c’est une saga plaisante dès le début avec des personnages attachants que l’on apprécie de suivre dans leurs mésaventures.

Retrouvez les chroniques de :
La Tête en ClaireBook Oui OuiFaith in Words

Envie de vous lancer dans l’aventure vous aussi ?

 

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1984 – George Orwell : une dystopie classique qui fait frémir

IMG_20170410_084439_453Comment vous dire, aujourd’hui, à quel point je suis contente d’avoir enfin pris le temps de lire ce grand classique du fantastique ? Enfin fantastique si on veut. C’est surtout une dystopie, pure et dure. Surtout dure. Parce qu’il faut bien le dire, on ne rigole pas beaucoup à la lecture de 1984. Tout le contraire. Et pourtant, je trouve Orwell presque visionnaire et c’est un livre important à lire, voire même à étudier au lycée (un cours interdisciplinaire entre l’histoire et le français peut-être).

Résumé : « De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. » (Babelio)

Tout le monde connaît l’effrayante rengaine : Big Brother vous regarde. Et tout le monde aujourd’hui entend derrière cette appellation de « Big Brother » devenue courante, les USA. Faut dire que depuis que l’on sait ce que l’on sait sur la surveillance des USA sur ses citoyens et le monde, le terme n’est pas volé. Seulement, dans un aujourd’hui encore plus récent, je préfère ne pas jeter la pierre qu’aux USA car ça semble être une manie de gouvernement de vouloir contrôler et surveiller sa population. Quoi qu’on en dise, quoi qu’il soit fait ou pas encore…ça reste, à peu d’exceptions près, une grande ambition des gens de pouvoir.

Vous me trouvez pessimiste ? Ne lisez pas 1984 alors car ça n’arrange rien. Le récit est brut et douloureux. Il offre une description de la vie et du monde totalement désenchantée. Les citoyens (peut-on encore les appeler citoyens quand ils n’ont plus droits ni devoirs), la population est bridée, seulement faite pour travailler et assurer la survie et la bien-aisance d’une élite cachée dont on entend pas parler. Tiens, ça ne vous fait penser à aucun programme de candidat aux élections présidentielles françaises ? Moi si… deux en particuliers : Fillon et Macron. Faciliter la vie des riches, leur permettre de s’enrichir et pour ça, utiliser ce qu’il reste de force aux classes moyennes (puisque les pauvres n’ont plus rien à donner de toute façon).

Je ne voulais pas parler politique sur Pause Earl Grey. Pourtant, il y a des lectures qui amènent inévitablement à ce sujet. Et moi qui voulait poster cette chronique lundi, je la poste finalement avant le premier tour des élections. Parce que c’est maintenant que ce genre de discours comptent un peu.

Alors oui, 1984 est à lire. Je ne noterai pas ce livre pour la bonne et simple raison que noter un classique est inutile. C’est un classique car il a une importance dans l’histoire, dans la culture, dans l’évolution d’une société, d’un pays, du monde. 1984 fait partie de ces livres qui amènent à réfléchir, qui devraient empêcher de faire les même erreurs que d’autres ou que l’on a déjà commise par le passé. 1984 fait ouvrir les yeux sur l’importance de la liberté individuelle et non commerciale, l’importance de la liberté de penser avant tout, oui, mais pas de penser n’importe comment : en réfléchissant. En utilisant les livres d’histoire, les études, en faisant des recherches, en ne prenant pas l’information prémâchée que nous balance les médias mais en creusant plus loin et en croisant les sources pour en venir à se demander la fiabilité de l’information que l’on nous balance, à la vérifier, apprendre aux gens autour de nous et à nos enfants l’importance de réfléchir et se faire sa propre opinion. Et, au final, de prendre les bonnes décisions…

Il est important de nous exprimer dimanche. Parce qu’on nous demande notre avis trop peu souvent ces derniers temps. Nous sommes les citoyens de ce pays et malgré les apparences, sur le papier, c’est nous qui avons le pouvoir. Exerçons-le au lieu de nous en laver les mains.

Finalement, j’ai beaucoup parlé politique. Enfin si on veut. Les programmes restent des opinions. Mais ces opinions nous avons le droit et le devoir de les exprimer. 1984 de George Orwell m’a finalement inspiré un discours très engagé et dans la peur d’une société privée de liberté dans laquelle la population ne disposerait d’aucun droit sur son corps, de ne pas aimer qui ils veulent, de ne pas prier qui ils veulent. Je voterai pour un programme de changement. Un programme qui n’empêche pas les gens de s’aimer, d’être qui ils sont, de croire en ce qu’ils veulent.

Throwback Thursday Livresque #26 – Noir et Lumière

Coucou les booklovers,

On est jeudi et cette fois pas de retard pour le Throwback Thursday Livresque de la semaine ! Bettie Rose Books a fait fort cette fois en nous proposant comme thème Noir et sans espoir ou Lumière et plein d’espoir. Comment vous dire à quel point j’ai galéré pour ce thème…

Faut dire que même si j’ai des moment de blues, je prône la lumière et l’espoir alors déjà, je ne voulais pas vous proposer un livre pour le noir sans espoir. Mais j’ai eu beau chercher, impossible de trouver un livre dont je ne vous ai pas déjà parlé. Allons bon. Je ne lis pas assez de livres positifs semble-t-il… ou en tout cas peut-être pas assez de littérature générale car dur dur de faire rentrer un livre de SFFF dans ces catégories (surtout la lumière, car même ceux qui ne sont pas pessimistes, il y a toujours du noir et de la lumière…c’est un peu le principe du genre sinon ce serait monotone).

Mais alors que faire ?! Me voilà quand même sacrément embêtée. Finalement, je vais la jouer filoute et je vous propose un livre avec le mot « Lumière » dans le titre ! Alors, alors ?! Vous la trouvez comment mon entourloupe ?!

La parfaite lumière – Eiji Yoshikawa

Résumé : « Soudain, il vit la vérité : les techniques de l’homme d’épée n’étaient pas son but ; il cherchait une Voie du sabre qui embrassât toute chose. (…) Pour la première fois, il se demanda s’il était possible à un être humain insignifiant de ne faire qu’un avec l’univers. » Le jeune Takezô est devenu Miyamoto Musashi, redoutable samouraï. Il sait maintenant que l’art du sabre ne s’acquiert qu’à force de sacrifices et de choix, qu’il est aussi art de la Vie. Sur les terres entourant le mont Fuji, la belle Otsu, le disciple Jotaro et l’enfant lori suivent les traces de Musashi : ceux qui le vénèrent doivent accepter, eux aussi, la rude discipline du samouraï. Affrontements, rencontres, épreuves et leçons : telle est la voie de la sagesse, l’unique voie menant à la parfaite lumière. Mais pour l’atteindre, Musashi doit engager l’ultime combat. (Babelio)

Mon avis : C’est en fait le tome 2 d’une duologie sur un célèbre samouraï du nom de Musashi. Le tome 1 est La pierre et le sabre et les deux se complètent totalement, évitez donc de les lire à un an d’écart sous peine d’oublier les noms des personnages (c’est du vécu. douloureusement.) Je dois dire que j’avais été complètement emportée par ce récit d’aventure japonaise. Je crois bien que c’est le seul roman japonais que j’ai lu étant historique et franchement, ça claque. Rien à voir avec un récit d’un occidental se déroulant dans une asie médiévale. Pour le coup, on est plongé dedans à 200%, le quotidien, les habitudes de vie, les relations sociales, la mentalité… C’est un dépaysement complet. En plus de ça, on suit les aventures d’un samouraï Musashi dans une quête de vengeance aux allures initiatiques et croisant de multiples adjuvants et opposants. Malgré le nombre de pages, on ne voit pas le temps passer et on se délecte de cette aventure dans le japon médiéval.

Et vous ? Vous avez moins de difficultés que moi pour choisir un livre sans espoir ou plein de lumière ?

Bonne journée !

[TAG] Je suis une fangirl (et fière de l’être) !

Coucou les booklovers,

Je vous le dis franchement, depuis le mois de mars, j’ai un peu de mal à retrouver un rythme normal sur la blogosphère. Mon rythme d’article est moins dense, vous avez du le remarquer, et surtout j’ai moins de temps pour passer sur les autres blogs. Je le fais mais par vague à présent, ne vous inquiétez pas, je vais venir vous voir promis ! J’ai également pris du retard sur des tags où j’ai été nommée mais que je n’ai pas eu le temps de faire, je pense notamment à June & cie et Alec à la bibliothèque, et je m’en excuse. Je suis en pleine période d’écriture aussi et ça me prend du temps au quotidien, forcément ça en laisse moins pour autre chose.

Je vous propose quand même aujourd’hui le tout dernier tag pour lequel j’ai été nommée par La Tête en Claire, faut dire qu’il est sympathique notamment pour les séries/films. Oui, je suis plus fangirl pour les images (me demandez pas pourquoi). C’est pour ça que je vais légèrement transformer ce tag plutôt qu’uniquement littéraire ce sera selon mon feeling…

Si tu avais la possibilité de correspondre avec un personnage de roman, lequel choisirais-tu ?

Je choisis Elizabeth Bennett-Darcy ! A l’époque, l’écriture de lettres était tout un art alors autant dire que ce serait un plaisir d’échanger de magnifiques lettres, longues, détaillées, pleins d’anecdotes avec Lizzie.

Tu peux inviter un auteur à l’apéro, de qui s’agit-il ?

Est-ce que ça étonne quelqu’un si je réponds : Neil Gaiman ? Franchement, l’auteur avec lequel je partage le plus de points communs en pop culture, c’est quand même super cool et le déjeuner s’annonce fort sympathique vous pensez pas ?!

Si tu devais écrire une fanfiction (une histoire imaginée par un fan, tirée d’un livre déjà existant), de quelle œuvre serait-elle tirée ?

Sans aucune hésitation : La chronique des vampires d’Anne Rice. Les personnages sont tellement riches et variés, un bon nombre d’entre eux m’inspirent beaucoup et si je me laissais aller, déjà pleins d’idées fourmillent dans ma tête.

Un de tes livres préféré va être adapté au cinéma (imaginons !), on te propose d’y jouer un rôle, quel personnage choisirais-tu d’interpréter ?

Je dois vous gonfler avec L’assassin Royal de Robin Hobb à force mais j’aime tellement le personnage de Kettricken que je suis bien obligée de vous la citer ici. Une femme au caractère fort, dont le rôle d’Oblat (équivalent de Roi/Reine) est profondèment différent dans l’esprit. L’Oblat dirige son peuple, oui. Mais il est à son service. En plus de ça, c’est un peuple qui aime la nature. Elle est loyale, juste, honnête…Bref. Je choisis ce rôle.

Source : @Thereseofthenorth

Un de tes livres préféré a été adapté au cinéma (réellement), néanmoins tu n’es pas d’accord avec le choix de l’acteur/actrice pour jouer un des personnages, de quel personnage s’agit-il et quel(le) acteur/actrice verrais-tu à la place ?

On repart sur Les Chroniques des Vampires d’Anne Rice. Entretien avec un vampire a beau faire l’unanimité, j’ai toujours beaucoup de mal avec Tom Cruise en tant que Lestat. Il n’y ressemble pas le moins du monde et j’ai du mal. Ne parlons pas d’Antonio Banderas qui incarne Armand (un jeune homme de 17 ans, et sensé être auburn, Banderas, logique…)
Par contre, savoir qui je verrais dans le rôle de Lestat, c’est franchement pas évident. La question fait débat parmi les fans et moi-même je n’ai pas d’idée fixe. Clairement pas Tom Cruise hein, ça on est d’accord. A une période, je voyais bien Ben Barnes qui a totalement le look de jeune premier que j’imagine pour Lestat. J’ai également beaucoup aimé Stuart Townsend qui joue le rôle de Lestat dans La reine des Damnés (même si le film n’a pas fait sensation et je reconnais que beaucoup de choses sont à revoir dont la couleur de cheveux de Lestat, mais Stuart a tout compris de l’esprit de provocation/séduction du personnage selon moi). Pour tout dire, j’aimerai un acteur que je ne connais pas encore sur lequel je n’aurais aucun préjugé pour pouvoir l’apprécier totalement.

Une de tes séries préférées est terminée mais tu souhaiterais voire une suite publiée. De quelle série s’agit-il ?

Est-ce que c’est stupide de vouloir une suite au Seigneur des Anneaux ? Oui ? Bon. Tant pis. Heureusement y’a pleins de spin-offs. *sort*

Voudrais-tu réécrire la fin d’un livre que tu as lu ? Si oui, de quel livre s’agit-il ?

Pour tout vous dire, je ne suis pas le genre de lectrice à râler sur une fin. J’accepte très facilement les fins choisies par les auteurs. En tout cas, jusqu’à présent ça ne m’a jamais posé de problème. Au final, je pense qu’une fin est choisie par l’auteur, il aurait pu choisir autre chose, tout comme choisir d’écrire autre chose. Alors autant accepter.
Par contre, j’aurai quand même envie de réécrire la fin du Da Vinci Code de Dan Brown. Je ne changerai absolument aucune donnée mais quand même j’aurai pas gérer les choses pareil, genre pas un : pouf pouf hop et yop là j’t’embrouille et point final !

Constitue ta famille « livresque » idéale : père, mère, frère et sœur. Choisis bien !

J’ai le droit de choisir toute la famille Stark ? Non parce qu’ils sont quand même tous super cool même s’ils ont la fâcheuse tendance à tous se faire trucider (un truc dans les gènes probablement).

Pour quelle édition collector dépenserais-tu sans hésiter la moitié de ton salaire ?

Sans aucun doute Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde. J’ai raté une superbe édition il y a quelques années, je m’en mords encore les doigts. Autant dire que je ne me ferai pas avoir 2 fois ! La prochaine, je prends direct !! Sachant que j’ai déjà l’édition de La Pléiade de Wilde, un livre que je chéris comme la prunelle de mes yeux. De toute façon, si je m’écoutais, j’achèterai toutes les belles versions de Dorian Gray que je trouve….

Pas de nomination cette fois, trop d’eau est passée sous le pont mais n’hésitez pas à le reprendre si vous ça vous tente, je me ferai un plaisir d’aller lire vos réponses ! Finalement, j’ai réussi à me cantonner aux livres. Je dois être aussi fangirl pour les livres alors…!

L’apprentissage (Power Club #1) – Alain Gagnol : super-héros et télé-réalité

IMG_20170309_143051_879Une nouvelle lecture jeunesse s’ajoute à mon expérience de cette année : lire plus de littérature young adult / jeunesse. Et pour le coup, je classerai Power Club d’Alain Gagnol plus en jeunesse que young adult mais n’en a pas moins beaucoup de qualité qui peut fortement intéresser les adolescents. C’est grâce aux librairies Sauramps que j’ai pu découvrir ce livre et je les en remercie.

Résumé : Anna n’est pas née sur Krypton, pourtant elle s’apprête à devenir une super-héroïne. Jeune et riche, elle répond aux critères du Power Club© ! Les termes du contrat sont les suivants : on lui inocule des boosters, une technologie de pointe qui la rend en quelques jours surhumaine, elle entre dans la légende aux côtés des huit super-héros déjà célèbres. En échange, elle se doit d’incarner le rêve absolu, de vendre son image aux médias, aux plus grandes marques.
Et, accessoirement, elle est libre de sauver le monde. (Babelio)

Pour moi, le plus gros inconvénient de ce livre a été l’écriture. Un chouilla trop simpliste pour moi. Alors c’est plutôt à un lecteur adolescent ou pour offrir à un adolescent que je vais destiner ma chronique. Parce que quand même, c’est un livre sympathique.

Déjà, j’ai trouvé ça très intelligent de surfer sur la vague de l’engouement pour les super-héros. Finalement, est-ce que ce n’est pas un bon moyen pour faire apprécier la lecture à un ado qui ne lit pas beaucoup mais qui est fan de Captain America ? Franchement, ça peut. Et je trouve ça bien de proposer un tel récit aux ado.

Ce que j’ai apprécié dans cette thématique des super-héros, c’est la façon dont est traité le sujet. Non ce n’est pas l’histoire d’un énième Tony Stark adolescent ou d’une Natasha de 15 ans. Dans l’univers d’Alain Gagnol, les super-pouvoirs sont des capacités que l’ont achète (très cher) et non content de devoir les acheter, les super-héros sont des objets de marketing à grande échelle. C’est presque une télé-réalité, en tout cas, il y a beaucoup de superficialité dans le fait d’être un super héros chez Alain Gagnol. Pourtant, Anna va tout changer. Dans un univers dont l’image et tous les éléments et individus sont ultra contrôlés, elle va s’imposer comme un électron libre.

Au final, j’ai trouvé dans cet univers plusieurs sens de lecture. Et le 2e sens de cette lecture est intéressant dans le sens où on critique l’image donnée par les médias qui peut être victime d’édulcoration, de mensonges, de dissimulation. Apprendre à réfléchir devant ce que peut dire la télévision c’est quelque chose d’indispensable à enseigner à nos jeunes. Alors bravo à l’auteur pour ça.

Un bémol pour le moment : les autres personnages super-héroïques ne sont pas beaucoup développés. C’est un peu dommage mais je sens que ça arrivera dans le prochain tome…

Lire ou ne pas lire : Power Club #1, l’apprentissage d’Alain Gagnol ?

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre. Toutefois, en le lisant, il faut être conscient que l’écriture est vraiment très simple. Je pense quand même que c’est un livre excellent à offrir aux adolescents de votre entourage et pourquoi pas, par la suite, discuter avec lui des médias influencés, des images médiatiques utilisées, ce qui serait drôlement intéressant je pense. En plus de ça, utiliser le thème des super-héros peut parfaitement plaire aux jeunes. Associé à un rythme sympa de mise en place de l’univers, on s’identifie facilement à l’héroïne… Un bon livre donc.

Histoire : 4/5 – Personnages : 4/5 – Style : 4/5 – Originalité : 4/5
Total : 16/20