Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine – Fuyumi Soryo

img_20170216_122200_887Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de bulles… que ce soit en BD ou en manga, c’est vrai que j’ai beau aimer ça, j’avais perdu l’habitude d’en lire alors que c’est très agréable. J’ai donc décidé de m’y remettre et j’ai acheté quelques bulles dont je compte bien vous parler. J’ai succombé à Orange que j’ai vu passer souvent chez les copinautes et j’ai également craqué pour celui-ci Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine de Fuyumi Soryo dont la couverture m’a totalement subjuguée. Et j’ai bien fait…

Résumé : Vienne, 1770. La jeune Antonia, fille de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, entreprend un voyage pour vivre auprès de son mari, le dauphin de France Louis-Auguste. Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus, et pourtant ils se sont juré amour et fidélité afin de réconcilier leurs nations respectives. Rapidement présentée à celui dont elle devra partager la vie, « Antoinette » se retrouve propulsée dans un nouveau monde : la cour de Versailles. C’est là, dans cet environnement aux codes si déroutants, qu’elle va apprendre à découvrir la personnalité de son époux si mystérieux : Louis XVI, futur roi de France… L’amour pourra-t-il naître d’un mariage arrangé ?

Tout en faisant quelques recherches pour cette chronique, j’ai découvert que l’auteure de Marie-Antoinette la jeunesse d’une reine n’était ni plus ni moins que celle de la série Cesare dont j’avais lu le tome 1 (je m’étais arrêté à cause du prix du tome à l’époque). J’avais été totalement conquise par les superbes dessins de Cesare, des villes italiennes, de l’architecture et des costumes. Les même réflexions que je me suis faites durant ma lecture de Marie-Antoinette… comme quoi, je dois vraiment adorer le coup de crayon de Fuyumi Soryo ! Ce qui m’a donné envie de reprendre ma lecture de Cesare…

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Mais revenons-en à Marie-Antoinette à proprement parler. Ce que j’ai directement noté (et que mon coeur d’historienne a apprécié), c’est la présence d’une bibliographie ainsi que la reproduction d’œuvres et des photos de Versailles qui ont alimenté graphiquement et scénaristiquement ce manga. Même si je n’ai pas étudié la période, je suppose que les faits historiques sur lesquels s’appuie Fuyumi Soryo sont réels. De Marie-Antoinette, nous connaissons surtout les dernières années et le sentiment négatif que le peuple français avait pour elle. A creuser sans aucun doute si on est un peu curieux sur le sujet (et d’ailleurs ce manga m’a rendu curieuse sur la vie de Marie-Antoinette, donc si vous avez des ouvrages historiques à me conseiller sur elle, je suis preneuse !)

Ici, le sujet n’est pas Marie-Antoinette, reine de France, mais bien Marie-Antoinette, dauphine de France. Fuyumi Soryo s’est attachée à raconter comment un mariage princier peut se faire, arrangé bien sûr, pour des raisons politiques, et comment un amour peut naître (ou pas) d’un tel mariage, comment aussi une jeune femme expatriée parvient à vivre dans un pays aux coutumes totalement différentes, encore plus à la cour royale ?… Autant de questions que l’on s’est souvent posé et que l’on se pose encore. Je pense notamment aux films de Sissi l’impératrice par exemple qui se retrouve dans le même cas de figure. Je ne vais pas vous cacher que l’histoire n’est pas le point le plus fort du manga même s’il tient à peu près la route, ce n’est pas d’une originalité foudroyante.

Le gros point positif (qui m’a complètement séduite) ce sont bien les dessins. Avec une histoire correcte, si les dessins sont magnifiques, l’ouvrage prend immédiatement énormément de points. Les bâtiments et le château de Versailles, les décorations des pièces, les détails des vêtements… j‘ai été scotchée et c’était un vrai régal pour les yeux.

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Ce manga en un seul tome a été commandé par le château de Versailles lui-même, les éditions Glenat ainsi que les éditions Kodansha à Fuyumi Soryo. C’est un bon moyen, je trouve, de faire connaître un peu d’histoire aux gens et si ce n’est pas le manga de l’année, c’est en tout cas une jolie réussite agréable à lire ! 

Ma note : 18/20

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5 séries coréennes historiques à regarder #1

Coucou les booklovers,

Aujourd’hui c’est un article un peu spécial que je vous propose. J’avais fait un sondage il y a quelques temps sur l’intérêt que vous aviez sur l’univers des séries asiatiques et globalement, vous ne connaissiez pas (ou pas bien) mais étiez intrigués. Je dois dire que faire un article pour expliquer le drama asiatique, je n’en ai jamais trouvé la motivation (et je m’en excuse), d’autant que cela m’amènerait à devoir expliquer l’hallyu wave (vague coréenne) qui représente en fait le développement de la culture sud-coréenne hors corée notamment (et au final cette explication simple suffit amplement). Alors certes, ce n’est pas un phénomène de mondialisation comme on a pu connaître avec les produits US par exemple, mais c’est à peu près le même principe à moindre échelle.

Le fait est que j’ai récemment regardé pas mal de drama coréens que j’ai beaucoup aimé et que j’avais envie de partager avec vous dans l’espoir d’éveiller votre curiosité parce que de mon côté, je suis totalement fan. Mais plutôt que de vous proposer 1 article = 1 drama, ce qui n’est pas forcément intéressant quand on ne connait pas bien l’univers, j’ai décidé de vous en proposer plusieurs à la fois, vous n’aurez plus qu’à piocher celui qui vous inspire le plus si vous voulez tenter l’expérience !

Pour ce premier article, j’ai décidé de vous parler de dramas historiques, car parmi la multitude que j’ai pu regarder, mes préférés sont en général de ce genre là (on ne me refera pas !). Voici donc 5 dramas coréens historiques à voir…

Jumong

Jumong c’est un peu LE grand classique en terme de drama historique. Faut dire que c’est aussi un des plus longs, donc il faut s’accrocher, qui explique la Corée avant la Corée. C’est à dire, comment Les 3 royaumes (Goguryeo, Paekche et Silla) sont devenus la Corée. Cette période s’étend à peu près du Ie siècle av. J.-C. au VIIe siècle ap. J.-C. Et c’est extrêmement intéressant. On se retrouve donc dans une série totalement épique avec des batailles, de l’amour, des trahisons…bref tout ce qui peut secouer des royaumes pendant cette période de conquêtes.

Nombre d’épisodes : 81 (c’est une exception)

Hong Gil Dong

Il s’agit d’un de mes dramas chouchous, réellement. Cela fait très longtemps que je l’ai vu mais je me souviens ne pas m’être ennuyée une seconde durant tous les épisodes. Souvent, on a quelques temps morts mais ici, absolument pas. De plus, on passe un peu par toutes les émotions : on rit, on pleure, on couine. On vit complètement avec les personnages dont il est difficile de trouver un préféré entre les deux premiers rôles… Comme dans beaucoup de drama asiatique, on retrouve l’inévitable triangle amoureux (c’est des pros dans ce domaine). Moi qui n’aime pas trop en général, on peut dire que les coréens arrivent à me surprendre très souvent là-dessus. Bien évidement, on y retrouve des intrigues de cours avec un roi légitime qui n’est pas sur le trône mais qui revient au pays…

L‘histoire de Hong Gil Dong est un peu assimilée à la version asiatique de Robin de Bois (même si à mon sens, ce n’est pas vraiment justifié) à l’époque Joseon en Corée. Cela correspond à la période de la dynastie Joseon qui y a donné son nom, elle s’étant de 1392 à 1910. La capitale de cette dynastie est Hanyang (l’actuelle Séoul).

Nombre d’épisodes : 24

Iljimae

J’ai vu ce drama à la même époque que Hong Gil Dong et même si j’ai un peu moins aimé à ce moment, je me rends compte, avec le recul, que j’aime à y repenser souvent. L’histoire se déroule à la même époque que le précédent, c’est-à-dire sous l’ère Joseon. Un jeune garçon voit son père assassiné sous ses yeux, suite à cet événement, il perd la mémoire et est adopté par une autre famille. En grandissant, ses souvenirs vont revenir et il décide de se venger. Il apprend donc à se battre, la discrétion etc… S’entremêlent toujours des histoires de politique (il me semble au niveau local pour ce drama, je ne me souviens plus des détails) et des histoires d’amour impossibles. De quoi ravir le spectateur et nous tenir en haleine jusqu’à la fin du dernier épisode !

Nombre d’épisodes : 20

Hwang Jin Yi

Changeons un peu des héros masculins car dans celui-ci, l’héroïne est bien une femme. Celle-ci est née d’un noble et d’une gisaeng (équivalent des geishas japonaises). Hwang Jin Yi va devenir célèbre (elle a vraiment existé) à cause de sa volonté de perfection de l’art de la danse. On découvre alors comment se déroule la formation des gisaeng puis leur consécration. Hwang Jin Yi se retrouve tiraillée entre 4 hommes et doit faire face à la jalousie des autres gisaeng.

L’histoire se déroule toujours à l’époque Joseon au XVIe siècle. J’ai un très bon souvenir de ce drama qui nous plonge dans un côté extrêmement culturel et artistique de la Corée. Je me souviens de scènes de danse magnifique au son d’une musique traditionnelle envoûtante. Que de bons souvenirs donc…

Nombre d’épisodes : 24

Hwarang

Pour terminer, je voulais vous parler du drama que je regarde en ce moment même et dont j’avais très envie de vous parler. Un drama fait pour fangirliser mais dont l’histoire tient quand même la route (excepté pour la création du groupe des Hwarang, pour l’instant c’est encore obscur après une douzaine d’épisodes visionnés, mais franchement…OSEF.) Dans ce drama, on retrouve la période des 3 royaumes, à mon plus grand bonheur car je suis totalement fanatique des costumes traditionnels de cette époque.

Le principe de Hwarang ? Réunir les jeunes hommes des nobles du royaume pour éviter qu’ils ne s’étripent mais surtout pour essayer de prévenir les dissensions entre les partisans de la Reine (et de sa régence) et les partisans du premier ministre (l’équivalent). Bien sûr, ce n’est pas aussi simple, le roi (jeune homme) fait surface et décide d’intégrer les Hwarang (personne ne connaît son visage). Non content de l’opposition entre la Reinge régente et le roi non couronné, il y a également ce paysan qui se retrouve propulsé chez les Hwarang en tant que fils du père de son meilleur ami mort pour avoir vu le roi (vous suivez ?). Ajoutons à cela la soeur de son meilleur ami (auprès de qui il se fait aussi passer pour son frère donc) qui commence à avoir des sentiments pour lui et lui pour elle…

Bon comme vous le voyez, l’histoire est très riche et promet de très nombreux rebondissements que j’ai hâte de découvrir ! Je vous rassure, tous les éléments ne vous sont pas jetés à la tête comme ça, dans les deux premiers épisodes, on prend le temps de tout amener tranquillement et on se retrouve rapidement complètement scotché à l’écran enchaînant les épisodes. Je fangirlise totalement sur le roi caché, je dois le dire même si j’adore également le paysan-hwarang… Vous l’avez compris, je suis déjà addicte.

Nombre d’épisodes : 20

> Après quelques recherches voici quelques liens que j’utilise moi-même où vous pouvez retrouver ces dramas : Viki (sous-titres français disponibles), Dramapassion (sous-titres français), et drama.net (sous-titres anglais)

J’espère vous avoir convaincu que l’on peut passer un très bon moment avec des séries coréennes ! Curieux sur un en particulier ?

Throwback Thursday Livresque #18 – Relecture

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Coucou les booklovers,

Ce jeudi, on se retrouve une nouvelle fois pour le Throwback Thursday Livresque de Bettie Rose Books, une habitude à présent, que j’apprécie tout particulièrement. Ce rendez-vous permet vraiment de parler d’ouvrages qui nous tiennent à coeur mais que nous avons lu dans le passé et que nous n’avons pas l’occasion d’aborder sur les blogs, il ruine également ma wishlist, mais ça c’est accessoire, je ne dois pas être la seule ! Dans tous les cas, après presque 20 semaines de TBT Livresque, je suis encore enthousiaste et reconnaissante de partager avec les blogueuses, blogueurs, lectrices et lecteurs ces moments chaque jeudi qui désormais comptent beaucoup pour moi. Des remerciements tout spécifiques à Bettie Rose qui a su faire de ce rendez-vous quelque chose de chaleureux et d’incontournable.

Mais revenons à nos moutons car, comme chaque semaine, il y a un thème. Aujourd’hui il s’agit de : Relecture ou si je devais relire un livre. Vaste sujet dans un univers littéraire où l’on n’a pas assez d’une vie pour lire tous les livres que l’on souhaiterait découvrir… Je pourrais (encore) vous parler de Lestat d’Anne Rice, un livre que j’ai du relire 5 ou 6 fois depuis le lycée, ou encore Harry Potter (les trois premiers tomes) que j’ai relus un nombre incalculable de fois au collège, ou bien des Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin (mais j’ai peur de trop vous en parler), ou bien, pour finir Cartographie des nuages de David Mitchel mais je vous en ai déjà parlé également. Cet exercice devient de plus en plus compliqué croyez-moi… Un coup d’oeil à ma bibliothèque… et j’ai trouvé…

La confession d’un enfant du siècle – Alfred de Musset

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Résumé : « J’ai bien envie d’écrire notre histoire. Il me semble que cela me guérirait et m’élèverait le cœur. Je voudrais te bâtir un autel, fût-ce avec mes os… »
C’est ainsi que le 30 avril 1834, un mois après la fin du séjour mouvementé des deux écrivains-amants à Venise, Alfred de Musset faisait part à George Sand de son projet de « confession. »
Or ce roman quasi autobiographique où le badinage le cède bientôt à la tragédie intime apparaît aujourd’hui comme un des livres phares du dix-neuvième siècle français. Non qu’il constitue comme Le Génie du Christianisme un quelconque acte de naissance du mouvement romantique, mais parce qu’il situe le Romantisme à la croisée des chemins, à un moment où celui-ci tend à délaisser l’idéalisme pour s’adonner à la « curiosité du mal ». (Babelio)

Mon avis : Vous connaissez sans aucun doute tout l’amour que je porte au XIXe siècle et l’art foisonnant qui y a grandi. C’est un siècle qui me fascine totalement, d’abord en Angleterre, pour la société duale, l’attrait de l’aristocratie et des beaux vêtements mais souvent pervertie par un cadre éthique trop rigide. En France, à la même époque, c’est un peu pareil, le milieu artistique foisonne, les artistes sont souvent très pauvres et les riches très riches (tiens, ça me rappelle quelque chose cette situation sociale…). Ce qui me fascine encore plus c’est ce que l’on appelle « le mal du siècle », ce spleen dont les artistes ne se sortent pas car ils ne le peuvent (ou veulent) pas. Un état d’esprit sombre, de malaise, de malêtre, qui les poussent vers toutes les dérives dites non-éthiques. La confession d’un enfant du siècle représente pour moi tout ce malêtre dont Huysmans parlait également dans A rebours. Une époque noire mais qui pourtant a produit de magnifiques oeuvres.
C’est un des rares classiques français que j’adore et je dois dire que je me ferai une joie de le relire si ma PAL n’était pas en train de déborder. Je pense me poser un jour, peut-être cet été ? pour relire ces deux ou trois livres qui me tiennent à coeur.

Et vous, quel livre aimeriez-vous relire ? Vous avez une période historique préférée ? Laquelle, dites moi tout ! Et n’oubliez pas de passer une bonne journée !

Les Corbeaux (Manipulation #1) – Juliette Lemaître : la manipulation mentale expliquée aux jeunes

img_20170220_095236_407C’est aujourd’hui que sort en librairies le premier tome de Manipulation, Les Corbeaux écrit par Juliette Lemaître. J’ai eu l’occasion de découvrir cet univers riche grâce à NetGalley et Hachette romans que je remercie tous deux pour leur confiance. C’est donc avec plaisir que j’ai plongé dans cet univers « post-apocalyptique » pour découvrir Liza et Anna Gallen, membre d’une famille particulièrement étrange.

Résumé : « Ils vont venir ici, Liz, ils vont venir, et les ténèbres se refermeront sur moi? sur toi? sur tout le monde. » Liza vit avec sa soeur, à l’écart de la Société. Elle a promis de toujours la protéger, elle, la petite Anna qui n’a jamais su marcher.Mais en quelques heures, leur destin bascule. Anna est capturée par la Milice. Liza n’a pas le choix. Si elle veut revoir sa soeur, elle va devoir quitter le monde qu’elle connaît et entrer dans cette Société qui retient Anna prisonnière. Quitte à tomber dans le piège tendu par son président, un homme manipulateur et sans scrupules? (Babelio)

Un univers riche et intéressant

L’action de Manipulation se déroule sur notre planète, mais une planète totalement réorganisée dans sa structure et ses pays. La population a diminué drastiquement suite à des conflits politiques importants et l’on se retrouve avec quelques grandes métropoles vivants en autarcie sous un gouvernement totalitaire. Ici, c’est l’une d’entre elles qui nous préoccupe : la Société régie par le Président Connor et sa milice personnelle et surentraînée, les Corbeaux.

Ce que j’ai trouvé intéressant ici, c’est l’explication du comment la planète en est arrivée là. Pour moi, on est complètement dans le post-apocalyptique puisque l’auteure est partie de notre réalité pour mettre en avant un futur possible. Certaines choses telles que les conséquences de l’emploi du nucléaire est peut-être sous-estimé mais ça n’est pas vraiment perturbant. La situation de la planète et de l’humanité après les conflits décrits est tout de même peu enviable (et espérons que ça ne soit pas prémonitoire comme les rêves d’Anna!).

La famille Gallen est très spéciale, une famille d’historiens aux yeux oranges recelant des génies aux QI démentiels… Même si, à mon sens, il y a un peu trop de QI élevé dans le texte (des fois on se croirait dans un combat de QI), le texte s’équilibre grâce, notamment, au personnage de Calim et aux Hors-la-loi, ainsi qu’à l’intelligence technique et manuelle, qui change du savoir théorique. Parce qu’au final, qu’est-ce que la théorie sans la pratique ? Pas grand chose, c’est bien ce que nous démontre l’histoire de Juliette Lemaître. J’ai donc pris beaucoup de plaisir et d’intérêt à me retrouver dans cet univers que j’ai trouvé très intéressant sur de nombreux aspects.

Un rythme inégal

J’ai été assez perturbée par le déroulement du récit pour tout dire. J’ai eu l’impression parfois, que l’action était trop lente, et parfois trop rapide. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi mais j’aurais sans doute préféré que certains passages soient plus courts (ou plus dynamique) et certains raccourcis. Par exemple, les épreuves de Liza sont trop courtes quand sa journée d’entrainement semble bien longue.

Je regrette un peu cette dynamique pas vraiment réussi tandis que le suspense et l’intrigue, eux, s’enchaînent plutôt et fonctionnent. J’avoue que je suis restée quelques fois totalement scotchée par le twist final. Le fait est que pas mal de twist sont facilement anticipés et que dans un livre de ce genre là, ça contribue aux coupures de rythme dans l’avancée de l’histoire. Dommage.

Quelques mots sur le thème de la manipulation mentale, le thème majeur de ce livre puisqu’il a d’ailleurs donné son nom à la série. Effectivement, l’un des personnages joue totalement sur cette manipulation des esprits et le fait sensiblement bien. A mon sens, ce personnage ne va peut-être pas encore assez loin. Certes, ça assombrirait le récit mais je pense qu’il y avait encore de la marge. Au fur et à mesure de déroulement de l’histoire je m’attendais à beaucoup plus et finalement, ça n’arrivait jamais… quel dommage ! Pourtant, et il faut bien le reconnaître, toutes les bases sont là pour expliquer comment se fait la manipulation mentale d’une société. Très intéressant donc et à faire lire aux jeunes afin de prendre conscience de l’influence des médias et du bouche-à-oreille…

Lire ou ne pas lire : Les corbeaux, Manipulations tome 1 de Juliette Lemaître ?

Voilà clairement un livre à offrir aux ados de votre entourage qui se régaleront de replonger dans un univers qui sent bon Hunger Games. Les choix de l’auteurs sont intéressants, l’univers ne l’est pas moins ! Par contre, les lecteurs de longues dates risquent d’être bien frustrés par ces twists nombreux qu’ils devineront dès le premier indice fourni. C’est un peu dommage car c’est vraiment le sentiment qui reste : la frustration d’aimer un univers mais de pas être assez stimulé pendant la lecture.

Ma note : 15/20

Origines (Phobos #0) – Victor Dixen

img_20170206_211759_656Pour bien débuter la semaine, faisons un petit détours par la planète Mars. Bon, façon de parler car dans ce tome là, préquel de la saga, nos protagonistes préférés ne sont pas encore dans l’espace. Oui parce qu’aux dernières nouvelles, je les avais quand même laissé là-bas avec le tome 1 et le tome 2 que j’avais lus cet été. Les autres lectures se sont enchaînées et à la sortie de ce préquel et du tome 3, je ne les ai pas lu sur le coup. Mais ce n’est pas trop tard et j’ai décidé de rattraper ce léger retard. Faisons donc connaissances avec les garçons du programme Genesis dans Phobos Origines de Victor Dixen…

Résumé : Six pionniers en apparence irréprochables. Six jeunes terriens rongés par leurs secrets. Six dossiers interdits, qui auraient dû le rester. Ils incarnent l’avenir de l’humanité.
Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis, L’émission de speed-dating la plus folle de l’histoire, Destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars. Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, Leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction. Ils dissimulent un lourd passé.
Le courage suffi t-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ? La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ? Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs Sur les  » héros de l’espace  » ?
Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu’il ne soit trop tard.

Pour celles et ceux qui me suivent depuis le début (ou presque) du blog en avril dernier, vous vous souvenez peut-être de mes chroniques sur les deux premiers tomes de Phobos de Victor Dixen. Cette saga avait été une véritable révélation pour moi qui n’osait pas encore trop me pencher sur la littérature Young Adult. Depuis j’en ai lu beaucoup d’autres et j’ai enfin décidé de continuer à découvrir cette saga qui avait été un gros coup de cœur de l’été dernier. Peu après avait suivi ce préquel puis le tome 3 (que je lirai sous peu aussi), il m’a fallu un peu de temps pour m’y remettre mais c’était hors de question que j’abandonne cette série.

Pour tout dire, c’est surtout ce préquel qui me faisait un peu peur. Dans les tomes 1 et 2, le lecteur suit l’histoire du point de vue de Léonor et donc des filles que nous connaissons beaucoup mieux que les garçons. Ce préquel s’attache donc au passé des prétendants et à la façon dont ils ont intégré le programme Genesis pour se rendre dans l’espace. Autant dire qu’avec 6 garçons, j’avais carrément peur de l’effet catalogue. Pourtant, je me suis trompée. Encore une fois, Victor Dixen m’a surprise, dans le bon sens du terme.

Alors oui, bien sûr, les 6 histoires sont séparées et individuelles, toutefois, elles sont tellement différentes et les caractères des personnages tellement aux antipodes que je n’ai à aucun moment ressenti un effet de lassitude. J’étais même plutôt curieuse de connaître les histoires de chacun au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture.

Victor Dixen répond à certaines questions que l’on se pose à la fin du tome 2 et c’est vraiment intéressant d’obtenir ses réponses dans un préquel je trouve. La construction du récit n’en est que plus riche et dynamique à mon sens. Alors ce n’est peut-être pas le livre du siècle, ni le meilleur de la série, mais selon moi, il est réussi dans le sens où l’auteur nous apporte réellement des informations concernant l’intrigue principale de la saga et que ce n’est pas juste un tome pour surfer sur la vague du succès (et si c’est le cas, c’est fait de façon intelligente).

Je ne peux donc que vous conseiller de vous lancer dans cette série si ce n’est pas encore fait car avec déjà trois livres sur quatre parus, je n’y ai pas trouvé de déception. Si ça continue comme ça, je pense que je garderai un très bon souvenir de Phobos de Victor Dixen… mais pour en être sûre, rendez-vous à la lecture du tome 3 dans pas longtemps cette fois (promis !)

Ma note : 18/20