Dr Strange – Scott Derrickson : quand la science flirte avec le spirituel

Même si je ne vais pas au cinéma très souvent, il y a des films qui sont incontournables et que je me refuse à rater sur grand écran. La plupart des Marvel en font partie, les Marvel avec Robert Downey Jr. et Benedict Cumberbatch, encore plus. Me voilà donc dans la salle obscure du Kinépolis de Nîmes pour apprécier Dr Strange de Scott Derrickson.

(N.B. : comme pour tous les films issus de comics, ma chronique est écrite d’un point de vue uniquement cinématographique car je n’ai pas lu les oeuvres originales et ne connais pas les univers complet.)

Synospsis : Doctor Strange suit l’histoire du Docteur Stephen Strange, talentueux neurochirurgien qui, après un tragique accident de voiture, doit mettre son égo de côté et apprendre les secrets d’un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives. Basé à New York, dans le quartier de Greenwich Village, Doctor Strange doit jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utilisant un vaste éventail d’aptitudes métaphysiques et d’artefacts pour protéger le Marvel Cinematic Universe. (Allociné)

La force de Marvel : un casting parfait

A force d’aller voir tous les Marvel au ciné, et de rarement être déçue, j’en suis venue à me poser des questions. Est-ce que je suis si bonne spectatrice que ça ? Ce n’est pourtant pas l’impression que j’ai de moi-même. Et puis, j’ai vu Doctor Strange et j’ai compris, en partie, sur quoi reposait cette équation quasi parfaite entre moi et les films Marvels : le casting. Déjà, ils ont commencé fort avec Iron Man qui m’a fait adhérer à l’univers : quoi de mieux pour acquérir un public que de lui coller son acteur fétiche ? Voilà qui est fait. Par la suite, l’humour m’a eu. Aujourd’hui, on me propose un film avec Benedict Cumberbatch, accessoirement (ou pas) Sherlock Holmes de la BBC et… je suis une fan de tout ce qui sort de la BBC de manière générale. Alors quoi ? Ils lisent dans ma tête ou bien ?

En plus de ça, ils me balancent Chiwetel Ejiofor que j’avais adoré dans 12 years a slave et puis bim, c’est pas fini, prends-toi Tilda Swinton, une actrice que j’admire particulièrement, et pour faire exploser ta ptite tête de fan de culture-pop, juste Mads Mikkelsen, le meilleur méchant du monde (et aussi moins méchant dans d’autres films). Bon. Ok. Ils m’ont achevé. Rien qu’en lisant le casting, je sais clairement que je vais aimer le film, quoiqu’il arrive. Parce-qu’il y a des acteurs à qui je fais confiance dans ce film. Et pas un seul. Toute une flopée.

Résultat ? Non, je n’ai pas été déçue. Oui, ces acteurs ont toujours ma confiance. Un résultat qui vaut clairement le coup d’oeil donc (et surtout que j’ai hâte d’acheter en DVD pour le voir en V.O. parce-que j’étais teeeeellement choquée de la voix française de Cumberbatch -j’ai réalisé que je n’avais jamais entrécouté la version française de Sherlock du coup-)

Mysticisme et Science : composants d’un même puzzle

Ce qui m’a particulièrement plu dans l’histoire de Doctor Strange, c’est l’explication de ses pouvoirs et de son univers. A cause de son terrible accident, il part en « pélerinage » à Katmandu pour trouver un autre moyen de guérir. Cliché me direz-vous, oui. Mais en partie seulement. Stephen Strange trouve l’aide d’un maître asiatique (plus ou moins), qui lui enseigne une voie magique. Seulement voilà, ce n’est pas juste de la magie comme ça, ce n’est pas non plus le karma, les shakras, le voodoo ou de la chamanerie. Enfin… pas seulement. Parce-que tout ça, ou presque, fait partie d’un tout explicable scientifiquement parlant et c’est ce lien entre les deux qui m’a beaucoup plus.

Les « choses » que nous pensons relever du mysticisme, au final, s’expliquent grâce à une perception plus élargie de l’univers que nous connaissons et dont nous avons la preuve scientifique. On sait que l’univers est en expansion, et la théorie des multivers est tout sauf impossible selon moi. C’est sur ce multivers que se basent les explications de ce monde de Doctor Strange. Et j’adore ça.

Aller voir ou ne pas aller voir : Doctor Strange ?

Oui, cent fois oui, mille fois oui. Si j’adore tous les Marvel, certains sortent du lot pour moi, c’est le cas d’Iron Man 1 et 2, des Avengers 1 et maintenant, c’est sûr, j’y rajoute Doctor Strange 1. Ces films ont tout ce qu’il faut : un excellent casting, l’humour marvel, une histoire qui tient la route. Il fera partie de ces films que je regarderai souvent sans me lasser. Une seule chose, accrochez-vous à votre siège, certaines scènes donnent légèrement la nausée (tellement elles sont bien faites).

Mention spéciale à la cape de Doctor Strange : sans elle, pas de film (enfin presque)!

Ma note : 20/20

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16 réflexions sur “Dr Strange – Scott Derrickson : quand la science flirte avec le spirituel

  1. Comme toi, je suis fan des productions de la BBC et de SHerlock surtout.
    J’adore Cumberbatch, j’aimais beaucoup Dr strange enfant.
    J’aime bien les MARVEL
    je suis conquise par la bande-annonce… et ta critique ajoute la dernière pièce à cet édifice : je veux le voir!!!!

    Aimé par 1 personne

  2. Toi aussi, tu as été ulcérée par le doublage en français? Non mais c’est pas possible de laisser Bénédict avec une voix pareille! Ça le vieillissait! Et puis, j’ai tellement l’habitude de la sienne! Sinon, j’ai bien aimé aussi le film

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