The Fountain – Darren Aronofsky : voyage métaphysique

Je tiens ma promesse et pour la troisième semaine consécutive, je vous propose un film de Darren Aronofsky, The Fountain avec Rachel Weisz et Hugh Jackman. Encore Rachel Weisz ? Oui bon, c’était le 2e film avec elle qui m’attendait dans mes films à voir, après je vous promets qu’elle ne sera plus au rendez-vous. Alors The Fountain…j’ai pris quelques jours de recul pour pouvoir vous en parler, mais je ne suis même pas sûre que cela soit suffisant…Entre science-fiction, ésotérique et métaphysique, dur de s’y retrouver.

Synopsis : The Fountain raconte le combat à travers les âges d’un homme pour sauver la femme qu’il aime.
Espagne, XVIe siècle. Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, censée offrir l’immortalité.
Aujourd’hui. Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi.
Au XXVIe siècle, Tom, un astronaute, voyage à travers l’espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire.
Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques – le guerrier, le scientifique et l’explorateur – parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l’amour, la mort et la renaissance.

D’après le résumé, on se retrouve avec trois histoires distinctes et pourtant intrinsèquement reliées. Trois, oui. Parce-que quand j’ai regardé le film, je n’en ai vu qu’une, voire deux. L’histoire d’Espagne étant le manuscrit d’Izzi, pour moi, ce n’était pas une histoire séparée de la première, du moins ce n’était pas filmé de sorte à ce que je pense qu’elle soit séparée. Ce manuscrit était la projection de l’imagination et des désirs d’Izzi. Mais bon à la limite… D’un autre côté, le coup du voyageur du XXVIe siècle, j’étais totalement passée à côté. Loin de voyager dans une « machine », Thomas voyage dans une bulle minuscule en compagnie du fameux arbre. Dans ma tête, je pensais plutôt à une évolution du Thomas du XXIe siècle. Déjà, ça ne joue pas en faveur de ma compréhension. Dommage.

Oui dommage, parce-que la réflexion métaphysique sur la vie et la mort n’est pas inintéressante. Et sur l’amour évidemment, bien que je ne partage pas cette vision auto-destructrice. Au final, le comportement le plus sain est celui d’Izzi. Au début, j’étais perturbée par le mélange de toutes les croyances et religions sur ce thème de l’essence de l’être humain. La vie et la mort, toutes les croyances en parlent. Mais réunir dans un discours les croyances mayas, la religion catholique (ou chrétienne) et le bouddhisme (et philosophie zen)… c’est fort de cacao. Non contant d’avoir une croyance polythéiste de l’antiquité, on côtoie une religion du livre et une philosophie asiatique. Bref, des choses qu’on ne met pas souvent à côté les uns des autres et qui sont très éloignées psychologiquement parlant. Et pourtant…

Ce point commun : la vie et la mort, inséparable de la condition humaine. C’est ce que cherche à expliquer toutes ses croyances. Au final, avec du recul, ce gloubiboulga de croyances n’est pas si incohérent car il nous permet de prendre ce recul : peu importe ce à quoi l’on croit ou comment l’on croit, l’homme reste incroyablement humain face à son destin, la vie et la mort.

Pour en terminer, je dirai que ce film n’est pas un chef-d’oeuvre. Il est peut-être un peu brouillon dans son discours. Toutefois, ce discours n’est pas inintéressant pour autant et même s’il laisse perplexe, il ouvre des discussions. Hugh Jackman est très touchant dans ses trois rôles (ça change de Wolverine) et Rachel Weisz toujours très juste dans son jeu. Ne pas regarder si vous cherchez un divertissement, c’est une évidence ! Mais s’il vous intrigue, vous pouvez y aller.

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11 réflexions sur “The Fountain – Darren Aronofsky : voyage métaphysique

  1. Je l’ai tenté il y a quelque temps.. Je n’ai pas pu aller jusqu’au bout et me suis endormie systématiquement. Du coup j’ai laissé tomber et je crois que c’est définitif.

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    • Je te comprends totalement. Je t’avoue que j’ai quand même lutté pour le regarder jusqu’au bout en me disant, aller pour faire ton article et puis pour savoir le fin mot de l’histoire parce-que bon voilà…Au final, j’ai bien fait de terminer, mais je ne saurais pas te dire si j’ai vraiment aimé ou pas. Ce que j’ai aimé, c’est ce qu’il suscite comme discussion philosophique derrière 😄

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  2. Pingback: L’heure du bilan : mois d’Octobre | Pause Earl Grey

  3. Oh ! Personnellement j’adore ce film. Je peux tout à fait comprendre qu’il ne plaise pas à tout le monde, il faut réussir à rentrer dedans… Je l’ai vu plusieurs fois, et je crois que je l’aime un peu plus à chaque fois, peut-être que ça aide 🙂 Déjà, je trouve les plans et l’image magnifiques, toujours dans ces tons dorés, et la musique est dingue. Et j’aime beaucoup l’idée d’avoir gardé les deux mêmes acteurs pour les trois époques, et tous les échos qu’on peut voir entre les trois histoires (la bague, la mort de Rachel, le thème de la vie après la mort, l’arbre, …) je trouve que les films les plus riches sont ceux qu’on peut revoir plusieurs fois en découvrant d’autres choses ou en les comprenant autrement… personnellement je n’ai toujours pas décidé si la fin était triste ou belle, elle me fait un autre effet à chaque fois 🙂 Bref, je me suis enflammée !

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